‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 139 sur 281 · XX. — Viginti · texte numérisé non relu

XX. — Viginti

z. — Zexes pour vivas ; Zesu pour Jesu....

INSTRUMENTS ET EMBLÈMES REPuisLiris SUR LB8 TOMBEAUX cBRÉTiENs. — Il y en a de deui sortes : les instruments de profession et les instruments de martyre.

I. — Dans Tantiquité chrétienne, comme dans Tanliquité profane, on avait coutume de représenter comme symbole, sur les monunsents funérdires, les instruments propres à la profession libérale ou industrielle du défunt. Nous clioisiroos quelques exemples qui se rapportent à cet usage.

i* Des pierres sépulcrales de sculpteurs portent des marteaux, des ciseaux, des coins, etc. (Boldetti. p. 516 et 317). et Tatlribution de cesobjeti est d'autant moins douteuse, que Tune des épitiphes mentionne la profession elle-même : luno APRiLi ARTiFici siGNARio. Il exîstaît au cimetiéfe de Sainte-Hélène une pierre tumulaire (Fabretli./u£. ant, p. 587) où figure un personnage nommé et- TR0P08, qui étail sculpteur de sarcophages : c'est ce qui résulte du bas-relief où il est représenté travaillant avec son fils à la sculpture d'une ume funéraire et entouré des insiruments de sa profession; et, outre ce premier sarcophage, on en voit sur la même pierre un autre plus petit qai parait être la représentation de celui-là même que l'artiste avait destiné à recevoir ses restes, ainsi qu*il parait par son nom qui s'y lit encore : bttîonoc (V. la gravure à Tart. Sarcophaget). In marteau et une équerre gravés sur un marbre du cimetière de Galliste indiquent aussi, d'après Muratori (Thés. t. iv. p. 1839. n. 7), U profession de marmorarius; on en peut dire autant d'une scie à marbre gravée sur le tombeau d'iiTpBRAiiTius (Bosio. p. 453).

2* La profession de sculpteur désignée ailleurs par un niveau, une règle et une équerre (Perwl. V. pi. xLvn. 19), ou par un marteau, un niy«|i et quelques autres instruments de fer (Id ihdpi. Lxxni. 9). Un niveau à liquide avec un ciseau et un poinçon figurent aussi sur une curieuse pierre employée autrefois dans le pavé de l'église de Sainte* Agnès hors des murs de Rome (Rossi. p. ^^• n. 433). Ce iitului est de la fin du quatrième siècle

5* Le loailu$ d'an peînlre porte pour eniblâ~ inei proféssionaela un compas, un poinçon, deux pjDceaui (HaraDgoni. Aeîa S. Victorin. p. 125).

J' Celui d'uD écrivain public probablemenl: des tablettes, un style, el un faisceau de roseaui pour écrire, auquel est attaché un encrier [V. la Tigure de l'art. lÂbrarii).

5* l'n personnage debout devant un modiui plein de blé, et tenant eu main une baguette, indique, selon toute apparence, la ^sépulture d'un mesureur public avec h régie ou ruUllum propre à sa profession (Lupi. Sev.epitaph. p. âl. — V. la gravure à l'art. Nodiiu].

6' Cne pelle gravée en regard de l'épitaphe d'un chrétien nommé stFauio, et qualiné faber, contient une allusion évidente à sa profession (Hural. tv. IS63. n. 9). Hais la gravure que nous donnons ici, d'après un estampage pris sur une pierre sépulcrale du musée de Lalran (n. 35), dépeint cette profession d'une manière plus évidente encore : le forgeron frappe sur son enclume, tandis que son aide souffle '

'l' L'occupalion babituelle des femmes dans l'anliquitï était de lisser les ï&tements : il n'est donc |Ms «Imnant qu'on ail gravé un métier à liiter sur 1* tombeau d'une chrétienne nommée seveiia se- UDcu<ii portant la date de l'an 279 (Lupi. op. W. p.28 et 29). La navette est ligurée k c6lé du iiiéli«r, el au-dessous un morceau de tissu, échanlillon de rinduïtrie de celle femme.

i' Des peignes à carder la laine expriment hiéroglyphique ment le litre de lanariui pecUnariut llupi.tÈirf. p. 32. 99. 50).

9" Sur un marbre funéraire du cimetière de Calliile (Fabrelti. p. 574), on voit un personnage ntslique nommé Lécrn, tenant â la mtùn une espèce

de râteau, avec une bèclie et une serpe, et ayant un chien à ses pieds : c'est l'image d'un de ces

pauvres cullivaleurs de la campagne romaine qui avaient embrassé le christianisme. Un marbre publié par d'Agincourl {Sctdpt. pi. vu. 51 représente, entre autres choses, un laboureur conduisant une charrue traînée par deux bœufs, devant lesquels court un-chien, et de plus une femme assisedevant la maison et entourée des animaux de sa bassecour : c'est une touchante peinture de la vie des champs sur le tombeau d'un cultivateur, et probablement aussi de sa femme. Il y a ici une citconslance extrêmement importante i noter : c'est que. àc4téde celle scène agreste, est figurée la chute de nos premiers parents, Adam et Eve, près de l'arbre fatal, c'esl-a-dire le péché originel el le travail de la terre qui en est la punition : Malcdicta leiTa in opère luo : in laboribu* comedet ex eoeuneliidiebuiviltEtWE {Gènes. iitiiT). Nous avons ailleurs un marbre où est ligure un semeur (Perret, v. lu). Nous donnons ici ce singulier monunienl d'une exécution toute primitive, répondant à l'humble condition du person-

10" Le cimetière de Sainte-Cyriaque a fourni

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