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VKTONIAB ME PAR EN

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Jv\ ES VIIII

■OXXTMPACE

p. 50. tob. I. n. m) ; tantôt exécutés en ivoire, en os, etc., et placés en dedans des tombes, ou fixés à Textérieur dans le ciment. Il fut découvert aussi une sculpture de ce genre dans Tintérieur d'un loculus au cimetière de Saint-Thrason (Marangoni. AcL S. Vict. p. 82). Sur le marbre de de- CEHTios (Fabretti. p. 736. n. 472) est figuré au pinceau le grossier profil d'une tète d'homme qui ne peut être que celle du défunt. On peut en dire

autant de la figure en pied de ponpeu axetuu (i<ip. 579. xxxin). Ainsi encore, dans Âringhi (n. p- 259), le portrait de respectos en buste, inscrit dans une couronne, avec les bras étendus ; et dans Marini (kcr, alban. p. 32), celui d'une petite fille nommée prima, qui n'avait pas encore accompli sa troisième année. Il est aussi très-probable que les figures en prière, dites orantes (Y. l'art. /ViVrf [Attitude de la]), si fréquentes dans nosbypogt&s

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ne soDl'autre chose que des portraits. Ea roici un exemple tiré du cimetière de Gomodilla (Perret. >. pK Tii) et qui date de 375. Cest une chréliean'e du nom de Petronia, accostée de deux colombes-

4* Jt. Edmond Ufilant, de l'Institut, a été amené par UD mirbre chrétien de Crussol dans l'Ardèche, marbre du milieu du septième siècle probablement, ï constater un Tait intéressant pour l'histoire de l'épigraphie : c'est qu'il existait, soit chez les païens, swi chei les chrétiens, des Tormules pour les inscriplions, comme il j en avait pour les actes et conlrats. L'éminenl épigraphiste réunit un certain nombre de monuments de localités éloignées les unes des iiutrcs présentant des mentions d'une nsKmblaDce tellement frappante, qu'on ne saurait douter de l'eiistence de modèles où puisaient les compositeurs d'inscriptions. Ces modèles laissiient en blanc, ou remplaçaient par une indicalim générale, tanlut, ilU, etc. ,1e lieu que devaient Mcuper les noms propres, les dates, et autres in- <licalions spéciales. Nous crojons cependant que ce fait ne s'observe sur les marbres clirétîens qu'à Une époque déjà un peu basse, le sixième siéde Peot-élre (Le Blanl. Sur la graveur» det inicripl. «tt. Paris. 1859).

VU. — DeM caractère* qui, étant propret aux mar- ^fti ehrUiau, le» dittingueni det paùni. Les marbres dirétiens se distinguent 4es païens par des Symboles el des lormules.

1* Les principaux symboles ou emblèmes qui ^^nstiluent une marque de clu'istianisme pour les **ismptioos des premiers siècles, sont le poisson, '^ colonlbe, l'agneau ou la brebis ou le bélier, le f^liénu, le coq, le cheval, le cerF, la colombe, le l-^miKaD, l'ancre, le navire, le phare, les coquillages, etc., etc. On peut voir dans ce Dictionnaire ^wariiclta spéciaux que nous donnons sur chacun *-^ ces objets. Nous nous bornons à indiquer ici les ^^^^irtndpwx éléments de ce langage hiéroglyphique ^7^ premiers siècles, dont la signification arr^ane a ^'''«in d'être expliquée et quelquefois même jus-

AHTiq. Cilfifr.

I — INSC

tiflée. liais il est bien entendu (et il serait superflu d'insister sur ce point) que les tombeaux des fidèles ne sauraient être un instant confondus avec ceux des idolâtres, quand des trails de l'Ancien et du Nouveau Testament s'y trouvent retracés en r©. lier DU autrement, ceux-là notamment qui rappellent d'une manière plus ou moins claire le dogme consolant de la résurrection de la chair, tels que Job, Jonas, la vision d'Szécbiel, la résurrection de Lazare, et une foule d'autres qui décorent les pierres tumulaires et par-dessus tout les sarcophages de l'Italie, de la Gaule, de l'Espagne, etc. [V. l'art. Sarcophage, et de plus tons ceux qui ont pour objet les différents faits ("es deux Testaments représentés sur les tombeaux.]

2° Des formules. Si, comme nous l'avons tu précédemment, le style lapidaire, en tout ce qu'il a d'indifférent en lui-même, passa naturellement des marbres des anciens à ceux des disciples de Jésus-Christ , l'esprit da la religion nouvelle ne larda pas néanmoins à se manifester sur la sépulture chrétienne par des formules eniiérement neuves et puisées dans un ordre d'idées étranger aux idolâtres. Ces formules, toutes empreintes de foi, d'espérance, d'une douce résignation, sont en très-grand nombre ; mais, pour ne pas faire ici double emploi , nous prions le lecteur de se reporter aux articles où nous en avons traité avec détail, et notamment à ceux qui ont pour titre : Aeclamaliotu, — Paradi», — Purgatoire, — Lux, — Befiigerium, — In Pace, etc.

Bornons-nous à rappeler d'une manière générale que I l'espérance du clirétien élant pleine d'immortalité, > comme s'exprime le livre de la Sagetie (m. 4), cette pensée d'immortalité brille sous toutes les formes dans les cimetières des premiers fidèles ; la mort y est partout représentée comme un sommeil : dobuitio, — DoniiiT iir îace; comme un doux repos : qvikscit m face, — m soHNo i-icis, etc. ; et la sépulture comme une dipotition passagère ; defositio, dimsitus, tandis que les païens, regardant leur sépulture comme déilnitive, disaient : sttvs, positvs, cohpositvs, et appelaient la tombe la « demeure élemelle >,

DOXVS AKTEMt, OU lETEBNiLIS, RieU u'CSt plUS

tranché que ces formules, où se dessine la physionomie des deux cultes par la dilTérence si accentuée de leurs idées au sujet de la destinée finale du corps humain.

