XVII. 24]), mais en tant qu'homme
' 2® Parce quHl est Sauveur. Le poi:
par le jeune Tobie dans le Tigre, poi Sara du démon et rendre la vue à Toi offrait une analogie frappante avec '.
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qui, par Téclat de sa divine doctrine, tire le moode des ténèbres où il était plongé, et, par la vertu de sa croix, terrasse le démon jusquelà maître de la terre. Les SS. Pères n'ont eu garde de négliger ces ingénieux rapprochements, et nous avons choisi parmi beaucoup d'autres, l'explication de S. Optât de Milève (L. m Adv. Parmen. c. 2). A propos du tribut payé par Jésus-Christ, Tanonyme africain (Loc. laud.) dit que le poisson porteur du didrachma est l'image du Christ s'offrant poisson pour le salut du monde entier, toti se offerens mundo \^. C'est à ce môme titre de victime, qu'on l'assimile encore aux poissons frits qu'il servit à sept de ses disciples sur les bords de la mer de Tibériade : car, dit S. Grégoire dont nous c(»nplétons ici la citation, a lui aussi futconmic rôU par la tribulation au temps de sa passion,! ifaasitribulatione assatus iempore passionis sxue. Même idée dans S. Augustin (Tract, cxxiii In /oon.) : < Le poisson frit, c'est le Christ, > hicis assus ChristtAS est. Et le vén.Bède {In cap. XXI Joan), résumant la doctrine des anciens, en a fait un aphorisme qui depuis est resté dans la langue archéologique : Piscis assus, Ckristus est passus^ c Le poisson frit, c'est le Christ souffrant! » L'évoque Sévérien (V. ap. Bottari. t. III. p. 30) croit reconnaître une image analogue dans les deux poissons avec lesquels Notre-Seigneur rassasia cinq mille personnes dans le désert : c Venons donc, dit-il, au roi des angéliques phalanges, et nous retrouverons dans les poissons la spirituelle victime, le Sauveur, le Prêtre. » On a vu que l'acrostiche ixerc se rapporte à cet ordre d'idées, puisqu'il présente le Christ dans sa qualité émiqente de Fils de Dieu Sauveur!
Nous ne possédons qu'un seul exemple de la reproduction intégrale de l'ixerc comme acrostiche proprement dit : il est fourni par un marbre grec chrétien trouvé il y a quelques années dans un polyandre d'Âutun. (V. l'art. Acrostiche.) Partout ailleurs, il ne figure que comme chiffre ou tessère : c'est-à-dire que les Bigles ixerc sont simplement écrites, horizontalement en tête ou à la fin de rinscription : ou bien si elles sont superposées verticalement (V. Fabretti. 329), les lettres restent isolées, et sans entrer aucunement dans la composition des premiers mots de chacune des lignes du ^'tttiitf, avec lequel elles ne peuvent même se combiner : car les seules épitaphes ornées de Ce chiffre qui nous soient parvenues sont latines, tandis que le mot poisson est écrit en grec, tel est le marbre d'EVTHERiON (Fabretti. ibid) : Le mot aerc s'y trouve écrit deux fois, horilontalement en tête du titulus, et verticalement en tête des cinq lignes dont il se compose. Une sixième lettre est ajoutée , c'est UQ N qui s'interprète par nika , vince : c'est
ANTIQ. CHRÊT.
une acclamation de victoire au Fils de Dieu Sauveur !
Une pierre tumulaire des catacombes, aujourd'hui au musée Kircher produit ce symbole avec un véritable luxe de circonstances intéressantes : une ancre y est gravée entre deux poissons, et ces emblèmes sont surmontés de l'inscription ixerc zwntwn, Piscis viventium, ce qui revient à dire : « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur des vivants. » L'ancre exprime ici une ferme espérance dans le Dieu Rédempteur représenté par le poisson, et l'association de ces deux symboles , association qui se reproduit très - fréquemment sur les marbres (De' Rossi. ixerc. Index, inscr. n. kl seqq.), et presque toujours sur les pierres annulaires (Id. Index sigill. et gemm. n. 83 usq. fin.), est, en hiéroglyphe, l'équivalent des acclamations écrites : spes in christo — spes in deo — SPES IN DEO CHRISTO (De' Rossi. ixerc. p. 19 du texte), si communes dans les monuments primitifs. Voici une opale du musée Vittori ayant sur l'une de ses faces Pixerc symboUque, et sur l'autre Pancre cruciforme (Num. Or. expUc. p. 92).
