‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 192 sur 266 · ORAT · texte numérisé non relu

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quement et sans obstacles, oti cessa, généralement, de le faire dans ces oratoires, qui ne furent plus que des lieux consacrés à la prière . Cette règle admit cependant des exceptions : nous voyons, en effet, que, pendant qu'il était k Rome, S. Ambroise alla dire la messe chez une dame qui habitait au delà du Tibre. Et cet exemple n'est pas unique assurément, car les salutaires règlements tant ecclésiastiques (Synoi. Laoiic. can. LViii) que civils {Aultnt. collât. V. tit. 13. novell, 58. ap. Bott. n. p. Ili7), au sujet de ces oratoires qu'on appelait «It^pioufo'xDu; et E^Ti^ptov, établissent que l'usage d'y célébrer avait survécu aux persécutions. Après le quatrième siècle, les chrétiens vaquaient aux pri&res liturgiques dans leurs oratoires privés, tout comme dans les temples publics. Les SS. Pères, en effet (Chrysost. /n rtm.), et les Canons apostoliques (Can. xi), distinguent toujours la prière privée de la prière publique. Et la pureté de la discipline était tellement intéressée & ce que la prière, même autre que celle de la liturgie proprement dite, se fit selon les règles dans les oratoires privés, que les évêques avaient coutume de les visiter afin de s'assurer par eux-mêmes que tout se passait convenablement. C'est ce que supposent évidemment les canons d'un concile arien d'Anlioche tenu en SliO, et auquel rien ne nous empêche d'emprunter la constatation d'un fait de discipline générale.

Le deuxième concile de Carlhage (Can.xxiii) établit «n outre : loque les évÈques établissaient des irutTucteuTs chargés d'examiner rigoureusement les prières privées; 2" que les Bdèles étaient tenus k soumettre â, ces délégués épiscopaux les formules de prières qu'ils désiraient employer, et qu'ils ne pouvaient les mettre en usage qu'après qu'elles avaient été

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reconnues conformes, quant à l'esprit, à It prière canonique . On voit quelles sages limitai étaient alors imposées à la dévotion pririe, souvent indiscrète et peu scrupuleuse sv l'exactitude, si importante cependant en ta matières. Les fidèles s'adonnaient aussi du) leurs oratoires domestiques à la lecture dci livres saints, et cette lecture était faite iluutt voix, non-seulement par les hommes, maitvcore par les femmes ÇCondl. Cxtanatg. uo.i. anno 381). Bien plus, pour que ces réunini fussent licites, le concile de GangTes(CaL.n). tenu au quatrième siècle, exigeait : 1° qa'eila n'eussent pas lieu sans le consentement de l'tvèquer 2" qu'un prêtre y fût présent; 3»([ut(» prêtre ne pût les présider qu'en vertu d'oie délégation de l'évoque.

ORDINATION. — L - L'action deee*-

rer les saints ordres. NousconsidéroDsd'iM cette question au point de vue arcbéolo^e, et nous citons quelques monuments qui jnt relatifs. Dans une crypte du cimetitit it Sainte-Agnès (Bottari. tav. cxxxviu), on nil deux chaires épiscopales, et on sait qu'il ■'; en a ordinairement qu'une au fond de l'ahidi. On pense que la seconde était ici destinée k l'installation des évéques dans la cérémoeiede ' leur sacre, car le livre pontifical (/n Jon. m' nous apprend que jusqu'au temps de Jeu lU, ' qui vivait au milieu du sixième si^e, l'u^ s'était conservé de consacrer les évêques d» les catacombes. Ce pape en ordonna idiuieu» dans le cimetière des 5aints-Tiburcius-«l-ï»lerianus (Anastas. n. 110). On nepeulgni" se refuser à voir une ordination dans ud h» relief d'un arcosoitum du cimetière de Sùl- Hermès (Aringhi. ii. 3M). Un pontife assiiwf , une chaire élevée par cinq degrés W-i

du sol, et tenant un livre déroulé dans sa main gauche, étend la droite sur la télé d'un homme debout devant lui, et vêtu, par-dessus la tunique,du coUAiwn ou de la dalmatique ornée sur

le devant de deux clavi de pourpre. C'K*''"?' selon toute probabilité, l'ordinaticin d'un»* cre. Des deux côtés du trône se tieiui«'7 bout deux autres personnages dnpéi ^ ""'

