‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 132 sur 266 · L\SC · texte numérisé non relu

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*e et de syntaxe, il faut les attribuer ileté des graveurs , ou à leur pro- 1, bien plutôt qu*à la barbarie des

inscriptions du second genre s'éloi- .ucoup de cette simplicité et de cette Presque toujours, on y lit l'âge, le . mort et surtout celui de la sépulture, c des formules et des constructions rérentes des anciennes , souvent réouvre par les louanges du défunt, en ipoulés et prétentieux : miraesapien-

«NOCENTIAE — SANCTITATIS. Une UOU-

icore plus tranchée, c'est la mention lition du défunt.

tre série de ces sortes d'inscriptions 5e de celles qui commencent par ces

; REQVIESCIT IN PAGE, — HIC lACET, —

^s EST, etc. Ici disparaissent presque les acclamations dans le goût primir place, des formules affectées, tourse ressentant de Tâge de fer des rhéant aux symboles, ils s'y rencontrent , principalement ceux qui présentent arcane : on y voit le monogramme lien, la croix et les autres signes du sme triomphant. (V. les art. Mono- 'u Christ^ Croix, etc.) prend que les inscriptions du premier jrésentent le style en vigueur avant ation de PÉglise , c'est-à-dire pour la famille souterraine, qui va à peine 10 ; elles dénotent la précipitation et r des jours de persécution , où l'on i hâte et sans espérance de la transia postérité, une parole de tendresse té sur la tombe de ses proches. Les

de la seconde classe appartiennent que de paix et de sécurité, époque où nte ayant cessé, le style lapidaire dut 3ment subir une transformation comipuis Constantin , jusqu'à la fin du lècle, on ne retrouve presque plus de

acclamations primitives , et môme Lucune diction se rattachant au style damations.

ers le milieu du quatrième siècle lissent ces formules de louange exa-

IRAE BONITATIS ATQVE SANCTITATIS, — 3VOTRIAE ATQVE BONITATIS, — MIRAE

[AE AC SAPiENTiAE. Sur la fin de ce ifers le commencement du cinquième, isent graduellement ces débuts so-

HIC POSITVS. — HIC lACET, — HIC QVIES-

QviESCiT, enfin sur la fin du cinquième unencement du sixième, de telles forjvinrent d*un usage presque général, ut suivre pas à pas ces diverses phatyle lapidaire dans le premier volume ïil de M. De' Rossi, lequel ne renferme.

comme nous l'avons dit, que des inscriptions datées.

Il ne faudrait pourtant pas urger trop rigoureusement ces règles de critique , et en conclure que , aussitôt après la liberté donnée à l'Église par les édits de Milan, les fidèles abandonnèrent tout à coup les anciennes formules qui leur rappelaient de si chers et si douloureux souvenirs. Ceux qui avaient souffert sous la persécution de Dioclétien ou qui avaient été élevés à cette sanglante époque, continuèrent à les employer encore môme après l'an 312; et ce ne fut que peu à peu qu'elles tombèrent en désuétude. En encore est-il certain que, hors de Rome , elles se maintinrent beaucoup plus longtemps.

Par contre , il n'est pas impossible de trouver avant Constantin des inscriptions prolixes et semblant tout à fait dépaysées à cette époque de simplicité. Ainsi M. De' Rossi donne-t-iî à la fin de ses prolégomènes une inscription recueillie par lui au cimetière de Calliste, monument que des indices historiques placent au commencement du quatrième siècle, et qui est rédigée en cette prose mesurée que Gennade (Rossi. ibid.) appelait quasi versw, et dont on ne connaissait d'exemples que beaucoup plus tard.

3° L'étude attentive des marbres , pourrait fournir encore une foule de données qui, bien que un peu vagues, ne sont pas néanmoins sans valeur historique. Nous ne pouvons en indiquer ici que quelques-unes.

Ainsi :

A. La formule depositvs, — depositio, caractérise particulièrement les inscriptions des quatrième et cinquième siècles , bien qu'on en ait quelques exemples antérieurs.

B. Les sigles D. M. , Diis Manibus ne se rencontrent jamais , sauf une ou deux exceptions appartenant aux provinces, sur les titres postérieurs au quatrième siècle. (V. Part. D. M.)

G. Un monument orné du monogramme du Christ doit ôtre réputé postérieur à Constantin. Car, quoiqu'il soit probable que ce signe auguste était déjà en usage parmi les chrétiens avant la conversion de cet empereur, aucune inscription de date tout à fait certaine n'est venue jusqu'ici changer cette conjecture en certitude. (V. l'art. Monogramme du Christ.)