Mais ce sont surtout les objets portatifs à l'usage de la piété des premiers chrétiens, anneaux, pierres gravées, amulettes de toute sorte qui produisent le type du poisson dans des conditions propres à faire ressortir leur foi, leur confiance et leur amour envers le Dieu Sauveur. Tantôt ce sont des poissons de verre ou de métal destinés à être suspendus au cou comme amulettes (Y. Costadoni.tav. n. ii et m. 19) et dont quelques-uns portent même les acclamations les plus significatives. Tel est un poisson de bronze sur lequel est écrit le ïnot GwcAïc, salva (Id. iv. 22), ce qui, hiéroglyphe et inscription réunis, compose cette invocation: « Jésus-Christ, Fils de Dieu, sauve-nous, » ou Domine, salva nos. Costadoni (xi. 35) donne une
gemme ornée de deux poissons; avec cette inscription en trois lignes : ix || C(i>thp|| ev. on
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voit que c'est la tessère ixerc, avec cette dif- -férence que le mot oothp, Sauveur, partout ailleurs représenté, comme les autres mots de l'acrostiche, par son initiale c est ici écrit en toutes lettres.
Sur d'autres pierres (vu. 28), c'est la croix qui, associée au symbole du poisson, vient compléter le sens , en mettant sous les yeux l'instrument sur lequel s'est opérée la rédemption. Dans une représentation de la guérison du paralytique (Bottari. cxcv), l'artiste a eu l'ingénieuse idée de donner à la tôtière du lit la forme d'un poisson. Si ce n'est pas là un simple ornement, on doit assurément y voir une allusion au divin ixerc, qui se montre déjà Sauveur en guérissant les maux physiques des hommes, en attendant qu'il les rachète par l'effusion de son sang. Foggini possédait une pierre annulaire fort singulière où, d'après l'avis de quelques savants (V. Mamachi. On^m. I. 56), serait représentée la promesse d'un rédempteur faite à Adam et à Eve après leur péché. Le serpent tentateur s'y montre avec la fatale pomme à la bouche, et nos premiers parents sont à genoux dans une attitude humiliée. Un personnage profondément incliné étend vers eux ses mains, comme pour les relever. Ce personnage ne serait autre que le Verbe divin, qui, reposant ses pieds sur un poisson, indique ainsi la nature humaine qu'il doit revêtir dans la plénitude des temps. Or, comme son incarnation devait apporter le salut au monde submergé dans l'erreur et le péché, on a placé à côté de ce sujet principal l'arche de Noé avec la colombe, et de plus une ancre dénotant la sécurité qui serait alors donnée à ceux qui naviguaient dans la mer tempêteuse de ce monde. Les poissons figurés sur le disque de certaines lampes d'argile (V. Perret, iv. ix. 3. pi. xix. 1) peuvent aussi faire allusion à la lumière véritable que le Christ apporta au monde par son incarnation (Joan. I. ix).
3" Parce qu'il s'est fait Valiment de Vhomme dans V eucharistie. Étant dcnné que le poisson est, dans la langue parlée comme dans celle des signes, substitué à Jésus-Christ, il était naturel qu'on se servit de ce symbole pour couvrir l'adorable mystère que l'Eglise primitive s'appliqua toujours à soustraire aux profanes. Manger le poisson, signifia donc se nourrir de la chair du Christ. Nous prions le lecteur de se reporter à notre article Eucharistie (N. III) où nous avons établi soit par les textes, soit par les monuments figurés de l'antiquité chrétienne, et en particulier par les peintures récenunent découvertes au cimetière de Calliste, que le poisson avait incontestablement une signification eucharistique. Nous ajouterons seulement que les cistes (V. Ibid,) renfermant le pain et
le vin, les deux éléments de l'eucharistie, semblent accuser en outre l'intention de présenter Notre-Seigneur dans sa qualité d'instituteur du sacrement : car le divin Poisson porte ces cistes sur son dos, comme ailleurs 'V. plus bas 50) il soutient le vaisseau de l'Église.
