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ment, est inscrite dans un pentagone irrégulier, et divisée en deux parties inégales : la première section rectangulaire contenait à droite une chambre dont la destination est difficile à déterminer, tandis que le surplus devait former une sorte de vestibule d*où Ton pénétrait dans Téglise; la seconde section, qui constitue Téglise proprement dite, est divisée en trois nefs et séparée de la précédente par un mur percé de trois baies correspondantes à chacune des nefs.
Toute la partie de Tédifice qui émergeait de terre est écroulée et Tintérieur a été trouvé rempli de ses décombres. Toutefois la partie adossée à la roche vive, c'est-à-dire les murs de Tabside et le périmètre du temple, est intacte, mais entièrement dénudée : ou suppose avec beaucoup de fondement que ces parois étaient enduites d*un inlonaco et décorées de peintures, dont la perle serait d'autant plus déplorable, qu'elles se placeraient à la même date que les plus beaux monuments de Tart chrétien au quatrième siècle, par exemple Tadmirable mosaïque de Sle Pudentienne.
À quelles causes doit-on attribuer la destruction du monument? G*est ce qu'il serait difllcile de dire. Il ne parait pas tout au moins que cette déplorable ruine soit l'œuvre des hommes, car on retrouve à l'intérieur chaque objet à la place où il était tombé. M. Michel De' Rossi l'attribue à un tremblement de terre ; l'édifice, selon lui, aurait été déjà fort endommagé par ceux du cinquième siècle, et sa ruine consommée par ceux du neuvième.
PIIAIIE. — Sur les sépultures chrétiennes, le phare, soit isolé (Fabretti. p. 5GG), soit accompagné du navire qui semble se diriger vers lui à pleines voiles (Boldetti. 372), indique le port où vient aboutir une heureuse navigation, c'est-à-dire le terme d'une existence pleine de mérites et de vertus, et la récompense qui attend le chrétien au bout de sa carrière. Cette intention symbolique est d'autant plus évidente dans le marbre de horia (Fabrelli. loc. laud.) que, par une ingénieuse combinaison, répitaphe de cette chrétienne se trouve placée entre une palme et une couronne, emblèmes de victoire.
Dans son Bulletin de 1869, page 12, M. De' Rossi donne un singuher marbre où est grossièrement figuré un phare, sur la base duquel est inscrit un monogramme qui se lit aopata, invisibilia; et de plus, les lettres dont ce mot se compose sont groupées de façon à former le ^. Si Ton rapproche cette épitaphe de la précédente, on comprendra qu'il y a ici une allusion évidente à l'àme arrivée au port du salut et entrée en possession de la récompense invisible ici-bas (V. la gravure à l'art. Monogramme du Chrisif p. 478).
Le symbole du phare est flguré dans la gravure ci-après par une espèce de tour à quatre étages en retraite, surmontée d'une flamme et absolument semblable au rogus ou bûcher funéraire
qui se voit au revers de quelques médailles impériales de consécration, notamment sur celles d'Ântonin le Pieux, de Marc- Âurèle, de Commode, etc.
(Y. Mionnet. De la rareté et dup'ix dei médailles romaines, t. I. pp. 218. 226. 241).
Cette ressemblance est tellement frappante, que le docte Fabretti lui-même (Ibid,) s'y est mépris, ne réfléchissant pas sans doute qu'une pareille image, dérivée des habitudes de la sépulture romaine, ne pouvait se produire à aucun titre sur les monuments funéraires des chrétiens, qui n'admirent en aucun temps l'usage de brûler les morts (V. l'arl Sépulture).
PHËIVIX. — Ce symbole se rencontre, bito qu'assez rarement, dans les monuments chrétiens. Voici le type de convention qu'on a donné à cet oiseau fabuleux : l)ec long et aign, poitriiK saillante, queue peu allongée. C'est Tidée qu'on s'en peut faire d'après trois médailles itlustriyv par Munter (Symb. vet, eccl. pars. n. tab. 3. n. d.^ La première est d'Alexandrie, à l'efUgie d Anlunii. le Pieux (Zoega. I^um, jEgypt. imper, tab. si ;l3 tète du phénix est entourée d'un nimbe radié, elle a pour légende : aiuii ou aeteknitas. Daris la seconde, qui est une monnaie de bronze de Gonsliins (Danduri. n. 231), le phénix, debout sur un bûcher, porte une couronne à son bec. Eoûn b troisième fait voir le phénix sur un globe dan< i^ main de Constantin (Banduri. u. 3G8). Les d-ui dernières pièces portent la légende : feux teipo-
RVN REPARATIO.
D'après hi description de ce type, on peut rfconnaitre un phénix dans un oiseau que l'on ^'i' tourné vers ^olre• Seigneur montant au ciel, daii la mosaïque de l'a side des Saints-Côme-el-naink n à Rome (Ciampani. Vet. monim. n. tab. i^>> monument d'une grande valeur, puisqu'il date J' 350 environ ; la mosaïque de Sainte-lVaxède ij<i ibid. tab. xlvii) nous en montre aussi un posé sur un palmier; enfin nous voyons le mênae sjmb •l-' dans les curieuses fresques d'un cimetière chit-tien découvert en partie près de Saiiil-Nawir»' ' Milan (Polidori. Sepolcr. Crist. scop. a Milân'j p. 58. tav. I. n- 1). L'attribution de cesymlKl. dans les trois monuments que nous venou> ii citer, peut trouver sa confirmation dans l'urne s^*pulcrale d'un margivs hbrm^s donnée par Fjbre t. (p. 578. n. xxxi). où se voient de chaque côlé J«i titulus un phénix sur un bûcher.
Les païens avaient pris cet oiseau pour symbole de réternilé, les chrétiens en firent celui lî^ la résurrection. S. Clément pape, le plus anc; ii des Pères apostoliques, en développe les sv^ni''<^^ tions mystiques dans ses deux épîtresaux tonir
JtM(Jiib.i
PIIE.V — (
lÏKDS {Eput. t. c. !4.26. IL, c. 9). Des idéos analogues sont eiprimées par S. Ambroise [Hexame- TaK. l T. c. il). Job avait déjà dit (et on sait que «s deui Pères se sont inspirés de ses oracles) : • Je mourrai dans mon nid, et je multiplierai mes jours comme le palmier (ou comme le phéni\), > M nidiilo meo moriar, et ttciU palma multîptîcabo ut. 18). Trrlullien traduit par ptiénix: X mvUipticabo die». C'e&l une nouvelle n de roi du patriarche de l'Idumée à la ' n de la chair. Aussi, sur les plus andemies mosaïques, comme nous l'avons vu par wUe de Sainte Praxcde, de même que sur les sartifbages (Bottari. tav. »vm. — Hillin. Vidi de la Ft. pi. LiiT. n. 4), sur les pierres gravées (Perret, wl. n. pi. Ml. 68), la paline ou le palmier furentils souvent joints à l'image du phénix. Les rapports entre ces deux symboles, dont le nom est le même en grec, çciii',, rapports fondés sur la ' propriété de renaissance, de vie, de félicité qu'on leur supposait à l'un et à l'autre, élaienl dans les idées que les clirétiens avaient reçues de l'anliquilé (l'Iine. Hi*l. nat.