D. La présence de la croix, môme de la croix nue, ne permet guère de placer une inscription avant le cinquième siècle. (V. l'art. Croix.)

E. Le poisson, soit figuré, soit écrit, et placé dans les conditions qui lui donnent une signification arcane, ne se trouve plus après le cinquième siècle sur nos monuments épigraphiques. (V. l'art. Poisson.)

F. La formule virginivs, — Virginia, accuse un monument qui n'est guère antérieur au

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troisième siècle, ni postérieur au sixième. (V. de cette importante famille de nos r

Part. viROiNius.) primitifs : les titres y sont rangés a^

G. On ne trouve pas la formule contra vo- dre parfait et d'après une méthode

TVM avant le commencement du cinquième en rend Tétude facile et attrayante, siècle. (V. Pari, contra votvm.) 2. La deuxième classe se composf

H. On doit placer parmi les monuments des ments en général moins anciens; les

quatrième et cinquième siècles ceux où la pré- et sixième siècles, et plus encore

position cvM est suivie d'un mot à Taccusatif : suivants, qui sont en dehors de nos

CVM iLLVM, — CVM viFGiMVM SWM , etc. Il en font presque tous les frais. Les coll»

est de môme do la préposition de: exiit de se sont occupés de la classification de

SAECVLVM , etc. gorie d'inscriptions, et notamment 5

L Dans les premiers siècles, l'Église pour- le cardinal Maï a publié l'ouvrage

voyait elle-même à la sépulture de ses enfants. {Collect. Vatic. t. v), y font entrer te

Ce n'est que depuis le quatrième siècle que, rapport aux vœux, aiLX prières, aux

pour dégrever le trésor de la communauté des saints et à leurs reliques, aux fastes

fidèles, les personnes aisées commencèrent à clés, fcalendriers, etc. acheter des fossores un lieu pour leur sépulture Mais les inscriptions qui offrent 1

et celle de leurs familles. Ainsi ces formules : térôt sont celles qui sont relatives

EMFH'M A FOssoRE, — COMPARAVI LOCVM , etc, caces de mouuments religieux, à

ou toute mention de marchés relatifs à la se- mentation, à leurs réparations, et e

pulture ne permettent pas d'attribuer une in- ce qui concerne directement le cuit scription à une époque plus reculée. (V. les loDedicacg.Nousavons vu plus h

art. FOSSORES, Sépulture, loculus. etc.) que la fin du quatrième siècle et le

L. Quant aux imprécations contre les viola- ment du cinquième fournissent de

teurs des tombeaux, elles ne paraissent que de monuments portant à leur frc

dans le cours du sixième siècle : elles caracté- mention et la date écrites de leui

risent une époque où le respect pour les morts jyjous citons maintenant, d'après \

avait déjc'i grandement diminué parmi les chré- un marbre de Férouse {Itiscript, P

tiens (V. l'art. Anwhèmes), puisque ceux-ci se p. (,42) se rapportant à un objet ana croyaient obligés de mettre leurs restes sous la garantie de tels anathèmes. memmivs. sallvstivs

IX. — Division. Les inscriptions chrétiennes saunvs diannivs. vs

peuvent se diviser en deux grandes catégories, basilicam. sanctorvii

dont Tune comprend celles qui se rapportent angelorvm. fegit. m

aux personnes, l'autre celles qui concernent Q^^- sepelliri. non. ucet.

les choses. ., , . , 2» Réparation, M. Edmond Le I

1 Dans a première classe viennent se ran- ^gg^^^eproduit, d'après M. Mo.

ger toutes les inscriptions intéressant 1 histoire ^^^^^^^^ ^^ (:^^ 3^ ^^^^^^,^ ^ ^.^^^^ des martyrs des confesseurs; celle des pon- rappelant déjà une réparation

tifes, des prêtres, des diacres et de tous les ^^.^;^ ^^^ : ce monument a

ordres inférieurs de la hiérarchie ecclésias- , ° , , ,.| ^«.^^ , ^..«„;

" • 1 /• 1 ii -•• 1 o de remarquable qu il offre le premi

tiaue, v compris les fossores^ les librartt. les , ^ ^ j r.u • *

V \."^ . " , / , , connu du monogramme du Christ su

fwtartt. ainsi que les autres lonctionnaires at- ... . . ° «,.^;o.,oû ;nc/*«.irvf

