‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 140 sur 281 · INST · texte numérisé non relu

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ane pierre où, à côté d*une coupe grossièrement tracée, est Tinscription : antiloco piscersae ; c*est la seule fois, au dire de Marini (Iscriz. Alban. p. 188), que le mot pikcerna se lit sur un litului chrétien, bien que la profession qu'il désigne fût souvent exercée par les premiers fidèles (Lami. De erudit. aposl. p. 230). Peut-être doit-on voir aussi un pincema sur une pierre (Boldetti. p. 367) qui montre un chrétien nommé populokio, ou PopulomtM, debout, tenant d'une main un vase de la forme du préféricule, et de Tautre une espèce de patére.

11' La profession de boulanger est exprimée en même temps par le mot mstor...

et par un modius plein de blé qui, comme on sait, était le symbole ou renseigne du collège des pistores, sur répitaphe d*un chrétien appelé VHaliSy bitalis pistor..., inscription portant la date de 401 (De* Rossi. i. p. 212. n. 495).

12* La gravure que nous plaçons ici, d'après Boldetti (p. 340), exprime sans doute la profession d'auriga, cocher.

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13'' Mais les monuments les plus intéressants de tous sans contredit, quant à Tobjet qui nous occupe, sont ceux des fossores (V. Tari. Fossores), classe d'ouvriers chrétiens, appartenant probablement h la clérical ure et chargés de préparer la sépulture des fidèles. On a recueilli dans les catacombes un grand nombre de marbres, où le titre de fossor ou fossariusesi accompagné d^une pioche (V. Boldetti. p. 53. 59. 65) ou de quelque autre instrument de cette profession. M. Perret a réuni la plupart de ces instruments dans la planche xxxi de son premier volume, et les prindpales inscriptions où se trouve la qualification de fossor sont reproduites dans les trois planches suivantes. Mais tout ce qu'on peut désirer de connaître à cet égard se trouve réuni dans une peinture du cimetière de Caliiste (Boldetti. p. 60) représentant le fossor DI0GE5ES, tenant d'une main une pioche à peu prés de la forme de Vascia, de l'autre une lampe allumée, avec divers instruments appartenant à la même profession épars à ses pieds sur le sol (Y. la gravure à l'art. Fossores).

14* Boldetti avait publié (184) une pierre sépulcrale où il voyait un instrument de martyre. M. De* Rossi l'a donnée de nouveau (Bullettino. 1864. p. 36), mais avec sa véritable attribution :

dent déjà extraite. L'interprétation de l'archéologue romain se trouve irrécusablement confirmée par une pierre inscrite où se voit le même instrument de dentiste, vulsella, avec la dent encore serrée dans la pincette, et accompagné d*un specillum, qui, comme on le sait, servait aux chirurgiens pour sonder les plaies (V. Bull. ib.). Un marbre inédit du musée du Latran (class. xvi. n. 22 et 33) représente quelque chose de plus complet encore en ce genre : une trousse de chirurgien, dont voici le dessin :

c'est un instrument à arracher les dents, avec une

11. — Instruments de martyre. On sait que les fidèles conservaient religieusement' et renfermaient, quand la chose était possible, dans les tombeaux des martyrs les instruments de leur supplice (V. Tart. Objets trouvés dans les tombeaux chrétiens). Mais quand ils ne pouvaient avoir ces instruments en nature, ils en représentaient les images, soit sur la pierre, soit sur les murailles des liypogées, soit sur la chaux par un simple trait à la pointe. Ainsi, la pierre sépulcrale du martyr saint Agapit avait une lance, celle de la mar^ tyre Véronice un glaive (V. Mai. Collect. Yatic. t. p. 452), celle de S. Ëxuperantius présentait une chaudière en flammes; deux martyrs du cimetière de Caliiste sont peints sur leur tombeau attachés à un poteau (Boldetti. 1. i. c. 60); le titulusdu martyr Herminus, publié par Yermigiioli (Iscriz* Perug, n. 452), porte, à côté de l'indication du genre de supplice : FLvmbatis caesus, Pemprei nte des p/um^ato ou lanières garnies de plomb, avec le monogramme du Christ et des palmes. Le bûcher, accompagné de la couronne et des palmes sur le marbre du martyr feux, indique, selon Fabretti (p. 566. xli), qu'il succomba par le feu. Sur les trois briques qui fermaient le tombeau de la martyre filumeka, dont les restes, trouvés en 1802 au cimetière de Priscille, reposent aujourd'hui dans l'église de Mugnano, au royaume de Naples, étaient retracés, avec les symboles de la palme et de Tancre.deux instruments de supplice, une torche et des flèches (V. Perret, v. pi. itn)-

Mais voici quelque chose qui nous paraît plos positif encore, et nous ne sachons pas que le faif ait été jusqu'ici remarqué. L'inscription suivante est rapportée, par le P. Zacharia dans ses lettres

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