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escriptioDs de la lai du secret. M. Perret deux était perit-être destinée aux évèques de
nae (iv-ini. 6) un fragment de verre reprê- passage dans la ville éternelle, quand ils assis-
aiant on cerf au pied d'un arbre. Ceci rap- talent aux synaxes, ou bien encore le siège d'un
Ue les représeutations de chasse que les ancien pape , coD'
Jeos retraçaient souvent sur ce genre de mo- '*i-,ïïT-,V^- i'" , -^ serve par respect
iniBnls (V. BuooaiT. Vefn. tav. xxir. n.3), et |" ' XiUlhlàl^'''-' I P°"'' *^ mémoire;
offre pas par conséquent des caractères suffi- '"^ ■ jV: "^"iRft* '*. mais il nous paraît
mts de christianisme. '7' '' '^rir"l P'"^* probable qu'il
CHAIRE.— I. — La chaire, cuthtdra, est ^ )^^^ m ''installation desévè-
ijïégBOù, dès le berceau de l'Église, l'évB- f-' jf'-j] W} nues à la cérémonie
M s'assejait pour présider l'assemblée des ;[ ',. .jHr»^H W "C '^'^f sacre : car
dèles et leur adresser la parole de Dieu, pour j' tBM| UJ&lifr nous savons d'après
mfÉrer les saints ordres, et consacrer les év6- ife-!" ■ , '^ "''l .,"::..! "'\''^ le liber Pontificalis
ues: elle est le principal symbole de l'autorité {liiJixm. //Oquejus-
[ucopale. qu'au temps de Jean 111, qui vivait dans la se-
1* La plus ancienne et la plus vénérable de conde moitié du sixième siècle, l'usage s'était
)gtn les chaires est celle où siégeait S. Pierre maintenu de consacrer les évèques dans les ca-
wa enseigner dans la maison du sénateur tacomhes.
■iKbnî. Ce monument qui, depuis dix-huit M. Perret donne {Catac. v. pi. xxii) une
iteln, est ea possession de la vénération du pierre tumulaire ofi est grossièrement retracée
rode entier , est exposé au fond de l'abside l'image d'un évBque ou d'un prêtre, assis dans
IfSiint-Pierreau Vatican, au-dessus du tr^ne une de ces chaires d'une simplicité toute pri-
.JKmTenrin pontife, et soutenu par les statues mitive, et étendant la main en signe d'allocu-
oksules des quatre grands docteurs de VÈ- tion vers une femme debout et une brebis, qui
ii«, S. Ambroise, S. Augustin, S. Athanase, sont sans doute l'une la représentation abrégée,
.Chrysostome. Cette chaire a la forme des mais naturelle, l'autre l'eipression symbolique
Uises cuniles des anciens Romains , elle est de l'auditoire. (V. l'art. Agneau,] Deux verres
ihoiaomé de marqueteries d'ivoire, repré- publiés par le P. Garrucci {Vrlri oTnati di ftg.
Uut les travaux d'Hercule : ce qui laisse le in oro. tav. xvi. 4 et 6) représentent aussi un
oii entre l'opinion qui suppose que Pudens personnage assis sur une de ces chaires, et pa-
Htau prince des apôtres un siège profane, raissant porter la parole. On a trouvé des chai-
obablement le siège gatatoin dont il se ser- res épiscopales dans d'autres cimetières encore
it lui-même, et celle d'après laquelle ce que ceux de Rome, à Chiusi, en Toscane, par
ime sénateur en auraitfait exécuter un pour exemple (Cavedoni. Cimit. Chiut. p, 20). L'une
tte destination sacrée , opinion assez peu de celles-ci est accostée de deux sièges sacer-
UMmblable ; mais dans cette dernière sup- dotaux taillés en forme de chapiteaux.