^ , ' • j i.v^i 1- 11 j public ; voici cette curieuse mscnpt

tachés au service de 1 Eglise ; celle des moines, ^ ' '^

des vierges, des veuves; celle des néophytes, devotione. vigens.

des catéchumènes, des fidèles ; celle des digni- avgvstas. pontivs. aedis A^ft

tés militaires, des emplois civils, des diverses restityii. praetor.

professions libérales ou manuelles exercées par lonok. praestantivs. illis.

les premiers chrétiens. La plupart de ces épi- qvab. phiscae. steterant.

graphes sont funéraires, elles sont les plus an-

ciennes, les plus nombreuses et les plus inté- ^ ^ ^ ,

ressant^spourPétudedesorigineschrétiennes; ^ ^^ Ornements, Le pape S. Dama

et tout ce que nous avons dit précédemment ^^f "°^^ inscription naétnque (Ec

des inscriptions en général s'applique surtout P<^rolog J.. xii. col 4U) de sa façoi

à cette classe. Bien mieux que les recueils im- ^^^f 5" '\^''^^'l ^^'^ ^^^^""^^^ ^^ ^

primés ou autres dont nous avons parlé au ^® Samte-Anastasie .

n. I du présent article, la collection formée au ^„„strs damasvs pictvrae ornavit bo palais du Latran par les soins de M. le cheva- tecta qvibvs nvnc dant pvlcbra mb

lier De' Rossi mettra l'archéologue et l'amateur divite tkstatmi pretiosior avla nito» à môme de se rendre compte des ramifications qvos bervii efpectvs possit habbrk

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L'inscription des foata commence a

Nnus avons uae inscription analogue de j, Paulin sur une peinture de la basilique de Fundi (Pauliu. edit. Veron. p. 206). La plupart les mosaïques des anciennes églises de Rome, le Havenne, etc., ont aussi des inscriptions rappelant le nom de leur fondateur et la date le leur fondation, témoin celle de Sainte-Sabitte citée plus haut, celle des Saints-Oime-et- Damien (Ciampini. Vel. mon. t. u. tab. xvi}, tdle de l'abside de l'ancienne Vaticane (De Hcr. xdi(. tah. xiii), etc. Les murailles intérieures des basiliques étaient quelquefois aussi onièQs de légendes métriques destinées à hojorerles Saints et à instruire les fidèles. On en irouvera un grand nombre dans Fortunat (.tfisd.l.i. c. 5. — II. 15. 16 et passim), plusieurs entre autres qui furent inscrites daus la basilique de Saint-Martin de Tours.

Us i>artes des basiliques avaient également des inscriptions : exemples l'ancienne de SiiiU-Pudentienue, celles de Sa i ut-Paul lion^ des murs, celles de Saint-Pierre au Vatican. CfUe-ci, exécutée en mosaïque, se lisait à l'inlirieur des portes de Saint-Jeau de Latran (Ciiinpini. Sacr. xd. p. 8) ;

V PSOPEBATB LAVUDI

;V. Ciampini. Sacr. xdif. p. 23.) Ces légendes listaient déjà, dit-on, avant le pontificat de :3ixte 111, c'est-à-dire au commencement du i:inquième siècle. Nous avons quelque chose de |Jus ancien encore dans notre Gaule : ce sont liis inscriptions que S. Paulin de Noia envoya à Su Ipice -Sévère pour un baptistère d'Aquitaine (Paulin, epist. xii Ad Sever.).

11 ne faut pas confondre ces inscriptions avec celles qui étaient destinées aux fontaines de Valrium des basiliques et ail les fidèles se lavaient les mains et le visage avant d'entrer dans le lieu saint. S. Léon le Grand avait fait jilacer devant la basilique de Saint-Paul, sur la \oic d'Ostie, aacantharus qui fut enrichi d'une belle inscription métrique laquelle se trouve dans les œuvres d'Ennodius de Pavie {Ap. Sirmond. t. I. p. IHÔ). 1! en était de même chez les Grecs : ainsi un cratère placé devant l'église Je Saint-Diomède, à Constantinople (Grancolas. Comment, in breviar. cap. xxix), portaitces inots on ne peut plus appropriés à la nature du monument ;

