‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 3 sur 266 · PRÉFACE . III · texte numérisé non relu

PRÉFACE . III

certain déconsa, et accuser Tabsence de cette homogéDéité si nécessaire à toutes les productions de l'esprit. Mais outre que Tauteur n'a pas eu le choix, cette forme a l'avantage de rendre la lecture plus facile et moins fatigante, sans exclure Tidée d'un plan relier, et aussi complet que possible, dans un cadre restreint qui n'admet que les sommités de la science. La table analytique qui se trouve à la fin du volume, et encore l'article archéologie, mettront le lecteur en mesure d'en réunir lui-même les fils épars et laisseront à sa sagacité la satisfaction d'en recomposer le tissu.

n s'assurera alors que le Dictionnaire embrasse véritablement, dans les limites du possible, tout l'ensemble de l'état social de nos pères, institutions et monuments. On s'est efforcé de faire marcher de front l'étude de ces deux éléments, qui se prêtent une mutuelle lumière. Les questions relatives aux usages et à la discipline, s'éclairent par les peintures, les sculptures, les inscriptions; et réciproauement, les monuments figurés se dépouillent de leur mystère en présence des révélations que fournissent les écrits des Pères et des autres écrivains ecclésiastiques, ainsi que dus dispositions des conciles, etc. Peat-étre serait-on d'avis que procéder ainsi, c'est introduire la démonstration catholique dans une voie nouvelle et téconde : et telle est précisément la mission de Tarchéologie, cette dernière venue entre les lieux théologiques.

Personne, sans doute, ne s'attend à ne rencontrer ici que des révélations. Le but d'un oumge de cette nature est bien moins d'exposer des choses nouvelles, que de faire aimer la science, en la mettant à la portée du grand nombre, par lexposition simple, précise, exacte de notions confinées jusque-là dans le sanctuaire jaloux de la haute érudition. Cependant il tâchera de se tenir à une égale distance de ces répertoires techniques énonçant sèchement sur toute chose des espèces d'aphorismes qui s'imposent au lecteur, sans lai fournir la possibilité d'en vérifier la valeur, ni de faire un pas ae plus dans la science; et ces compositions hérissées, indigestes que la plus intrépide ambition de savoir ose seule aborder, et qui mettent à un si haut prix le plaisir de s'instruire.

Cet ouvrage a donc été conçu de façon à pouvoir fournir, 1" aux savants, un instrument nmémonique qui les reportera sans peine à des monuments et à des textes qui leur sont connus, mais aont ils n'ont pas l'annotation sous la main ; 2'' aux commençants, un texte d'étude, c'est-à-dire des notions aussi complètes que possible dans leur forme rapide, sur chaque question, et de plus une citation exacte des sources, pour les mettre dans le cas d'acquérir d'eux-mêmes une somme de connaissances plus étendue ; 3*" enfin, à tous, une lecture utile et instructive sur un asse^ grand nombre d'objets intéressants à connaître, et généralement trop peu connus.

Les figures, toutes les fois que la chose était possible , ont été copiées sur les monuments eux-mêmes, et beaucoup sont inédites. Quant aux monuments qui n'existent plus, ou dont la recherche était peu praticable, on en a emprunté le dessin aux ouvrages les plus soignés et les plus accrédités. Dans tous les cas, on a choisi de préférence les objets les plus classiques , plutôt que de s'attacher à des raretés , intéressantes sans doute en elles-mêmes, mais qui ne se seraient pas rattachées assez directement aux généralités de la science.

Bagé-le-Ghâtel, le 15 décembre 1864.

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