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s monuments antiques, les diacres sentes avec le livre des saints Évankonarr. tav. xvi. 2) parce que leur ; de le porter et de le lire dans la li-
avec la croix, qu'ils étaient aussi ; porter dans les cérémonies de l'É- Aurent est peint avec ces deux attriun verre doré (Bottari. tav. cxcviii.
le mosaïque de Saint - Laurent hors Ciampini. Vet. mon. tab. xxviii), dans le des thermes du pape Formose (Pa- Christ. bain, in front.), etc.
icipaux vêtements des diacres étaient , et l'étole , stoUiy qui était primiti-
manteau, placé d'abord sur les deux s diacres, puis sur une seule, pour uer des prêtres. On voit S. Etienne ent avec l'étole sur l'épaule gauche ïsalque déjà citée. On accorda plus iacres l'usage du co/o6ium, puis cedalmatique. (V. les art. colobium et
breuses inscriptions antiques men- 1 qualité de diacre (V. Grut. ml. 8.
i. p. 415. — De'Rossi. i. 298 et pas- 1 syncmyme lévite (Gruter. mlv. 1).
l'autel de l'église de Minerve : ra-
i LEVITA, WILIELMVS LEVITA (V. Le
el de Minerve, pp. 13-20. etc.). Les iciens, entre autres S. Grégoire de glor. martyr. 25 et alibi). Prudence V. 31) désignent aussi fréquemment sous le litre de lévite. Un marbre 1 milieu du cinquième siècle (De' I. 330 ) fait lire le nom d'un lévite, lévite du siège apostolique : sedis LE LEVITES PRiMVS ; et il est dit plus a vie de ce ministre de l'autel fut son ministère :
ALTARI8 FVIT ILLE MINISTER r TT AEQVARET VITA DECORA VIRI.
S de détails, V. Zeigler, De diaconis sis Ecclesiœ. Wittebergae 1678).
ri enregistre une inscription offrant ieularité intéressante que le défunt,
qui très-probablement était un diacre, est désigné sous la dénomination de ministrator christianw :
FLA.SECVNDO.BENEMERENTI
laNISTRATORI.CHRESTIANO.lN.PACE
QVl.VlXIT.ANN.XXXVI.DP.m.NON.MAR.
DIEU. — I. — Dans les monuments chrétiens des premiers âges, l'idée ou l'intervention de Dieu le Père n'est jamais exprimée autre ment que par une main isolée , sortant d'un •nuage. Dieu étant incorporel et partout invisible, ne se manifeste à nous que par ses œuvres. Aussi l'Écriture ne désigne -t-elle l'action (le sa toute-puissance que par le mot de main : manus fortis^ manus rohusta^ manxAS exceUa, Dextera Domini fecil virtutem (P«. viii. k. — Exod. vin. 19. xi. 23. — Is. xl. 12). Tel est aussi le style des écrivains ecclésiastiques : Quum audimus manvs, dit S. Augustin (Epist. cxLViii. 4), operationem intelligere debemus, « Quand on dit main , nous devons entendre opération. » Pour exprimer la protection divine qui rendit Constantin victorieux de ses ennemis, Eusèbe {De laud. Constant, x) dit que Dieu lui tendit la main du haut du ciel.
Tout ce qui ressemblait à une matérialisation de la Divinité répugnait essentiellement à l'esprit chrétien, et S. Augustin repousse par ces énergiques paroles toute pratique de cette nature {Episi. cxx. 13) : Quûdquid^ cum ista cogitas^ corporel similitudinis occurrerit^ abige, abnue^ nega^ respue^ fuge. a Tout ce qui peut, quand il s'agit de Dieu, réveiller l'idée d'une similitude corporelle, tu dois le chasser (De ta pensée), le renier, le répudier, le fuir. » Bien que , dans les premiers temps , l'hérésie des anthropomorphites ne fût pas encore née, de telles précautions étaient néanmoins nécessaires contre d'autres hérétiques, et contre les stoïciens, qui se figuraient un Dieu corporel ; elles avaient aussi pour but d'ôter aux simples et aux faibles toute occasion d'erreur en une matière si importante. Tels sont les principes qui portèrent les artistes, ou pour mieux dire les pasteurs sans Tautorité desquels rien ne se faisait dans l'Église , à adopter cette manière abrégée d'exprimer, dans les sculptures, les peintures, mosaïques, etc., l'intervention et la puissance de Dieu le Père.