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f comme le pontife lui-même, et qui sont doute deux prêtres qui l'assistent dans fonction sainte. Sur un verre doré (Buo-

tav. XVII. 2), Notre-Seigneur, dont le est ainsi écrit sous ses pieds : zesvs, est lit entre deux enfants , nommés, Fun s et Tautre electvs, lesquels portent chain livre appuyé sur la poitrine. Le savant uaire florentin pense que ce monument !rme une touchante allégorie rappelant que eux enfants avaient été honorés de Tordre ctorat, que la discipline primitive permetde conférer aux enfants en bas âge. (Y. . Lecteur.) — Si Ton veut consulter le livre ponti-

on verra que, dans les premiers siècles, apes faisaient tous les ans, au mois de dé- )re, une grande ordination. Le nombre des 'es et des diacres appelés au service de ise de Rome, et des évéques destinés à envoyés dans d'autres diocèses, y est [ué avec une scrupuleuse exactitude pour le pontificat, à conmiencer par celui de erre. Il est dit du prince des apôtres : Hic ordincUiones per mêmes decembrios .* eptt secc, presbyteros decem^ diaconos octo^ i des ordinations pendant les mois de dére : six évoques, dix prêtres, huit dia-

pendant il ne parait pas que, pendant les premiers siècles, il y ait eu des époques nnée exclusivement consacrées aux ordi- Qs. Les évéques étaient nommés selon la ) fixée par les canons, et étaient ordonnés ue les églises vaquaient. Quant aux préaux diacres et aux clercs inférieurs, ils it initiés en tout temps, selon les besoins Église. £n effet, S. Cyprien ordonna le ir Aurelius aux calendes de décembre, et îdiacre Optatus au mois d*août(Pearson.

L Cyprian. ann. col. n. 15 et 20). S. Pautfût prêtre le jour de la Nativité du Sau- [Paulin. epist.vi Ad Sever.). Nous pensons que les ordinations de décembre mari au livre pontifical étaient les ordinations aies, lesquelles n'excluaient point celles es nécessités de ces temps agités obli- Qt de faire indifféremment à toutes les les de Tannée.

n'est guère qu'après le quatrième siècle es furent définitivement fixées aux Quatre- »s. Pendant ce même siècle , on coma à ne plus conférer les saints ordres e dimanche et les jours de fêtes soleni; auparavant on le faisait indifférenmient 68 jours de la semaine : c'est ce que Pagi uvé contre Papebrock par les plus solides nents (Pagi. Oritic. in Baron, ann. lxvu. ). C'est donc de la coutume établie seuleau quatrième siècle qu'il faut entendre

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le passage où S. Léon dit que les ordinations faites un autre jour que le dimanche sont contraires aux canons et à la tradition des Pères (S. Léo. epist. lxxxi. Ad Dioscor. c. 1). Le pape Gélase, qui vivait peu après S. Léon, parait avoir apporté quelque modification à cette discipline. Dans sa neuvième lettre aux évéques de Lucanie, ce pontife décrète que < les ordinations des prêtres et des diacres ne pourront avoir lieu qu'à des époques déterminées, c'està-dire au jeûne du quatrième mois, du septième et du dixième, et encore à celui du commencement du carême, et le jour de la micarême, et au jeûne du samedi, vers l^heure de vêpres. 1 Deux choses sont nouvelles dans cette constitution : l'ordination de la mi-carême, et l'heure de vêpres du samedi.

Pendant les trois premiers siècles, on conférait les saints ordres, non-seulement dans les églises, mais encore dans les maisons particulières, témoin S. Cyprien (Epist. xlvj. Cette tolérance cessa à la paix de TÉglise. Théodoret nous apprend {Philot, c. m) que quelquefois des solitaires furent ordonnés dans leur propre cellule. Mais, en droit commun, cette auguste cérémonie dut se faire non-seulement dans Tintérieur des temples, mais publiquement, à la messe; et cet usage fut adopté dans les deux Églises dès le temps de S. Cyprien (Epist. GCLii. Ad AnUmian.).

ORDRES ECCLÉSIASTIQUES.—l. —Les novateurs se sont efforcés d'efi'acer la distinction entre le clergé et les laïques ; cette distinction est pourtant de droit divin. Sous l'ancienne loi, les fonctions sacerdotales étaient exclusivement réservées à la tribu de Lévi {Exod. XIII et passim). En substituant la réalité à Tombre, Jésus-Christ a, lui aussi, confié son ministère à des hommes séparés des fidèles par un caractère spécial, ségrégatif d<pop(a(Aevoi, consacrés par la prière et T imposition des mains {Act. xiii. 2), et à ce titre chargés de f propager TÉvangile de Dieu. > {Rom. i. 1.) Fier de cette auguste mission, S. Paul voulait que « les hommes sussent bien qu'il était (non pas un simple chrétien), mais le ministre de Dieu, le dispensateur des mystères du Christ, » Sic nos existimei homo ut ministros Christi^ et dispensatores mysteriorum Dei. (1 Cor. iv. 1). Les apôtres, c établis évéques pour régir TÉglise de Dieu {Act. xx. 28. — 1 Petr. v. 2), » Posuit episcopos regere Ecclesiam Dei^ exécutant les ordres qu'ils avaient reçus du divin Maître, ou obéissant à une inspiration de TEsprit-Saint dont l'assistance leur était promise (Chrysost. In 1 Tim. i), imposent les mains à des prêtres ^1 Tim. rv. U), et à des diacres {Act. vi. 3), pour les seconder dans leur apostolat.