litiaD, les dessins dont il est décoré auraient 3° Il se trouve dans certains carrefours de
sens symbolique , et feraient allusion aux ces mêmes cimetières des sièges tout sembla-
ivani de S. Pierre, ainsi qu'aux nombreuses blés et que leur position ne permet pas d'altri-
Uwres remportées par lui sur les divinités du huer au même usage. Le P. Marchi (PP. 186.
ganisme {V, Foggini. Dt Romaito itin. Peiri 190) risque la supposition qu'ils ont pu servir
tfitcopatu. p. 162. — Cf. Cortesii. D« Rotmin. à l'administration de la confession sacramen-
». jeslûque pritieipis ojostolor. Append. Mo- telle ; mais M. Cavedoni regarde comme plus
m. cm). S. Sylvestre est représenté dans vraisemblable {Ragguaglio crilico. p. 9) qu'ils
ndenne mosaïque de Saint-Jean de Lalran, étaient destinés aux diaconesses que plusieurs
wsor un siège que Ciampini affirme être de fresques nous présentent assises sur des sièges
ferme de celui de Saint-Pierre {Deaacr.xdif. tout semblables, A nos yeux l'attribution reste
n. tab. i[. n. 7). Un grand nombre de mar- incertaine.
Tologes anciens font mention de la fête de la 4° Dieu le Père, recevant les dons d'Abel et
aire, de S. Pierre i. Antioche (BoUand. Ad de Gain , la Ste Vierge , dans le sujet si fré
wi/iôf. 22), et à Rome (Baron. Nul. ad mar- quemment reproduit de l'adoration des Mages,
Fit Bom, iSjan.]. sont assis sur des sièges de la forme des chai-
> Dans la plupart des cryptes des calacom- res épiscopales ; il en est de même de ceux qui
<t| on remarque, au fond de l'abside, un siège se voient, dans une ancienne mosaïque (Ciamp.
«Il* dans le tuf, et qui n'est autre chose que Vet. mon. il. tab. xi.i), derrière sept vieillards
ithaire du pontife (Marchi. Monum. dtlte arii qui offrent au Rédempteur assis des couronnes
™. tab. xxxv-ixxvii et alib.). Une chapelle d'or, conformément au texte de l'Apoealypst
itimetière de Sainte-Agnès en a deux (Bot- (Cap. iv). Mais rien n'en peut donner une idée
"•■ tav. cxxxnii) : on suppose que l'une des aussi nette qu'un fond de coupe antique publié
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napiëre par le P. Garrucci (Vetriinoro. tav, XVIII, k), où l'on voit Notre -Seigneur assis sur une chaire à tuppedaneum au milieu de huil martyrs occupant des chaires placées m piano Nous reproduisons ici ce remarquable moDu ment
5* n y avait aussi, dans les cryptes, des chaires mobiles, témoin celle sur laquelle fut martyrisé le pape S. Etienne, et qui n'a été tirée des catarômbes de Saint - Sébastien que par Innocent Xll qui en fit don au grand duc CAme m.
6" Après les persécutions, et dans les basiliques bâties tub rfio, on conserva l'usage liturgique de la chaire épiscopale au fond de l'abside. Elle s'élevait d'abord d'un seul degré au-dessus des sièges qui régnaient des deux cdtésde l'hémicycle, afin de recevoir les prêtres, appelés pour ce motif frétns du secoua trône (Euseb. Hist. fccl. vi, 6) , ou du nramd ordrt (Augustin. Inpsalm, cxxvi). Cette élévation de l'évfique dans le lieu saint est ainsi décrite par Prudence (Petitteph. hymn. 226) :
. Fronte sub ailveraa gradibus sublime tribunal ÎDililur, antisies prédicat unde Deum.
gre», (
Ces chaires, ordinairement de marbre, étaient le plus souvent tirées des Thermes oii elles se trouvaient en nombre infini : il y en avait six cents dans celles d' Antonio (Montfaucon. /((t. Itat. p. 137). Plusieurs de celles qui subsistent aujourd'hui encore à Rome, parexempie àSainl- Qément, à Sainte-Marie in Cotmedin, etc., n'ont pas une autre provenance. La chaire de Saint- Grégoire le Grand se conserve dans son église au Mont-Ctelius, et on en montre plusieurs autres à Rome , par exemple à Saint-Étienne le Rond et & Sainte-Agnès hors des murs, o£i ce
saint pape prononça quelques-unes de ses homélies. La basilique de Saint-Ambroise i Hihn conserve encore une. chaire antique qu'une tr»ditioD, on ne peut plus plausible, suppose ètn la même où s'est assis le grand docteur.