La formule est tantôt écrite en toutes lettres : DBrogm*« (De' Roasi. i. p. 45), depmitio {Ib. 41) ; tantôt abrégée .* dbp, nu ob, quelquefois depi (Id. 36) : tanlAl représentée par la seule initiale d, soit simple, soit surmontée d'une ligne transversale, b, comme sur la pierre de somfitu donnée par Boldelti (p. 401) :

Bonifaela in paci depoiila Is.

Ailleurs la déposition est exprimée par les consonnes iniliales des deux premières syllabes o. r.;

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c'est ce que nous montre le litulus de ceciliys, encore dans Boldetti (p. 397) :

D. r. ciaui. riuo. id. itr.

Le plus souvent, ces deux lettres sont jointes sans aucune ponctuation : op. Les inscriptions grecques font lire le mot xaroîdia;, qui correspond au latin depoiitio : ainsi (Boldetti. 402) :

KTPIAKHTH rArTATB KATAeECEIC EN RARE.

On rencontre quelquefois sur les marbres chrétiens de la plus ancienne époque, au lieu du dbpo- 81TV8, la formule decessit, ou même regessit, qui était vulgaire chez les païens ; mais elle manque rarement d'être complétée par Faddition de quelque terme exclusivement chrétien, par exemple : RECEssiT DE SECVLVN (stc) (Passionei. p. 121), — DECBsstT DR SECVLVM (De* Bossi. 1. 105 et 193), —

FVmif SÀEGVLVM (Id. 108. 211), — DR SECVLO RSIVIT

(Id. 35), — vixiT IN SAEGVLVM (Id. 42), etc. La langue dirétienne a seule employé le mot $œculum pour désigner la vie présente. Voici une autre formule qui a été, croyons-nous, peu remarquée : RBODrr ou REDDiDiT, formulc elliptique qui n'était que l'abréviation de celle-ci : reddidit debitvm vitak svAB (ifarangoni. Act. S. Vict. p.. 81-83).

Nous ne saurions pousser plus loin cette énumération. Beaucoup d'autres formules donnent aux marbres un caractère chrétien, que le lecteur reconnaîtra à leur analogie avec celles que nous avons indiquées soit dans cet article, soit plus encore dans ceux auxquels nous avons renvoyé (Y. la fin du premier paragraphe de ce n. 2*). De ce nombre serait cette expression d'un titulus de Tan 379<{De' Rossi. i. p. 150) : absolvtvs de cor- POBB, qui représente la mort comme une délivrance des entraves importunes de la chair et rappelle le mot de S. Paul : « Qui me délivrera de ce corps de mort T • Qms me liherahii de corpore mortis hujus? (Rom. vu. 24.) Nous devons à plus forte raison nous abstenir de signaler celles de ces formules qui, exprimant quelque dogme de notre foi, ne laissent pas l'attribution un instant douteuse, comme celle-ci où est attestée la croyance de la défunte à la résurrection (Inscription de ran493. Hossi.i. 40i) :

nie. IH. PACB. REQTIESCET LiTnBRTtA. L. F. QTAE CnSDlDIT

nssTnnECTio.isEH....

YllI. — De la manièi*e de déterminer Vâge des inscriptions chrétiennes. Cette question est de la plus haute importance, car nos monuments épigraphiques ayant surtout un intérêt dogmatique, leur valeur probante se mesure sur leur antiquité, ou tout au moins sur la certitude de leur âge.

Or, parmi les inscriptions chrétiennes, les unes portent une note clironologique ou historique certauie, les autres des indices plus ou moins caractérisés, bien que toujours un peu vagues. L'âge des premières nous est connu d'une manière précise -, l'âge des secondes ne se détermine qu'approximativement.

1 . La note chronologique la plus sûre et la plus commune est fournie : 1* par les consulats. Les noms des consuls étant connus, on n'a qu'à se reporter aux fastes consulaires pour trouver rannée de l'ère vulgaire à laquelle ils correspondent et qui est la date du monument. Jusqu'ici ces fastes étaient restés pleins d'irrégularités et d'incertitudes, et par conséquent ne fournissaient pas toujours des données aussi satisfaisantes qu'on aurait pu le désirer ; les travaux récents de l'illastre Borghesi, et en dernier lieu ceux de H. De' Rossi, ont éclairci la plupart des difficultés chronologiques qui s'y rencontraient. Le premier volume de la collection d'inscriptions chrétiennes de Rome, dont les savants prolégomènes nous sont d'un si grand secours dans la rédaction de cet article, est le guide le plus sûr qu'on puLsse suivre quanta cet objet pour les six premiers siècles, qui ont fourni déjà à Téminent antiquaire treize cent soixante-quatorze inscriptions datées.

La plus ancienne est de Tan 71, qui conrespood au troisième consulat de Yespasien. On en trouTe d'autres en 107 et 111, et de là à 267, huit seulement irrégulièrement échelonnées. À partir de cette époque jusqu'en 542, elles se succèdent presque sans interruption d^anaée en année. Dins notre Gaule, la plus ancienne inscription datée est de 334 ; elle figure à la page 542 du recueil de M. de Boissieu et à la page 138 du premier volume de celui de H. Le Blant ; elle est contemporaine de Constantin le Grand. Ce sont les provinces du Midi, à partir de Lyon, qui en offrent le plus grand nombre.

Nous citons un exemple de Rome (De* Rossi. I. n. 3) :

PIS. BT BOL. C0»6.