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Depuis les temps apostoliques, toute la tradition établit la distinction de droit divin entre les clercs et les laïques. S. Ignace martyr {Epist. ad Magnesian. n. vi) atteste, dès le premier siècle, que toujours le peuple fut distinct de révoque, des prêtres, des diacres et gouverné par eux. Dans sa première Épltre aux Corinthiens (xl), S. Clément, Romain, fait entendre clairement que la hiérarchie de l'Église chrétienne était constituée dès l'origine, et déjà alors soumise à des lois que nul ne pouvait enfreindre. De môme S. Justin martyr (Apol. Il) distingue clairement entre les frères, et celui qui les préside. S. Clément d'Alexandrie rapporte que, après la mort de Domitien, S. Jean parcourut l'Asie, pour établir dans ses diverses provinces des évoques, fonder de nouvelles Églises, et agréger au clergé des hommes qui lui étaient signalés par rEsprit-Saint.... t Que de saints évoques j'ai connus, dit S. Augustin {De morib. Eccl. cath. i. 32;, que de prêtres, que de diacres, et d'autres ministres des divins sacrements ! » On retrouve dans les canons des plus anciens conciles, du premier de Nicée, par exemple, de celui de Laodicée, du quatrième de Carthage, non-seulement les noms des différents ordres de la cléricature, mais une foule de détails sur leurs offices, Tordre de leur ministère, etc. Mais cet ordre de preuves que nous ne faisons qu'effleurer est plutôt du ressort des théologiens et des canonistes.

II. — La qualification de clerc, sans désignation de l'ordre, est très-rare sur les marbres. Nous la lisons cependant dans cette inscription de Tortone (Reinesius. p. 993. ccccxiii), «et le simple clerc qui y est mentionné avait été préfet du prétoire : b. m. || vlpio candido lavi

DABILI PATRI || EX PP. ET CLERICC...

Mais alors même que tous les écrits des Pères et les actes des conciles seraient perdus, nous pourrions reconstruire l'édifice entier de la hiérarchie ecclésiastique par le moyen des éléments que fournit l'archéologie, et notamment par les inscriptions sépulcrales, de l'Italie, de la Gaule, mais surtout par celles des cimetières de Rome et des catacombes en particulier, qui ici, comme en tout ce qui intéresse les origines de notre foi, sont une mine inépuisable. Dans les articles spéciaux que nous avons consacrés à chacun des ordres ecclésiastiques, on trouvera quelques-uns de ces monuments épigraphiques; mais rien n'égale sous ce rapport les richesses accumulées dans le musée du Latran par le savant et infatigable chevalier De' Rossi. La dixième et la onzième section des inscriptions fixées aux murailles du portique supérieur, contiennent, par ordre, les titres des divers grades de la hiérarchie, y compris ceux des fossoreSy des notarii, des /t-

6fanï, etc., etc., et tels qu'ils sont mentionnés dans la Vie de S. Sylvestre par Anastase le Bibliothécaire (xxxv. 20) : portiers, lecteurs, exorcistes, acolytes, sous-diacres, marttirm, diacres, prêtres, évêques. La deuxième est consacrée aux veuves et aux vierges vouées à Dieu, aux fidèles, aux néophytes, aux catécbQmènes, etc.

Le docteur Labus a publié dans ses notes aux Fasli délia chiesa (T. m. p. 580;, une inscription qui est sans doute le plus ancien monument de ce genre qui mentionne les ordres d'évêque, de prêtre, d'exorciste etdelefr leur. C'est l'épitaphe du saint évoque Lalinus, qui monta sur le siège de Brescia vers la fiudu troisième siècle. Elle offre cette particularité curieuse que le nombre d'années pendant ifôquelles Latinus exerça ces différents ordres y est marqué : Évêque trois ans, sept mois ; prêtre quinze ans ; exorciste douze ans. Le même tombeau renfermait aussi les restes du lecteur Macrinus, et de Latinilla, peut-être fille de r évêque avant son ordination :

FL. LATINO. EPISCOPO ANN. m. M. vn. PRESBI AN. XV. EXORG. AN. %U ET. LATINILLAE. ET. PL MACRINO. LECTORI FL. PAVLINA. NEPTIS B.M. M. r.

Il existe à Fiesole (V. Foggini. De Rm. »<■ Petr. p. 308) une autre inscription de la fin du quatrième siècle qui est extrêmement précieuse pour l'histoire des ordres ecclésiastiques. On y voit notamment qu'ils étaient quelquefois conférés per saltum, comme disent les théologiens.