III. 4) ; el nous trouvons un nouvel exemple de leur association dans une des fresques it l'anliijue chapelle de Sainte-Félidlé, découverle 3 Rome en 1813 prés des Thermes de Titus. Celle [leititure, qui représente la martyre avec ses sept lils. inunolés comme elle pour la foi, montre doux pilmicrs sur ctincun desquels repose un phénix {V. Uai, Dii£. prétimin. des miniatures du Virgile du Vatican. Rome 1835). César Bjicelia (Pragmlog. eatholiea. l. ivi. n.7.p. 11 fi) atlesle avoir vu aussi cet oiseau mystérieux sur un jmI nier au ïOinmet de l'arc d'une chapelle de la calacDm!>e tli; Syracuse,
il est important d'observer que quand S. Paul se trouve l'eprëseiité sur quelque monument ^inlique. le phénix sur le palmier est toujours derrière cei ip4tre. Témojn un Tond de lasse publié par Buoiiirruoli (lav. vi. 6) ; témoin deu\ sarcopliages livntiés, l'un par Aringhi (I. i. p. 30T>, l'autre par V»rrei ( Ytrona illuilr. pars m. c. 3. p. ^7), el enfin les mosaïques de ^ainle-Praxéde el de Saintc- Cvcile (i:iainp. l'ef. mon. n. lab. ilvii'. lu). Celle particularité, si souvent répétée qu'on pourrait pr«<que la prendre pour une formule hiératique, n'est assurémenl pas sans quelque motif mystérieux ISe peut-on pas penser que l'antiquité lïl du double sjmbole du palmier el du phénix l'attribut de l'apAIre des yentils, parce qu'il a élé le principal et le plus lélé prédicateur du dogme de la r^iurreclion, comme il est aisé de s'en convaincre, par ics Èpitres. pnr son discours à l'Aréopage, el par plusieurs passages des Acltt.
Le nimbe dont la létedu phénix est quelquefois enlourée, igneiu cingit honos, comme s'exprime AiiTto. ciinÉr.
Claudien (De phenice. v. 17), el il en est ainsi du phénix de la mosaïque de Sainte-Cécile que nous reproduisons ici, est un nouveau caractère d'immortalité. Nulle part I mage du phénix, comme emblème d'espérance de résurrection, n'est m' à sa place que «ur les tombeaux; on sait que Ste Ce- * cile voulut que celte image décordl le sépulcre qu'elle avait fait préparer pour le corps de S. Maxime, alin d'attester, disent les actes, la foi que ce martyr avait toujours professée pour cette vérité consolante (Ap. [loldetli. p. 350). Cependant ce symbole est très-rare sur les pierres sépulcrales, du moins avec son attribut le plus caractéristique, qui est le nimbe radié ou uni, dont on ne connaît que deux exemples dans ces conditions, l'un sur un tombeau de l'an 385 (De' Rossî. Intcr. diritl. 1. 1. p. 155) et l'autre sur un marbre du cimetière de Calliste (Id. Rom. tott. crisl. t. n, p. 31 3). Kn voici un remarquable exemple, imprimé au revers d'un médaillon ou sceau de plomb du diacre Siricius. Mais il parait bien certain que l'on doit recon- f naître le pbênit: dans plusit de ces oiseaux que l'on a < lume de désigner indistinctement sous lit nom de colombes.
Ceci serait vrai surtout de l'oiseau portant à son bec une palme qui, comme nous l'avons observé plus haut, a en grec le même nom tftwiÇ. Sous en avons un evemple indubitable dans un oiseau qui était sculpté sur la porte principale de l'ancienne basilique de S. Paul :
cel oiseau a la palme J* !*• j^ Y A/" ^ aubecelau-des>usde F C iX A. Vv sa lêle e^l écrit eu toutes lettres le mot ;
[)n troisième symbole de la résurrection est quelquefois aussi associé à celui du phénix : c'est In vigne, comme nous le voyons dans la ca-
lacombe de Jlilan citée plus haut. (Jue les pampres de vigne aient élé pris dans ce sens allégorique par les premiers chréliens, c'est ce que prouvent les témoignages do plusieurs Tères, et celui de S. Cyrille de Jérusalem en particulier (Calech. xvm). * Si les branches des vignes et des autres arbres, dit-il, bien que séparées du Ironc, poussent quand on les replante, l'homme, pour qui ont élé faites toutes ces choses, serait-il le seul il ne pas ressusciter! * Le phénix, dans les monuments chrétiens, esl cerlainemenl auisi quelquefois relatif au baptême, qui rappelle l'homme à une nouvelle et plus heureuse vie. C'est pour cela que ce sacrement fut appelé tacramentam regeneralioni*. « sa- Ki
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crement de la régénération » (Joan. in. — TH. III. 5). Or, le baptême étant lui-même la figure de la résurrection, est à son tour symbolisé par cet oiseau mystérieux et en quelque sorte sacré (Clément. EpisL I Ad Cor. c. 25. Tertull. — Lac-
tant....)*
Les plus anciens Pères de TEglise n*ont pas rejeté l'histoire du phénix ; et il ne sera peut-être pas sans intérêt de meltre ici en parallèle ce qu'en ont dit deux écrivains presque contemporains. Tun chrétien, l'autre païen. Le premier est S. Clément, que nous venons de citer, t Contemplons, dit ce pape, disciple de S. Pierre, ce qui arrive dans les contrées orientales, c'est-à-dire en Arabi«î. Il est un oiseau qu'on appelle phénix: étant seul de son espèce, il vit cinq cents ans; et quand il est sur le point d'être dissous par la mort, il se fait un tombeau avec de l'encens, de la myrrhe et d'autres aromates, dans lequel, le temps venu, il entre et meurt. Mais de sa chair pourrie naît un ver, lequel, nourri de la substance du mort, prend des plumes. Et bientôt, devenu plus fort, il enlève le loculus où reposent les os de son prédécesseur. Chargé de ce fardeau, il dirige son vol de la région arabique vers l'Egypte et la ville qui est appelée Ueïîopolis; et qi:and il y est arrivé, en présence de nombreux spectateurs, il dépose ces restes sur l'autel du Soleil, et retourne d'où il est venu. Les prêires examinent avec soin les mémoires des temps, et ils trouvent que l'oiseau est venu après cinq cents ans révolus. »
Voici maintenant ce que, une trentaine d'années plus tard, écrivait Tacite (Annal, vn. 28j, l'un des esprits les plus éclairés et les plus fermes de l'antiquité : c'est une histoire de la fin du règne de Tibère : « Sous le consulat de Paulus Fabius et de L. Vitellius, parut en Egypte, après une longue période de siècles, le phénix, oiseau merveilleux, qui fut pour les savants grecs et nationaux le sujet de beaucoup de dissertations. Je rapporterai les faits sur lesquels ils s'accordent, et un plus grand nombre qui sont contestés et qui pourtant méritent d'être connus. Le phénix est con.sacré au Soleil. Ceux qui Pont décrit conviennent unanimement qu'il ne ressemble aux autres oiseaux ni par la forme, ni par le plumage. Les traditions diiïèrent sur la durée de sa vie. Suivant l'opinion la plus accrédité:*, elle est de cinq cents ans. D'autres soutiennent qu'elle est de quatorze cent soixante et un. Le phénix parut, dit-on, pour la première fois sous Sésost ris, ensuite sous Âmasis, enfin sous Ptolémée, le troisième des rois Macédoniens ; et chaque fois il prit son vol vers Uéliopolis, au milieu d'un cortège nombreux d'oiseaux de toute espèce, attirés par la nouveauté de sa forme. Mais de telles antiquités sont pleines de ténèbres. Entre Ptolémée et Tibère, on compte moins de deux cent cinquante ans. Aussi quelques-uns ont-ils cru que ce dernier phénix n'était pas le véritable, qu'il ne venait pas d'Arabie, et qu'on ne vit se vérifier en lui aucune des anciennes observations. On assure, en effet, que, arrivé au terme
de ses années, et lorsque sa mort approdie, le phénix construit dans sa terre natale un nid auquel il communique un principe de fécondité d'où doit naître son successeur. Le premier soin du jeune oiseau, le premier usage de sa force, e>t de rendre à son père les devoirs funèbres. La prudence dirige son entreprise. D'abord il se charge de myrrhe, essaye sa vigueur dans de longs trajets, et lorsqu'elle suffit à porter le fardeau et à faire le voyage, il prend sur lui le corps de son père, et va le déposer et le brûler sur l'autel du Soleil. Ces récits sont incertains, et la fable y a mêlé ses fictions. Néanmoins ou ne doute pas que cet oiseau ne paraisse quelquefois en Egypte. •
PHIALA. — V. l'art. Canlhartu.
