La fondation de
la basilique de Ste l'é-
Iraiiilledaledelalindu
quatrième siècle el se
|llii'( entre 390 et 39û
MUS le pontitlcat de
^cius, pontife connu
par son zèle pour I en
Irclienetladécoration
des tomWaux des
martyrs. Dans le ^re-
tiiier quart du sixiéitc
^ccle, elle dut déjà
Hk re^laurée par le
pape Jean.
C'eA à la Gn de ce
miate EÎècle que S
Gféjjmre le Grand pro-
iwiça dans cette basi
lique J'iKHRélie men
tJonnée plus liaul el où il déplore les calamiles qui accablaient l'Italie par suite des incursions des Lombards, de la peste, et <le fléaui de toute sorle : uhique mort, ubique luctut, ubiqM deiolaliolS. Ci'eg. 0pp. l. 1. p. 156a). C'est à peu prés à la même époque que se place le pèlerinflge d« prêtre Jean, envoyé à Home par Tliéod.'linde, pour apporter à celte reine des Lombards des huiles des saints tombeaux. Or au nocnbre de ces liuiles Ogurenl, comme nous l'aTOns indiqué déjà, Mlles de Pétronille, Hérée et Acliillée, renfermées dans une même ampoule avec celles des basiliques de D3mas<>, de Harcus el de Uarccllianus qui i-'laiejLt voisines de celle de Pétronille.
P<;ndant tout' le cours du septième siècle, celte bsili^uefut visitée par une foule de pèlerins de loule nation, et en particulier des Gaules, de la •Germanie et de la Bretagne. C'est ce qu'attestent les anciens itinéraires imprimés dans le tome I" Jei:! Roma «o(l«rro«ea eritûana {page»! 80 et suiv.j. Hais- les dévastations exercées en 75J par les bmbards dans les cimetières et les basiliques des ■ilenlours de Borne obligèrent le pape l'aul I", aus- ''l<it après le rétablissement de la paix, à transporter en lieu sûr les reliques des saints les |ilusilluslres,el l'une des premières de ces translations fut celle du corps de Ste Pétronille. Un
,1 — l'ETIl
tombeau fut élevé au Vatican pour recevoir ce précieux dèpAi. C'est ce qui explique pourquoi on ne trouva aucun vestige de sa sépulture dans les ruines de la basilique bâtie en 73S par Etienne If dans un lieu appelé Mausolée, ir Ioco qui Hauioleon appeliatur {Lib. pont, in Skph. ii). Ce mausolée, converti par ce pontife en église de StePétronille, n'est autre que le tombeau d'ilonorius et de Harie son épouse, dans lequel fut trouvé, nu seizième siècle, tout le mundut muUebri»
de cette princesse (V. notre art. ObjeU Irotivét dam les tombeaiix chi-éliem, a*).
Aucun document historique ou èpigrapliique n'autorise à penser que les reliques de Nérée et d'Acbillée aient été alors tirées de leur sépulcre primitif, pour être Iraiii-
IVt
la ville.
Tout ce que nous s TOUS positivement, c'esl qu'en lïiS elles furent déposées à Saint-Hadrien au Forum (liaivn. ad marliji-ol. 12 imii). Le cardinal Baronius, titulaire de l'église des SS-.Hérée-el-Acliiliée itUra murot, obtint du pape Cléujenl VIII que leurs reliques, ainsi que cellc!s de Domilille, fussent concédées à son litre, restauré par lui avec beaucoup de magnillcence ; cl le grand annaliste voulut que le cortège triomplial organisé par ses sains passât sous les arcs des empereurs de la famille Fiavia, alin de constater la liaute noblesse de [>omitille, de la race des Vespasiens.
Depuis le huitième siècle jusqu'à la découverte opérée de nos Jours, la série des laits relatifs i la basilique de Pétronille est restée couverte de la plus complète obscurité.
III. — Comme nous l'avons dit, l'èdince était fondé au deuxième étage de la calacombe et pai* conséquent enterré dans la plus grande partie de sa hauteur, car, du pavé jusqu'au sommet de ce qui reste, le monument mesure encore une élévation de sept mètres vingt. Hais, par son sommet, il émergeait du sol et recevait le jour par des fenêtres pratiquées à la partie supérieure des murailles, absolument comme cela se voit encore dans la basilique de Sle-Agnés sur la voie Nomentane. L'aire de la basilique, d'apiés U. Lefort dans la Beeue ai-eliéologique (juin 1X74. p. 573), où le lecteur trouvera une description complète du monu-