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Vitam «temam

VIII. — La conformité presque littérale de ces quatre professions de foi fait évanouir Tobjectioa proposée; et les imperceptibles dififé-

ANTIQ. CHRÉT

renées qui existent entre elles s'expliquent suffisamment par les raisons que nous avons données précédemment. Quelques-unes de

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ces variantes ont des raisons d'Être spéciales qui ne nuisent nullement k l'harmonie de l'eDsembte. La plus notable est celle qui se remarque au premierarticle du sj'mboled'Aquilée et consistant en ces mois, imjafsible et invisibU. Uais une note marginale de Bufiii nous avertit que ces deux mois sont étrangers, mÊme au symbole de l'Église d'Aquilée, auquel ils ne furent ajoutés qu'après l'apparition de l'hËrésie de Sabellius, qui soutenait que Dieu le Père avait souffert, d'où ses partisans furent appelés palrifiassiens.

11 existe une autre variante au quatrième article dans les différents exemplaires ; mais elle ne tombe que sur les termes et nullement sur le sens qui est partout le même, la descenfe aux enfers, exprimée d'une manière plus ou moins explicite. La dernière difficulté tombe sur l'article de la Die élemetU. On dit qu"l ne se trouviui dans le symbole d'Aquilée, ni dans celui des Églises d'Orient, ni dans le romain. Mais, outrer que cet article figure dans les meilleures copies, entre autres dans celle que donne Rufin, comme on vient de le voir, et dans d'autres encore (Cyrill. Hierosol. Catech. sviii. 23. — S. Léon, epist. xxvii Ad Pulcher.}, tous les Pères s'accordent àdire que cet article est renfermé implicitement dans celui qui énonce la TisvrrecUon de (acAat'r(Rufîn. loc. laud. ad fin. — Augustin. Serm. cciv, 12 et passim).

On a allégué encore d'autres symboles qui offriraient des divergences plus profondes avec le romain, comme par exemple celui de S. Iré- ' née, celui d'Origène, celui de S. Grégoire ^ Thaumaturge, etc. Mais ce ne sont point là des | symboles proprement dits, mais bien piutdt des expositions de la foi catholique, et peut-être même des explications dusymbole desapôiresi j car elles lui sont exactement conformes quant au sens et au fond de la doctrine. !

gmBOLES CHRÉTIEIN'S. — Qu

passons en revue les monuments primitifs du cbrislianisme, mais par-dessus tout les cata' combes romaines, qui sont le principal siég< de nos origines, nos yeux rencontrent partout do mystérieux caraclèi'ts qui intéressent puissamment notre foi, et exi îteut notre curiosité. Tantôt, ce sont des personnages et des faits de l'ancien testament contenant une allusion plus ou moins directe à ceux du nouveau ; tantôtdes figures emi,runtées aux fables du paganisme, telles qu'Orphée jouant du la lyre, et adoucissant les bétes féroces par le charme de ses accents; tantût diverses scènes de la vie des pasteurs ou de celle des pécheurs ; ailleurs, des animaux réels ou chimériques, le poisson, l'aglieau, le bélier,la colombe, le paon, le phénix, l'aigle, le coq, le cheval, le cerf, le dragon, le serpent, le centaure, le lion (V. les art. se

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rapportant à la plupart de ces mois, ; d'iutrc; [ois, ce sont des objets inanimés, des adini. une palme, une couronne, des raisins avecltoR pampres, une montagne, une ancr^, uniqTirc lancé à toutes voiles et un phare dans lelaitain, une lyre, un tonneau, une balacc», lut ou plusieurs maisons, des empreintes de pu, quatre ruisseaux jaillissant sous les pieds du Rédempteur, le raonogranimedu Christ, etc. [ï. les articles se rapportant à ces différents mois.]