Les deux consuls ici désignés sont Pison et Bolanus, qui avaient obtenu les faisceaux en 111.

En voici une de Lyon, portant la date du 39 juillet 422 (De Boissieu. p. 550) :

DIC REQVIESaT PA5C1MA

DVLCISSIHA IMPARS

QVAB VUIT A M DVOBVS

MENS TRIBV» ET

DIBS X OBIIT

llll BAL ATC

BO.'VOniO Bill ET

TUEODOSIO X 005&S

« Ici repose Pascasia, très-douce enfanl, qui a vécu trois mois et dii jours; elle est morte le iv des cal«ndes d'août, sous le treizième consulat d'Hononus et le diiiéme de Tlw)dose. >

Le mot consul est presque toigours écrit en abrégé : cos, — coss, — cous, — cokss ; nous aTons dans le titulus de Severa, illustré par le P. Lupi

GOSVLB CLVDIO ED PATERKO. .

Depuis ran 307, alors que pour la première fois la création régulière des consuls fut interrompue par les troubles survenus entre ilaxence et ses collègues,' interruption qui se renouvela soufeni

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depuis par des causes analogues, et surtout après la dlrision de Fempire» dont chaque partie nommait ses consuls ; on data les inscriptions en prenant pour point de départ le dernier consulat, et on dit : la première, la seconde, la troisième, etc., année après le consulat de tel et tel : post cons?- LiTTi.... ASHo I ou II, ctc. Et ici nous trouvons des abrênations analogues aux précédentes : post

CO», — POST C05SS, — p. C, — PC., — POST CONSV- UTfM, — POST COHSTLATV, — POST COMSOL.

Cette formule néanmoins parait rarement jusqu'en 542. Alors, c'est-à-dire après Basile le Jeune, et pendant plus d'un demi-siècle, de 542 à 565, où toute élection avait été supprimée, le post con- STUTTM BÂSUU ivMORis fut adoplé comme point de départ dans tout Tempire, et en particulier dans les Gaules, à quelques exceptions près, et ces ères incertaines donnent lieu à deux supputations différentes : celle dite de Marceilin, qui commence à l'an 541, et celle de Yictorin Tannée suivante; soit j^ar exemple (De* Rossi. i. n. 1081) :

HIC RKQTIKSCIT llf PACB

MUSTCLA &rE QOAK VIXIT

k*V, PL¥ . L DFP . SVi D.

lui ID . NoV IT PC BASILI ITH.

Iterwn post conntlaium Basilii juniorist < la seconde année après le consulat de Basile le Jeune. »

En 566 arrive le consulat de Justin, qui forme une nouvelle ère de neuf ans; ce consulat néanmoins, non plus que ceux des empereurs suivants, n'ayant pas été promulgué hors des limites de l'empire d'Orient, Fère post consvlatvm basilh continua d'être en usage en divers lieux, particulièrement dans les Gaules sous Justin et sous Maurice Tibère. On trouve encore des inscriptions datées des années xxv-xxvi, etc., après le consulat de Basile, dates qui anticipent déjà d'une et deux années sur celui de Justin.

^ Les indictions (V. notre article spécial sur ce système chronologique). Les plus anciennes mscriptions datées par les indiclions sont de 425 et de 443, et ces deux exemples sont les seuls comnus jusqu'au milieu du cinquième siècle. En ^^ u\e, le premier litre qui ne porte d'autre indication chronologique que l'indiclion est de l'an 491 (Le Blant. n. 388). Le monument est de Véséronce (Isère). A Rome, les deujc premières datent de 517 et de 522 (V. De' Rossi. i. n. 965 et 985). Au commencement, c'est-à-dire jusque vers le milieu du sixième siècle, on continua à joindre les noms des consuls à l'indiclion ; depuis celte époque, on se mit à dater par les indictions toutes seules (V. De' Rossi. i, Proleg, P; iQx) : désignation complètement inutile, système défectueux qui s'introduisit sans doute alors 9°^ tes consuls ordinaires par lesquels les années ^'^»eni désignées, avaient cessé d'être réguliérenjçut créés, et que, grâce à la barbarie et à {'éT^orance toujours croissantes, beaucoup en ^^*^nl venus à ne plus attacher aucune impor-

tance à la constatation des dates sur les monuments. Dans son second appendice (n. 1177 seqq.), M. De* Rossi réunit plusieurs inscriptions de cette espèce.

Quand il s*agit des indictions, il importe d'observer la distinction des lieux. Dans les contrées dépendant de l'empire de Gonstantinople, et cela jusqu'à la chute de cet empire, tantôt les années de l'empereur sont seules marquées, tantôt Tindiction y est jointe. Il en est de même dans certaines provinces de l'Occident qui furent longtemps sous la domination des empereurs grecs, à Naples par exemple. Dans les Gaules, l'indiclion avait été adoptée même avant les rois mérovingiens; mais jusqu'au consulat de Justin, qui tombe à Tannée 540, on usait des notes hypathiques ou consulaires, quelquefois en omettant Tindiction. Quoi qu'il en soit, les monuments prouvent (V. Pelliccia. in. p. 302) que, chez les Gaulois, la supputation consulaire ne cessa qu'avec les consuls mêmes, après quoi ils datèrent tantôt par Tindiction, tantôt par Tannée du roi. Après Clovis, ils inscrivirent quelquefois sur les marbres Tannée du pontife romain.

3* Les dates par les consuls, par les indictions ou autres sont ordinairement complétées et précisées par la désignation du jour du mois solaire,

des calendes, des ides, des nones : x. c. iyn.

