‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 60 sur 266 · Chapelle divisée en deux parties avec trois chaires · texte numérisé non relu

Chapelle divisée en deux parties avec trois chaires

35. Grande église du cimetière avec quatre divisions et un lucemaire tombant perpendiculairement. (V. le plan et la description de cette église à notre article Basiliques chrétiennes.)

CATÉ

CATÉ

CATÉCHUMEIVAT. — I. - Ceux qui, du judaïsme ou de la gentilité passaient à la société chrétienne, s'appelaient, avant leur initiation complète par le baptême, catéchumènes, du grec xaTTjx.^u), «j'enseigne, » en latin discipu/t ou auditores, « disciples ou auditeurs. •

Le concile d'Elvire, tenu probablement vers la fin du troisième siècle, mais très-certainement avant la paix de l'Église, renferme, dans ses quatrième , neuvième , vingt-neuvième, quarante - deuxième , quarante - cinquième , soixante-huitième canons à peu près toute la législation primitive sur le catéchuménat. Ce que nous allons en dire n'est guère que le développement des dispositions de ce concile.

Il y avait, parmi les catéchumènes, trois ordres distincts et qu'il fallait traverser pour arriver au baptême. La qualité de catéchumène donnait le droit de s'appeler chrétien^ mais non fidèle^ nom réservé aux seuls baptisés. (V. l'art. Fidèle,) Le trente-neuvième canon du concile d'Elvire dit formellement que l'admission au catéchuménat conférait le nom de chrétien : Gentiles si in infirmitate desideraverint sibi manum tmpont, si fuerit eorum ex aliqua parte vita honesta, placuit eis manumimpont, et fieri christianos. « Les gentils, si dans la maladie ils désirent que les mains leur soient imposées, si leur vie est honnête au moins en partie, il a plu (Au concile) que l'imposition des mains leur soit accordée et qu'ils soient faits chrétiens. »

1« Les catéchumènes du premier ordre étaient ceux qu'on appelait c écoutants, > au- DiENTES. Nous de VOUS .dire cependant que tous les catéchumènes étaient, d'une manière générique, compris sous ce nom, car le mot xaTe^oo- \thoç ne signifie pas autre chose que auditeur, c'est-à-dire toute personne qui écoute celui qui l'instruit. Mais il n'est pas moins certain que, dans un sens plus restreint, ce même nom était spécialement attribué au catéchumène de la première classe. Celui-là donc était écoutant, dans ce dernier sens, qui avait déposé entre les mains de l'évêque ou des autres ministres de l'Église la déclaration qu'il voulait se faire chrétien : il recevait l'imposition des mains et l'impression du signe de la croix sur le front, et dès lors il avait son entrée dans les églises, pouvait entendre la lecture des saintes Écritures et les homélies de l'évêque (Tertull. De pœnit, — Cyprian. Epist. xiii et alibi), il était catéchumène.

Le livre de S. Augustin intitulé De catechizandis rudibus, est principalement destiné à ces premiers catéchumènes; ce Père l'avait composé pour servir de manuel au diacre Deogratias qui était chargé d'instruire les écoutants à Carthage. Voici quel était le fond de l'enseignement qui leur était distribué:

après leur avoir inspiré une salutaire crainte des jugements de Dieu, on leur parlait de la création du monde, de la chute du premier homme, de ce qui est arrivé de plus important avant la naissance du Fils de Dieu, de l'enchaînement merveilleux des deux testaments, dont l'ancien est la figure du nouveau, et le nouveau le dénoûment et l'interprétation de l'ancien (De catech. rud, iv. 8); de la vie et de la mort du Sauveur, de sa résurrection, de l'établissement de l'Église, et du dernier jugement. S. Augustin veut encore qu'on les prévienne et qu'on les fortifie contre le scandale qu'eût pu leur donner la conduite désordonnée de quelques mauvais chrétiens {R.

Page 1