PIIYL4CTÈRES. — V. les art. AmuleUesti Volumes.
PIEDS DU SOUVERAIN PO:?CTIFE (bii-
SEMENT des). — L — L'usage de baiser les pieds dû souverain pontife remonte à l'origine même du christianisme. D'après Baudoin (Calcem antiq. p. 225), le mot adorare^ qui au propre signifie approcher quelque chose de sa bouche, oricufmdvere, aurait été employé dans l'antiquité pour désigner cet acte de respect, et toutes les fois que l'Évangile notamment Padopte pour exprimer l'hommage rendu, soit à Notre -Seigneur, soit i ses apôtres, il est probable qu'il n'a pas d'autre sens. C'est ainsi que le chef de la synagogue et Phéiiioroîsse < adorèrent » le Sauveur, en se prosternant devant lui et en baisant ses pieds (Mare. V. 23. 26). Le même honneur fut rendu aux apôtres, et en particulier à S. Pierre, lors de son entrée à Césarée, par le centurion Corneille (kd, X. 25 seqq.) : ohviuz venii et, et prociden* adpeda ejtu, adoravil.
L'histoire ecclésiastique du premier siècle offre une foule d'exemples analogues. Ainsi nous lisons dans les actes des martyrs Uippolyte, Eusèbe et leurs compagnons, qui souffrirent à Rome, que plus d'une fois eux et les autres fidèles se prosternèrent aux pieds du pape S. fitii'nne. II est aussi raconté dans les actes de Ste Susanne que les époux Claudius et Pedeigna (Ap. Baron, m. 204. ». 8), que la femme ayant appris la conversion de son mari, se porta à la rencontre du pape Caîus, se prosterna à ses pieds, les baisa, et sollicita elle-même son initiation à la foi : el adpetia procidens eosque ex hors exosadala, œque te d fidem recipi poitulamt.Ce fait, prouvé pour les^débuts du troisième siècle, et de plus les mots tf more, font voir que cette femme ne fit que se cooformer à un usage déjà établi.
Les données de la liturgie concordent ici awc celles de l'histoire. Dans un ancien ordre ronuw que l'on croit avoir été recueilli par S Gél«e, et ob. sont décrits les rites des premiers siédes» nous voyons qu'à la messe pontificale le diacrti
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)T3nl de lire l'ËiaDgile, vient baiser les pieds du souverain potilife, deindt diaconui oiculant pedet Poiili^{y.^oMi\hTd.Delbnciode'piedide'Somini PeKlifiâ. p. 2).
Si l'on parcourt les Vies des Papes au Liber pMfi|ica((t, on y trouve, pour les temps anciens, huit fois la mention d'un let hommage rendu a pape, lanlôt sous le nom d' ■ adoralion >, Unldl sous celui de • salulation •, lanlôl sous (elai de • baiser des pieds ». On y peul ajouter l'aerapie de l'empereur Justin à l'égard du pape lean, kumiiiatil te pronus in terrain el «doratil Beatiiâmam Papam Joannem; celui de Jusiinien pour Agapit, celui de Justin II pour le pape Constantin, celui du roi Luitprand pour S. Zacharie, celui du roi Pépin et de Charlemagne pour Ëlienne II , celui de Louis le Pieux pour ËLJenne IV, etc. (V. Lit. Pontif. à tous ces noms dcpipes). Nous liions dans le même livre pontifical que, à l'élection de Léon IV, en 8i7, le même tioDiKiir Tut rendu à ce pape, • d'après la coulunie mtique. I non-seulement par le clergé, mais au^si pir tous les grands personnages qui assisOienl i celte cérémonie : Omnet pergtiilei cum gaudio, mllaque atiditali* lœliUa... ad Laterartente pa- Iriardiium perduxerunt, nn moheh co.iservi^tes
ini()C[M, OMRRB EIU9 OSCUUTI FOT FFDES.
Kous pourrjon s accumul'r encore les citations ; mais il suffit de «e qui précède pour établir l'anliquiléet la persë*éranc« de cet usage respect ueui emers te souverain pontiTe, et pour mettre en éTidrncela vénération que les empereurs, les rois, les éi^ues el leu fidèles de toutes les classes professèrent toujours pour te vicaire de Jésus^-Clirist.
II. — tiais te moment vînt où l'humilité des pâlies, s'a] armant decelle sorte de culte rendu à leur personne, éprouva le besoin de le Taire remonter du disciple au Ualire; el, pour Torcer les peuples à imprimer i leur piété une direction nouvelle et plus digne d'elle, ils tirent relracersurleur chaussure le signe auguste delà croix. C'est ce que Valentini observe judicieusement dans son livre spécial sur celle maliére [De o$culalione pedum Romani Pontificit, p. U9} : merilo igitur PontifKL Maximiu genla, quas ad iptiu* pedet proeumbere ridebal, ad crueem Dominî. quam landatit iiti'prtttil, OKulandam traduxil. Ce savant homme aurait pu ajouter que S. Pierre avait en ceci donné l'eiemple à ses successeurs, alors que, voyant le centurion Corneille prosterné à ses pieds, il dit en lui saisissant la main : > Uve-toi, el moi aussi je ne suis qu'un homme, • lurge, el egoipte homo mm (ici. I. 26}.