VIII NON. ivL. — pRioiE iDvs Avc, ctc., OU par le jour du mois lunaire : lvnaxyii, etc.; par les jours de la semaine, exprimés sous leurs noms païens, presque toujours : mes iovis, — die martis, — veneris, — MERCVRi, ctc. G'cst cu 404 seulement qu'apparaît pour la première fois sur une épitaphe la désignation chrétienne du dimanche : die domi- NiCA (De' Rossi. i. n. 529); il y en a un autre exemple en 452 (Id. n. 855). Nous disons « sur une épitaphe », car elle se trouve déjà dans le cycle pascal de S. Hippolyte. Ailleurs le samedi est aussi marqué par son nom ecclésiastique : die sABATi (V. id. tab. m.).

4* Pendant les six premiers siècles, au delà desquels nous n'allons pas, on ne rencontre aucune inscription datée par une ère qui soit propre aux chrétiens: ni par la dionysienne, fixée par Denys le Petit en 525, et qui n'est autre que l'ère vulgaire; ni parTére de Dioclétien, dite ère des martyrs depuis le septième siècle seulement, époque relativement tardive où les chrétiens Tadoptérent (V. notre art. Persécutions, 10'). Jusqu'au septième siècle, les chrétiens se conformèrent aux supputations chronologiques en usage dans chaque contrée ou province : et c'est là une étude ardue pour la détermination de l'âge des 'monuments et dans laquelle il nous est impossible d'entrer.

5"* Quelques savants ont avancé que l'usage s'était établi à Rome, dès le quatrième siècle, de dater les épitaphes par les papes, en négligeant les consuls. Mais les monuments jusqu'ici découverts ne justifient nullement cette assertion. Parmi les titres datés, recueillis par M. De' Rossi, deux seulement portent des noms de pontifes romains, et

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encore est-il prouvé que cette indication a un motif spécial excluant toute idée de système. Le premier est celui de kvplia, morte sous le pape Libère : DEPOsiTA im PAGE svB LU BHO ep. (De* Rossi. I. n. 1 39); le second celui de ebekis, sous Damase : decbssit... STBDAHAS0EP16G0 (n. 190). Le savant antiquaire romain voit ici, avec sa sagacité habituelle, Tinlention de constater Fortliodoxie des deux défunts, par un acte d adiiésiou à deux papes dont Tautorite était disputée par des compétiteurs. Pour Libère, c'était Tanlipape Félix. Or on sait que le peuple, qui était Irès-îitlaché à son pasteur légitime, apprenant que Tempereur Constance voulait qu'il partageât l'autorité épiscopale avec Tintrus, s'écria d'une voix unanime : UnusDeus^ tint» Chritttis^ unns episcopiis! « un Dieu, un Christ, unévèque! » (Theodor. Hi$t. eccl. n. 17.) Le compétiteur de Damase était Ursicinus, qui n'avait pour lui qu'une faible faction.

On voit que ces deux faits ne prouvent rien en faveur du prétendu usage de dater les inscriptions funéraires par les pontifes.

Nous n'en dirons pas autant des autres classes d'inscriptions, de celles par exemple qui étaient tracées sur les édifices religieux. Dès la fin du quatrième siècle ou le commencement du cinquième, il est constant que les monuments de ce genre furent datés par les noms des papes de préférence à ceux des consuls. La formule la plus ordinaire était celle-ci : salvo, par exemple, <siiucio

EPI8C0P0 ou EPISCOPO EGCLESUE SAKCTAE (BarOU. —

Bosio. —Cf. De' Rossi. vni); plus rarement, et seulement peut-être quand l'inscription n'était faite qu'après la mort du pontife : temporibvs SANCTi WKOCEMU EPiscopi. Lcs inscriptious métriques n'étaient assujetties à aucune formule (ixe, on le conçoit. Celle de la basiUque de Sainte-Sabine commence par ces vers :

COLMER IPOSTOLICOM CVM CAKLB&TtKYS HABKRET PniMUS ET IM TOTO PVLGSnET EPISGOPYS OttlIE {Ib.).

La coutume de marquer la date des monuments sacrés ou de leurs décorations par le nom des évèques ne fut adoptée hors de Rome qu'un peu plus tard. 11 existe dans les provinces des monuments de ce genre des quatrième, cinquième et même sixième siècles qui portent soit la désignation d'une ère locale, soit les noms des consuls, sans aucune mention des évèques, ou, si leur nom y est inscrit, c'est plutôt pour rappeler la dédicace que la construction de l'édifice. Â Rome au contraire, telle était déjà au quatrième siècle la majesté qui entourait les papes, qu'ils marchaient à peu près de pair avec les premiers magistrats de la république : ce qui autorise à le penser, c'est que les auteurs d'inscriptions se mirent spontanément à dater les édifices sacrés par les noms des pontifes, comme la loi voulait que les monuments profanes le fussent par les noms des empereurs. Et. en effet, la formule est la même : salvo episcopo, comme sal- Tis DO. NN... AVGvsTis. Lcs localités les plus rapprochées de Rome furent, paralt-il, les prenriéres I

à imiter en cela l'exemple de la métropole. Un titulus ^otif, du cinquième siècle & peu prés, a été trouvé près de Tusculum, lequel portait le nom de l'évêque du lieu, absolument d'après la même formule : PALvo LOTVNATO Episcoro. Dcpuis le sixième siècle, celte pratique se propagea partout: et les noms des évèques ne furent pas les seuls â marquer l'époque de la fondation des édifices religieux, on y trouve quelquefois des noms de prêtres et de diacres, et même ceux desabbesses et autressupérieurs de monastères (Y. De' Rossi. loc. laud.).