Tous ces objets se trouvent reproduits, pu toutes les branches de l'art du dessia, sur tous les genres de monuments, depuis les tombeiui jusqu'aux simples bagues que les chrÉtieu portaient aux doigts. (V. l'art. Anneaia:.j

Voici, d'après le P. Garrucci (Civillà callo- Ika. an. lSâ7), une cornaline du deuiiimc siècle qui, sur une surface d'un centimètre (Le dessin est six fois plus grand que l'orignal), en contient sept des principaux : l'iDcrr accostée de deux poissons, la croix en Ira surmontée de la colombe avec le rameau d'olivier et ayant l'agneau ï. sa base, l'arebedf Koé avec la croix en taa au milieu, un poisson isolé avec son nom ixnic inscrit dus i' champ, et enfin l'image du Bon-Pasteur jwtant la brebis sur ses épaules.

Quelques-uns des symboles chrétiens »dI désignés dans un célèbre passage du Ptffljoj" de S. Clément d'Alexandrie (L. m. n. Hfijr comme les plus convenables pour la décontion des anneaux ou cachets des fidèles. Du témoignage de ce Père, il résulte: 1» que l'usage des symboles était déjà en vigueur au deuxième siècle; 2" qu'une signification sacrte était fixée à ces représentations, et que, tact celles qu'il désigne, que les autres qui sont r^ pandues'avec profusion dans les monuments des premiers siècles, constituent un vaste système de symbolisme, et toute une langue hiérogl)'phique, qui, par un certain nombre de signes de convention, ro su m ait les principaux mystères, ainsi que les enseignements du christianisme.

Les savants s'accordent -généralement à penser que les images "symboliques dont nons nousoccuponsétaientcommeautaotdetenirci

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ignés de ralliement auxquels les chrétiens îconnaissaient entre eux (V. Part. Tesséres)] Û2i est vrai surtout de celles qui décorent objets portatifs et d'un usage habituel. ; le motif général de ce langage occulte t de ce besoin de secret et de mystère que persécutions imposaient à la société des tiens. (V. Part. Discipline du secret,) Ils lient fait une langue hiéroglyphique par la le raison qui les condamnait à cacher leur tence dans des grottes et des cimetières errains, ce qui leur fit donner par les ns le nom de f race fuyant la lumière et chant les ténèbres. » (Minuc. Félix. Octav.

a élé dit souvent que les chrétiens avaient

runté Tusage des symboles aux peuples

Orient et notamment aux Égyptiens. Pen-

; un séjour de plus de deux siècles au^mi-

de ce dernier peuple, les Juifs durent

aucun doute sUnitier à la connaissance et 3rmer à la pratique de récriture symbos; et assurément, Moïse, c qui était instruit 1 toute la science des Egyptiens {Act. vu. • ne négligea pas celle des hiéroglyphes ; ous savons positivement par S. Clément îxandrie [Strojn. v), qu'il expliquait par léthode hiéroglyphique, c'est-à-dire sous mystérieux symboles d animaux, les préîs de la loi morale. Les divers motifs de la ration du tabernacle avaient- aussi, selon ime l*ère, été puisés à la môme source par le ilateur des Hébreux. Née dans l'Orient, î du judaïsme, qui, comme nous venons de )ir, avait lui-même puisé immédiatement

la civilisation asiatique la connaissance lie des signes hiéroglyphiques, la foi chréle s'exprima naturellement dans cette ue conventionnelle, la seule qui fût fami-

aux peuples de ces contrées. Le langage ancien Testament et surtout celui des proes , étincelant d'images mystiques et d'éles sacrées, exerça sans aucun doute une ense influence au sein de la famille du st. Mais il ne faut pas oublier que, pour endre à rendre ou à cacher ses idées sous pénieuses enveloppes, elle n'eut qu'à s'intr des discours de son divin Maître, qui, lême, ne présente jamais la véiité autret que sous le demi-jour de l'allégorie: Sine bvia non loqwbatur illis (Marc. iv. 34). 11 ait ainsi ménager la faiblesse intellectuelle îs auditeurs, et les prémunir contre l'abus s eussent pu faire de la divine parole; loin de la multitude, il se réservait de

expliquer en détail à ses disciples, less, devant être les dépositaires de sa doc- , avaient besoin d'être initiés avec préci-

à son véritable sens : Seorsum autem fulis suis disscrebal omnia (ibid,).