ORDRES MINEUnS. - Ce sont ceux qui confèrent aux clercs le pouvoir d'exercer dans l'Église les fonctions subalternes. On les appelle mineurs par opposition aux ordres majeurs ou sacrés. Quelques savants soutiennent que les ordres mineurs sont d'institution apostolique ; d'autres pensent qu'ils furent établis beaucoup plus tard ; il serait difficile de fixer au juste l'époque de l'institution de chacun d'eux.

Le pape S. Corneille (Epist. adFab, Af^io^^ap. Euseb.) dit que de son temps il y avaitdans l'Église romaine quarante-deux acolytes, des lecteurs et quarante-Kieux portiers. TertullieD {Prxscript. xli), et S. Cyprien (Epist. xxj;'xxxiii. xxxiv), mentionnent les lecteurs. C« dernier parle aussi des acolytes {Epist. ^^• Lv. Lxxviii) et des exorcistes (Ép, lxxviu)est vraisernblable que les fonctions dévolues aux clercs mineurs ne sont autre chose q^^^ quelques-unes de celles des diacres, fonctions

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lont la nécessité obligea l'Église à décharger eux-ci successivement.

Au quatrième siècle les ordres mineurs étaient, chez les Latins au nombre de six ; le im4iaconat^ qui plus tard fut placé parmi les irdres sacrés, les ordres des lecteurs^ des exorùtes^ des acolytes^ des portiers, et des chantres ùmcil Carthag. iv. an 398). Ces derniers étaient appelés confesseurs, parce que leur onction était de confesser le nom de Dieu en diantant ses louanges. Dans l'antique oraison la vendredi saint, ils sont nonunés après les wrtiers : Oremus pro lectoribus, ostiariis, con- 'motibus. (V. l'art. Chant ecclésiastique.) £n [uelques lieux, les chantres étaient aussi ap- )elés psalmistes (Greg. Turon. Vit, Patr. vi). l Rome, il y avait à la môme époque des garliens des martyrs {Concil. Rom. sub Sylvestr.). iCs Grecs avaient aussi des sous-diacres et des ecteurs {Concil. cecum. viii. act. 10. c. 5), et lans quelques Églises, des exorcistes, des inirprètes des langues, des copiâtes (Epiph.^xpoit.fd.c. 21.

Voici, d'après Anastase le Bibliothécaire {In 'it. Sylvestr. xxxv. 20) Tordre hiérarchique tabli par S. Sylvestre parmi les ministres de Église : t Celui qui désirait militer dans l'Élise.... devait être d'abord portier, puis leceur, exorciste, acolyte, souidiacre, gardien es confessions des martyrs {Martyr arius), diare, prêtre... et s'élever ainsi jusqu'à l'ordre de 'épiscopat. • (On trouvera dans ce Dictionnaire m article spécial sur chacun de ces ordres.)

ORDRES RELIGIEUX. — Dans les divW- "^Ascètes y Moines, Monastères, Ermites, nous ivons donné des notions générales et sommai- ^ sur l'origine de la vie ascétique et de la vie ^obitique.

Dans celui-ci , nous tracerons , selon la méthode du P. Mozzoni ( Tavole cronologi- "^ délia storia délia chiesa universale.... Veaetia 1856) , un rapide tableau chronologiî«e des ordres religieux depuis l'origine du christianisme jusqu'au sixième siècle, inclusivement.

pREBnER SIÈCLE. — S. Jean-Baptiste qui, tout l^ûne encore, se retirait dans le désert, est re- K^é par la plupart des interprètes des livres ^ts comme le prototype de la vie monas- 'i^e (Baron. Annal, ad an. xxxi. n. 15). Dans 5a vingt-deuxième lettre à Eustochium, S. Jéfime l'appelle le prince des moines. « L'auteur de la vie monastique, dit ce I^ère, c'est Paul; ^illustrateur, c'est Antoine; et, pour remonter plus haut, le prince, c'est Jean-Baptiste. • Voilà "onc la vie ascétique personnifiée dans Jean- ^ptiste, Vanachorétique dans Paul, la fwomw- '^ dans Antoine. Nous devions citer ce texte ^t constater nettement les distinctions qui en

ressortent, afin de guider le- lecteur dans les détails qui vont suivre.

On assigne à bon droit aux ordres religieux une origine apostolique. Car les plus hautes autorités affirment que la vie religieuse fut pratiquée par les apôtres, qui s'étaient obligés par un vœu au moins implicite à la pratique des conseils évangéliques, alors que, abandonnant tout ce qu'ils possédaient, ils s'attachèrent à la personne du Sauveur. (V. Hieron. Epist. cxx. Gxviii. cxxx. etc. — Bernard. Apol. ad Guill. abbat. x. — Cassian. Collât, xviii. 5. etc.) Le juif Philon (Ap. Passagl. De immac. Virg. Deip. sect. vi. c. 6. art. 1), contemporain des apôtres, a décrit la vie pure et mortifiée des thérapeutes, dont Eusèbe a voulu faire des chrétiens, mais qui plus probablement étaient Juifs. Ils s'étaient retirés dans des cellules sur le mont de Nitrie, au delà du lac Mœris, et ils s'y livraient, comme devaient le faire plus tard les pères du désert, qui donnèrent à ce lieu tant de célébrité, à l'oraison et à l'étude des saintes lettres.