*• AuleU. 11 existe un grand nombre d'instnplioiis d'autels ; Marini en donne quelqucsuneslAp. Mai. op. laud. p. Ik seqq.). On peut voirilans Ferrari {Monum di S- Amfnoijio. p. 117) celles du fameux autel de Saint-Am- Inùse de Milan. Mais rien en ce genre, à notre nrualssance du moûis, ne remonte aussi haut fit les légendes qui décorent l'autel du Ham , «département de la Manche. (V. Mabillon. ittid. S. Benedkt. t. i. p. 533.) On voit dans IV d'elles que S. Fromond, évéque de Cou- <>Dces, afait élever un temple et un autel en rbonneur de la Sle mère de Dieu, qu'il les .a ^diésle là août, et qu'il a institué une (ét<^ Uoiiersaire eu mémoire de celte dédicace. (Cf. U Blant. I. p. l8l.)Cet intéressant niomiiienl appartient à la seconde moitié du seplitiiie isiècle. L'autel de Ëaint-Ambroise est du WuïiÈme.

i° Ba^itltTês et fonts bapti$maux. On con- "W les nombreuses légendes de ce geriri' ^a'ottre la ville de Rome, et en particulier («Hé du baptistère de Constantin qui Pt Mj len :

«MMOUSDl POUS HIC SEMINÏ HAECll

Wi» nctrcDATis BPiaiTïS edit Aovra

'••'«•«HCClTOasiCIIOPVHGAMTEFLV] B"» nruEH ACaCIET PHOFERET vhi UtTlQ. CBKET.

Lave tes iniquités, et non pas seulement ta

6" Plusieurs autres parties des basiliques anciennes, telles que l'auibon, le ciborium, linsi que leurs dépendances, les bains notam- .uent, et les bibliothèques (V. l'art. Bibiiothijues chrétiennes), étaient aussi ornées d'inscripiionsCV. Mai. t. v. p. 181. seqq.).

7> Vases sacrés. L'inscription suivante était gravée sur un calice d'argent, ministériel selon toute apparence; que S. Rémi avait donné à l'église de Reims (2* Voyage de deux bénédicl. p. 234) :

Nous devons citer, pour en finir avec cette matière, ime autre inscription votive qui se lit sur un disque d'argent trouvé à Pérouse err 1717, et qu'a illustré Fontanini (Oi'sctu argrnleus votivas veferum Christianorum. Romx. 1727). C'est un des premiers monuments où se remarque la formule ps donis dei, devenue depuis trcs-solennelle : de. donis. dei. et. do-

MENI. PETBI. VTERK. FELIX. CVM. OAVDIO.

X. — Sigles. Comme complément de cette étude sommaire sur les inscriptions chrétiennes, nous avons dressé un catalogue des stgles ou abréviations qui s'y rencontrent le plus

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communément pendant les six premiers siècles. Quand ces sigles ont plusieurs significations, le bon sens et la sagacité du lecteur les détermineront, pour chaque cas particulier, selon la matière et les circonstances.

A. — Anima, — annos, — ave.

A. B. M. — Animas benemerenti.

ACOL. — Acolytus. A. D. — Ante diem, — anima dulcis.

A. D. KAL. — Ante diem calendas.

A. K. — Ante calendas.

AN. — Annum, — annos, — annis, — ante. ANS. — Annos, — annis.

AP., ou APR., ou APL. — Aprilis.

A. Q. I. G. — Anima quiescat in Ghristo. A. R. I. M. D. — Anima requiescat in manu Dei.

Avo. — Augustus, — augusti.

A. CD. — Alpha, oméga.

B. — Benemerenti, — bixit pour vixit.

B. AN. V. D. IX. — Vixit annos quinque, dies novem.

BENSR. — Veneriae.

B. p. — Bon» feminae.

BiBAT. — Bibatis pour vivatis.

B. I. c. — Bibas {Pour vivas) in Ghristo.

B. M., ou BO. M., ou BE.liE., ou BO. ME.— BOUaB

memorisd.

B. M. p. — Benemerenti fecit.

BMT. — Benemerenti.

BNM., ou B. N. M. R. — Benemerenti ou benemerentibus.

B. Q. — Bene quiescat.

B. Q*. I. p. — Bene quiescat in pace.

BYS. V. — Bonus vir.

c. — Consul, — cum.

CAL. — Calendas.

ce. — Consules, — carissimus, ou carissima conjux.

CESQ. I. p. — Quiescit, ou quiescat in pace.

c. p. — Clarissima femina, — curavit fieri.

CH. — Ghristus.

c. H. L. s. E. — Corpus hoc loco sepultum est.

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