Cette manière de dater un monument est toujours un peu vague, car elle ne marque que le pontificatet rarement l'année. H. De' Hossi (Pro/e^. c. m. pars i > § i) atteste ne connaître que deux monuments où la date soit ainsi précisée, un à Narbonne et un autre à Parenzo. Quand au nom de l'évêque vient se joindre celui des consuls ou TanDée d'une ère quelconque, alors toute incertitude disparait , et cela se rencontre quelquefois soit à Rome, soit dans les provinces. Ainsi, par exemple, nous avons deux inscriptions (De' Rossi. n. 980 et 989i qui notent des concessions de tombeaux faites par le pape Uormisdas. Cette mention toute seule laisserait flotter ces monuments entre les années 514 et 523 qui forment les limites de ce pontificat: la mention des consuls les place b 522 et 525, les deux dernières années d'Hormisdas. D en est de même d'une concession toute pareille émanée du pape Jean 111, la dernière année de son règne, c'est-à-dire en 563, en faveur du sous-diacre wr- CELLUS (Id. n. 1096).

2. Nous devons signaler maintenant les indices moins précis qui n'établissent l'âge des inscriptions que d'une manière approximative.

Observons d'abord que, dans ses caractères généraux, l'épigraphie chrétienne se fiiit remarquer par une admirable unité dans toutes les contrées les plus éloignées les unes des autres, et les plus différentes de mœurs et d'habitudes: unité dans les pensées, unité dans les sentiments, unité dans le tissu et les formules essentielles du style épigraphique. On comprend néanmoins que la conformité ne saurait aller au delà, et que, en tout ce qui est accessoire, chaque contrée conserve son cachet à part : ainsi les marbres de la Gaule diffèrent, quant aux formes d'une importance secondaire, de ceux de lltalie, ceux de l'Afrique de ceux de l'Espagne ; il y a même des difTérences asseï sensibles d'une ville à une autre ville de la même province; si bien que M. De' Rossi {Tit, Cartkag. p. 16) a trouvé des points de dissemblance entre les inscriptions d'Ostie et celles de Rome. Or, s» peu importantes qu'elles paraissent en ellesmêmes, ces variétés méritent néanmoins une sérieuse attention de la part de l'histonen , car elles marquent, par leur présence, et plus encore p^ leur nombre, par la spécialité de leurs notes clironologiques, par le nom de quelque ministre sacre, ou par d^autres circonstances locales, les origines du christianisme dans les localités auxqtielles elles appartiennent, l'établissement d'une fcglis*

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dirélienue plus ou moins nombreuse, à une époque plus ou moins ancienne dans les diverses contrées de rOriènt et de TOccident.

Mais il est bien entendu que, dans ce résumé tODt élémentaire, nous devons nous en tenir aux généralités.

II y a deux genres d'inscriptions, qui différent totalement par la diction et le style (V. De* Rossi. Proleg, cap. t. § 5). 1* Les premières se font remarquer par la simplicité et la brièveté : le plus souvent, un nom et rien de plus. Mais elles portent ordinairement des symboles, et surtout des symboles arcanes. De plus, l'emploi des caractères grecs y est très-fréquent. Â ces inscriptions d'une simplicité primitive s'en joignent d'autres qui, en outre des noms, présentent des acclamations grecques ou latines dans le goût le plus pur de Tantiquilé : vivis m deo, — iw domiko, — w pacb, —

cm SiXCTlS, — l?iTEB SÂKCTOS, etC — PETE PRO NOBIS, — PRO PAREXT1BV5, — PRO COXIVGK, — PRO FILHS, — PBO SORORE, etc. — REFRIGERA, IN REFRI6ERI0, — SriRlTXH TVVN DEVS REFRICERET, — DEVS TIBl REFRI-

csRET, etc. (V. l'art. Acclamationi et Tari. Ilefri- ^erium). Il faut observer encore que les âmes y sont quelquefois appelées spiritvs sakcti (Y. l'art. Es^ prii-Saini). U est de ces épilaphes où sont marqués rage, le jour de la mort ou de la déposition , et quelques louanges du défunt, et encore les noms de ceux qui élevèrent le monument , mais toujours avec la sobriété et l'élégance des formules primitives. Que si Ton y remarque des fautes d'orthopraphe, des incorrections de grammaire et de syntaxe, ces fautes ont un côté intéressant, en ce qu elles nous révèlent la langue et la prononciation vulgaires des premiers siècles.

2* Les inscriptions du second genre s'éloignent l)eaucoup de cette simplicité et de celte élégance. Presque toujours on y lit l'âge, le jour de la mort et surtout celui de la sépulture, mais avec des forniules et des constructions toutes diflérenles des ^nripnncs; souvent Tépitaphe s'ouvre par les louanges du défunt, enfermes ampoulés et prétentieux:

ftUE 5APIEXTUB — I5N0CERTIAE — SANCTITATIS. DuC

nouveauté encore plus tranchée, c'est la mention ^uenle de la condition du défunt.

Une autre série de ces sortes d'inscriptions se compose de celles qui commencent par ces mots :

>'C REQVIESaT la FACE, — niC lACET, — HIC POSITVS

CST, etc. Ici disparaissent presque en entier les acclamations dans le goût primitif; à leur place, ^ formules afrecté'*s, tourmentées, se ressentant de 1 âge de fer des rhéteurs. Quant aux symboles, ''s s y rencontrent rarement, principalement ceux ^i présentent un sens arcane : on y voit le mono- S^amme constantinien, la croix et les autres signes ^^ christianisme triomphant (V. les art. Mono- 9rûmme du Christ, Croix, etc.).