Deuxième siècle. — Nous n'avons à constater pour ce siècle aucun fait nouveau quant à l'objet qui nous occupe. Les récits que nous trouvons dans lesÀctes des apôtres nous apprennent que, à cet âge d'or du christianisme, tous les disciples du Sauveur vivaient absolument comme des religieux. Ils n'avaient qu'un cœur et qu'une âme, mettaient tout en commun, fortune, travail, prière, vendaient tous leurs biens pour en consacrer le prix aux besoins de tous, et faisaient ainsi disparaître du même coup, pour nous servir des expressions de M. de Montalembert {Moines d'Occidmt. i. 47), la richesse et la pauvreté. Tous les croyants vivaient de la sorte : c'est ce dont il n'est pas permis de douter en parcourant les premiers chapitres des Actes des apôtres (ii, kk. kb. iv. 32. 34. 35. 37). Et il en fut de môme pendant les trois premiers siècles, où tous les chrétiens gardèrent un caractère, nous ne dirons pas monastique avec l'illustre historien des moines d'Occident, mais ascétique. Il y a là une nuance fort notable qu'il importe de ne pas perdre de vue. (V. l'art. Ascètes.)

Troisième siècle. — An 250. — L'Égyptien Paul, à l'âge de vingt-deux ans, se réfugie dans le désert de la Thébaïde pour se soustraire à la persécution (Hieron. Vit. Paul. v). Là, par le genre de vie qu'il enabrasse, il prélude à la vie érémitique, ce qui lût a fait donner le nom de premier ermite.

270. — Commencements de S. Antoine, ce grand maître de la vie monastique en Orient. A peine âgé de dix-huit ans, il vend son riche patrimoine, et ayant confié sa sœur à un monastère de vierges, il visite dans le désert les plus illustres solitaires, s'appliquant à retracer en

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lui-même les vertus dans lesquelles se signalait chacun d'eux, et à repousser par l'arme de Poraison et du jeûne les tentations par lesquelles l'enfer cherchait à le détourner de ses généreux desseins (Athanas. Vit. S. Anton, v)

285. — S. Antoine se confine dans un vieux château du désert où il passera vingt ans delà plus étroite retraite (Bolland. jan. xvii).

296. — Débuts de S. Pacôme, ce célèbre père des moines, qui se retire dans le désert à vingt ans (Bolland. maii xiv).

Quatrième siècle. — 305. — S. Antoine, après vingt ans d'étroite solitude dans le désert de Thébaïde, commence à admettre des disciples (Athanas. op. laud. xiv). Il est visité par Hilarion, jeune homme de quinze ans qui, à l'école d'un si grand maître, prend un goût si vif pour la vie monastique, qu'il en devient un des modèles les plus insignes (Hieron. Vit. Hilarion, m).

311. — S. Antoine, devenu père d'un grand nombre de moines, se transporte à Alexandrie pour fortifier les fidèles persécutés par Maximin (Anast. op. laud. xlvi).

321 . — Les institutions monastiques commencent à se propager avec une grande rapidité. Il ne faut pas les confondre avec les institutions ascétiques, ou les anachorétiques proprement dites. (V. l'art. Ascètes,)

328. — Les monastères des grands maîtres S. Antoine et S. Pacôme sont visités par S. Athaaase (V. Baron, an. cccxxviii. 34). Des philosophes païens eux-mêmes visitent S. Antoine, et confessent qu'ils retirent de grands avantages de ses enseignements (Athan. op. laud. lxxii).

334, — S. Antoine, sur la prière de Constantin, écrit à cet empereur et à ses fils pour leur donner de salutaires instructions {Ibid. lxxxi). Mais peu après, ayant écrit à ce même prince en faveur de S. Athanase alors persécuté par les ariens, il n'obtient de lui aucune réponse favorable : tant était grand l'ascendant acquis par ces sectaires sur son esprit! (Sozom. ii. 31 .).

339. — Pour faire connaître et apprécier à l'Occident les immenses avantages de la vie solitaire, S. Athanase y popularise les actions de S. Antoine (Hieron. epist. cxxvii. Adprincip. v). Il le fait par ses écrits, et plus encore en conduisant avec lui, à Rome où il s'était rendu pour sa défense, quelques solitaires insignes, tels qu'Ammonius (Socrat. iv. 23), dont les exemples produisent la plus vive sensation au sein de la ville étemeSe.

