‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennesChapitre 73 sur 266 · CONG · texte numérisé non relu

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drien : c Sur le trône saint, le saint Évangile était déposé, nous criant à nous tous, hommes sacrés qui nous étions réunis : Jugez un juste ptgmerU! » Cette importante pratique fut observée avec non moins de zèle dans les conciles de rÉglise occidentale. Ainsi, au premier de Latran, sous Martin l», au deuxième, sous Zacharie ; au troisième du Vatican , sous Jean XIII; à celui de Ferrare, soit de Florence, lequel avait commencé à Bâle, sous Eugène lY, et dans tous les autres, nous voyons toujours la même vénération témoignée aux saints Érangiles.

Et rÉglise attachait tant d'importance à ce solennel usage, qu'elle voulut en fixer la mémoire dans ses monuments, comme un perpétuel enseignement pour les peuples. Nous en citerons pour exemple la mosaïque de la coupole de Saint-Jean in fonte^ c'est-à-dire du baptistère, de Ravenne, monument du milieu du cinquième siècle, où ce fait est représenté. (On sait que des conciles furent quelquefois tenus dans des baptistères qui eux-mêmes étaient souvent de belles et spacieuses basiliques. ) On y voit un suggestus soutenu par quatre colonnes, sur lequel est déposé le livre des Évangiles ouvert. De chaque côté est figurée, dans une niche de forme absidale, une chaire épiscopale, ce qui n'est autre chose que la représentation abrégée ou hiéroglyphique d'an concile (V. Ciampini. Vet. inonim, .t. i. tab. xxxvii).

Afin de donner une forte impulsion à leur zèle pour la défense et le maintien de la doctrine orthodoxe, et de repousser les mauvaises influences qui eussent tenté de se faire jour dans ces saintes assemblées, les pères des conciles voulaient délibérer en présence des saintes reliques, et faisaient placer au milieu d'eux les corps des martyrs et des confesseurs qu^on apportait des villes voisines. On sait qu'au concile de Reims, tenu sous Léon IX , le corps de S. Rémi fut exposé sur l'autel à la vue de tous les pères. On plaçait aussi dans les conciles les images des Saints, comme un iiourel encouragement à bien faire. Nousi connaissons cet usage par le témoignage du pape Grégoire II (Epist. ii Ad Lean. Isaur. icono-

JII. -— On produisait encore dans les conciles 1m œuvres des Pères de l'Église, ainsi que les cuons des anciens conciles, afin de pouvoir en iin les passages relatifs aux objets divers des délibérations. Rien de plus fréquent que ce rit 0t cette discipline : nous en voyons, entre autres, l'application dans l'action dixième du sixième concile général, où, contre les monotliélites, il fut donné lecture des livres des Pères de l'Église enseignant qu'il y a en Jésus- Cbrist deux volontés et deux opérations.

Dans sa lettre cent douzième (L. vu) à Syagrius, évoque d'Autun, S. Grégoire ordonna que les évéques souscriraient dans le môme ordre où ils siégeaient.

Au premier concile de Nicée et au premier de Constantinople, les évéques ne mirent que leur nom avec celui de leur siège, comme : « Alexandre d'Alexandrie, Eustache d'Antioche ; « à celui de Constantinople : c Timothée d'Alexandrie, Cyrille de Jérusalem. > Un peu plus tard, les évéques commencèrent à faire suivre leur nom de la formule Dei graiia ou Dei miseratione , comme au concile d'Éphèse : € Acace, par la miséricorde de Dieu, évoque du siège de Milet, s et à celui de Chalcédoine : f Seleucus, par la grâce de Dieu, évoque de la métropole d'Amasie. > Quelques-uns môme, par un sentiment de singulière modestie et humilité ajoutaient à leur titre d'évôque les épithètes de humbles^ minimes^ indignes. C'est ce qui se vit au deuxième concile général. Dans les cinquième, sixième et septième, tous les évoques qui ne signent pas Dei miseratione ou Dei gratta^ se disent indignes ou pécheurs.

