‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 151 sur 281 · LAMP · texte numérisé non relu

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aussi intéressante que celle qui se cwarane- dosB le cabinet du grand-duc de Toscane. Cette tui^ft de bronze, recueillie au siècle derniar danai Un Touilles du mont Cœlius, a la figure dTnu gunde barque de la Torme la plus gracienat, ajmkde bien connu de l'Higlise (V. l'art. Êglùé) ; us personnage, où l'on a cru reconnaître S. Ksre, aaù à la poupe, tient en main le gounetnail^ si à la proue, un autre personnage debMt Éteadet élève les mains dans l'altitude de la priù'u- mt de la prédication; cette légende, dootHic- )Hrtw était jusqu'ici restée inexpliquée, est inscrite au sommet de l'antenne : doni.ids lsgev [| du vilbhio SEVERO II ETTHopi vKis. U. De' Rossî rcgarfe ce monument comme un objet d'étrenne baptismale et donne à l'appui de sa conjecture lea raisaus les plus plausibles, que nous avons résumées à notre article Élrennet, III, auquel le lecteur voudra bien se reporter. Nous devons Use que quelques-unes des lampes de bronze qui existent dans les musées sont fort :

hommes compétents, qui ne sont p les regarder comme des œuvres de I Toutes les lampes d'ai^ile nefurent p<

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tain RnuÉMcrie tA les du catacoMte élaieit planées, loit dans et. paMai w-

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' L«s kHBpes aaCqiKS «U g*~ néralMD^ I» hrmt d'une pdile'btrqae; jiavialla, «bjet qm, comnM nom Fïvons dil ftaa haut, renfermait un des emblèmes tes phn populaires de- ta primitive Ëglise (V. l'art, /fawreï.

Parmi eellta des c»tacomfces (tes- tempes d'argile dR moinsK c'est le p»tit iwnfav q«f «^ fre des emÛèsiex parlants. Les antres

sont dépourvues de tout tjpe, oir n'en ont que

d'assez insignifiants: et si elles <

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raison de leur proTcnance el de l'usage auquel elles furent afredéea, un intérêt pieux, elles n'en offrent aucun au point de vue de la science el de fart. Celles qui sortent de cette catégorie commune portent des Ejniboles analogues à ceux qui flgurent sur les pierres sépulcrales et les sarcophages, et dont les principaui sont : la palme, la couronne, l'agneau, le poisson, la colombe, le monogramme du Christ, a et ». Celles du sixième siècle et en deçà sont souvent ornées de croix gemmées ou de monogrammes {Antichila di Ercolano. I. II. tav. IL1I. n. t). On y voit aussi quelquerois le Bon Pasteur (Bartoli. Op. iaud. m n. S8) ; l'une d'entre elles présente ce type, si aimé des premiers chrétiens, entouré d'une foule d'auLrej Ggures symboliques {Ibid. n. 35). Ailleurs (n. 30). c'est Jonas sous la cucurbite |V. pour ce type la gravure ci-dessus. H). ou les lèles des douze apôtres disposées en cerci j. tout autour du disque [Muteum Corton. lab. liixiy); une Toid seulement, à notre connaissance du moins, l'image du coq (Perret, iv. p. xiii. n. )). Les lampes chrétiennes de noire Gaule dillérent peu de celles de l'Italie; seulement, comme elles sont moins nombreuses, les types les plus importants s'y rencontrent plus rarement. Ceux qu'on y observe le plus communément sont la croix, le monogramme du Christ et la colombe. Une de celles de Lyon porte le type assez rare, et, il faut le dire, assez équivoque, du liètre (V. .noire ail. UèvTt). Nous possédons celle lampe, qui nous vient du cabinet de feu H. l'abbé Greppo. Elle esl en argile rouge. Nous en conservons une autre de la même provenance, qui es! ornée d'un sujet plus intéressant encore el d'une signilication plus obvie: c'est la colombe sur le bord d'un vase (V, ce petit monument el son explication à l'art. Yaie). Dans d'autres contrées éloignées, des lampes se trouvent qui ont un caractère particulier el auxquelles s'attache un grand inlérét. Ainsi un assez bon nombre de ces petits monuments nous est venu d'Ë^ypteavecdes types tout nouveaux et fon variés, souvent avec des inscriplions grecques. Celles de l'Afrique française, qui sont en immense quantité, se font remarquer par un style plus rapproché de celui des lampes européennes, mais peut'élre plus varié par les types : elles en olfrent de rares, el surtout avec des combinaisons jusqu'ici inconnues. Ainsi le musée d'Alger s'enrichil, en 1S58 (V. le Moniteur du 5 juillel de cette année), d'une de ces lampes chrétiennes, d'une forme très-gracieuse, en argile rouge, fclle a pour type un poisson occupant le milieu du disque, et entouré d'un cercle formé par six dauphins. Hunier en cite une de la même provenance (p. 112) qui est ornée d'un cerf, el une autre du chandelier mosaïque (pour l'interpréUlion de ce type, V. l'arl. Candélabre det Juifi). Voici un fragment de terre cuite qui n'est autre que le disque d'une lampe africaine

