EAU
L'auteur cité dit que de son temps on portait encore dans les supplications un objet ressemblant presque exactement à Tancien labarwn^ tel qu'il se voit sur les médailles, et que les Italiens appellent confalon. (V. les art. stauro-
pHORi. Stations. Litanies. Processions. C\ n. III).
DROITE ET GAUCHE (leur dignité pective). — V. Tart. Pterre[S.]et S.Paul, n. I
EAUB£i\IT£. — I. — Quelques antiquaires pensent que les chrétiens ont emprunté aux Juifs Tusage de l'eau bénite ou lustrale^ dont il est parlé au livre des Nombres (xix). Ce qu'il y a de certain, c'est que, dès les premiers siècles, les fidèles se sont servis de Teau bénite, « pour mettre en fuite les démons, chasser les maladies, conjurer les embûches, » ad fugandos dxmones^ morbos expellendoSy insidias profligandas (Consttt. apost. viii. 29), et les anciens historiens, aussi bien que les Pères, rapportent une foule de miracles opérés par le moyeu de l'eau bénite (Theodoret. Hist, eccl. v. 21. — Epiphan. Jn hseres. Ebionii. 1. i. — Hieron. In Vit. Uilarion. etc.). Il y avait de l'eau bénite dans les églises, et les fidèles en conservaient dans leurs maisons. Pour ce qui est des églises, on a quelquefois avancé qu'il n'y avait pas d'autre eau que celle de l'atrium dans laquelle on se lavait les mains ; mais cette supposition est mal fondée; nous avons une preuve du contraire, entre beaucoup d'autres, dans Sy nesi us, écrivant une lettre {Epist. cxxi) k un certain Anastase qu'il appelle uôpo{xûan)v, nom qui désignait un prêtre ou un autre clerc dans les ordres majeurs, qui aspergeait d'eau bénite ceux qui entraient à l'église et ceux qui en sortaient. (V. aussi S. Paul. Nol. epist. ix. De S. Fdice.) Cependant, il est certain que le tnalluvium fut l'origine de Teau bénite.
Que les chrétiens eussent dé l'eau bénite dans leurs maisons, on le sait par le témoignage de Theodoret {Hist, rel, viii), de Bède {Hist, ecd. v. k) et d'autres encore. Ils en mettaient aussi dans les tombeaux ; plusieurs des vases de verre ou d'argile qu'on y trouve étaient destinés à cet usage (Lupi. Dissert, e lett. i. 76). Dès les premiers siècles, la bénédiction de l'eau était faite par Tévéque assisté d'un prôtre et d'un diacre, ou, en l'absence de l'évoque, par !♦» prôtre accompagné du diacre {Constit, apost. viii. 29). Quant au sel qui est jeté dans Peau à bénir, on a dit qu'il en était question pour la ])remière fois dans les écrivains du huitième biècle (Durant. De rit. ecd. i. 21). Méiis c'est une erreur; ce mélange fut ordonné au com-
mencement du deuxième siècle par le S. Alexandre : Hic constitua^ dit le livre p fîcal, aquam aspersiottis cum sale benedù habitaculis hominum (Anastas. vu. 5). Les stitutions apostoliques {m. 19) contiennent < formule de bénédiction qui exprime les principaux effets attribués à cette eau sai Ipse {Deus) nunc per Ckristum sanaifica i aquam... da vim... dxmonum fagatricein^ i borum expuUricem et omnium insidiarump fligatricem. Les formules en usage aujourd dans l'Église, et qui sont beaucoup plus gués, datent du huitième siècle, ainsi quer le voyons dans les sacramentaires de c époque recueillis par Martène, Mabillon, II. — Boldetti (P. 16) atteste avoir vu c les catacombes certains vases, des coqui sphériques en marbre ou en terre cuite môme en verre, comme celle qui fut trou au cimetière de Prétextât en 1718, assuje sur une colonne à la portée de la main. ^ colonne de ce genre, supposée avoir servi support k un bénitier, existe dans un cimet des premiers siècles, k Chiusi, en Toscane ( vedoni. Cimit. Chius. p. 20), k l'entrée d' chapelle souterraine. On a trouvé récemii k Autun une inscription, ayant fait partie, » toute apparence, d'un antique bénitier ouc de ces \ases k ablution, qui figurent k l'enl des premières basiliques ; elle parait du m< âge que celle de Pectorius :
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elle peut se traduire : lava iniquitates, solam faciem, a lave tes iniquités, et non seulement ta face, » et elle offre cette sin larité, qu'elle est la môme si on la lit en s rétrograde. C'était sans doute une fom consacrée dans l'Ëglise grecque : car elle tait déjk trouvée sur un vase découvert à ( stantinople au siècle dernier (V. Rosweid. i ad S. Paulin, edit. Migne. p. 850) , dans propylées de l'église de Saint-Diomède. 1 ici l'inscription est plus correcte : les n M«oN et o«iN sont écrits avec leur vérit orthographe : m«ix)n, otin.
ÉGOL