40 Parce quHl est Vauteur du baptême. On cite un hiéroglyphe baptismal où un enfant est vu assis sur un poisson. (V. Polidori. Pesce. part. I.) L'enfant, c'est le baptisé auquel l'Église donne le nom d'enfant nouveau-né: Quasi moio geniti infantes (Premier dimanche après Pâques);le poisson, c'est le Christ, auteur dubaptême : Piscis natus aquis , auctor baptimati$ ipse est^ dit Orientius évêque d'Helvire ou d'Auch en 450 (Commonit.) S. Optât de Milèvc avait déjà exprimé la même idée un siècle auparavant (Adv. Parmen....) : Hic est piscis (jvi in baptismale per invocationem fontalibus undis inseritur^ ut qu« aqua fuerity a pisce piscina vocitetur ; ce qui veut dire que le Christ descendant invisiblement dans Teau des fonts, la sanctifie par sa grâce et lui donne la vertu de nous purifier de la tache originelle : Chriitw est qui baptizat Joan. i. 33) ; et du mystérieui poi.sson, cette eau prend le nom de piscine. De là vint l'usage de représenter des poissons sur les vasques baptismales et dans les baptistères en général. (V. des détails sur cet intéressant sujet à l'art. Baptistères, vu. 2.)
5" Parce qu'il est le fondateur et le sovtien de V Église. Nous ne manquons ni de textes, ni de monuments prouvant que l'Église fut souvent symbolisée par le navire ou la barque (V. les art. Église et Navire). Ceci devieni plus évident encore quand la barque repose sur le dos d'un poisson, comme par exemple sur une pierre annulaire illustrée par Aléandre dans l'opuscule bien connu, intitulé : Nav. Eccl. réfèrent, symb. Romae, 1626, et dans un autre bijou que publie Ficoroni {Ciemm. litter. lab. XI. 8). On comprend que le poisson n'est autre (jue le Christ lui-même sur qui l'Église s'appuie pour affronter les orages.
Un sens analogue pourrait, selon nous, être
attribué à une chaire épiscopale gravée sur une gemme antique (Saggi. di dissert, delf oca-
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. di Cortona. t. vu. dissent, m. n. xiii), et ant écrit sur son dossier le mot ixre pour c. La chaire, hiéroglyphe de l'enseigneit évangélique, peut facilement aussi être e pour celui de l'Église. (V. l'art. Chaire,) . — Le poisson symbole du chrétien, Jésusist et ses apôtres étant souvent désignés ; le nom de pêcheurs et figurés comme tels l'art. Pécheur), il devint naturel d'appeler sons les hommes gagnés à la foi chrétienne le divin appas de la parole. Cette appeln fut inspirée par les histoires de pêches équentes dans l'Évangile, et particulièret par la pêche miraculeuse, où Notre-Seijr a voulu mettre la réalité à côté de la re (Luc. v. k seqq.). Monté sur la barque »ierre, qui était l'image de son Église, le tre commence par pêcher lestâmes en autant la bonne nouvelle à la foule qui le sui- ; et aussitôt après, il fait prendre sous ses L, par ses apôtres, une quantité énorme de sons, qui étaient la figure des multitudes Is devaient convertir un jour ; et afin qu'ils eussent se méprendre sur la signification e miracle, il leur annonce immédiatement désormais ils vont être pêcheurs d'hommes, illeurs ( Matth. xiii. 4 seqq. ) , le divin tre, voulant faire comprendre que, parmi baptisés, il s'en trouverait qui ne se tienlent pas fermes dans la grâce de leur vocai, et que, pour cette raison, les élus seraient i fin des temps séparés des réprouvés, se t encore d'une parabole empruntée aux Ifes de la pêche : quand les pêcheurs, dit-il, tiré leurs filets sur le rivage, ils rejettent u la mer les mauvais poissons et ne gardent i les bons. Par ces citations auxquelles il lit aisé d'en ajouter beaucoup d'autres, on :t pourquoi les Pères, fidèles imitateurs du igage évangélique, employaient si souvent te figure. Dans une de ses hymnes destinées tre chantés en chœur par les fidèles, S. Glént d'Alexandrie (0pp. t. i. p. 312. edit. an.), après avoir donné au Christ le titre pécheur iVhommes, désigne sous celui « de tums chastes ceux qui sont attirés par lui à ï douce vie hors de l'onde funeste de la mer vice. » Tertullien (De baptism, i) par rest pour le grand Poisson, le poisson par exence qui est le Christ, appelle les chréis, d'un gracieux diminutif, des c petits ssons, pisciculi .• t Nous sommes de petits ssons, » puisque, par notre ixerc Jésus-Christ, is naissons dans l'eau (C'est-à-dire dans le 3lême), et que nous ne pouvons être sauvés autant que nous restons dans cette eau, » st-à-dire qu'autant que nous persévérons tis la grâce du sacrement.