341. — S. Antoine abbé écrit à l'intrus arien Grégoire Gappadox qui divisait l'Église d'Alexandrie (Athanas. Hist. Arian. n. xiv), ainsi qu'à Balac qui le protégeait par les armes (Id. Vit. Ant, n. lxxxvi).

344. — Ici se place la fondation par S. Pacôme de l'illustre monastère de Tabenne, dans

la haute Thébaïde, qui fournit bientôt une foule d'insignes cénobites, tels que S. Théoddc et S. Arsiesius ou Orcèse (V. Tillemont. Min. t. VII. p. 469 et pour Orcèse. p. 479). S. Pacôme est le premier qui ait écrit une règle complète et détaillée.

352. — S. Eusèbe, évèque de Verceil, est le premier en Occident qui associe la vie monastique à la vie cléricale, vivant et faisant vivre ses clercs dans les jeûnes, les prières, la lecture et le travail des mains (V. Tillemoot. Mém. VII. 531). On ne sortait de ce clergé, dit S. Ambroise, que pour être évoque ou maitjrr- Il y a lieu de croire que telle est la plus aacienne origine des chanoines réguliers.

355. — L'opinion la plus probable fixe à cette année le voyage que S. Antoine fit à Alexandrie à la prière de S. Athanase (V. Tillemont. vn. 670. note viii). Il s'y fit admirer et vénérer des païens eux-mêmes par l'austérité et Téclat de ses vertus, inspirées par une philosophie toote nouvelle.

356. — S. Hilarion, célèbre parsesflorissanleî» luures anachorétiques, effrayé des louanges humaines et des honneurs que lui attiraient ses miracles, prend la fuite et, jusqu'à sa mort, mène une vie errante de solitude en solitude. (V. Tillemont. vu. p. 569 suiv.)

358. — S. Basile prêche dans le Pont et y établit différents monastères: les vertus qui b'j pratiquaient excitent l'admiration des peuples et obtiennent les plus grands éloges de S. Grégoire de Nazianze (Tillemont. ix. 43).

360. — S. Martin établit le premier monastère des Gaules, à deux lieues environ de Poitiers. S. Grégoire de Tours l'appelle nwMtUrium Locociagense^ nom que Bulteau (Ifisl. ^ S. Benoit, p. 37) traduit par Ligugé.

361 . — S. Apollonius fonde un grand monastère sur une montagne du territoire d'Hermopolis en Thébaïde, où l'on tenait par tradition que Notre-Seigneur avait été mené dans son enfance. (V. Tillemont. x. 37.)

363. — La vierge Ste Synclética se rend célèbre * dans le magistère monastique près d'Alexandrie. Sa V7e est jointe aux œuvres de S. Athanase, mais il n'est pas sûr qu'elle soit de lui.

365. — Les moines de Tabenne donnent l'hospitalité à S. Athanase (Bolland. moit. xiv).

367. — S. Orcèse gouverne avec une merveilleuse sagesse le monastère de Tabenne (Tillemont. vu. 499). Ce qui est surtout à remarquer pour cette époque et pour ce monastère, c'est le zèle des religieux pour le traTsil des mains. S. Épiphane exalte le mérite de ces œuvres en les mettant en opposition aveclavis oisive des hérétiques messaliens.

372. — S. Martin, dès le début de son épiscopat, fonda le célèbre monastère de Maruiou-

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ers, vraie pépinière d'évêques (Sulp. Sev. ï(. S. Martini, z). L'histoire de ces temps nous lODtre dans un grand nombre des moines qui lustraient l'Église d'Orient de vaillants et gééreuz défenseurs de la foi de Nicée alors si iolemment attaquée. Celui qui se place à la Ite de ces apologistes, c'est S. Macaire l'Égypen (Tillemont. viii. 606). Tant de zèle pour i défense de la vérité enflanuna contre ces loines la haine de Valons, prince arien. 377. — Les monastères de vierges, jettent à (ilan un vif éclat ; surtout à cause des ensei- Déments de S. Ambroise qui y attirent un rand nombre de jeunes filles étrangères (Amros. de Virgin. 1. 10. — V. les art. Monastères \ Visrges chrétiennes).

385. — Les pèlerinages de S. Jérôme, de te Paole, et de plusieurs autres Romains ilstres en Orient contribuent puissamment au i?eloppement des institutions monastiques "illeinont. xii. 100).

388. — S. Augustin introduit, par son exeme, la vie monastique en Afrique {Vit. S. Au- \tUn. m. 2). Ste Paule bâtit trois monastères t religieuses et un de moines : elle donne hii-ci à Jérôme, qui y joint un hospice pour s pèlerins (Tillemont. xii. 122).

391. — S. Augustin, élevé au sacerdoce, était un monastère de religieux et un de viers à Hippone. Les religieux ne tardent pas à répandre dans toute l'Afrique {Vit. S. Avh \»t. m. 5).