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représentant deux agneaux au-dessus de deni croix gemmées, gracieuse composition symbolisa ni l'agneau de Dieu immolé sur la croix pour le salul des hommes (V. Annuaire de la SocitU arekiologiqut de la province de Caïutanline. 186i,

pi.nl.

Aucun des symboles tout à fait primitifs ue x voit sur les lampes de brome : c'est la croii, par exemple, plutât que le monogramme, et jamais \t poisson ; c'est ce qui a déterminé les antiquaires à leur attribuer une origine relativement raoderoe.

Brunati (101. couv) décrit une lampe en terre cuite, appartenant au Collège Romain, où sont tracés simpletnent à l'encre ces deux mots gras : D.iriMc.CAixRAOc, quel'onpeutlraduirtfparuHclu lacerdot. Ce saint dut être en Egypte l'objet d'une grande vénération, car nous retrouvons son tMMn el son image dans une catacombe d'Alexandrie. dont l'explication donnée par H. Wescher a élé insérée dans le Bulletin d'archéologie diréliiniv de H. De' Rossi (août el octobre 1865). D'.Vcourl en a publié une qui ne présente pas la même obscurité [Terre* cuilet. pi. nu. n. U). C'est aussi une lampe d'ai^ile proKnanl probablement de l'Egypte, si l'on en juge parle style, tout à fait identique à celui de quelifues autres monuments du même genre apportes de ce pays, et inscrites aussi de légendes grecques. Celle-ci fait lire un nom commun à plusieurs martyrs. Polyeucte ; toï ahov fo.uocToc. Danj son Bulletin de 1866 (p. 73), H. De' Rossi a bien voulu adhérer à notre appréciation de ce monument.

LAItCE (tA saute) ('A-[[ii Iî'txii), laneeo; jtodiolvt. InslrumciU liturgique cliet les Grecs.

C'est une espèce de couteau dont la lame a I) forme d'une tance el dont le manche allonsé se termine par une croix. Cet ustensile joue un râle important dans la liturgie des Grecs (V. la lituTfie de S. Chrysostome, dans Goar. xtuoionoii. p. ^ et 116). 11 senait à séparer de la mas» du pain

LANC

LâNG

ofTert rhostie qui devait être consacrée. U est inléressant de . voir le détail de celte cérémonie dans Tordre de la messe connu sous le nom de S. Chrysostome. Voici ce qu'on y lit à propos de la prothèse ou préparation de la messe (Y. notre art. Prothèse) : « Le prêtre saisit de la main gaodie le pain, et de la droite la sainte lance, avec laquelle il trace le signe de la croix sur le sceaa de la forme offerte , et dit trois fois : en

lÉIOlRK DU SEIGREUR ET DIEU ET SAUTEUR JÉSUS-

ciiisT. Et aussitôt il enfonce la sainte lance daos la partie droite du sceau, et rouvrant, il dit:

COIMI UHB BREBIS, IL A él CONDUIT A LA MORT.

^ofonçant de méoie cette sainte Jaoce dans la partie gauche, il

dit : ET COMHE UN DOUX A65EA0 QUI » un DEVANT CELUI QUI LE TOND, AINSI IL n'a PAS

ocTERT SA BoucBE. Enfonçaiit de nouveau la sainte lance dans la partie supérieure du pain, il dit :

APftàs CES HUMILIATIONS IL A ÂTÉ DÉLIVRA DE LA MORT.