Il n'eu est pas moins certain que, primilive- ■nenl, comme aujourd'hui encore, l'inleniion des tidéles était de rendre, par le baisement du pied, on hommage personnel au vicaire de Jésiis^lirisl. Pour prouver le contraire, quelques éradils, entre aulresAngelo Rocca, ont été amenés A soutenir que, dans tous les temps, la croii avait été llgurée sur la chaussure des papes. Nous aurons donc miné celle opinion, quand nous aurons établi,
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par le témoignage des monuments que le fait en question ne se révèle qu a une époque relativemenl moderne.
m. — Disons d'abord q e celte question ne saurai! s'agiter pour leatempsapostoliques toulle monde sait qu'alors les sandales proscrites par le
que calceamenla (Malth. X. iO),furentla seule chaussure des évéques et des clercs en général comme le prouvent les monuments figurés de toutes les classes verns dorés, bas-reliefs des sarcopliage'j fresques (V. â notre article Ordinal on un pont fe conférant les saints ordres et qui est chaussé de simples sandales pareilles à celles de la gravure ci-dcssus).
Le premier pape que l'on voie représenté avec une chaussure pleine ou creuse, ealceut chez les Romains et chez les Grecs 'rnoSniia «oî^oi, esl, selon l'opinion commune des archéologues, S. Anlère recevant les Actes des martyrs de la main des notaires apostoliques (V. la gravure de l'art. Actei det marti/ri ; c'est une fresque du cimeliér« de Calliste). Or la chaussure de ce pape, élu en 337. est unie et sans aucun ornement.
Il y a ici une lacune dans les monuments; mais la célèbre statue de S. Hippolyle, qui se voit aujourd'hui au musée du Latran et où c«t évéque, qui vivait sous Sévère-Alexandre, esl représenté avec une chaussure pleine, d'une étoffe trés^me el dépourvue d'ornement, nous autorise à penser que celles des papes du même siècle n'élaient pas plus ornées. (V. celle statue gravée à notre art. Imaget, p. 350).
Aussilftl après la pacification de l'Église par Constantin, S. Sylvestre, voulant entourer le culte chrétien de plus de solennité, porta d'abord son attention sur les vêlements sacrés, qu'il rendit plus somptueux, parliculièremenl pour la célébration des saints mystères. C'est ce que nousapprennent ses actes, où nous lisons notamment que c« Pontife aux calcei cati unis substitua d'autres panloulles plus précieuses par la matière et les ornements (V. Pouillard, p. 7). On montre dans le trésor de S. Hartin ut Afonli de Rome un soulier que l'on croit avoir appartenu à ce pape, et qui, s'il esl authentique, viendrait fournir au récit
des actes l'auloritê dont ils ont besoin. Il esl de velours vert, décoré de broderies on applications en or et en soie ; en voici le dessin, recomposé d'après les fragments qui restent.
Nous avons dit: s'il est authentique. Car la
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même sacristie possède une mitre, réputée aussi de S. Sylvestre, dont la forme, appartenant évidemment à la fin du moyen âge, semblerait jeter quelque discrédit sur la première relique, si Ton veut absolument qu'elles aient Tune et Tautre appartenu au même personnage. Biais enGn si cette pantoufie est moderne, elle fournit une preuve de plus en faveur de notre thèse, car, bien qu'elle soit assez richement décorée, comme on le voit, on n'y saurait rien découvrir qui ressemble du plus loin possible à une croix.
On ne manque pas de raisons néanmoins pour la supposer contemporaine de S. Sylvestre et de Constantin. La principale de ces raisons, c'est qu'elle est, pour la forme comme pour les ornements, exactement conforme aux calcei cavi que portent les figures des monuments des second, troisième, quiitrièmeet cinquième siècles, et entre autres les ligures impériales et sénatoriales de la même époque. Telle est, dans le bas-relief de l'arc de Constantin, la chaussure de Trajan sacrifiant à diverses divinités. Telle encore celle de Marc-Aurèle dans les bas-reliefs fixés aux parois du grand escalier du palais des conservateurs au Capitole, notamment dans celui où l'empereur voilé, en sa qualité de souverain pontife, reçoit des mains de Rome le globe, symbole de la puissance impériale. Il en est de môme dans les diptyques, notamment pour la figure de Flavius Félix, con^ul en 428 (Gori. Thés, vet. diplycli. l. I. tav. n. p. 131), et pour l'image de Jusliiiien dans le diptyque auguslal et consulaire du musée Riccardi, et encore pour celle de l'empereur Justin le Jeune (Gori. Ib. lav. IX el XI. p. 207).
Quoi qu'il en soit enfin de Tàge de la pantoufle en question, la seule chose qu'il nous importe de constater, c'est qu'elle ne porte point la fi^jure de la croix. La chaussure de S. Grégoire le Grand donnée par Àngelo Rocca et par les Bollandisles (t. I. Mart. lib. xi. cap. xv. VU. S. Greg.) n'en a pas davantage, non plus que celle du pape Ilonorius 1", dans la mosaïque de Sainte-Agnés-horsdes- Murs, ni celle de S. Pascal I", à Sainte-Praxède, à Sainte-Cécile, à Sainte-Marie in Dominica, à Sainte- Pudenlienne (Giorgi. Lilurg, Rom, Poniif. l. xiv. p. 122). On n'en découvre pas non plus de trace sur les pieds des personnages représentés dans la mosaïque de Sainte-Marie in Ira^/grc/r, entre autres sur ceux du pape Innocent H, qui fit exécuter le monument, et dont l'élection date de 113Û, de S. Calliste,de S. Jules, de S. Corneille. On peut vuir «'gaiement ce dernier pontife reproduit dans une fresque du cimetière de Saint-Calliste, et publiée dernièrement avec une exaclilude irréprochable par le chevalier De' Rossi (Rom. soit. criU. t. i. tav. Ti). La chaussure, comme celle d'IIonorius à Sainte-Agnès et d'autres encore, est ornée d'une espèce de feuille de trèfle que l'on a facilement prise pour une croix (V. la gravure à l'art. Graffili)
Hadrien IV, élu en 1154, ne portait point non plus de croix sur ses souliers : on a pu s'en assurer à l'ouverture de son tombeau. Même remarque
pour Innocent III, successeur du précédent (1216)' peint dans l'église de Sainte-Bibiane : il ne porteriea qui ressemble à la croix, non plus que les images des papes peintes par les ordres de ce même pontife sous le portique de Saint-Laurent-hors-des Murs. Nous voici arrivés à l'an 1285, et la même abstention se fait remarquer sur la statue d'IIonorius IV, dans l'église Aracœli, et plus tard encore dans la tribune ou coquille absidale de Saint- Jean-de-Lalran pour le personnage de Nicolas VI (1288). Enfin, Boniface VllI, dont Tavénemenl date de 1305, est représenté d'après l'ancienne iradition, comme on le peut voir dans sa statue aux grottes Vaticanes, aussi bien que dans son simulacre à genoux à Saint-Jean-de-Latran.