396. — S. Augustin, plein de l'esprit de Dieu, trodoit dans son clergé la pauvreté et la vie omune, ces deux boulevards de l'édifiante iservance {Ibid. iv. 2. n. 8).

GoiQuiififE SIÈCLE. — 401 . — S. Honorât, issu une illustre famille des Gaules, honorée de dignité suprême du consulat, fonde la célèeaU>aye de Lérins. On croit qu'il choisit ce >tt de préférence afin de ne pas s'éloigner de lODce, évoque de Fréjus, dont les conseils et I exemples lui étaient précieux. (Y. Tillemont. :. p. 468.)

UO. — S. Eucher édifie par ses vertus le ^Dastère de Lérins.

ill. — Et, après y avoir passé quelque temps, 'echerche une retraite plus absolue encore 18 une lie voisine qu'on appelait alors Lero, ourd*hui Sainte-Marguerite. S. Eucher entenait néanmoins une active correspondance « S. Honorât, et nous voyons que S. Hilaire îten tiers dans ce doux et édifiant commerce Btolaire (Tillemont. xv. 122). (22. — Le monastère de Teledan offre d'étants exemples de paix et une admirable asiiité aux exercices religieux (Theodoret. Vit. , c. iv).

k24. — (Test à cette date que se rattache istitation des aoèmètes (Non dormants) par

Alexandre, d'abord abbé à Constantinople. Son monastère était situé à l'embouchure du Pont- Euxin, probablement en un lieu de la Bithjmie appelé Gomon. Si ces religieux portaient le nom d'acémètes, qui ne dorment pas^ nom composé de l'a privatif et de xoi(xàa>, c je dors, » ce n'est pas que chaque moine ne prit jamais de sommeil; c'est la communauté, prise collectivement, qui ne dormait pas, parce qu'elle pratiquait la psalmodie perpétuelle : les religieux étaient distribués en diverses classes qui se succédaient les unes aux autres pour chanter sans interruption les louanges de Dieu. (V. Tilmont. XII. 497.)

426. — S. Maxime, abbé de Lérins, conjointement avec S. Hilaire (Tillemont. xv. 392: 43). De là sortent le célèbre S. Loup, et son frère Vincent (Eucher. Ad EU. p. 40).

428. — Les moines de Constantinople prennent l'initiative de la résistance aux erreurs de Nestorius, et essuient par ce motif une cruelle persécution (Tillemont. xrv. 314).

430. — S. Caprais, illustre moine de Lérins. Usuard, Ad on et d'autres encore, le font abbé de ce monastère. Tillemont (xii. 679) prouve qu'il ne l'était pas, mais seulement le conseiller de S. Honorât : lUe imperio^ iste consi/to, comme porte l'homélie attribuée à Fauste.

431. — S. Dalmace, vénéré comme chef des monastères de Constantinople, contribue beaucoup, avec ses moines, à éclairer Théodose au sujet du légitime concile d'Éphèse (Mozzoni. V. 52).

444. — Fondation du célèbre monastère de Mont-Jura en Savoie par les saints frères Romain et Lupicius (Bolland. xxviii febr,).

448. — Contre Eutychès, archimandrite (Soit prince des moines) de Constantinople, hérétique obstiné, s'élèvent un grand nombre de moines zélés défenseurs du dogme catholique. Le premier concile de Constantinople est souscrit par vingt-trois archimandrites orientaux qui condamnent ce novateur. (V. Mansi. ConciL vi. 751 .)

451. — Parmi ces moines fidèles brillent surtout Fauste, Martin et S. Marcel, abbé des acémètes. Les deux premiers méritèrent que S. Léon leur écrivit à diverses reprises pour les louer de leur conduite {Epist. lxxii. lxxiv). Et nous avons deux lettres oii Theodoret félicite S. Marcel de la fermeté de sa foi {Epist. cxli.

CXLIl).

461. — Les environs de Jérusalem se voient sanctifiés par une multitude de solitaires qui, sous la conduite et les exemples de S. Euthimius, font fleurir, ici l'observance monastique avec la perfection de la vie commune, là l'exemple des plus austères abstinences dans une rigoureuse solitude, au point qu'on pouvait les croire morts à tout besoin physique, et n'ayant de vie et d'ardeur que par une intime union de

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leur âme avec Dieu. L'historien Évagre (L. i. c. 21) nous a laissé . d'édifiants détails à ce sujet.

484. — Après Eutychès, Acace deConstantinople qui cherchait à corrompre les moines pour les attirer à son parti , vit un grand nombre de religieux, encouragés dans leur zèle pour la foi par les lettres du pape, s'opposer avec énergie à toutes ses perfides suggestions. Ils rendirent d'immenses services à la foi et à l'unité catholique qui, on peut le dire, ne se soutinrent alors en Orient que grâce à leur héroïque constance Au premier rang, brillent les les abbés-prôtres Talasius, Hilaire et Ruffin (V. Tillemont. xvi. 362).