S. Jérôme raconte d'un certain Benosus (jui tait retiré du monde pour mener une vie éré-
mitique dans une lie de la Dalmatie, que « fils du POISSON qui est le Christ, et par conséquent poisson lui-même, il cherche les lieux aqueux, aquosa petit. » S. Athanase le Sinalte, patriarche d'Antioche, donnant aux poissons le nom de reptiles, selon les exemples qu'en fournissent les Écritures (V. Calmet. Diction, de la Bible au mot Reptiles), écrit que t les baptisés sont des reptiles, péchés pour la nourriture de Dieu, par ceuxqui furent autrefois pêcheurs, et qui maintenant sont apôtres. » {Biblioth. PP. t. i. In Hexamer.) S. Grégoire de Nazianze enseigne <|ue, autre est la chair des oiseaux, c'est-à-dire des martyrs, qui furent baptisés dans leur sang, autre celle des poissons auxquels l'eau baptismale suffit, quibus aqua baptismatis sufficit (De resurrect. lu). Les citations pourraient devenir innombrables. Bornons-nous à la célèbre inscription d'Autun, où le nom de potsson est non-seulement donné au Christ, et à la sainte eucharistie, mais encore attribué par Pectorius à son père Ascandeus.
Dans les monuments figurés, on doit regarder conune emblèmes des chrétiens les poissons suspendus à l'hameçon, comme sur une pierre gravée et sur un sarcophage cités à l'article Pécheur (N. I), aussi bien que ceux qui sont pris dans un filet (Ibid.) On doit interpréter de même ce symbole dans un marbre publié par Marangoni {Act. S. V. p. 111) où est gravée une ancre debout, figurant une croix, de laquelle descend une corde ou une ligne avec un poisson à l'extrémité. On a eu aussi l'intention de représenter les chrétiens dans les poissons qui décorent les pavés en mosaïcjue de quelques églises anciennes (V. Costadoni. xi. 41), et en particulier dans ceux qui existent à la cathédrale de Ravenne (Montfaucon. Antiq. expliq. ii. 370), et qui selon Ciampini (Vet. monim. i. p. 185), seraient du commencement du cinquième siècle. C'est absolument dans le même sens que bon nombre de marbres funéraires portent cette image du poisson conjointement avec la formule in page, celui de Léon par exemple (Boldetti. 36^), celui de Pastor (Id. 366), celui de Melitus (Id. 409), ceux d'Émilius et de Priscinus : ces deux derniers monunuments ont, au centre, un monogranmie, vers lequel se dirigent d'un côté un poisson et de l'autre une colombe (Id. 371. 453).
Souvent sur les pierres annulaires, et plus rarement sur les pierres sépulcrales, on observe une ancre accostée de deux poissons. Quant aux gemmes, il suffit d'en citer une de la dissertation de Costadoni, portant, outre le symbole, le mot pelagi en légende (v. 25), et deux qu'a publiées Munter(Tab. i.nn. 1 et 2). Pour la seconde classe de monuments, nous signalerons le tombeau d'une femme du uom
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de MARiTiMA (Boldetti. 370), et celui d'EVTY- CBIANES (Id. 366). Les savants ne sont pas d'accord sur Tinterprétation de ces deux poissons. Lupi, dans plusieurs de ses dissertations, et en particulier dans celle qui a pour objet l'épitaphe de Ste Sévère martyre (P. 64 en note), les regarde comme l'emblème de la fidélité conjugale (Cf. Dissert, vi. part. i. p. 236). L'abbé Polidori est d'un avis contraire, et cela pour deux raisons : 1® parce que quelques-unes de ces gemmes, qui sont lettrées (Ou inscrites), ne font lire qu'un seul nom; or, dans la supposition du P. Lupi, il devrait y en avoir deux, celui du mari et celui de la femme, comme en effet cela se voit sur les vases de verre qui ont servi aux agapes nuptiales (V. Buonarruoti. Vetri. tav. xxi. 3. xxiv. l.xxv.2) ; 2oparce^que l'ancre entre deux poissons se trouve sur certains monuments dont la nature exclut toute idée d'union conjugale, par exemple sur le titulus de maritima déjà cité, dont les termes supposent la virginité, bien plutôt que le mariage ; la défunte est en effet appelée venerabilis^ terme qui, dans l'antiquité, équivaut à monacus ou monaca (Du Gange, ad voc. Venerabilis). Tout ceci s'applique également au marbre à^Eutychianes.