Mais voici contre l'antiquité de l'usage de la croix sur la chaussure des papes un argument négatif qui a bien aussi sa force. Nous avons un certain nombre d'écrivains liturgistes de la plus grave autorité, échelonnés du huitième au treizième siècle, et qui, dans des ouvrages sur les rite^de l'Ëglise, se livrent aux détails les plus minulieui au sujet des vêtements ecclésiastiques, des ornements sacrés en général , et des chaussures en particulier. C'est d'abord Alcuin, qui a traité dans un chapitre spécial des vêtements ecclésiastiques; c'est Raban Manr, dans son ouvrage De mlHutiom clericaii (l.i. cap. 22) ; Amalaire (De offic. ecclet. lib. u. cap. 25); Ives de Chartres, dans un sermon sur la signiflcation des vêlements sacrés (Y. aus>i Microîog, de o/ fie. e:cle$.); Etienne Dunnd (De riiib, eccles.); Guillaume Durand (Ralional. dim. offic.) ; c'est enfin le pape Innocent lil, antérieur au précédent de prés d'un siècle, auteur d'un savant ouvrage sur les mystères de la messe, où se remarque un chapitre (cap. xlvui) traitant «pfesso, et dans le plus grand détail, des souliers el des sandales des papes : De caligh el sandaliit. Or pas un de ces auteurs ne fait la moindre allusion à la croix qui aurait été l'ornement, et le principal ornement de ces cliaussures. Un oubli de cette nature e^t-il admissible? El ne doit-on pas avouer qu'un usage que Ton cherche à faire remonter au berceau du christianisme n'était pas encore connu au treizième siècle?
IV.— Mais enfin quel est le premier papequieul l'idée d'attribuer ainsi au signe sacré de notre rédemption un hommage qui jusque-là s'éliil adressé à la personne ou mieux à la dignité du ticairo de Jésus-Christ ? C'est ce qu'il est difiicile de préciser.
Tout ce que nous savons, c ei-t que le plus w»cien monument où se révèle sans équivoque celle pieuse innovation, c'est la statue de marbre d'Innocent VII, Côme Melioralo, Napolitain, successeur de Boniface IX et dont l'élection est de 1404. Cette statue se trouve dans les grottes Vaticanes, et elle présente une croix de la forme la plus simple et la plus correcte, comme on Iep«il voir ici. Celle de la pantoufle de Martin V, mort en
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i 45 1 , esl de la même forme, dans son effigie en basrelief de bronze placée au pied de Tautel de la confession de la basilique de Saint-Jean-de-Latran. C'esl une bande croisée, unie, s'élendant sur toute la longueur et la largeur du soulier.
Dés lors la croix sur la chaussure devint un attribut réserré au souverain pontife; nous en avons une preuve certaine dans Thistoire de ce dernier pape. Lorsque l'antipape Félix V eut abdiqué sa prétendue papauté, bien que plusieurs prérogatives du pontificat lui eussent été laissées, il lui fut formellement interdit de porter la croix sur sa chaussure, aussi bien que Tanneau du pécheur, etc. Un peu peu plus tard de légères modifications de forme et d*ornement furent introduites dans cet insigne de la dignité pontificale. Voici celui de Paul 11 (1464), qui ne se dislingue des précédents que par de petits globes qui y sont retracés en relief. Celui de S. Pie V a une décoration en losange, et celui de Clément \IV a dans les angles de la croix des rayons lumineux. La pantoufle de Pie VII, que nous donnons ici, marque la dernière de ces modifications.
• CçO »
PIERRE ET PAUL (SS.). ^I. —On ne saurait douter que» dès le quatrième siècle, des images des deux apûtres ne fussent généralement répandues dans l*Église chrétienne. Eusèbe en avait vu plusieurs exécutées en peinture (Hisl. eccL MX, 18) et il aflirme qu'elles avaient été faites par les gentils que les deux apôtres avaient convertis à la foi. S. Augustin atteste à son tour que, de son temps, « des images du Christ et des apôtres s'offraient de toute pari à la contemplation des fidèles sur les murailles des églises. » Il est parlé dans les actes de S. Sylvestre (Ap. Fuhrmann. De bapt. Contt. t. ii. p. 68) de deux personnages que Constantin aurait vus en songe et qu'il reconnut dans les portraits de S. Pierre et de S. Paul que ce pontife avait placés sous ses yeux. Quelque parti que l'on prenne au sujet de la vision elle-même, on est en droit d'inférer de ce trait que l'Église romaine possédait dès lors un modèle consacré pour l'effigie de ces deux apôtres.
Mais quel était ce type, et à quelle époque remontait-il T Les monuments du quatrième siècle que nous possédons, entre autres le médaillon de bronze, la statuette de S. Pierre, deux monuments que nous reproduisons plus bas (II, 4*), quelques verres dorés probablement plus anciens encore (Buonarnioti. x. 2. — Boldetti. p. 202. tav. vu. 'i2), enfin la célèbre statue assise du prince des apôtres que Ton vénère dans la basilique de Saint-
Pierre, nous autorisent pleinement à conclure que ce type n'était autre que celui que décrit Nicéphore Calliste. Que cet écrivain du quatorzième siècle ait puisé ses données dnns d'anciens auteurs que lui fournit la bibliothèque de Constantinople, dans laquelle il avait passé les plus belles années de sa vie, ou qu'il ait basé sa description sur les anciennes images qu'il avait sous les yeux, peu importe ; il est visible qu'entre le modèle décrit et le type retracé par les arts d'imitation la conformité est exacte, du moins quant aux éléments essentiels (V. Niceph. Callist. Hist, eccl. n. 37). S. Pierre a la taille droite et haute» la tète et le menton fournis d'un poil épais et crépu, mais court, le visage rond et les traits un peu vulgaires, les sourcils arqués, le nrz long et aplati à l'extrémité. S. Paul, au contraire, est d'une stature basse et un peu courbée, il a le front dénudé, la barbe longue et droite, le visage ovale, les sourcils bas, le nez droit et allongé ; dans tous les traits, ainsi que dans le teint, quelque chose de délicat qui caractérise ordinairement les gens d'une certaine condition, surtout quand ils sont d'une complexion peu robuste, comme S. Paul nous l'apprend de lui-même (2 Cor. x. 10) : Prœsentia corporu infirma.
Les menées des Grecs (Ap. Buonarr. p. 76) donnent un portrait à peu près identique, à cette seule différence près qu'ils attribuent la calvitie à S. Pierre comme à S. Paul, circonstance qui se remarque aussi, mais par une rare exception, dans quelques monuments peut-être exécutés par des artistes grecs. Nous citerons pour exemple la mosaïque de Sainte-Sabine à Rome (Ciampini. Yei, mon. 1. 1. tab. ilvui).