IV. — Autrefois, on présentait les décrets des conciles même aux évéques absents, afin qu'ils les souscrivissent : cette coutume fut généralement suivie dans les premiers temps de l'Église, môme avant le concile de Nicée. En effet, comme Alexandre, patriarche d'Alexandrie, et Osius eussent condamné les blasphèmes d'Arius, et approuvé l'usage du mot omousios ils promulguèrent leurs décrets par une lettre encyclique, demandant les suffrages des évoques absents.

Les quatre premiers conciles généraux furent reçus comme les quatre Évangiles, et consignés dans les diptyques sacrés. Cette inscription des synodes aux diptyques de l'Église eut lieu, pour la première fois, selon la juste observation de Baronius, au concile de Constantinople, tenu en^ 518, sous le pontificat d'Hormisdas, et sous le règne de l'empereur Justin : c'est ce qu'attestent les actes de ce môme concile.

Ces diptyques, contenant l'inscription des conciles, étaient lus du haut de l'ambon, par l'évoque ou par quelque autre qu'il eût délégué à cet effet, et cela, pendant la célébration de la messe. Nous connaissons cette circonstance par la lettre ou libelle des évoques" offert à Constantinople au pape Agapet, lequel libelle est rapporté dans l'action du concile de Constantinople, sous Mennas (Ap. Labb. t. v. édit. Paris, p. 30).

Les conciles, tant généraux que particuliers, furent quelquefois représentés dans les églises par la peinture ou retracés dans des inscriptions. Ainsi, les six premiers conciles généraux se voyaient autrefois figurés en peinture dans

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l'église (le Gonstanlinople et dans l'ancienne Vaticane. Parmi les peintures et les inscriptions d'une rare élégance qui décoraient l'église de Bethléem, figuraient les arguments de quelques conciles généraux et particuliers : au milieu était le pupitre soutenant le livre des Évangiles , et d'un côté l'encensoir, de l'autre un candélabre et la croix (Quaresmius. fc/ucidut, terras sanctœ. t. ii. 1. 6. cap. 13).

CONFESSEURS (culte des). — « La paix a aussi ses couronnes, destinées aux vainqueurs qui, dans les diverses conditions de la vie, savent terrasser l'ennemi du salut, dit S. Gyprien (De zelo et livore, vers. fin. 0pp. edit. Oxon. p. 157). Avoir subjugué la volupté, c'est la palme de la continence. Avoir résisté à l'envie et à l'injustice, c'est la couronne de la patience. C'est triompher de l'avarice que de mépriser l'or. Le triomphe de la foi, c'est de supporter les adversités présentes dans la confiance d'un avenirmeilleur. Celui qui dans la prospérité sait se préserver de l'orgueil, acquiert la gloire de l'humilité. Celui qui se livre à la douce inclination de secourir les pauvres, s'assure la rétribution du trésor céleste. Celui qui ne connaît pas la vengeance , mais se montre constamment bienveillant et débonnaire envers ses frères, celui-là est décoré du prix de la dilection et de la paix. Nous courons tous les jours dans ce stade des vertus, et, sans intermission de temps, nous arrivons à ces palmes et à ces couronnes de la justice. »

C'est sur ces principes que s'est fondée l'Église pour associer aux honneurs qu'elle rend aux martyrs tous ceux de ses enfants qui se sont sanctifiés par 'des vertus plus modestes et sans l'effusion de leur sang. Elle appelle ceux-ci confesseurs^ parce que, eux aussi, par le mérite et l'éclat de leurs œuvres, ont à leur manière rendu témoignage à la religion du Christ.

La distinction entre les confesseurs et les martyrs se trouve nettement exprimée dans une inscription de Milan du quatrième siècle, que nous reproduisons d'après le bulletin archéologique de M. De' Rossi [Bulett, an. 186(i. p. 30) :

ET A DOMINO CORONATI SVNT BEATI CONFESSORES COMITES MARTYRORVM {StC) AVRELIVS DIOGENES CONFESSOR ET VALERIA FELICISSIMA. BIBI. IN DEC FECERVNT.