Telle est, sans que nous ayons besoin de la chercher ailleurs, la source authentique du symbolisme chrétien. L'esprit du maître est passé dans les disciples ; sa méthode revit dans l'enseignement que l'Église distribue en son nom ; elle rayonne dans la liturgie, et se reflète sur les monuments figurés. La langue symbolique est donc un instrument divin que Jésus-Christ a laissé à son Église, et l'Église s'en est servie, durant les premiers siècles de son existence, afin de voiler les vérités saintes aux regards profanes, tout en en multipliant partout l'expression matérielle pour l'enseignement et l'édification des siens.

SVXAXE {St/naxis, owiÇiç). — Ce mot est employé par les auteurs ecclésiastiques dans deux acceptions différentes. Tantôt il désigne l'assemblée des fidèles, tantôt l'eucharistie ou plus exactement la sainte communion.

l^La racine de synaxis est le verbe grec ouvc^Yco, « je réunis, » et le sens propre et direct du mot est reunion, assemblée : aussi €asaubon, et après lui Suicer (Ihcsaur, ecclesiast, B.p. 1110), observent-ils avec toute raison que synaxe est synonyme de synagogue^ les deux vocables ont une origine commune. Seulement, les premiers chrétiens adoptèrent une désinence différente, afin de distinguer leurs réunions d'avec celles des Juifs d*abord, et ensuite d*avec les assemblées des hérétiques : car S. Épiphane nous apprend, dans sa dispute contre les ébionites, que ces sectaires notamment avaient adopté le nom de synagogue et non celui d'Église, et quMls appelaient ceux qui les présidaient « chefs de la synagogue, c ar^ chisynagogos.

Quoi qu'il en soit, il est certain que ouvdiÇi^ est une expression à peu près inconnue dans la langue grecque avant la naissance du christianisme ; nous ne sachons pas qu'il se trouve dans aucun auteur appartenant à l'antiquité proprement dite, tandis que ouvaywYî^ y est fréquemment employé. Il est vrai que le nom de synaxe fut quelquefois attribué à la synagogue des Juifs, mais par des écrivains chrétiens et modernes. On ne peut guère citer, sous ce rapport, que l'archevêque bulgare Théophylacte, qui vivait, selon toute probabilité, au dixième siècle, et qui, par habitude, s'en sert dans son commentaire au ving-deuxième cha pitre de S. Matthieu (Vers. 62). Il reproche aux aux Juifs d'avoir eu recours (Pour faire garder le tombeau du Christ) à l'étranger Hilate, plutôt qu'à rassemblée, synaxe^ établie par la loi (De Moïse) : ^t\ xyjç v£vo[jit9(xivT)ç ayvdÇecoç.

Parmi les Pères qui emploient le mol syn-

aocis pour assemblée, S. Cyrille de Jérusalem

se présente en première ligne. Dans sa qua-

! torzième catéchèse (Cap. xxiv), il parle des

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synaxes qui avaient lieu le jour de l'Ascension du sauveur, comme les dimanches, et fixe dans quel ordre les leçons devaient y être lues. Mais les assemblées où les catéchèses étaient prononcées n'étaient point appelées synaxes ; ce nom était réservé aux réunions du dimanche et des jours de fête où l'instruction se complétait de la psalmodie. Cette distinction se trouve exprimée d'une manière plus ou moins claire dans plusieurs passages de S. Cyrille, qu'a rapprochés Touttée dans sa savante préface (S. Cyrill. Hierosol. 0pp. edit. Venet. 1763. Prœfat. pag. cxxi). Ailleurs (Ca(ec/i. i. cap. vi), S. Cyrille presse les chrétiens de fréquenter les synaxes après leur baptême aussi bien qu'auparavant : «Assiste avec zèle aux synaxes, non-seulement aujourd'hui que les clercs l'exigent de toi, mais aussi après la grâce (Du baptême) reçue. En eft'et, si avant que tu l'eusses reçue, cette assiduité était bonne et louable, est-ce donc qu'elle cesserait de l'être parce que la grâce t'a été donnée? Si, avant d'être planté, tu avais besoin d'être arrosé et cultivé, cela ne t'est-il pas plus nécessaire encore après ta plantation? » Dans la quatrième catéchèse (Cap. xxv), le même Père recommande pour les synaxe» la pureté du corps et la netteté des vêtements, etc.

