‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 226 sur 281 · Attributs de S. Paul · texte numérisé non relu

Attributs de S. Paul

1' Les monuments antiques placent très-fréquemment derrière l'image de S. Paul un phénix sur un palmier, duuble emblème de résurrection qui a on grec le même nom cpcîviÇ. On en peut voir de fréquents exemples dans les mosaïques (Ciampini. Vet. mon, ii. tab. xlvii. ut), les sarcophages (Aringhi. i. 307. — Maffei. Veron. illustr. part. m. c. 3. p. 57), et même sur des fonds de tasse (Buon. VI. 1). Cette particularité, qui ressemble presque à une formule hiératique, eut sans doute pour but d'honorer le principal prédicateur de la résurrection future (V. l'art. Phénix).

S"* On croit que S. Paul porte quelquefois comme attribut le livre de ses Épîlres. Ainsi le voit-on dans une mosaïque du sixième siècle de Sainte-Marie in Cosmedin de Ravenne, paraissant offrir deux volumes roulés au trône de l'Agneau, tandis que S. Pierre, de l'autre côté, a se s clefs dans les mains (V. Ciampini. \el, mon. ii. xxni).

3' L'attribut du glaive, qui fut l'instrument de sa mort, n'a été donné à l'apôtre des gentils que dans les bas temps. Yoid un des plus anciens mo-

numents qui, à notre connaissance, représente l'apôtre avec cet attribut. C'est une mosaïque qui

se trouvait dans V atrium de Tancienne Yalicane appeli Paradis, au-dessus du tombeau d'Olhon II, mort à Rome, en 985, après avoir rétabli sur la chaire pontificale le pape Benoît Vil qu'avait détrôné Crescentius. La mosaïque se voit aujourd'hui dans les grottes Yaticanes.

PIERRE ET PAUL (FâTE des ss.). - Y. l'art. Fêtes immobiles, Y, 2*.

PIE ZESES. — V. Pari. Acclamaliont, II.

PISCIIVE PROBATIQL'E. — Nous ne coonaissons qu'un seul monument de provenance antique où elle soit représentée d'une manière certaine : c'est un sarcophage du cimetière du Vatican (Bottai i. tav. xxxix). Ce sujet occupe le centre da

tombeau. Une bande ondulée figurant la piscic« sépare transversalement deux rangs de figures qm ne sont autres que les malades venant cherdief leur guérison dans cette ^au bienfaisante, u plupart de ces malheureux sont vêtus d'une simple tunique surmontée de la pênule, vétemenldonlcn se servait contre le froid et la pluie (Y. Tart rf-

Page 1