On comprend que les inscriptions du premier

Sonre représentent le style en vigueur arant la

Pacification de TÉglise ; elles dénotent la précipi-

*^^tion et la douleur des jours de persécution, où

^ jetait à la bâte et sans espérance de la trans-

mettre à la postérité une parole de tendresse ou de piété sur la tombe de ses proclies. Les épitaphes de la seconde classe appartiennent à une époque de paix et de sécurité, époque où. la contrainte ayant cessé, le style lapidaire dut nécessairement subir une transformation complète. Depuis Constantin jusqu'à la fin du sixième siècle, on ne retrouve presque plus de trace des acclamations primitives, et même presque aucune diction se rattachant au style de ces acclamations.

C'est vers le milieu du quatrième siècle que se produisent fréquemment ces formules de louange exagérée : nirae bonitatis atqve SANcrrrAns, — vmAB

INDVSTRIAE ATQVE BONITATIS, — MIRAE INROCENTIAB AC

sApiEHTiAE. Sur la fin de c^ siècle et vers le commencement du cinquième, s'introduisent graduellement ces débuts solennels : hic positvs, — hic lAGET, — HiG QviEsciT OU REQviBscir; ct oufin sur la fin du cinquième et le commencement du sixième, de telles formules deviennent d'un usage presque général.

On peut suivre pas à pas ces diverses phases du style lapidaire dans le premier volume du recueil de M. De' Rossi, lequel ne renferme, comme nous l'avons dit, que des inscriptions datées.

11 ne faudrait pourtant pas juger trop rigoureusement ces règles de critique, et en conclure que, aussitôt après la liberté donnée à l'Ëglise par les édits de Milan, les fidèles abandonnèrent tout à coup les anciennes formules qui leur rappelaient de si chers et si douloureux souvenirs. Ceux qui avaient souffert sous la persécution de Dioctétien ou qui avaient été élevés à cette sanglante époque, continuèrent à les employer encore après l'an 312 ; et ce ne fut que peu à peu qu elles tombèrent en désuétude. Et encore est- il certain que, hors de Rome, elles se maintinrent beaucoup plus longtemps. Mais enfin il reste démontré que ces formules appartiennent au langage et à la foi des temps de persécution.

Par contre, il n'est pas impossible de trouver avant Constantin des inscriptions prolixes et semblant tout à fait dépaysées à cette époque de simplicité. Ainsi H. De' Rossi donne-t-il à la fin de ses prolégomènes une inscription recueillie par lui au cimetière de Calliste, monument que des indices historiques placent au commencement du quatrième siècle, et qui est rédigée en cette prose mesurée que Gennade appelait quasi versus, et dont on ne connaissait d'exemples que beaucoup plus tard.

S*" L'étude attentive des marbres pourrait four^ nir encore une foule de données qui, bien qu'un peu vagues, ne sont pas néanmoins sans valeur historique. Nous ne pouvons en indiquer ici que quelques-unes.

Ainsi :

A. La formule depositvs, — depositio, caractérise particulièrement les inscriptions des quatrième et cinquième siècles, bien qu'on en ait quelques exemples antérieurs.

B. Les sigles D. M., IHis Manibus, ne se rencontrent jamais, sauf une ou deux exceptions apparte-

INSC

INSC

nant aux provinces, sur les titres postérieurs au quatrième siéde (V. Fart. D. M.),

C. Un groupe de monuments où domine le monogramme du Christ doit être réputé postérieure Constantin. Car, quoiqu'il soit & peu prés certain que ce signe auguste était déjà en usage parmi les chrétiens avant la conversion de cet empereur, son emploi sur les monuments a été rare jusqu'à sa victoire sur Maxence (V. l'art. Monogramme du ChrUt).

D. La présence de la croix permet rarement de placer une inscription avant le cinquième siècle (Y. l'art. Croix),

E. Le poisson, soit figuré, soit écrit, et placé dans les conditions qui lui donnent une signification arcane, ne se trouve plus après le cinquième siècle sur les monuments cpigraphiques de Rome ; mais il se rencontre longtemps encore après cette époque sur ceux des provinces (V. l'art. PoUson).

F. line remarque générale est à consigner ici : c^est que les formules et les symboles sont adoptés plus tardivement dans les provinces et s*y maintiennent encore alors que déjà ils ont disparu à Rome. Il est important de tenir compte de ce fait, quand il s'agit de déterminer l'âge des inscriptions non datées.

I. Dans les premiers siècles, l'Ëglise pourvoyait elle-même à la sépulture de ses enfants. Ce n'est que depuis le quatrième siècle que, pour dégrever le trésor de la communauté des fidèles, les pei^ sonnes aisées commencèrent à acheter aux fossores un lieu pour leur sépulture et pour celle de leurs familles. Ainsi ces formules : biptvm(a) fossorb, — coMPARATi LocvH, ctc, OU touto mcntiou de marchés relatifs à la sépulture, ne permettent pas d'attribuer une inscription à une époque plus reculée (V. les art. Fouores^ Sépulture^ Loculus, etc.).

L. Quant aux imprécations contre les violateurs des tombeaux, elles ne paraissent que dans le cours du sixième siècle : elles caractérisent une époque où le respect pour les morts avait déjà grandement diminué parmi les chrétiens (V. l'art. Anathèmes)^ puisque ceux-ci se croyaient obligés de mettre leurs restes sous la garantie de tels anathèmes.

IX. — Division, Les inscriptions chrétiennes peuvent se diviser en deux grandes catégories, dont l'une comprend celles qui se rapportent aux personnes, l'autre celles qui concernent les choses.