Tous les Pères grecs se servent de la même expression quand ils parlent des assemblées des fidèles ; et d'abord S. Chrysostome : a Pourquoi, dit-il (Homil. xxix In Act.) est-ce que je m'épuise en efforts et en paroles, si vous devez toujours être semblables à vousmêmes? Si les synaxes n'opèrent rien de bon en vous? Mais, disent-ils, nous prions ! Mais k quoi servent leurs prières, si elles ne sont pas accompagnées des œuvres? » 11 insiste sur cette pensée dans une autre homélie Homil. v In Matth.) : « Il ne fallait pas que, à peine sortis de la synaxe^ vous entreprissiez des œuvres indignes de la synaxe ; mais aussitôt rentrés dans vos maisons, vous deviez prendre en main LE LIVRE, fJiX(ov, appeler vos femmes et vos enfants à la communion de ce que vous aviez entendu, et ensuite vous livrer aux affaires in téressant la vie présente, d

S. Basile appelle l'assemblée aîôrjTfjv ouvotÇiv, sensilem syxaxim, « synaxe sensible (Homil. i In psahn. xxviii), » par opposition à l'union spirituelle des fidèles, servant Dieu en esprit et en vérité, et à laquelle il donna le nom de cour sainte, La théologie s'est emparée de cette expression, elle dit VEglise visible : « Si quelqu'un (Ce sont les paroles de ce Père) fait son dieu de son ventre, ou de la gloire, ou de l'argent, ou de quelque autre chose qu'il honore d'un amour excessif ; celui-là n'adore pas le Seigneur, il n'est point c dans la cour sainte, t h Tî) aùXîî TT) àyia, bien qu'il paraisse digne d'être

admis dans les synaxes sensibles des fidèles. »

Socrate {Hist. eccl. lib. v. cap. 22. p. 235. B) suppose évidemment que sous le nom de synaxe on entendait tout l'ensemble de Toffice divin, y compris la célébration des saints mystères. Suicer affirme sans fondement que cet historien établit une distinction entre la synaie et la liturgie. En parlant de la pratique de l'Église d'Alexandrie, il dit : « A Alexandrie, à la férié quatrième, et encore à celle qu'on appelle parasceve^ on lit les saintes Écritures, et les docteurs les interprètent ; et on fait tout ce qui appartient à la synaxe, hormis la célébration des mystères, S^xa t^ç tGv jxu<rrT,p(uw Tsk^ç-i C'est une exception pour le" vendredi saint, exception qui s'observe encore de nos jours.

2° Nous avons dit que le mot synaxis signifie encore la célébration des saints mystères, ou plutôt la participation à ces mystères sacrés. Le terme n'est point détourné de son sens radical ; seulement ici, aix lieu de désigner la réunion d'un certain nombre de personnes, il exprime, selon la pensée de S. Denys l'Aréopagite dans son traité des sacrements, la con- /oncfion, ou union intime^ du fidèle avec le Christ. Et il parait par le commentaire de Pachimères {Ad cap. III eccl. Hierarch.) que cette acception du mot synaxis est la plus ancienne. « Par synaxe, dit ce paraphraste, il ne faut pas entendre la congrégation du peuple, comnït plusieurs r interprètent aujourd'hui, mais la conjonction avec Dieu, c'est-à-dire la communion, » TTJv Tzçhç Bebv ouvaYu>YTÎv xa^ xotv<iyv{av.