Il faut observer aussi que S. Paul est quelquefois représenté avec le front garni de cheveux. Ces derniers portraits sembleraient supposer qu'il y avait dans Pantiquité deux types de cet apôtre, Tun exécuté au début de son apostolat, époque où il était encore assez jeune, et l'autre plus tard ; et dans les siècles postérieurs, les artistes purent parfois s'inspirer du premier. La description de Nicéphore s'accorde parfaitement avec ce qu'ont dit de ces figures chrétiennes d'autres écrivains plus rapprochés de l'origine. En effet , s'il s'agit de la petite stature de S. Paul, S. Chrysostome l'appelle tricubitalem, • haute de trois coudées > (Orat. XXX In princ. aposl.); sa calvitie, ainsi que la forme allongée de son nez, sont attestées par le dialogue intitulé Philopator, faussement attribué à Lucien et imprimé dans ses Œuvres (Lucian. Philopat. § 12. t. ix. p. 249), mais émané certainement d'une source païenne. Des choses toutes semblables se lisent au sujet de cet apôtre dans les actes de Ste Thècle (Grab. Spicil. PP, i. 95), document défectueux en quelques-unes de ses parties, mais pleinement exact en ceci (Lami. De erudil, aposl. 1040).
Les portraits des deux apôtres se trouvent à profusion sur les vases de verre à fond doré, qui, comme on sait, remontent en partie au temps des
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persécutions (Y. Tart. Fondi de coupe), et les innombrables monuments de ce genre qui nous sont connus nous dispensent d'invoquer, pour attester le fait, le témoignage de S. Jér6me. Or, en dépit de rimpéritie des artistes de cet âge, et plus encore peut-être des difficultés qui s'attachaient à ce genre de travail, on démêle sans trop d'eflbrts, dans ces ébauches informes, la plupart des linéaments appropriés dès lors aux figures des deux apôtres. Quant aux sarcophages, sauf peut-être deux ou (rois (Botlari. xv. etc.), ils représentent invariablement S. Pierre et S. Paul d'après le type traditionnel. Nous citerons un des plus anciens, celui de Probus et de Proba, datant de la An du quatrième siècle (Boltari. xvi).
Tout ce qui précède établit, ce nous semble, d'une manière certaine, que le type en question était fixé au quatrième siècle. Mais jusqu'où remonte-t-il, et sommes-nous fondés à le regarder comme original? Le Jecteur jugera. S. Basile, écrivant à Julien TÂpostat (EpiêL 360) au sujet de rinvocation des apôtres et des martyrs, confesse que leurs images lui étaient chères, qu'il les vénérait et les baisait pieusement, que toutes les églises en étaient décorées, et enfin que la coutume de les peindre « datait des temps apostoliques >. S. Ambroise (Epiiio ad ttntv. ItaL ap. Buonarr. p. 75) connut un portrait de S. Paul qui passait pour avoir été transmis à son siècle par une tradition non interronipue, et telle était Topinion de S. Chrysoslome qui avait toujours près de lui un de ces portraits quand il lisait les Ëpitres du grand apôtre, afin de fixer alternativement son regard et sa pensée sur le texte et sur l'image (Ibid. ).
liais quelle que soit la valeur de ces autorités» leurs témoignages restent encore dans le vague. Voici un fait avec sa date : sous le pontificat d'Anicet, en 160, existait à Rome (Iren. 1. i. c. 24) une femme carpocratienne, nommée Marcellina, laquelle honorait et encensait, dans un oratoire à elle, l'image de l'apôtre Paul, au milieu de celles d'Homère et de Pythagore (Augustin. De hœreê. ad Quodvulid. n. vu). Nous voilà bien près des temps apostoliques, car en 160 vivait encore S. Polycarpe, disciple de S. Jean TÉvangéliste , et maître de S. Irénée, à qui nous devons la première connaissance de ce fait iconographique si important. Il n'est donc nullement contraire à la vraisemblance de supposer que, dès le commencement, les fidèles nient tenu à posséder de vrais portraits de S Pierre et de S. Paul auxquels ils devaient la foi, le plus précieux des trésors.Cette marque de reconnaissance était d'ailleurs tout à fait dans les usages de l'antiquité, en Asie, en Grèce et à Rome, où l'on aimait à conserver et à entourer de respects les images des ancêtres, des bienfaiteurs et des grands hommes.
II. — Voici les principales classes de monuments où S. Pierre et S. Paul sont représentés.
1* Nous devons donner la priorité aux verres à fond d'or, moins sans doute à raison de la perfection artistique, qui n'est nulle part aussi défectueuse, qu'à cause de leur incontestable antiquité, et
des détails archéologiques du plus liaut intérêt qui s'y rencontrent. Nous trouvons un certain nombre de ces précieux fragments de verres reproduits par la gravure dans l'ouvrage spécial de Buonarruoli, quelques autres dans Mamacbi, Bosio, 6o!detli, Fontanini, etc. Mais il est devenu superflu de citer les planches de ces différents auteurs depuis que le R. P. Gamicci, dans son ouvrage intitulé : Yeiri omatidi figure in oro (Roaia,1158),en a publié de nouveaux dessins dus au crayon de feu le R. P. Martin, avec un supplément de fragments inédits dépassant de plus de moitié toutes les autres collections réunies.
Les figures de S. Pierre et de S. Paul y sont représentées quelquefois isolément, S. Pierre seul (tav. X. n. 5. xiv. 3), S. Paul seul (Ibid, vu. h'r, nous en avons un exemple, que nous proposoD> de préférence à raison de sa singularité, dans deux de ces petits disques de verre détachés de grandes patènes, dont nous avons parlé à noire article Fonds de coupe, La figure de S. Paul est retracée selon le type le plus pur ; mais, par un bizarre caprice d artiste, S. Pierre y est figuré comme un adolescent complètement imberbe (Garrucci. XIV. 3 et 5). Mais le plus souvent ils sont réunis
en huste (V. la fig. de l'art. Orûtium)^ comme daD^ les planches x. xu. xni. xiv, ou en pied (plandies IX. XI. etc.), ou assises (planches uv, xt. etc.). S. Augustin dit (De consens, evang. 1. 10) que de son temps, en Afrique, on avait coutume de peindre Notre-Seigneur en personne ou remplace par son monogramme (V. les deux figures à la pagesuivanlei entre S. Pierre et S. Paul (lav. xvi. 5); maisun gnud nombre de verres font voir le Sauveur déposant d« couronnes sur les tètes des deux apôtres (xii. M^^- 4. 5. 6. 7); d'autres montrent ceux-ci aux côtés de la Ste Vierge en oranie (ra, 6. 7), ou bien encoiv avec Ste Agnès (xxi. 1. 2. 3), Ste Peregrina (/W. 6), ou S. Laurent (xx. 7) entre eux deux. Lesdeiu apôtres se trouvent dans un même verre 3\ec d'autres Saints, par exemple S. Pastor et S. Djinas (xxm. 2), ou S. Philippe, S. Simon et S. Thoniis (xxv. 6), etc. Souvent dans le champ, entre le deux têtes, se voient, soit une couronne vers laquelle ils ont les yeux fixés comme vers la récompense promise à leur apostolat (x. 2. 4), soit le monogramme tenant la place de iNotre-Seigoeur (XI. 2. 5), soit une rose (x. 6. 8) ou d'autres fleurs, figurant encore Jésus4^hrist qui es! la véritable fleur de Jessé sur laquelle repose la plénitude de la grâce de l'Esprit-Saint, fleur incorrupiibK éternelle; soit enfin un ou plusieurs volatoes (xm. 2. 5. 4. 5. 6) qui sont probablement aussi u personnification de notre Sauveur sousTcmblén»
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de son Évangile. Onelquerois S. Paul esl désigné S0U9 te nom qu'il poiAuil avant sa conversion : (mn(ii-3. lïii. 7). Un fragment (m. 2) représente S. Pierre assis, un volume roulé i la main, et devint lui esl une femme debout, qui pourrait
Tisnges; ils sont assis sur un biullium; ils ont clucun un loJume à la in^iin; mais tandis que Paul s'en sert comme de point d'appui à sa main droite, Pierre présente le sien avec une certaine tivacilé à son compagnon dans l'apostolat.