493. — Les saints moines Saba et Théodore, créés supérieurs des monastères de la Palestine, rendent de grands services à la cause catholique contre les artifices hypocrites de l'empereur Anastase (Tillemont. xvi. 644). C'est le temps où le futur patriarche des moines d'Occident, S. Benoit, sanctifie les jours de son adolescence et de sa jeunesse dans son humble cellule de Subiaco (V. Mozzoni. v. Citaz. n. 780).

Sixième siècle. — 501. — Les institutions monastiques de l'Afrique sont fortifiées par les exemples de l'évêque S. Fulgence, promoteur de l'observance religieuse, même au sein de l'exil auquel l'Ont condamné les ariens (Baron. an. 504. 33).

504. — S. Hilaire, fonde, au sein des Alpes Romagnoles, un monastère qui, grâce à la faveur du roi Théodoric, acquiert une grande renommée (Bolland. Vit. Hilar. maii xv).

506. — Ainsi, dans la Valérie, S. Equitius, célèbre par ses prédications, bien que laïque (Mais sauf la permission du pape Symmaque), et dont les moines se distinguaient particulièrement par leur assiduité à copier des livres (Baron, ann. 504. 11 seqq.).

511. — Les saints abbés Saba (V. Pagi. an. 512. n. 4) et Théodose (Id. ibid. 511. n. 10) défendent généreusement la foi contre les ruses et les violences de l'empereur Anastase.

513. — Dédicace d'un célèbre monastère de vierges à Arles, par les soins de S. Césaire, avec la haute sanction du souverain pontife (Pagi. an. 508. n. 9).

516. — Nouveaux et généreux efforts des moines d'Orient en faveur de la foi (Pagi. 516. n. 6).

517. — Solennelle fondation du célèbre monastère d'Agaune (Saint-Maurice) par Sigismond, roi de Bourgogne. Nous qualifions cette fondation de solennelle, parce que le monastère existait déjà, ayant été établi en 507 par l'abbé S. Severin (Pagi. an. 515. — Baron. 522).

521. — Le monastère de Kildare en Irlande s'élève à une grande célébrité, à raison des

exemples et des miracles de la vi Brigide (Bolland. i febr.).

523. — S. Fulgence continue à c monde les plus beaux exemples de monastique, exemples d'autant plus que, à son caractère d'évôque, ce S tait alors le titre glorieux de confesi foi (Baron. 522. 15).

528. — S. Benoit passe de Subiaco Gassin, oii il jette les fondements de c monastère qui est le principal siège c dre (Greg. Dialog. u. 8), auquel il ( immortelle règle. Le temps y est part le travail des mains et la prière. ( cette règle prévoit le cas où les tra nuels devront être remplacés par Têtu deviendra plus particuUèrement néce la suite, alors que la plupart des moi] revêtus de la dignité sacerdotale qu'au début ils étaient tous lalquei leur illustre fondateur lui-même.

541. — Gassiodore, grande lumi^ siècle, ayant embrassé l'institut de Saii fonde un monastère près de Squillat labre, lieu nommé Gastel par S. Gi Grand (L. vu. epist. xxxi. xxxiii), e le nom de Viviers, parce que Cassioc monastère double : l'un au bas de la pour les cénobites, l'autre sur la hau les ermites. (V. Muratori. Annal. iTItai

543. — Frédégard, évêque du Mans quelques moines à S. Benoit (Pagi. ai

544. — S. Maur est envoyé par dans les Gaules, où il fonde le célèb tère dit de Saint-Maur-sur-Loire chronol. ad an. bkk. nn. 9 seqq.).

547.— Dédicace de ce monastère, interviennent tous les évêques de h (Id. Ad an. 547. n. 14). — Fondation grand monastère à Arles (Id. an. 553. i

551 . — Les moines apportent des 1 l'empire romain la culture du ver i venu dans la suite des temps une soi menses richesses (Procop. De BeUo Go

563. — S. Colomb, déjà fonda premier monastère en Irlande, pas:

gleterre avec douze de ses compa évangélise les prêtres, et y bâtit m abbaye (Bède. De gest. Angl. m. k).

569. — Une inscription de cette a couverte à Gapoue, atteste l'existpn nastères de vierges, ayant leurs al:

vivant sous la règle de Saint-Benoit

HIC BEQVIBSaT IN SOMNO PACIS IVSTINA ABBATISSA FYROATRIX SANCTl LOCl HVIVS QVAE VIXIT

PLVS MINVS ANNOS LZXZV. DEPOSITA SVB DIE KALENDARVM NOVEMBRIVI IMF. D. N. N. IVSTINO. P.P. AVO.

ANN. III. P.C. EIVSDEM INDICTIONB T

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