11 est plus explicite encore dans l'explication du chapitre quatrième : c Notez qu'il appelle (S. Denys) synaxe la seule liturgie, en tant que ceux qui sont digues y participent aui divins mystères ; elle tire donc son nom, non point de ce qu'elle réunit le peuple, mais de cette communion avec un seul, en vertu de laquelle nous sommes unis au Christ, notre Sauveur, comme les membres au chef. »

Et nous avons lieu de regarder cette interprétation comme juste : car le même S. Denys, au commencement de son livre de la hiérarchie céleste, appelle ouvaywy^v (Qui réunit) ce Dieu qui opère cette conjonction par le sacrement ; nous citons en latin : Et convertit no$ ad congregantis Patris unitateni^ et ad deificam simplicitatem.

S. Chrysostome a employé le mot dans les deux sens. Il appelle dans ses homéUes (Homil. XI. De stat.) les saints mystères ouvéÇiv ?pf xwBécrraTTiv , synaxim maxime tremendam, et ouviÇiv à^ioN, synaxim sanctam,

3" Le mot de synaxe n'apparaît point dans les auteurs latins de l'antiquité ecclésiastique proprement dite. Nous ne le trouvons guère que vers le cinquième siècle, dans les règles

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monastiques, où il est synonyme de collecte^ employé précédemment pour désigner les assemblées ecclésiastiques (Hieron. In epitaph. PauUB, — CaBsar. Arelat. Serm. xii).

Cassien {Institut cœnob. lib. ii. cap. 10) désigne par ce mot rassemblée des moines réunis pour la prière et la psalmodie, et c'est le plus ancien écrivain que Ton cite pour cet objet. Un peu plus tard, le sens de ce vocable se restreint encore, et n'exprime plus que le cours ou office ecclésiastique (Du Gange, ad voc. Synax.). La glose dit: c Synaxe, chant des heures, ou cette heure où le soleil descend de son axe, comme si l'on disait sans axe, et dicitur quasi sine axe. On lit dans la règle de Saint-Benoit (Cap. xvii) : « La synaxe du soir se termine par quatre psaumes avec antiennes. > Celle de Saint-Colomhan porte (Cap. vu) : « Sur la synaxe, c'est-àdire sur le cours des psaumes, plusieurs choses sont à distinguer. .. i La règle de Saint- Donat (Cap. xxvi) dit : c Que celui-là fasse pénitence, qui a oublié l'humiliation dans la syuaxe, c'està-dire dans le cours; • et le soixante- quinzième chapitre a pour titre : De la synaxe. c'est-à-dire cDu cours des psaumes.» On trouve ailleurs la distinction entre la synaxe matinale et la synaxe vespertinale (Mabill. Liturg. Gallican, p. 109) : Sequenti nocte opportunum ttmpus synaxis matutinalis advenerat, etc. Ad Jkunm synaxim^ «à la synaxe de none. • (iv Sa?c. Benedict, part. i. p. 399. Sxc, v. p. 15.)

8YIVCELLE9. — On appelait de ce nom des clercs qui autrefois habitaient avec Tévéque, dans la même chambre^ auyxéXXoi , pour être les témoins de sa vie et de ses mœurs. Cette institution exista soit en Orient (ÇonciL Chalced. act. v) soit en Occident (Greg, Magn. rv. epist. 24). Au sixième siècle, S. Grégoire le Grand, ayant éloigné les laïques de sa demeure pontificale, voulut que des clercs et des moines d'une vie sainte habitassent avec lui (Joan. Diac. In ejus Vita. 1. 11 et 12). Il existe un édit de Théodoric ordonnant que les évoques, les prêtres, et les diacres eussent des compagnons de chambre, cancel/an^os (Ap. Ennod. Opuscui. c. 7) ; les conciles en firent autant pour l'Espagne {ConciL Gerunden. c. vu — Tolet. iv. etc.), et pour les Gaules (ConciL Turon. ii. c. 4). En Orient, les patriarches eurent aussi leur syncelles, dont l'un s'appelait grand ou premier syncelle , jcpwToouyxiXXoç, et assistait aux conciles avec le patriarche. On vit même, au huitième concile général , le syncelle de Jérusalem siéger avec les Pères (Act. i). Quelquefois il succédait à son maître dans la dignité patriarcale (V. Cedren. Hist. 1. v). Les protocyncelles en vinrent souvent à ce degré d'or-

