VIIII. H. XVIiri. D. I. M. IN PACK
Sibinilla avait vécu neuf ans, dix-neuf mois, un jour.
Quelquefois, avant le nombre des années, des mois, des jours, on remarque la lettre n. Elle doit sVntendre par nwnero, comme dans Tépitapiie de Masalta (Bold. p. 57t>], qui avait vécu ankos n (umero). xxxiii. méioses, n. m. dus. n. vni, et avait passé avec son Yjrginius (mari qui n'avait pas eu d'autre femme auparavant. — V. Tart. Virginius, Virginia) f sans la moindre discorde : a>;«os. !«. xii. MEN5ES. :«. VI, etc.
Ce sigle fut aussi employé par les païens, mais plus rarement que par les nôtres. Nous en avons un exemple dans Gruter (csilxx. 5). Quelquefois les chrétiens, pour distinguer Tn des notes numériques, y ajoutèrent un petit *, ainsi que cela se pratique aujourd'hui (Boldetti. — Cf. Pellic. ibid,) : ...vixit is pace a.nn. n* ui.
Quand quelque doute existait au sujet du jour ou du mois, on usait d'une formule dubitative, afin de ne point manquer à la vérité, par exemple des mots NON PLEMS (Boldclti) : ...qvi. vixit. akxis. xii. KON. PLEKis. Mais bien plus communs étaient les siglesp. M.,p/tM minui, tracés dans les diverses inscriptions avec de légères variantes : ph sans point intermédiaire; im, ou pl.mi, ou p.l.m. Soit, par exemple, l'épitaphe de Nabira dans Muratori (cioxxiii. 7) :
RABIRA. I!t. PACB.JLNIUA. DVLCIS QVI WXIT AKKOS P. \n. M. V.
Sans la ligne, le p ne doit être pris que pour ats. Il est important néanmoins d*obsener que, si les chrétiens adoptèrent cette expression dabitative, c*était bien moins par manque de mémoire que pour se conformer au style lapidaire, car nous avons de leurs marbres où la formule se trouve eo même temps que l'indication précise des dates. Nous en prenons deux au hasard dans Boldetti, Tune du cimetière de Sainte-Hélène, Fautre de celui de Cyriaque :
KEFRICERITS. QTl. TOUT ANXOS PL. M. TI..M. Tlllt. 0 ▼. QTKSCET. IM PACB
La mention des mois et des jours exdut ici toute espèce de doute.
ARIMA. DTLCIS. PATEIliU. QTB VI HT. MECV. A!(.M>. P. N. A. U
Di. XX I etc.
Ici le lapicide donne dans un certain lue de sigles, car, bien qu'il ait écrit le mot a.vms en entier, il le répète encore par son initiale a. après le p. M. Cette formule dubitative fut aussi en us^ge chez les Grecs. Mais ils réduisaient ordinairemeot le sigle à un n, initiale du motnAEo^EAATT05,fiiu minus.
5° Ce serait ici le lieu de parler de divers ornements qui sont communs aux marbres chrétiens et aux païens, par exemple, figures d'animaui, palmes, couronnes, empreintes de pas, Géuic5, Victoires, etc. Mais on trouvera dans ce Diclionnairs des articles spéciaux sur tous ces sujets et surbieo d*autres encore.
Les portraits des défunts sont souvent figurés, au moins intentionnellement, dans les sépulture des premiers chrttiens, tantôt gravés ou tracés au pinceau sur les tablettes funéraires* comme îtir celle d'une chrétienne nomm«'e Antonia, trouvée par Boldetti au cimetière de Cyriaque et transportée ensuite sous le portique de Sainte-Marie « Trastevere où Lupi en prit copie (Lupi. Sev. qtf^-