Quelquefois, on a substitué à l'ancre le monogranune ou la croix. Nous avons un exemple du premier sujet dans Munter (L. i. n. 2^), et le monument, trouvé à Tunis, se conserve en Danemark ; et un du second sur une gemme gravée dans Costadoni (Tav. vu. 28). Polidori possédait une pierre de cette dernière espèce. Dans cette dualité, Costadoni ne voit qu'une affaire de symétrie , Polidori, au contraire , croit y découvrir un sens mystérieux. Selon lui, les deux poissons symbolisent les deux peuples dont la réunion forme l'Église primitive, les Juifs et les gentils : fecit utraque unum. Il est certain que la dualité ici signalée est très-fréquemment rappelée sur les monuments antiques, soit par les deux cités typiques, Jérusalem, Ecclesia ex circumcis/owe, et Betléem, Ecclesia ex gentibusÇV. Vdiri, Église) ; soit par deux femmes, distinguées par ces mômes inscriptions, et au-dessus desquelles sont représentés S. Pierre et S. Paul, chacun à la place que lui assigne sa vocation spéciale (Giampini. Vet, monin. i. xlviii. 191). Mais nous avouons que l'application des deux poissous au même mystère ne nous parait pas suffisamment motivée.' Nous avons aussi quelque peine à goûter l'explication trop ingénieuse, à notre avis, que ce savant donne des gemmes où les deux poissons se trouvent placés en sens inverse l'un de l'autre.
Un monument bien voisin de Tantiquité, s'il ne lui appartient pas tout à fait, nous fournit un sujet qui n'est pas sans analogie avec ce
qui précède , et qui est, croyons-noos, i dans son genre. C'est l'antique porte de Zenon , de Vérone , dont l'un des cod ments fait voir, entre deux arbres couv* feuilles, deux femmes allaitant, l'une poissons, l'autre deux enfants. On pei là encore l'image des deux Églises.
La plupart des poissons portatifs don avons parlé précédemment (N. I. 2®J généralement regardés comme des l baptismales qu'on distribuait, selon ui ancien usage, aux nouveaux chrétiens legranza. Opusc, erudit. p. 107), poi servir de gage des droits qu'ils acqu par le baptême, et qui étaient, selon 1 vation de Tertullien, < la communical la paix, l'appellation de fraternité, le r chement de la tessère d'hospitalité, tou! qui ne sont point régis par un autre que par l'unique tradition d'un même ment. » (Prœscript. xx.) L'usage de déo poissons les lieux oii s'administrait ce ment provient du môme principe. Ces qu'on voit deux poissons figurés dan belles mosaïques que révélèrent les d'un antique baptistère, près de Saint que, à Rome (Lupi. Dissert, i. 83), ment qui est conservé au musée £ Munter parle (P. 49. tab. i. 26) d'un coi de vasque baptismale existant en Zélao lequel sont fixés trois poissons en cuivr posés en foime de triangle. Bien que ( nument doive à bon droit être regardé appartenant au moyen âge, on peut su qu'il reproduit le type du médaillon qu' tribuait aux baptisés, et que S. Zenon : denarium aureum triplicis numistnatis signatum, « Denier d'or marqué d'une empreinte. » (L. i. tract. 14. 4.) Maffei que ce médaillon pouvait être de cire vaz. t. VI. art. I. p. 221) ou de tout auti tière, en forme de monnaie, recouverte feuille d'or, et qu'on y imprimait quelqu bole allusif à la Trinité, au nom de laqi baptême s'administre. Nous aurions de le couvercle cité par Munter, dans la image du poisson le symbole des bapi dans la forme du triangle le symbole Trinité. (V. les art. Trinité et Baptistèrei
Boldetti avait trouvé dans les cata( (V. p. 516) trois poissons de verre prôî cette circonstance intéressante qu'un est écrit sur chacun d'eux : x. xx. xx?. que, dans les saintes Écritures, les n< avaient quelquefois un sens symboliç plusieurs Pères se sont étudiés à endévc la valeur (V. l'art. Nombres), On peut doi jecturer que les chiffres écrits sur ces pt ont aussi leur langage mystérieux. Et 1 de ce langage pourrait ôtre un souhait d