1 . Bans la première classe viennent se ranger toutes les inscriptions intéressant l'histoire des martyrs, des confesseurs ; celle des pontifes, des prêtres, des diacres et de tous les ordres inférieurs de la hiérarchie ecclésiastique, y compris les fosioreê^ les librarii, les noiarii, ainsi que les autres fonctionnaires attachés au service de l'Église; celle des moines, des vierges, des veuves ; celle des néophytes, des catéchumènes, des fidèles; celles des dignités militaires, des emplois civils, des diverses professions libérales ou manuelles exercées par les premiers chrétiens. La plupart de ces épitaphes sont funéraires, et ce sont les plus anciennes, les plus nombreuses et les plus intéressantes

pour l'étude des origines chrétiennes; tout ce que nous avons dit précédemment des inscriptions en général s'applique surtout à cette classe. Bien mieux que les recueils imprimés ou autres dont nous avons parlé au n. I du présent article, la collection formée au palais de Latran par les soins de M. le chevalier De' Rossi mettra l'archéologue et Tamateurà même de se rendre compte des ramifications de celte importante famille de nos monuments primitifs : les tUreê y sont rangés arec un ordre parfait et d'après une méthode lucide qui en rend l'étude facile et attrayante.

2. La deuxième classe se compose de monuments en général moins anciens; les quatrième, cinquième et sixième siècles, et plus encore les siècles suivants, qui sont en dehors de nos limites, en font presque tous les frais. Les collecteurs qui se sont occupés de la classification de cette catégorie d'inscriptions, et notamment Marini dont le cardinal Mai a publié l'ouvrage posthume {Colldci. Valic, t. v), y font entrer tout ce qui a rapport aui vœux, aux prières, aux éloges des saints et ï leurs reliques, aux fastes et aux cycles, calendriers, etc.

Mais les inscriptions qui offrent le plus d'intérêt sont celles qui sont relatives aux dédicaces de monuments religieux, à leur ornementation, à leurs réparations, et enfin à tout ce qui concerne directement le culte.

i* Dédicace. I^ous avons vu plus haut (n. >1II| que la fin du quatrième siècle et le commencement du cinquième fournissent des exemples de monuments portant à leur frontispice la mention et la date écrites de leur dédicace. r>(ous citons maintenant, d'après Vermiglioli, un marbre de Pérou^e (InscripL Pentg, t. ii. p. 442) se rapportant à ud objet analogue.

HEU 11 IV». SAl.LVSTtVS JiALIW». MAMSIV». V' UASIUCAH. SAKCrORXM AXGELORVM. rSCIT. I»

QTA. SKPELLIBt. KO». LICLT.

2* Réparation. H. Edmond Le Blant (t. i. p. 496) reproduit, d'après M. Mommsen, un marbre de l'an 377, conservé à l'hôtel de viUedeSion, rappelant déjà une réparation faite à un palais impérial ce monument a encore cela de remarquable qu il offre le premier exemple connu du monogramme du Christ sur un éditice civil ; voici celle curieuse inscription :

DKTOTlOlffl. TICKXS.

AVfiTSTAS. POUnVS. AEDIS A^«* RESTITVIT. PRAETOR.

LO.XCB. PlUESTàirnfS. ILLIS.

Qf AB. PMICAB. STETEBAKT.

y OmemenU. Le pape Hilarus chante, dans une inscription métrique de sa façon, les peintures qu'il avait fait exécuter dans la basilique de Sainte- Ânastasie.

AXT.8TBS DAMASTS l'ICTfEAE 0E5AVIT WOKOW

TBCTA QVIiV» »V«C DAXT PTLCBaA «TAtU PCCTi

INSG

INSG

HTITS TESTATTR PRKTIOSIOII ATLA HITORI QV05 BERTH irFKCTTS P0S5IT ■ABIRI PIDI8.

MPAI IILABI VUITIS OLIM DITOTA SKTBHI HCCXOS CAttUI MUS DCDR »TA DSO.

Nous aTons une inscription analogue de S. Paulin sur une peinture de la basilique de Fundi (Paulin, edit. Veron. p. 206). La plupart des mosaïques des anciennes églises de Rome, de Ravenne, etc., ont aussi des inscriptions rappelant le nom de leur fondateur et la date de leur fondation, témoin celle de Sainle-Sabine citée plus haut, celle des Saints- Côme-et-Damien (Ciampini. Yet. mon. t. n. tab- xvi), celle de Tabside de Tancienne Yaticane [De tacr: œdif. tab. nu. — V. ce dernier monument à notre art. Abside) 9 etc. Les murailles intérieures des basiliques étaient quelquefois aussi ornées de légendes métriques destinées à honorer les saints et à instruire les fidèles. On en trouvera un grand nombre dans Fortunat [Mitcel, 1. i. c. 5. — n. 15. 16 et poMtm), plusieurs entre autres qui furent inscrites dans la basilique de SaintrMartin de Tours. Les portes des basiliques avaient également des inscriptions : exemples l'ancienne de Sainle-Pudenlienne. celle de Saint-Paul hors des murs, celle de Saint-Pierre au Vatican. Celle-ci, exécutée en mosaïque, se lisait à Tintérieur des portes de Saint- Jean de Latran (Ciampini. Sacr, œd. p. 8) :

Sn€ITS IFSE PITS PAPA DAlfC QVI COKPIT AB I1II8 TBKTir» EXPIETIT »TAM QTAM CORSnCU ATLAM .

4* ÀuteU. Il existe un grand nombre d'inscriptions d'autels; Marini en donne quelques-unes (ap. Mai. op. laud, p. 74 seqq.). On peut voir dans Ferrari (Monum. di S. Âmbrogio, p. 117) celles du fameux autel de Saint-Âmbroise de Milan. Mais rien en ce genre, à notre connaissance du moins, ne remonte aussi haut que les légendes qui décorent Tautel du llam, au département de la Manche (Y. Mabillon. Annal. S. Benedict. t. i. p. 558). On voit dans Tune d'elles que S. Fromond, évèque de Coutances, a fait élever un temple et un autel en l'honneur de la Ste mère de Dieu, qu'il les a dédiés le 15 août, et qu'il a institué une fête anniversaire en mémoire de cette dédicace (Cf. Le Blant. i. P* 181). Cet intéressant monument appartient à la seconde moitié du septième siècle. L'autel de Saint- Ambroise est du neuvième.

