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siècles relatif à la dimension de ces pains persévéra longtemps dans TÉglise.
Les pains d'autel étaient ronds partout, mais assez différents par leurs formes accessoires, comme il parait par le cinquième concile d'Arles, tenu dans le courant du sixième siècle, et qui prescrit que les oblalions offertes à Pautel soient faites uniformément dans touïe la province. On trouve dans Bocquillol, Grancolas, etc., beaucoup de détails sur cet intéressant sujet pour les siècles du moyen âge et les temps modernes, qui n'entrent pas dans notre tâche.
Cependant nous ne résistons pas au plaisir de mettre sous les yeux du lecteur, d'après Dom Martène (De aniiq* monachor. ritib. n. 8), la description des précautions et cérémonies respectueuses qui accompagnaient chez les moines la confection des hosties.
On faisait des hosties, dans les monastères, toutes les fois qu'on en avait besoin. Il y avait néanmoins deux époques principales destinées à ce travail, savoir : un peu avant Noél et avant Pâques. Faisons observer en passant qu'il fallait, pour que ces pains durassent si longiemps, qu'ils fussent, comme nous l'avons dit, épais et solides.
Les novices triaient le froment sur une table, grain par grain; on les lavait ensuite et on les étendait sur une nappe blanche pour les faire sécher au soleil. Celui qui les portait au moulin lavait les meules, se revêtait d'une aube, et mettait un amict sur sa tête.
Le jour de faire les pains étant venu, trois prêtres ou trois diacres, avec un frère convers, après Toffice de la nuit, mettaient des souliers, se lavaient les mains et le visage, se peignaient et récitaient en particulier dans une chapelle l'oflice de laudes, les sept psaumes et les litanies. Les prêtres et les diacres, revêtus d'aubes, venaient dans la chambre où la confection des pains devait avoir lieu ; le frère convers y avait déjà préparé le bois le plus sec et le plus propre à faire un feu clair. Tous quatre, ils gardaient un silence absolu; l'un répandait la fleur de farine sur une table poiie, propre, réservée exclusivement à cet usage, et dont les bords étaient relevés afui de contenir J'eau qu'il jetait sur cette farine pour délayer la pâle. Celait de l'eau froide, afin que les hosties fussent plus blanches. Le convers, avec des ganis, tenait le fer, et faisait cuire les hosties, six à la fois. Les deux autres coup;iient ces mêmes hosties avec un couteau fuit exprès (V. page 409, article Lcnice, un de ces cou!eau.v eucharistiques) et à mesure qu'elles étaient coupées, elles tombaient dans un plat couvert d'un linge blanc. Ce travail durait longtemps dans les grandes communautés, et néanmoins se faisait à jeun. Cet usage a dui é dans les monastères jusqu'au quinzième siècle (V. aussi dom Claude de Vert. Dissert, sur les mots Messe et Communion, p 162). On consultera encore avec fruit, sur la question du pain eucharistique, une savante dissertation du P. Sirmond, Disquisiiio de aztjmo, semperne in allaris usuifuent apud Lalinos. Pari.*;,
1651. Aux pages 121, 122 et 123 de cet opuscule, l'auteur donne le dessin des pains eucharistiques chez les Latins, chez les Grecs, les Syriens et les Alexandrins, dessin que nous avons reproduit plus haut.
PAIIVS (iiDLTirLiCATiOTi DEs). — Ce miracle de Notre-Seigneur est reproduit si souvent dans les monuments primitifs, qu'il est presque superflu de citer. Nous renvoyons pourtant à la planciie Lxxxv de Boltari, qui retrace le type commun, Notre-Seigneur imposant une main sur des pains, l'autre sur des poissons qui lui sont présenlis par deux de ses disciples, et à ses pieds sont des corbeilles renfermant les restes. Un sarcopliage du Vatican (Id. pi. xix) présente une variante digne d'être notée : les pains sont à terre dans im corbeilles sur lesquelles le Sauveur étend sa baguette, tandis quil place la main gaudie sur les poissons que lui offre un disciple.
Quelquefois h miracle est représenté en abrégé et comme hiéroglyphiquement par cinq pains et deux poissons, comme sur un marbre du recueil de M. Perret (t. v. pi. XLvn-18).
La représentation du miracle de la multiplication des pains avjiii plusieurs sens syraboliqi'«'s •
1« Elle rappelait la résurrection future : « même qu'il fut possible à Jésus-Clirisl de inuiuplier les pains, il ne sera pas plus impossible a» toute-puissance divine de rendre à leur étal pnmitif les corps des hommes.
2- L'Église voulut aussi par là engager le? Odêles à remercier Dieu de la multiplic;lw« des fruits de la terre pour le paisé et a w "« demander pour l'avenir. Aussi au qualrieine di-
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mandie de carême où se lit, d'nprès S. Jean, le récil de ce miracle, trouvons-nous ces paroles à I) préfiice de la messe, dans le sacramenlaire de S.Cfégoire ; £1 U erealorem omnium de prœleritù frudibu* glorificare, et de vtttturit tupplieiter emrart : ■ il est juste et conveDable.... el de le glorifier, toi créateur de toutes choses, pour les fruits passés, et de te supplier liumblement pour In fruils futurs. • De la considération des biens tnnporela les (idéles devaient s'élever à celle des tikns spirituels-, de là cette oraison delà cin- .«piiéme semaine après la Pentecôte, où vient le Técit de la multiplication des pains »eloD S. Marc : Te duce Iraiummiu par bona Umporalia, ut non ^tmitîamut œUma, • que, sous ta conduite, nous passions i travers les biens temporels, de ra;oii :à ne pas perdre les biens éternels. • On voit ^insi que les peintures des catacombes et des églif lisfs primitives concouraient avec les prières de
Ijliiurgie i inspirer
M! chrétiens les ? |^^?ï^ n^nrs sentiments [ r/T^Al -.bS ie \»é\é.
S'L'Ëglise voulut encore eiciter les i Ëilélesàrendregrâ- | ces à Dieu de les i aïoirplacés.
br« des élus et des vnis enfants d'.\braliam, en multipljini le nombre par l'idoplion obtenue mJt'sus-Oirisl.Ceci rïNïorl de l'épitre d* ce même quatrième dimanche de carême empruntée tiiUlIredeS.Paui nu GalaUt.
4* Uab le principal motil, était de mellre :ans sous les yeui des fidèles l'image du miracle perpétuel de la multiplicntion du pain céleste pour la finclirication de leur Ame dans l'eucbaristie. C'est pour cela que, vies deui multiplications opérées par >olre-Seifiiieur, on ne voit ordinnirem««( représentée que la seconde, qui fut faite sur des pains de froment, tandis que la première eut pour objet du pain d'orge (V. l'art. EuckarUlit). En opérant ce miracle, Noire- Seigneur a presque toujours nue baguette a la main (Buonar. Vetri. tav. ini.l; sur un sarcophage reproduit par Doltari (lu. P-SOt), on remarque cette circonstance particulière que de la main du Sauveur, sans la baguette qu'il porte ordinairement, s "èc happent des rayons qui vont atteindre chacune des corbeilles, au nom' bre de trois. Les principales classes de monuments