DES
ANTIOUITÉS CHRÉTIENNES
n PRÉFACE.
tiens de tous les ordres ; enfin sur ces brillantes solennités qui remplissent pour loi temps le cœur d'émotions ; sur ces imposantes cérémonies qui, à Rome, plus qu'en auc lieu du monde, sont imprégnées de toute sorte de parfums apostoliques.
Évidemment, il y a là un acheminement, un gçrme d'initiation qui ne demande qi être développé.
Aussi voit-on depuis quelque temps se manifester, de tous les points de ropiDion, pensée qu'un interprète qui se placerait entre les savants et ceux qui aspirent à devenir, ou qui simplement veulent acquérir quelques connaissances en antiquité cbr tienne, donnerait satisfaction à un besoin du moment, prendrait une position enco inoccupée, et pourrait rendre à la religion d'utiles services, en contribuant à popularû des études qui ont pour but d'en explorer les sources.
Belle et noble tâche assurément I
Mais par suite de quelles circonstances est-elle tombée aux mains de l'auteur présent ouvrage?
C'est ce qu'il ne saurait se dispenser de dire.
Une simple collaboration lui avait été d'abord demandée , pour la partie chrétien d'un Dictionnaire des antiquités ^ dont la rédaction devait être confiée à une sodi d'hommes spéciaux, sous la direction du savant docteur Daremberg, bibliothécaire à Mazanne et aujourd'hui professeur au Collège de France. Mais resté dix ans à l'étui ce travail avait pris des développements imprévus : si bien au'il ne pouvait plus guère caser à la place qui lui avait été assignée dans l'œuvre collective, sans en déranger peu l'harmonie. Alors, par un sentiment aussi amical que délicat, M. Daremberg ju( convenable de se désister d'un droit de contrôle qui, à ses yeux, n'était plus Justine; l'éditeur M. Hachette, dont on a à déplorer la perte récente, entrant dans ses vui consentit à détacher les antiquités chrétiennes du Dictionnaire général, pour en faire dictionnaire à part.
C'est ainsi que, par laforce des choses, l'auteur s'est trouvé isolé de ses collaborateu sur le voisinage desquels il avait cependant compté pour dissimuler son insuffisance; privé du soutien qu'il était en droit d'attendre d une direction éclairée. C'est donc a toutes IjBS légitimes timidités d'une position qu'il n'avait ni choisie, ni voulue, q est réduit à se présenter au public.
Il devait du moins offrir à ses lecteurs toutes les garanties qui dépendaient de lui, il l'a fait en s'entourant des conseils des hommes les plus compétents dans la science < fait l'objet de ce livre. Il ne saurait dire assez haut, notamment, tout ce qu'il a puisé ressources, soit dans les écrits et la correspondance de M. De' Bossi, soit dans ses eut tiens intimes pendant deux séjours à Bome, dont le dernier, provoqué par l'intellige initiative de M. Hachette, n'eut d'autre but que l'amélioration de ce Dictionnaire.
Malheureusement, le dernier ouvrage de l'illustre antiquaire romain, complété ] la collaboration de son digne frère, M. Michel De' Rossi, est arrivé trop tard pour c l'on ait pu en profiter ici. La Romasotterranea cristiana est un travail définitif sur be^ coup de points, et un pas immense dans la science générale des catacombes. £n p sence d'un tel monument, l'article que nous avons consacré à cet important si
constater lui-même dans son Biilletin (Octobre 1864), la découverte de deux neuves cimetières qui n'étaient connus que historiquement : celui de Saint-Castulus sur la v Labicane, et celui de »Saint-Nicomède sur la voie Nomentane.
Des précautions analogues ont été prises quant à l'orthddoxie ; et c'est ici surtout ( l'attention la plus scrupuleuse était indispensable : car, parmi les quatre cent cinqua questions, à peu près, qui sont abordées dans ce Dictionnaire, il en est bien peu qui côtoient le dogme par quelque point. Or l'erreur est l'apanage de notre pauvre hur nité, errare humanum est. bi donc, en dépit des efforts que l'on a faits pour le ren irréprochable, il s'y était glissé quelques expressions peu exactes au point de vue de foi, l'auteur les désavoue sans réserve, et soumet humblement son livre au iugem de l'Église. Les honorables attestations que d'illustres prélats de notre Église de Fra ont bien voulu lui donner, lui inspirent à cet égard une sécurité qui, à coup sûr, s partagée par les lecteurs.
La forme de dictionnaire qu'on lui a donnée pourrait provoquer une observation n'est pas sans quelque valeur au moins spécieuse : c'est qu'elle semble présenter