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L^ Doxologie tnimure. Sa formule la plus ique se borne à ces mots : Gloria Patri, et ^, et Spiritui sancto in secula seculorum. m. Cest ce qu'attestent pour les Églises eotales S. Athanase, ou l'auteur quelconque livre De virginitate, et Valfrid Strabon {De ib. eccl. xxv), spécialement pour les Grecs, quels omettaient sicat erat in principio, etc. , rôles adoptées surtout par les Latins. Il faut excepter les Espagnols qui, vers le milieu septième siècle, omettant ces mêmes paes, ne faisaient qu'ajouter le mot hofior au »t jtofia. Nous le voyons par deux canons concile de Tolède (Concil. Tolet. iv. 12-U). quelle époque remonte cette addition, sicut tf m principiOj c'est ce qu'il serait difficile dire. Les uns pensent que c'est le concile Nicée qui la fit intercaler contre les ariens ; ûs cette opinion nous parait être en contraction avec l'autorité de S. Alhanase et avec sage des Églises d'Espagne. Il est plus\Tainblable que ces mots furent ajoutés du conrtement commun des fidèles pour protester itre Terreur des ariens qui enseignaient B le Fils n'était pas au commencement, et il fut un temps où il n'existait pas.
1 faut observer qu'autrefois les catholiques aient indifféremment : Gloria Patri et Filio 5f»n7ui sancto, ou GUtria Patri et Filio cum ifitu sancto. ou per Filium in Spiritu sancto, enfin m Filio et Spiritu sancto. Ces diffé- »ces étant peu considérables, on pensait aucun sens hérétique ne pouvait se cacher 18 ces diverses manières de parler. Mais 5 qu'on vit les ariens adopter comme carac- "istique de leur hérésie la formule Gloria W IN FUio et Spiritu sancto, voulant faire ^re par là que le Fils et le Saint-Esprit ^ent inférieurs au Père; cette locution de- ^ suspecte, et l'usage prévalut de chanter variablement Gloria Patri et Filin et Spiritui "^0, formule que Philostorge affirme à tort
(m. 3; avoir été introduite pour la première fois par Flavien d'Antioche : car elle est presque contemporaine des apôtres, comme le démontre S. Basile {De Spirit, sancl. xxix); et il est indubitable qu'elle fut employée par S. Clément pape, par S. Irénée, S. Denys pape, S. Denys d'Alexandrie, S. Grégoire Thaumaturge, Firmilien, etc.
Pour ce qui est de l'usage de la doxologie, les Églises occidentales la récitaient à la fin de chaque psaume, et les Églises d'Orient à la fin du dernier seulement. Plusieurs autres prières se terminaient par la même formule, et particulièrement la solennelle action de grâces qui avait lieu au ministère de l'autel : c'est à quoi font allusion TertuUien (De spectac. xxv) ei S. Irénée (L. i. n. 5), quand ils rappellent la clause finissant par ces mots : in secula seculorum.
DRACONARIUS. — Dans son sens propre, ce mot désigne celui qui portait l'enseigne militaire où un dragon était représenté, vexillifer, qui fert veocillum ubi est draco depictus (Du Gange, ad h. v.). Gette espèce d'enseigne avait passé des Syriens aux Grecs, et de ceux-ci aux Romains, qui, eux aussi, eurent un labarum de cette forme : Modestus (Ap. Du Gange) constate cet usage en ces termes : Dracones per singulas cohortes a draconariis ferunlur ad prxiium. Lorsque Constantin, devenu chrétien, eut mis le signe du Christ sur les enseignes militaires, à la place du dragon, le nom survécut à la chose, et le porte-enseigne continua à s'appeler dracowanus. Quelquefois môme l'ancien emblème resta uni au nouveau, mais dans des conditions bien différentes. Le labarum se termine alors par une travete sur laquelle est placé le ^ ; et la haste de l'enseigne est plantée sur le ventre du serpent (Baron. Ad an, 325. — Gretzer. De cruce, t. m. 1. i. c. 5 — V. aussi la première figure de notre art. Serpent), ce qui indique évidemment la victoire du Christ sur l'ancien dragon. Ceci se voit sur des médailles de Constantin II : c'est le monument que citent ces auteurs (Garrucci. Velri, p. 96); on en connaît quatre exemplaires. Cohen en donne un de Constantin 1««" {Descript, hist. des monnaies imp, t. iv. p. 161. n. ^83). La légende spes pvblica entoure le sujet décrit.
On comprend dès lors que ce nom ait passé naturellement au clerc qui portait la croix dans les stations ou processions. Ceci serait encore plus rationnel si, comme le conjecture Pelliccia (T. II. p. 113), conjecture qui ne parait pas sans fondement, le clerc en question était chargé de porter un étendard spécial, qui n'était pas la croix stationnale ordinaire, mais le labarum orné de la (Toix ou plutôt du signe de Constantin.