gueil, qu'ils prétendirent, dans les stssions du saint office, c'est-à-dire dans les conciles patriarcaux, siéger au-dessus du métropolitain (Cf. Pelliccia, i. p. 80). Les évêques choisis-^ saient leur syncelles parmi lés plus distingués en doctrine, car ils avaient recours à leurs lumières dans toutes les conjonctures importantes. (Act. conc. Nicen, ii. apud Baron, an. 687.)

SYRIIVX (FLUTE pastorale). — A rinstar de la plupart des représentations profanes de bergers, souvent, dans les monuments chrétiens, on donne au Bon-Pasteur, la syrinx ou flûte pastorale à sept tuyaux, mot dérivé du grec oupfi^eiv, « siffler, jouer du chalumeau. • Tantôt il la tient à la main (Bottari. lxxviii. cv. cix), ou la porte à sa bouche (Perret, v. pi. Lxviii); tantôt elle est suspendue à son bras (Bott. CLXix) ou à son côté par une bandelette en bandoulière (Id. clxxiv. et passim), quelquefois, elle est déposée près de lui, comme on Tobserve dans un fragment de verre historié du recueil de Buonarruoti (Tav. v. 2).

Cet instrument primitif, dont les bergers se servaient pour rappeler leurs troupeaux au bercail, a été de bonne heure, ainsi que les autres attributs pastoraux, pris comme terme d'une touchante allégorie par les Pères de rÉglise; et S. Grégoire de Nazianze, après avoir décrit l'inquiète sollicitude du berger qui, monté sur une émiuence, remplit les airs du son mélancolique de sa syrinx, jusqu'à ce qu'il ait réuni lesbrebis dispersées (Orat. i.28. 43), conclut que, pour rappeler les âmes à Dieu, le Pasteur spirituel, doit, à son exemple, employer plus souvent la flûte que le bâton pastoral.

Le graveur d'une cornaline antique, donnée par Polidori {Amico catt, i. p. 252) a eu l'ingénieuse idée de suspendre, au lieu de la syrinx, une ancre renversée à la main du Bon-Pasteur. C'est là un caractère qui distingue nettement cette pierre des monuments profanes de même espèce : car elle révèle l'intention évidente d'exprimer l'espérance chrétienne sous l'un de ses emblèmes les plus vulgaires. Et à ce propos, nous devons ajouter que souvent sur les sarcophages (Bott. xxxv), et presque inévitablement sur les pierres gravées (Perret, iv. pi. xvi), ce symbole de l'ancre, quelquefois avec beaucoup d'autres, accompagne la figure du Bon-Pasteur. Or, pour appliquer aux choses archéologiques un principe énoncé d'une manière générale par S. Grégoire le Grand {Homil. in Evang. 1. ii. hom. 24), est-il admissible qu'un fait souvent répété soit sans mystère ? Non vocal mysterio quod itérât ur in facto.

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TABITHE (BÉsuBBEcnoN de). — On sait que cette sainte femme Tut ressuscitée par S. Pierre, à la prière des habitants de Joppé {Aet. IX). Ce fail ue se trouve représenté, que QOus sacliions, sur ajcun monument de Rome ; nous en connaissons deux exemples dans notre Gaule : le premier est fourni par le sarcophage dit de S. Sidoine, é\éque d'Aii, monument qui parait avoir été exécuté au quatrième siècle (V. Mouwn. niai, a Ste Madeleine, t. i. col. 761), et qui aujourd'hui encore subsiste dans la crypte de Ste Madeleine, à l'abbaye de Saint-Maximin. Voici la reproduction de ce bas-relief qui offre des particularités fort curieuses.

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