Plus tard, les chaires eurent plusieun degrés, et furent appelées gradatx (AugustiiL epist. cciii. Adilaxim.). On le peut induire anaii d'un passage de Su Ipice- Sévère (Dial. n. Ht virlitt. S. Martini.) où il loue rbumilîtè it S. Martin qui refusait de se prêter à cet nsip quand il présidait l'assemblée des fidèles. Ol voit une chaire élevée de cinq degrés, saa compter la plate-forme dans la décoration d'à arcosûJium du cimetière de Saint-HermÈs, * présentant un pontife conférant les saints o^ dres (Aringhi.ii. 325. et notre art. OdnulML] Mais les monuments d'une plus haute antiquilt montrent, au contraire, les chaires tontàU in piano, telle par exemple que celle où ségt un pontife donnant (On l'a supposé du mcdn} le vojle aune vierge chrétienne, au cimeliln de Sainte-Priscille CBott. tav. ci.xxx. et notn art. Vierges diritietm/aj.
T Deux chaires épiscopales , placées im deux niches , entre lesquelles se trouve im table soutenant le livre des Évangiles ouvert, ont été employées quelquefois comme représentation hiéroglyphique d'un concile. Nootn avons un exemple dans une mosaïque du bç^ tistère de Ravenne (V. Ciampini. Vtt. mon. l tab. xxxvii},
8- L'église de Santa Maria delta MenionOi, dans le Latium , possède un monument d'à intérêt et d'une signification tout eiceptiiBnelle : c'est un bronze antique , doré, où, a milieu des douze apôtres en buste, estscuIpUt une chaire sur laquelle repose un livre ouvert, lequel sans aucun doute tient la place de Hotrt- Seigneur. Car, au-dessus de ce même siège tlt figurée une porte près de laquelle est un agnm portant la croix, avec cette légende r Ego nft oïttiim, et ovile ovium [V. Lupi. Dwwrt. « W. p. 262]. • Je suis la porte et le bercail du
9" Bosio avait trouvé dans le cimetière dM Saints- M arcellin-et-Pierre (Bosio. Xomanilp. 337) un fragment de marbre antique suritquel était sculptée une chaire épiscopale de forme tout à fait primitive avec un ridaïni franges relevé de chaque cité par un niwid- Nous savons, par le témoignage des Wn*i qu'il y avait dans l'antiquité chrétienne d« cd chaires voilées, atthedrx velatts^camauiitiit' pelle en particûher S. Augustin (Efirf. w Marim. cciv. — cf. Baron. Not. ad morty"'-)' Bien que ces écrivains ne s'expliquent point* cet égard, nous devons penser qu'on tirait t« voiles devant la chaire, par respect, quand l'»vêque n'y était pas. Ce curieui i
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une autre circoiLstance îiilércssanti? :
! le doKsier de la chaire est surmonte ilombe aimliée, qui signifiait l'assis- Saint-Esprit, à peu près comme celle préseote à i'oreille de S. Grégoire le )t qu'on appelle colombe impiTatriee.
jiû. II. 667.)