Il est établi par ce précieux monument que Diogènes était confesseur et compagnon des martyrs, et qu'il se prépara, de son vivant, à lui et à sa femme, un tombeau près des reliques de ceux qui avaient succombé dans la persécution.

Le culte des confesseurs a été en usage dans

l'Église depuis le quatrième siècle. C'est depuis lors que leurs noms furent insérés dans les diptyques, et leurs fêtes célébrées (FloreDlio. Ad vet. martyrol. — cf. Donati. Dittici, p. 60): « Dès que les chrétiens cessèrent d'être vexés par les persécuteurs, et commencèrent à mener une vie paisible, peu à peu s'introduisit dans l'Église universelle la coutume d'inscrire dans les diptyques sacrés, sous le titre de confesseurs, ceux qui avaient brillé par leur sainteté, sans cependant avoir remporté la palme du martyre ; comme ayant confessé , par de rudes combats contre les vices, Notre-Seigneur Jésus-Christ , le vrai législateur. »

Nous savons par S. Jérôme qu'Hilarion célébrait avec ses frères des vigiles sacrées pendant la nuit précédant le jour anniversaire de la mort de S. Antoine. Hilarion, à son tour, eut aussi dès le quatrième siècle sa fête, qui se célébrait avec solennité et pompe par les habitants de la Palestine (Sozom. Hist. eccl. m. IV. Le solitaire de Bethléem parle avec éloge d'une femme nommée Constantia, qui passait les nuits près du tombeau de ce même anachorète.

Il est avéré que dès lors on élevait des temples aux confesseurs : car l'humilité de S. Antoine s'étant effrayée de la perspective d'un tel honneur, ordonna à ses disciples de cacher ses restes, ne martyrium fahricaretur. Le mot de martyrium^ employé ici par S. Jérôme, indique assez que les sanctuaires élevés sur les tombeaux des confesseurs n'avaient pas d'autre nom que les basiliques recouvrant la dépouille mortelle des martyrs. (V. l'art, confessio.) Théodoret raconte {Hist. eccL in) d'un anachorète nommé Marcien, et Sozomène [Bist. eccl. VIII. 19), du confesseur Nilamon, qu'aussitôt après leur mort, les peuples circonvoisins leur érigèrent des temples, et commencèrent dès lors à célébrer chaque année le jour de leur déposition.

C'est donc par erreur, que, à la suite de Martène (De ant. Eccl. rit. xxx. 3) et de Bona (Rcr. liturg.i. 16), plusieurs auteurs ont avancé que S. Martin de Tours avait été, au début du cinquième siècle, le premier Saint non-martyr à obtenir le culte public de l'Église. Au reste, le calendrier édité par le P. Fronteau, et datant du temps du pape Libère, mentionne la fôt« de S. Sylvestre, qui était mort avant S. Martin. Voilàpourl'Oecident. Quant à l'Église orientale nous savons que S. Philogone était honoré î Antioche du temps de S. Chrysostome, qu nous en a laissé pour preuve une homélie, pro noncée le jour de la fête de ce confesseur, l' 20 décembre. Il est donc bien établi que, de le début du quatrième siècle, les confesseui furent honorés d'un culte public dans l'une c l'autre Église. (V. Culte des saints. Canonisaiiof Diptyques, etc.)

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C0\F£8SIO, MAIiTYIilUM , MEAIO-

RIA. — I. — Dans les auteurs anciens , ces mots n'indiquent autre chose que le lieu où le corps d'un martyr avait été inhumé ; ils furent plus tard appliqués à Pautel bâti au-dessus de ce tombeau : c'était à proprement parler la confession souterraine (Li6. pontif. t. i. p. 155} ; mais outre cet autel souterrain ou hypogée qui recouvrait immédiatement les ossements du martyr, il y en eut un autre audessus, dans la basilique, avec des proportions plus vastes, c'est la confession supérieure ; enfin, par extension, ces noms furent donnés à la basilique tout entière dont le tombeau du martyr avait servi à déterminer le point central.