5* Baptidères et fonts baptismaux. On connaît les nombreuses légoides de ce genre qu'offre la ville de Rome, et en particulier celle du baptistère de Constantin qui commence par ces vers :

fiSn SACRARDA POLU HIC SEMINR HASCITVR ALMO

QVAM rSCTHDATlS f PIMTTS IDIT AQVIS HSMEIS PECCATOR flACRO PVRGAlfTE PLVBNTO

«▼EM TBTBREH ACdPIBT PBOPIAST VROA BOTTM....

L'inscription des fonts commence ainsi :

AD rORTCH TITAE UOC ADITT PROPERATB UVARDI CORRTARTIA PIDEl lARTA XPS ERIT.

(?. Ciampini. Sacr. œdif. p. 25.) Ces légendes ont été composées par le pape Sixte III, c'est-à-dire au commencement du cinquième siècle. Nous avons

quelque chose de plus ancien encore dans notre Gaule : ce sont les inscriptions que S. Paulin de Nola envoya à Sulpice-Sé?ère pour un baptistère d'Aquitaine (Paulin. Epist. xh Ad Sever.).

Il ne faut pas confondre ces inscriptions avec celles qui étaient destinées aux fontaines de l'airium des basiliques et où les fidèles se lavaient les mains et le visage avant d'entrer dans le lieu saint. S. Léon le Grand avait fait placer devant la basilique de Saint-Paul, sur la voie d'Ostie, un cantharus qui fut enrichi d'une belle inscription métrique, laquelle se trouve dans les notes du P. Sirmond aux œuvres d'Ennodius de Pavie (ap. Sirmond. t. i. p. 1146). Il en était de même chez les Grecs : ainsi un cratère placé devant l'église de Saint-Diomède, à Conslanlinople (Grancolas. Comment, in breviar. cap. xxu), porlaitcesmolsonne peut plus appropriés à la nature du monument :

NITON ANOMHMATA Mn MON AN OVIN.

« Lare tes iniquités, et non pas seulement ta face. •

(V. l'art. Cantharus.)

6' Plusieurs autres parties des basiliques anciennes, telles que l'ambon, le ciborium, ainsi que leurs dépendances, les bains notamment, et les bibliothèques (V. l'art. Bibliothèques chrétiennes), étaient aussi ornées d'inscriptions (V. Mai. t. v. p. 181 seqq.).

1* Vases sacrés. L'inscription suivante était gravée sur un calice d'argent, ministériel selon toute apparence, que S. Rémy avait donné à l'église de Reims (2- Voyage de deux bénédict. p. 234) :

ilATRIAT HlIfC POPVLVS VITAM DE SAROTIMB SACRO IRIECTO AETBRRVS QVEH PVDIT VTLRBnE CHRISTVS REM16ITS REDDIT DOMIXO STA VOTA SACEHDOS.

Nous devons citer, pour en finir avec cette matière, une autre inscription votive qui se lit sur un disque d'argent trouvé à Pérouse en 1717, et qu'a illustré Fontanini (Discus argenteus votivus velerum Chiistianorum. Romae. 1727). C'est un des monuments les plus connus, où se remarque la formule solennelle db Doms Dsr : de. donis. dei. et. domihi.

PETRI. VTERE. FELIX. GVM. GAVDIO.

A. — Sigles. Comme complément de cette élude sommaire sur les inscriptions chrétiennes, nous avons dressé un catalogue des sigles ou abréviations qui s'y rencontrent le plus communément pendant les six premiers siècles. Quand ces sigles ont plusieurs significations, le bon sens et la sagacité du lecteur les détermineront pour chaque cas particulier, selon la matière et les circonstances.

A. — Anima, — annos, — ave.

A. B. 11. — ÂnimaB benemerenti.

AcoL. — Acolytus.

A. D. — Ante diem, — anima dulcis.

A. D. KAL. — Ante diem calendas.

A. X. — Ante calendas.

AK. — Annum, — annos, annis, ante.

LNSC

INSC

Ass. — Annos, — annis.

AP., ou APfi., ou APL. — Aprilis.

A. Q. I. c. — Aniro«i quiescat in Cbristo.

A. R. I. M. D. — Ai ima requiescat in manu Dei.

AVG. — Àugustus, — Augusli.

A. M. — > Alpha, oméga.

B. — Benemerenli, — hïiïi pour vixil.

B. Ail. Y. D. II. — Yixit annos quinque, dies novem.

BEKER. — Yeneria».

B. F. — Bonae feminœ.

BiBAT. — Bibatis pour vivat is.

B. I. c. — Bibas (pour vivas) in Christo.

B. M., ou BO. H., ou BB. ME., OU BO. ME. — Bon»

memoriae.

B. M. F. — Benemerenli fecit.

BMT. — Benemerenti.

BifM., oti B. N. H. R. — Benemerenti ou Benemerentibus.

B. Q. — Bene quiescat.

B. Q. I. p. — Bene quiescat in pace.

BV6. V. — Bonus vir.

CoLsul, — cum.

CAL. • lendas.

ce. — Consules, — carissimus, ou carissima conjux.

CESQ. I. p. — Quiescit, ou quiescat in pace. CF. — Glarissima femina, — curavit fieri. CH. — Christus.

c. n. L. s. E. — Corpus hoc loco sepultum est. CL. — Glarus, — clarissimus.

c. L. p. — Cum lacrymis posuerunt.

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