Nous allons énumérer sommairement les principaux sujets oil la main tient la place de Dieu.
1° Moïse recevant les tables de la loi sur le Sinal. Ainsi en est -il dans un grand nombre de bas-reliefs, de fresques, etc. (V. Buonarruoti. Vetri. p. 1. — Bottari. tav. cxiii. cxv. cxxviii. CLix. CLxxxix et alibi). Partout Moïse étend sa main pour saisir les tables, mais il ne les tient pas encore. Le sarcophage de Saint- Ambroise
DIEU
DIEU
de Mijan (Allegranza. Sacr. rnon. di Mil. lav. v) présente cette particularité que la main divine, après avoir livré à Moïse ce précieux dépôt, reste étendue.
2® Moïse détachant sa chaussure, et Moïse frappant le rocher. Ces deux sujets se trouvent réunis dans une belle peinture publiée par Bosio et depuis par M. Perret (Vol. i. pi. lvii). C'est le premier que la main domine, et ello tient lieu de la voix divine disant à Moïse ^Exod. m. 5) : c Ote ta chaussure, car la terre où tu marches est une terre sainte. »
3» Le sacrifice d'Abraham. (V. la planche de l'art. Sacrifice d'Abraham.) Sur le point de frapper son fils, le saint patriarche dirige ordinairement ses -regards vers le lieu où la voix de l'ange se fait entendre à lui (Gènes, xxii. 11), et, à la place de cet envoyé céleste, auquel Tart chrétien primitif n'essaya jamais non plus de dpnner un corps, il voit lainiain de Dieu, qui quelquefois saisit le glaive (Bottari. tav. xv), et le plus souvent étend l'index vers Isaac (Allegranza. ibid. n. vi. — Perret, vol. ii. pi. lxi). Il faut remarquer encore que, dans presque tous les tombeaux bisomes, ces deux faits sont représentés, l'un à droite, l'autre à gauche du médaillon renfermant les bustes des deux défunts, de telle sorte que les deux mains divines se font pendant au-dessus (Bottari. tav. lxxxix}.
4® Dans un des fragments des antiques mosaïques de Sainte-Marie Majeure, publiés par Ciampini d'après des dessins de la bibliothèque Barberini (Ciamp. Vet. mon, i. tab. lxii), on voit une main tenant une espèce de bouclier oblong figurant un nuage dans l'intention de l'artiste, et qui dérobe Moïse, Aaron et probablement Hur à la fureur de la multitude qui les accable de pierres. On reconnaît là, bien qu'un peu dénaturé, le fait raconté au livre des Nombres (xvi. kl seq.). La mosaïque de l'église de Galla Placidia à Ravenne (Ciamp. Vet. mon. I. tab. Lxiv. i' , où est représenté Josué combattant les Amorrhéens, fait voir dans les nues une main qui, conformément au texte sacré (Josue. x), lance une grêle dé pierres sur les ennemis du peuple de Dieu. La main divine, comme emblème de protection, se remarque fréquemment aussi dans les figures de la Genèse, publiées par Lambèce, d'après un manuscrit- grec de la plus haute antiquité, ainsi que dans le livre des Juges de la Vaticane (C. Buonarruoti p. 5), dans le ménologe de Basile, et enfin sur quelques monnaies de petit module à l'effigie de Constantin , frappées après sa mort (Euseb. De Tit. Constant, iv. 73).
5® Le baptême de Jésus-Christ par Jean- Baptiste. La main parait au-dessus de la tête de Notre-Seigneur ; mais ce n'est guère que dans les diptyques ; les fresques, celles du cimetière de Saint-Pontien par exemple, les
mosaïques, les pierres gravées, reproduisai ce sujet, n'ont ordinairement que la colomlx Dans un diptyque d'ivoire de l'abbé Trivulc> cité par Allegranza (Monum. di MU, p. 59\ main bénit Notre-Seigneur au moment de»
baptême, mais avec une disposition des doig qui n'est ni la latine, ni la grecque. (V. l'ai Manières de bénir.) Ciampini (Vet, Mm.
tab. v) donne un bas- relief représentant baptême d'Agilulfe, roi des Lombards, sur tête duquel parait une main sortant d'un nui et tenant un volume grossièrement sculpt la main signifie ici la toute-puissance de Di qui amollit les cœurs les plus durs, et le \ lume est le symbole de la foi.