Cependant le mot martyrium parait avoir été plus exclusivement affecté à la basilique. Ainsi nous trouvons dans iiusèbe {De Vit, tonitaniin, m. 48), et dans Socrate {Uist, eccL iv. 18;, martyrium Thomx^ pour désigner l'église de Saint-ïhomasr à Édesse ; ailleurs martyrium Pttri et Pauli , pour les basiliques de Saint- Pierre et de Saint-Paul à Rome. Les tombeaux des deux apôtres reçurent quelquefois le nom tout spécial de tropkxa apostolorum (Ëuseb. i/irt.ecci. m. 4) ; martyrium Euphemùe^VégWse de Sainte-Euphémie à Chalcédoine , la môme où se tint le concile de 451 , et dans les actes de ce concile cette église est toujours désignée ainsi : In martyrio sanctissimx^ et putàt»y victrids et martyris Euphemix. c Dans le wrtyrium de la très-sainte, très-belle, victon«use et martyre Euphémie. » C'est pour la œême raison que PégÛse bâtie par Constantin «M" le Calvaire en l'honneur de Jésus-Christ, le prince des martyrs, est appelée martyrium SfllwtorM (Euseb. op. laud. c. xlix).

Quant au mot memoria , il se rapporte au ^ qu'avaient les premiers chrétiens de placer les restes des martyrs dans des loculi par- ^culiers, sur lesquels ils bâtissaient des édites, de peur qu*à la longue on ne vint à ^lier le lieu où ils avaient été déposés, et qu'ils ne pussent être confondus avec les os- *ments communs : il s'agissait de sauver leur ^éwire de l'oubli. S. Augustin, dans son li- ^ De cura pro mortuis yerenda ( Cap. iv ), ^ïïût cette explication des monuments en S^ral qu'on élève sur la cendre des morts ; ^eurs, il attribue cette dénomination en parler aux mémoires des martyrs (L. xx. c. 21. ^r, Faust. -^ De dvit. Dei. 1. xxii. c. 10). ^ il est certain qu'elle s'appliquait à un ^"•ibeau quelconque, et en tous lieux, témoin ^ inscription de Rome de la fin du qua- ^^^ siècle (Rossi. i. p. 193. n. 443) : me- ^MUa ANiSTAsiAE, et cellc-ci où il est dit que Sosanne s'acheta elle-même sa mémoire de son ^^ : «vasANNA (Sic) compara || vit sibi

M£M0RiAM (Id. 196. n. 448). Nous avons la même formule sur de simples pierres sépulcrales : QViNTiLiANi MEMORIA (Boldctti. p. 341). L'abbé Gazzera nous en fait connaître un autre exemple pour le Piémont (Gazzera. Del Piem. p. 35):

....MATER DVLCISSIMA IN PAGE XPI RECEPTA IVLIVS FIUVS MEMORIAM PEC OBnT KAL SEPTEM

« Mère très-chère, reçue dans la paix du Christ; Julius son fils lui a fait cette mémoire : elle expira aux calendes de septembre. »

D'autres monuments épigraphiques expliquent la raison et le sens du mot memoria :

MEMORIAE CAVSA, OU XAPIN MNHMHZ.