!' Ui ptinlura. Nous trouvons peu de peintures proprement dites, dans les catacombes, qui reproduisent les figures d? S. Pierre et de S. Paul. Boldetli ilil {p. G-4) que les images en pied de ces •poires étaient peintes, avec un volume à la main, lur l'une des faces du tombeau du célèbre fouor Uiagènes (V. l'iirt. ^ottorei) ; mais cette partie du monumint n'existe plus et n'a été, que nous sattiions , reproduite nulle part. Le cimetière de IVisci Ile (Bol tari. lav. cun) fournit une grossière et ujurémenl peu antique image de S. Paul seul, dans l'attitude delà prédication, avec celte inscription : à droite nvLvs pastok, et à gauclie «postolvs. La tète est ninnbée. tiais si les fresques sont rares, le^ mosaïques sont on ne peut plus communes. Celles qui font voir les images des deux apôtres son), à Rome, celles du baptistère de Saiitte-Conïtanee, qui est du temps de Constantin (Ciampini. Detacr. œdif. lab. iivii), de Sainle-Sabîne, 4S4 {Id. Vêler, monim. i. lab. iLtiii), de Sainte-Agailie '1 Susurra. 472 (Id. ibid. tab. uvn), de Sainte- Harie in Cotmedin, 5J3 {}h. n. iini), de Saint- Laurent m agro Verano, 578 {Ib. u. ttivni), de Saint-André m Barbara, 643 {Ib. i lxwi), de Sainte-Praséde, 818 [Ib. n. xlvu), de Sainle-Cèeiie, 830 (Ib. ii. ui), de l'ancienne Vaticine, d'une époque incertaine, mais un peu basse (De lacr. irdif. lab. un) ; à Ravenne, celle du baptl^^tére, 4i)1 (Ciamp. Vet. mon. n. p. 354); à Capoue, fm du huitii-mc siècle [Ib. tab. liv).
3' Sarcophai;ei el pierre» tépvicralet. Ils s'y rencontrent si fréquemment.soit séparément, soit avec les autres apéires, qu'il est ici superflu de cilcr. Il suflil d'ouvrir les ouvrages de Bosio, Aringhi et Boltari. On en trouvera d'autres exemples encore dans Uaftei (Mumum Yeron- p. 484), dans
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èlre Ste Praiède ou Sle Pudenlienne, écoutant la parole du l'apdtre. D'autres mettent en scène les deux apAtres au moment où ils confèrent ensemble du ministère qui leur est confié (vi. i. h). Une grande animalion se fait remarquer sur leurs
Allegrania(Jfonum, Cftwt. rfi'lff/flno.laï. ivet iv), dans Bugali [Memor. di S. Cclto. lav. i). Le midi de la France en fournil aussi u[i certain nombre, ainsi qu'on le peut voir dans l'ouvrage de Millin ayant pour litre : Yot/age dam le midi lie la France. (Allât, pi. xiivni. i.w. Lin-, ini. — V. la gravure 2" à l'art, Sarcophagei), el dans le litre anonyme sur les Montunentt iaédiU relalift à I apottolat de $le Marie-Madeteineen Provence (\. i. p. 7.i5}.
Voici le type à peu près invariable de ce sujet sur les tombeaux ar>tiques : Noire-Seigneur debout, sur le monticule ma quatre fleuves (V. ce mot), a à sa gaucbe S. Pierre, à qui il remet un volume déroulé, emblème des pouvoirs qu'il lui confère; l'apôtre le re;oil ordinairement, par respect, sur un pan de son manteau {V. Boltari. ut] ; à droite se trouve S. Piiul, profondément incliné. h'olre-Seigneur de son brasdroilélendu semble indiquer un objet lointain, qui n'est aulre que l'univers entier, que les apôtres sont appelés à luiconquèrir. Le même sujet esl représenté d'une manière complètement identique sur une pierre sépulcrale donnée par Narangoni (Ad. S. Vicl. p. 4a. — V. ce sujet à la page 337), dans la mosaïque de Sa in te -Constance citée plus baut, el sur un fond de coupe antique trouvé dans les catacombes (Buonarruoti. tav. vi. i). La plupart de ces monuments font voir aussi les deux cités typiques, d'où ïoriint des agneau^, symbole des tldétes : du côté de S. Pierre, Jérusalem, parce que le prince des apôtres était appelé à convertir les Juifs et du cûté de S. Paul, Bt-thléem, qui avail vu la vocation des geutils dans la personne des Hages, parce que S. Paul était l'apfllre de la gentililé (V. les gravures AeV^n. Êglite). Quelquelbl! le Sauveur est remplacé p.nr une cmii gemmée surmontée de son monogramme, des deux côtés d.> laquelle les apôtres sont groupés, donnant les mêmes marques d'adhésion (Boltari. »>).
Les bustes des deux apôtres sont grossiéremen gravés sur la pierre sépulcrale d'un cbrélien
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nommé itstu-TS (Boldelli. p. 1<J5]; et nous avons vu au cimeliére de Callisle un fragment inédit de sarcophage, dont les angles exlérieurs GOnIdécorés des races de S. Pierre et de S. Paul, comme itilleursils portent des ma^qnes du soleil el de la lune {¥. rarl. Soleil [U] el la Lune).
i' Brontti. Dans le cimeliére de Calliste onl été trouvés deux médaillons de bronze, l'un par Boldelli (V. p. 192), c'est celui que nous reproduisons ici, non point lel que cet antiquaire l'a donné, mais d'après un dessin pi js exact relev^par les soins de M. De' V,o%i\ sur l'original qui se couserve au musée de la Lil>liolliê<iue Vaticane [V.
fiul/el. lSf)4.nov, etdéc). [I est d'un style admirable et, selon l'appréciation de l'illustre archéologue, il ne doit pas être postérieur à l'empire de Sévére-Aleiandre, c'est-à-dire à lapremiéremoilié du troisième siècle.