Les chaires épiscopales Staient soufrées d'omemeats symboliques, par de deux têtes de lion, symbole de la de la vigilsiice, vertus essentielles & ue (V. MarangODi, Delte case gentileg- Lxrni) ; de deux lAtes de chiea, autre de la vigilance et de la fidélité : c'est nous voyons dans la mosaïque de [arie Majeure (Ciamp. Vet. mon. t. i.
et mieux encore sur le siège de la stalarbre de S. Hippolyto, qui se trouve bui dans le musée du Latran, et donl voir un beau dessin dans l'ouvrage de 9t {Catac. y. 1]. S. Augustin fait mencet ornement {Ad Diosc. ep. lvi). Bais ses notes aux Capilulaireu de Charles 'e (T. II. 1276j, rapporte une peinture rince est assis sur un trûne orné de iens aboyant. Les deux bras de l'anlaire épiscopale de Sainte-Marie l'n re sont supportés par deux griffons éta de lion et cornes de chèvre (Bot- 58}. Les mosaïques de Rome, pour la du cinquième ou du sixième siècle, tent des chaires de bois ou d'ivoire, e draperies, de croix, de pierres pré- ;Ciamp. Vet. mon. i, tab.iLVii. et ii.
; elles soot quelquefois vides, mais le vent occupées par Notre -Seigneur ou Vierge. Notre-Seigneur, enseignant, fresque des catacombes (Bott. tav. liv), snr une chaire dont le dossier se terr deux ailes en marqueterie ; et aildossier est surmonté de deux têtes
« (Id. LXXIv).
' Les premiers chrétiens proressaient ide vénération pour les chaires des an- Sques. On ensevelissait ordinairement
assis sur sa chaire, comme cela eut ir S. Pierre (Phœbeus, De catk. Pétri p. v] ; et quelque temps après on retinége du tombeau, et il servait pour la
possession des évBques. Cet usage fut
rigueur en France, surtout à Reims, , à Metz, à Arras, où de très-anciennes épiscopales étaient conservées pour lation des évèques de ces différentes
Eusèbe raconta que, de son temps tl. VII. 19. 32), on rendait un culte à t de S Jacques, premier évéque de Je- ; et Taloîs, dans ses notes sur ce pasontc, d'après les actes de S. Marc, qu* e de cet apAtre avait été longtemps
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conser\'ée â Alexandrie. On sait qu'elle est aujourd'hui à Saint-Marc de Venise. De ce passage de Tertullien [Prxicfipt. xixvi) : Perewrre eechsiat apmtoMcai, apud quat iptx adhuc u-
THEDRf APOSTOLORUM mit> loCIS pfXStdtnt ,
t Parcoureï les églises apostoliques, dans lesquelles les chaires mêmes des apdtres président encore en leur place, » on peut conclure que les chaires de tous les apfltres étaient religieusement conservées dans les églises qu'ils avaient fondées.
Un sentiment de dévotion bien légitime inspira aux fidèles l'idée de se procurer des re* présentations de ces chaires, de celle de S. Pierre surtout, sculptées en marbre, et de porter sur eux des bijoux et des amulettes où elles étaient gravées. Nous pouvons citer une calcédoine représentant une de ces chaires {Âccadem. di Cortona. vu. 'tb\ sur le dossierde laquelle est écrit le mot '\fufi pour '\f^.
CH.1MANEE\IVE. - La touchante histoire
de cette femme qui vient demander au Sauveur la délivrance de sa fille de la possession du démon, et qui obtient cette faveur, grflce à son humilité et à sa confiance sans borne (Matth. XV et Marc, vu) se trouve représentée en basrelief sur uA sarcophage antique du cimetière du Vatican (Bosîo. Borna sotter. p. 65).
Les auteurs de Jtomt Kuterraine pensent que cette femme était Syrophénicienne , c'est- ■^ T-j à-dire de cette partie "■ de la Phénicie que les anciens géographes nomment Phénicie méditerranée.
S. Matthieu l'appelle Chananéenne, parce que les Phéuiciens étaient Chananéens d'origine, Sidon, fila de Chanaan , passant pour être le fondateur de la capitale de cette contrée. Elle est nommée Grecque dansS.Marc(Cap.vii.
on . et on sait que les Ju s dés gnajent so s la dénomination de Grecs toui es g nt I est pour cela que la Vulgate tradu t Ij ywii m î femme precque, i par mul er gent I • femme appartenant à la gentilité. • Quand nous voyons dans le texte de S. Paul [Rom^ i. U et alibi) le Juif opposé
CHAN
CHAN
au Grec, il faut toujours entendre par Grec, païen ou idolâtre.