11 en fait autànlt à la partie inférieure et dit : qui RACONTERA SA GéNÊRATiON? A chaquo incision, le diacre dit, en tenant son élole à la main : prions LE SEIGNEUR f Le mémo diacre dit ensuite : enlevez, slig.xeur! et le prêtre, dirigeant la sainte lance obliquement dans la droite de la forme offerte, en détache le saint pain, disant : sa vie est enlevée DE u terre, éternellement, MAUITENANT ET TOU-

iocRs, ET DANS LES SIÈCLES DES SIÈCLES, AMEN ! Et inclinant le pain sur le saint disque (la patène), après que le diacre a dit : immolez, seigneur! le prêtre le sacrifie en forme de croix, disant : est

IIIOLÉ L AGNEAU DE DIEU QUI ÔTB LE pécflé DU MONDE, POCB U VIE ET LE SALUT OU MONDE ! ÂlorS il tOUmO

le pain de Tautre côté qui a une croix au-dessus, et le diacre dit : percez, seigaeur! Le prêtre, le perçant du côté droit avec la sainte lance, dit :

ET UH DES SOLDATS OLVRIT SON CÔTÂ AVEC SA LANCER ET ACSSITÔT IL EN SORTIT DU SANG ET DE L*EAU. »

U. — On trouve des traces d'un usage à peu près sembkible dans TËglise occidentale. Avant d*èlre transportés au saint autel, les pains destinés au sacrïOce étaient déposés sur la table dite diatonique, mensa diaconica (Cabasut. Notit. conciL Inuert, II. § 1). Là ils étaient bénits par des oraisons solennelles. Après cette bénédiction, on les dirisail en plusieurs parties avec un couteau eiclusîvement réservé pour cet usage et que les liturgistes appellent cuHer eucharisticus. Quelquesunes de ces parcelles étaient d'abord mises à part poorla consécration et pour la communion du prê(re et des fidèles. On réservait les autres pour Ifô distribuer à ceux qui, sans être exclus de la communion de TÉglise c-alholique, n*élaient pas disposés à communier.

Ainsi la fraction ou incision du pain avait lieu "'^lï arant la messe des fidèles, c'est-à-dire f^^^^nt le canon pendant lequel les prêtres distribuent aux fidèles le corps du Seigneur, comme

nous le lisons dans Honorius d*Âutun [Gemma animœ, lib. I. cap. lxui).

Mais il parait que, avant cet auteur, les pains étaient incisés en autant de parties qu'il y avait de communiants, de telle sorte que, après la consécration, ils pussent être facilement rom^ pus par le prêtre, conformément à ce que fit Jésus-Christ lui-même en instituant reucharistie, benediadt^ (régit y deditque discipulis suis.

Nous reproduisons ici, d'après AUegranza {Opusc. erudit. tab. m. p. 25), un couteau euchainstique que l'on croit avoir appartenu à S. Thomas de Gantorbéi7. Cet instrument, qui se conservait

dans le trésor de l'église des chanoines réguliers

de S. André de Verceil,està deux tranchants, la lame est évidée par le milieu, et le manche, en bois de myrte est couvert de bas-reliefs représentant les emblèmes des douze mois de Tannée.

LANGUES LITURGIQUES. — En quelles langues la liturgie fut-elle célébrée aux temps apostoliques et aux siècles suivants ? Dans les langues qui étaient vulgaires à cette époque chez chacun des peuples auxquels TÉvangile fut annoncé. Ainsi on regarde comme certain que les apôtres et leurs premiers successeurs célébrèrent en langue chaldaïque ou syriaque à Jérusalem et en plusieurs autres lieux ; en grec à Antioche, à Alexandrie et dans d'autres villes de langue grecque ; en latin dans les contrées de TOccident où la langue latine était vulgaire. Un fuit semblerait au premier abord contredire cette doctrine : c'est qu'à Rome, pendant les trois premiers siècles et probablement plus longtemps encore, la liturgie, ainsi que la lecture des Écritures, du moins dans les assemblées présidées par le Pape, se faisait en langue grecque (Y. De' Rossi. Roma soU. t. H. p. 256-257). Mais la contradiction n'est qu'apparente : on sait en effet, comme nous l'avons fait observer ailleurs (art. Inscriptions,y)y que la première chrétienté de Rome se composa en grande partie de Grecs et d'Orientaux, dont le grec était la langue vulgaire. Qu'il en ait été de même pour les langues des autres pays, c'est ce qu'établit avec évidence ce passage d'Origène contre Celse (1. viii) : « Les Grecs se servent de mots grecs, les Romains de mots romains, et tous les autres peuples prient et louent Dieu chacun dans ^a langue.... Dieu étant le maître de toutes les langues exauce ceux qui le prient en tant de langues diverses, comme s'ils priaient en une seule et même langue. Gar il n'est pas comme les hommes qui, sachant une langue ou barbare ou grecque, ignorent les autres, et ne se mettent pas en peine de ceux qui parlent une langue différente de la leur. » U est évident que le grand docleur constate ici la pratique liturgique telle qu'elle existait de son temps.

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