6** La main divine tient quelquefois uneco ronne au-dessus de la tête des Saints, po marquer que Dieu est le rémunérateur de vertu. C'est ce qui se voit dans beaucoup mosaïques de Rome et de Ravenne (Ciamp. T mon. t. II. tab. xvi. xxiv. xxxv. xlvii. lu dans les figures du ménologe de Basile (C. 6( tari. II. p. 102), par exemple, aux fêtes • S. Ambroise, de S. Jean, archevêque de Sébast de S. Etienne, de S. Domitien : dans cet o vrage, la main sort d'un globe et des rayo partent de ses doigts.
7» Certaines monnaies frappées après la me de Constantin, où ce prince est vu transpor au ciel dans un char, olfrent une main myst rieuse qui le reçoit ^Euseb. De Vit. Constw IV. 73).
8» Dans la célèbre mosaïque de Sainte-S bine de Rome (Cinquième siècle), une ma sortant d'un nuage, tient un livre suspem au-dessus de la tête de S. Pierre, ce qui sigi fie la loi chrétienne descendue du ciel, et do le dépôt était confié à cet apôtre (Ciampii Vet. mon, i. tab. xlvii). Quelques médaill de papes des bas temps, entres autres celles • Victor II et d'Alexandre II, présentent un fi qui n'est pas sans analogie avec celui-ci : c'e une main leur remettant les clefs, ce qui e prime que la puissance des clefs donnée S. Pierre et à ses successeurs émane du ci (Bottari. ii. p. 147).
9» Nous citerons enfin une pierre gravée • Mans où se voit l'église de cette ville entres deux patrons S. Gervais et S. Protais, et si montée d'un nuage d'où sort la main de Di avec cette inscription : BEXtera (Saggi (Wf < cudem, di Cortona. t. vu. kl, tav. ix).
11. — Ce que nous venons de dire de la présentation de Dieu le Père sous le symb la maïf}, s'applique en général aux monume des quatre premiers siècles^ où elle a été clusive de toute autre. Dans les siècles ! vants, comme on l'a vu par plusieurs mo ments cités plus haut, ce symbole contini être en usage sans doute ; mais nous ne s
DIEU — S
a adhérer à l'opinion de la plupart des iDte, Émeric David et Raoul -Roche tte, par [nple, qui. par une distraction difficile à liquer, reportent jusqu'au neuvième siècle premiers essais de représentation de Dieu ère soDS forme humaine. Nous avons deux ophages, l'un du cimetière de Lucine, tre de celui de Sainte-AgnËs (Bottari. tav. .nxTcr, et qui ne paraissent guère pasteur au quatriËme siècle (V. Brunati Disseri. (.et Antiale* de philos, chrél. t. xxt. p. 363), le Seigneur figuré par un vieillard, ou un une d'âge mûr assis sur un rocher ou sur ùége recouvert d'une draperie , reçoit les inries d'Abel et de Cain, et un troisième
Mlari. tav. lxxxw) qui le montre, toujours Ira le même type , mais debout, ordonnant Uobe de détacher sa chaussure pour s'ap- «lier du buisson ardent. D'autres bas-reliefs aeatawinbes (Bottari. tav. lxxxiv. lxxxvii mil), le représentent sous les traits d'ur UH homme ^Ce qui dénote la jeunesse éterilk. attribut essentiel do la Divinité;, ati ■onral où il condamne Adam et Eve au tra- ■il [Gtnts. m. 16. 17). 11 remet i Adam des ptpour marquer que la nature de son travail Mutera à cultiver la terre, et à Eve u |Mau dont elle devra filer la lainu , et qi Hlssfmbole des soins domestiques qui seront N apanage et celui de son sexe. Le cimetière tPtmtienest décoré de fresques relativement « anciennes, mais remontant néanmoins au •ititiDe siècle à peu près. Or, on y obseive Itts un nuage un buste de vieillard, Nimbé, Mnonaiit de fleurs les martyrs Abdon et SwoeB (Bottari. tav. ilv. — Et la gravure <»pgiiant l'article Abdon et Seitiien, . Cette *^«peutétre que celle de Dieu le Pè "leiMimment a précédé de deux siècles