NIA
XEIVODOCHIUM. — V. l'art. Hôpitaux. 1 XEROPHAGIA. — V. l'art. Kepas chez Us
premiers chrétiens et Jeûne.
ZODIAQUE (signes du). — Nous n'avons ([u'un petit nombre de monuments chrétiens où ce sujet soit représenté. Mais, si peu nombreux
qu'ils soient, ils se rattachent assurément à un usage répandu dans la primitive Église. On cite d'abord un bracelet qui est orné des douze
ZODI
ZODI
signes du zodiaque (Boldetti. p. 500). On peut y voir, au jugement de l'abbé Cavedoni (Ragguaglio. p. kk) une allusion à Pinstabilité des
choses humaines (Ecoles, i. 5) : « Le soleil so lève et se couche ; il retourne au lieu d'où il est parti, et renaissant au môme endroit, il tourne vers le midi, et revient vers le nord. Le vent court et visite toutes choses, et revient sur ses pas par de longs circuits. » Dans un autre monument chrétien (Bottari. III. in front. ~ cf. p. v et 192), on voit un homme debout près d'une montagne, indiquant du doigt un segment du cercle de zodiaque, sur lequel sont marquées quatre étoiles : à côté de ce personnage est une femme armée. On pense que cette peinture est un emblème de la force nécessaire pour arriver au ciel, lequel est figuré par les quatre étoiles. La montagne, rapide et abrupte, peut être l'image du rude sentier de la vertu.
Dans les premiers siècles du christianisme, les opinions vulgaires au sujet de Tinfluence bonne ou mauvaise des astres préoccupaient encore vivement les esprits; ce qui le prouve,
c'est qu'il existait entre les mains de tout ]<• monde certaines tables as/ro^o^iV/wes où étaient marqués les présages heureux ou sinistres qui s'attachaient à chaque heure du jour et de la nuit; et ces tables n'étaient point exclues des livres composés pour l'usage des chrétiens. Une curieuse inscription de Tan 36-è ( De' Rossi. t. I. p. 92) nous donne la mesure de l'importance qu'avaient de tels présages, même dans l'esprit de nos pères. C'est Tépitaphe d'un enfant nommé simplicivs dont l'existence, selon la judicieuse observation de M. De' Rossi. qui est ici notre guide, ne parait pas s'être prolongée au delà du jour qui l'avait vu naître. Or Tépitaphe porte que ce double événement avait eu lieu c à la quatrième heure de la nuit du VIII des ides de mai, le jour de Saturne, dans la vingtième lune, sousle signe du capricorne. • Cette annotation de date si exceptionnellement minutieuse accuse une intention évidente de mettre sur le compte d'une influence néfaste une mort si prématurée et si affligeante pour des parents. Nous lisons en effet dans lestable> astrologiques dont il a été parlé plus haut et que rapporte M. Mommsen {CÏ. Rossi. ibid.) que « tout ce qui arrive en ce jour de Saturne, à telle heure que ce soit du jour ou de la nuit, est obscur et laborieux, et que ceux qui
NAISSENT sous UI^E TELLE INFLUENCE CQURENT
DE GRANDS DANGERS. » Voici le texte: Satumi dies fwraque ejas cumerit^ nocturna sive diurna, amnia obscura laboriosaque fiant , qui ntiscentur periculosi erunt.