L'autre fut recueilli par l'abbé Giuseppe Velli, et public par lui dans ses Mtmorie itoiiche délie unere lette de' tanli Pietro e Paolo (p. 101): ils sont conservés au musùe clirétien du Vatican, mais le second est grandement suspect. A Saint- Pierre de Rome, une slalue eu bronze du prince des apAtres est en possession de la vénération du monde catholique depuis les premiers siècles. On pense généralement qu'elle fut coulée au temps de Constantin sur le modèle d'une statue anlique dont on ne lit que changer la léle pour la rendre conforme . au type Iraditionnel, et cette conformilé est parfaite (V. Cancellieri. De tecrelar. Batilic. ¥aiic. t. m. p. 1503). D'autres la font contemporaine de celle de S. Uippolyte qui se trouve aujourd'hui au musée de Latran, c'est-à-dire de la première moitié du Iroisiéme siècle {\'.
De Hagisiris. Ad. MM. ad Otlia Tiberin.). li en a été trouvé une autrede pelit module, mais d'un excellent travail, dans les catacombes ; S. Pierre y porte, appuyé sur son épaule gaucbe, la croix monogrammatique , comme, dans les sculptures, la croix gemmée. Cette statue a élé
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publiée par Santé Barloli^ (/^eriM anJ. part. m.
tav, iiTu). Il en est aussi parlé dans loumge
de Foggini, De Romano itinere D. Pétri el epiico-
paltt, p. 484, el dans plusieurs autres auteurs.
Noua en plaçons un dessin fidèle sous les jeux du
lecteur.
5- Lampe». Une lampe de brome, non moius remarquable par la perfection du sljle quepar l'idée qu'elle exprime, trouvée dans tes fouilles du montCelius (V. dans Foggini, la pi. p. 485), représente une barque de la forme la plus gncieuse, sur laquelle se voient deux perwniugci (V. celte lampe à notre art. Lamptt), l'un assis i la poupe, tenant de la main droite une nmt cl de la gauche le gouvernail-, l'autre, debout i li proue, les bras élevés, et le risage tourné yen la rive que la barque vient de quitter. lUffei ( k'crtmg illuUr. part. m. p. 50. — Hamachi [Orig'n. Uriil I. I. c. 1. S 4), et d'autres encore, voient dins 1) barque l'Ëglise, et dans les deux ligures S, Piare en dirigeant le gouvernail, et S. Paul prêchant la parole divine. Nous hésiterions beaucoup i idmeltre cette interprétation; car elle a trouiéduis ces derniers temps des contradicteurs dont l'autorité a le plus grand poids à nos yeui (T. c« que nous en avons dit à notre art. Êlrenna, lll).
6' Pierrei gravée*. Bosio et Namachi (Un codumt dei primilivi Critl. Prefaz.) donnent wt pierre annulaire où sont gravées les efti^es it S. Pierre et de S. Paul. Il existe un onjx anlique (V. Perrel it. pi. xvi. 85) monlranl S, Pian marchant sur les f)ots. A une certaine distinctde
la barque agitée par la tempête, et soutenue par un poisson, on voit ?(otre-Seigneur tendant I) main au chef de ses apMres qui est sur le point
d'être submergé. Dans le champ se lisent <<> sigies grecques t ihc. ncr. Jenu Petni. N»'»' I
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ajoutons une fresque des catacombes représentant le même sujet (De* Rossi. Roma, S. i. fav.xiv.) L'usage de graver ces images sur les sceaux s'est continué jusques dans le moyen âge ; elles Ogurent sur celui d'Eugène IV, avec cette épigraphe : SVB AN?LO CAMTTM PRINCIPVH APOSTOI.ORVH. £t
Baidini {Not ad Anast. 1. 1?. p. 29) affirme qu'on en a des exemples depuis Fan 625.
m. — Aitiiûde et vêtement,
i'ÀUUttde, Toutes les fois que S. Pierre et S. Paul n'ont pas le volumen à la main (V. Tart. Volumes), les monuments des diverses classes les représentent arec la main droite ou tout à fait étendue, ce qui était dans Fantiquitéune marque d'adhésion : c'est ainsi que, dans les sculptures des sarcophages, les apôtres manifestent leur respect pour la parole de Jésus-Christ qui les enseigne (V. Bottari. xvi); ou bien la main, sortant seule de dessous le manteau qui enveloppe tout Tavant-bras, est disposée comme pour la bénédiction latine, ce qui fut d'abord un geste oratoire, propre à ceux qui se disposaient à parler et réclamaient ainsi le silence (V. l'art. Bénir),
2* Vêlement, Sans parler de la tunique, vêtement qui, couvrant immédiatement le corps et e»gé par la décence, était commun à tous, et se portait plus long ou plus court, selon les circonstances, les apôtres nous apparaissent tan- Idt enveloppés du paliium, tantôt couverts de cette espèce de manteau que les Romains appelaient lacema, et qui, étant ouvert par devant, se fuail sur la poitrine par une fibule, tantôt enfin de lipenula (V. ce mot), vêlement uifité surtout dans les voyages et pour se préserver du froid et delà pluie. Les peintures, mosaïques, sculptures, nous montrent les apôtres invariablement avec le coslumedit philosophique, c'est-à-dire avec le pallium sur la tunique, exactement selon ce qui est dit de S. Pierre dans le livre des Récognitions (vu. 6) : hdumentwn hoc est mihi quod vides, iunica cum P<illio. Il en est de même dans les verres dorés, loutes les fois qu'ils y sont représentés en pied, debout ou assis. En voici un exemple, qui fournit
un
des plus fidèles et des plus beaux types des
deux apôtres (Garrucci. Yetri, xv. 4). Mais quand ils sont vus seulement en buste (Garrucci. tav. x. xii. xm. XIV. etc.), ils portent presque toujours la lacema, ou peut-être Vorarium, orné sur le devant d'une fibule plus ou moins riche (V. les deux apôtres ornés de VOrarium à ce mot). 11 n'est pas douteux que les apôtres n'aient usé souvent de la penula ; ce genre de vêtement leur était nécessaire pour les nombreux voyages exigés par les travaux de l'apostolat. S. Paul priait Timothée(2. Tim. iv. 13) de lui rapporter la sienne, qu'il avait laissée à Troade, et Tertullien (De corona milit, vn) dit, en parlant du vêtement de cet apôtre : Habebat eiiam penulam Paulus, Nous ne connaissons cependant qu'un seul monument où S. Pierre et S. Paul soient vêtus de la pénule : c'est un fond de coupe donné par Buonarruoti (tav. xvi. 2), et que nous avons déjà cité plus haut. Ils s'y voient assis sur une espèce de chaise longue avec S. Laurent au milieu d'eux. Gomme une pieuse croyance fort répandue dans la primitive Église supposait que nos deux apôtres étaient chargés d'accompagner les martyrs au séjour des bienheureux, on a pensé que la /7enu/a que portent ici les trois personnages renfermait une allusion au voyage du ciel heureusement accompli par le saint dîacre sous la conduite de ces guides vénérés. Les apôtres sont ordinairement diaussés de sandales, mais ils ont aussi très -fréquemment les pieds nus (V. l'art. Vêtements des apôtres et des premiers chrétiens) .