II. — Le mot œnfessio est celui qui s'emploie le plus communément pour désigner l'autel recouvrant, dans la crypte , le tombeau du martyr, et placé au point central de l'intersection de la nef et de la croisée. C'est là la confession proprement dite ; on y descendait par des degrés, et c'est ce qui lui a fait donner par les anciens auteurs le nom de xataSdoia ou descensus (Borgia. De Vatic, confess. B. Pétri, p. xxxi). Au-dessus de la crypte, s'élevait, comme nous l'avons dit, au milieu du sanctuaire de l'église, un second autel en marbre, en granit , ou en porphyre , rappelant par sa forme, comme par sa position même, son origine sépulcrale et sa première destination. On voit encore à Rome plusieurs confessions de cette nature, par exemple dans l'église de Sainte -Prisque, dans celles de Saint- Sylvestre, de Saint -Martin a' mon/i, de Saint -Laurent hors des murs. Mais, comme il n'était pas toujours possible d'avoir une crypte semblable à celles-là dans toutes lés égUses, on imagina d'établir un simulacre de crypte , auquel on donna aussi le nom de confessio, martyrium^ et qui ne consistait qu'en une cavité ménagée, pour recevoir les reliques, au-dessous de l'autel, dans l'espace résultant de l'élévation du sol du sanctuaire au-dessus de celui de la nef. Cette espèce de châsse maçonnée était close sur le devant , par une grille , ou par une table de marbre perforée (V. l'art. TransenruB)^ et c'est encore dans les catacombes qu'avait été puisée l'idée de cette grille, témoin le tombeau d'un martyr inconnu du cimetière de Calhste, lequel est muni d'une dalle de marbre perforée, protégeant la reUque. (V. Boldetti. p. 35. tav. xxxiv.) Un espace ménagé au milieu des marches du sanctuaire permettait d'approcher des reliques pour les vénérer : l'église de Saint- Georges in Velabro présente une crypte de ce genre.

Enfin, on se contenta plus tard de renfermer dans une cavité pratiquée au centre du sarcophage de l'autel lui-même , des reliques de

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martyrs, el l'autel devint ainsi comme un diminutif de crypte. Les reliques des Saints, nonmartyrs et auxquels on a donné , dans les temps modernes le nom de confessears, ne furent admises à reposer sous l'autel qu'au sixième siècle, et S. Martin parait être le premier qui ait obtenu col honneur. i,V. D. Gcrvaise. Yie de S. Martin, iv partie.) Dans l'antiquité, lo nom de confesseur n'Était attribué qu'à ceux qui, appelés devant les juges païens, avaient confessé la foi de Jésus-Christ; celui qui avait souffert quel{]ues tourments pour cette sainte cause, sans y succomber, était appelé tantôt con/essfur, tantôt martyr. (V. Borgia. op laud. p. xxxviii.)

De toutes les confessions antiques, la plus vénérable, sans doute, et peut-être la plus somptueuse fut celle do S. Pierre au Vatican, et nous ne saurions nous dispenser d'en donner une description succincte. On comprend assez qu'il no s'agit pas ici de la confession telle qu'elle existe aujourd'hui : tout le inonde connaît ce prodigieux monument au sein d'un édifice plus prodigieux encore. Si l'on en croît le catalogue des papes dressé au sixième siècle (Schelestrate. Ântiq. écoles, t. i. p. 406), et le livre pontifical i,T. i. p. 18), la première mémoire élevée sur les restes du prince des apôtres serait due k S. Anaclet- Quoi qu'il en soit, il est pleinement démontré, du moins, qu'elle exista dès le deuxième siècle {Borgia, De Vatie. cottfess. D. Pelri. p. xxxvii). Les premières notioDS positives que nous possédions k cet égard nous ont été transmises par notre S. Grégoire de Tours qui avait visité la confession de S. Pierre, et ericore la doscrijition qu'il en donne (De glorta martyr, i, 28) et que iiouj ne faisons, pour ainsi ^iirc, que reproduire, n'a-t-elle pour objet que la confession supérieure.

Le tombeau du prince des apôtres, mèmoin ou confession proprement dite, était placé sous un autel orné de quatre colonnes d'argent. qui supportaient un ciborium. (V. ce mot.) Cel. autel était entouré d'une grille, qui s'ouvraii pour ceux qui y allaient prier. Ils se plaçaieni à une petite fenêtre pratiquée au-dessus du tombeau, et nommée jugulum, et là demandaient les faveurs dont ils avaient besoin. Ils faisaient ensuitedescendre un linge, fxiUiolum, qui auparavant avait été pesé dans une balance. Ensuite ils jeûnaient et priaient jusqu'à ce qu'ils connussent qu'ils étaient exaucés, et ils le connaissaient au poids que Le pallioluni avait acquis dans son séjour sur la sainte relique.

Telle était au sixième siècle la disposition de la confession de S. Pierre, et telles étaieni les pratiques de dévotion qui y avaient lieu. Plus tard elle reçut des embellissements et de^

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