Pour revenir à notre figure, qui est extrêmement rare dans les monument du premier âge, la scène est prise au moment où les disciples priaient le divin Maître de renvoyer cette femme : Dimitte eam (Matth. xv. 23), et où en effet il la renvoie, mais avec pleine satisfaction : « Va, le démon est sorti de ta fille. > Vade, exiit dxmonium a filia tua (Marc. vu. 25). On voit un apôtre qui lui touche Pépaule comme pour la présenter au Rédempteur ; Jésus lui tend sa main, que Pheureuse mère saisit de la sienne enveloppée, par respect , dans un pan de son manteau , et baise avec reconnaissance. Baiser la main équivalait, dans l'antiquité, à une formule de prière ; Priam baise la main d'Achille, bien qu'il eût tué son fils Hector, afin de le déterminer par cet acte de soumission à lui rendre sa dépouille (Homer. Iliad, XXIV. vers. 478).
Conformément aux principes de la modestie chrétienne, inculqués par S. Paul et souvent développés dans les Constitutions apostoliques^ Tartiste a eu l'idée de voiler la tête de cette fenmie : « Dans les places, couvre ta tête (Constit, apdst, lib. i. cap. 8), comme il convient à une femme, » Obvoluto capite, quemadmodum muUeres decet (Trad. Coteler).
CHANOrVES (CLERici CANONici). — Pendant les quatre premiers siècles, les clercs vivaient au milieu de la multitude des fidèles, c'est-à-dire chacun dans le sein de sa famille, tn multiplici hominum génère (Aug. De mor, Eccles. I. 31). S. Augustin, évéque d'Hippone, est le premier qui astreignit ceux de son Eglise à la vie commune, « et constitua un monastère au sein de l'Église (Possidon. In Vit, Aug, m) ; » ceux qui se refusaient à embrasser ce genre de vie étaient par lui éloignés des ordres sacrés (Id. ibid, xxv. — Augustin. Serm. xlix. De divers).
Ces clercs qui menaient, conformément aux canons ou règles, une vie commune, s'appelaient clercs canoniques d'où Ton a fait chanoines, clerici canonici. Bientôt les évoques s'empressèrent de toutes parts d'adopter cette sage institution, d'abord dans les autres parties de l'Afrique (Aug. Epist, ad Sever^ Novat, et Evod.)^ et ensuite en Espagne {Conc, Tolel, II. 1), où les évêques vivaient en communauté avec les prêtres et les clercs inférieurs {Conc Tolet, IV. 21-23). Dans les Gaules (Cohc, Turon, II. 12), là où ce genre de vie était adopté, l'évêque avait avec son clergé une môme table, que, selon S. Grégoire de Tours, on appelait table des chanoines, canonicorum mensam {Hist, 1. x). Cette discipline relative aux clercs canoniques fut introduite vers le même
temps par le moine Augustin, en Angleterre, où l'avait envoyé S. Grégoire le Grand (Beda. Hist. AngL i. 27), qui l'avait lui-môme établie à Rome (Joan. Diac. In ejus Vita. ii. 11).
La maison où les clercs vivaient réunis prit plus tard le nom d'école, schola^ et les clercs celui de scholctstici {Capit. Caroli Magni, in addît. II. 5), sans doute parce que, dans cet asile, ils cultivaient les sciences sous la direction de l'évêque, qui c régissait leur vie comme l'abbé d'un monastère. » {Conc. Aquisgr. an. 879. c 73.) La maison du clergé était, à l'instar des cloîtres, placée près de l'église. Cette vie commune entre l'évêque et son clergé se maintiit en vigueur dans la plupart des Églises d'Occident jusqu'au neuvième siècle.