ADAH
Ailleurs la scène est plus complète : Dieu luimême, sous la flgure d'un jeune bomme, qui n'est autre que le Christ par anticipation, dans l'acte sans doute de prononcer la terrible sentence, présente, d'un air irrité, la gerbe à Adam et l'agneau àÈïe(Annghi.i. 613, 621, 635).
Un verre orbiculaire du recueil de Buonarruoti {Vetri. tav. i. fig. S et p. 8) offre un enMmble de circonstances intéressantes dont l'interprétation résume à peu prés tout ce qu'il importe de dire sur cet important sujet. Observons d'abord que, l'artiste semble s'être préralu de la licence illimitée reconnueamartislescommeaui poâtes, car il décore le cou de la mère des humains d'un riche collier auquel est suspendue une bulle, ornement attribué dans l'antiquité, non-seulement aux adolescents (Plin. »ni. 1. — Hacrob. i. 6. — Perse. Sat. V. — Juven. Sal. iui-iit. — cf. Buon. loc. laud), mais aussi aui femmes (Hieron, Ad hai. c. i[[)i et il tut donne en outre deux bracelets. Peutêtre 3-t-on voulu attacber un sens moral à ces objets de la vanité inoculée surtout au seie féminin par le péché originel, car ces ornements, d'a[U-és l'enseignement des Pérès, sont une oITeose envers le Créateur, qu'ils semblent accuser de n'îtvoir pis su revêtir le corps de l'homme d'asseï de grâces. Quelques rabbins (Rab. Eheier. ip. A'uch. DiutH. de tunic. peliic. — cf. Buon. loc. laud.] prétendaient que, après son péché, Eve n'eut pis seulement les vêtements nécessaires, mais encore toute sorte d'ornements de vanité. Tertuilien (De ca/f./iemm.i. cl) combat cette opinion avec l'arme du ridicule.
U faut remarquer que, dans ce verre, comme dans la plupart des autres monuments, l'artire de la science, contrairement au texte de t'Ëcrilure,
n'a que les proportions d'un arbuste qui nedépasse point la taille d'Adam el d'Eve. Au lieu de voir dans ce fait une adhésion au sentiment qui supposait au premier homme une taille gigantesque, il est plus naturel de l'attribuer simplement à l'inhabilité des artistes de ces âges de décadence ; on pourrait encore supposer ici une certaine velléité de perspective et l'intention d'eiprimer l'éloignement oi'i l'arbre se trouvait des figures principales ; les érudits, en efTet, concluent de tout le contexte du passage de la Genèse où l'événement est rapporté. qu'Adam mangea le fruit en un lieu asseï éloigné de l'arbre, et où sa compagne était venue le lui otfrir.
On observe que l'artiste a représenté sur l'arbre sept fruits, ce qui pourrait bien renfermer uneallusion aux sept péchés capitaux qui sont sortis de la désobéissance de nos premiers parents. N'ous avons dans quelques fragments de sarcophage de Saint-Ambroise, àNihn (Allegrania. Momim.cntt. di MU. lab. V et vi) une série de scènes qui suivent cette lamentable histoire dans ses principales phases. C'e^t (n. 1) Adam debout entre deux arbres, ce qui exprime l'état de félicité dans le paradis terrestre; au n. 4, Adam et £ve assis au pied de l'arbre, et le serpent se dressant vers la femme et semblant lui adresser la parole ; c'est la tentation; la même chose à peu près se voit dans une peinture d'une chambre sépulcrale du cimetière des Sa inls.Harcelin-el -Pierre [Bollari. lav. ciivi) : ici le serpent est à terre et a la télé dirigée du cAlè d'Eve ; a côté est la scène or^tinaire, c'està-dire l'acte de la désobéissance. Enûn revenant au n. I du tombeau de Hilan, nous trouvons, en dehors des deux arbres Gguranl le paradis, d'un cdté Adam occupé i bêcher la terre, et de l'autre Eve s'arrachant une épine du pied : c'est la punition. On peut citer comme faisant suite à celle série de tableaux im bas-relief de provenance romaine où l'ange, sous b figure d'un jeune homme, chasse Adam et Eve du paradis terrestre (Bottar. tav. Li). La promesse d'un réparateur se trouve représentée d'une manière fort curieuse sur uae pierre annulaire antique (Hamachi. Origin. i. hS), Le serpent tentateur y parait avec la fatale pomme à la bouche ; mais, i côté de ce souvenir de U chute, un personnage est profondément incliné vers Adam et Eve qui sont i genoux dans l'altitude de la plus profonde humiliation. On pense que ce personnage n'est autre que le Veri» divin qui tend la main k am premiers parents pour les relever. Et ce qui donne un grand poids Ji cetleinlerprélation, c'est que, en outre de plusieurs emblèmes d'espérance dont cette scène est accompagnée, tels que l'ancre et l'arche de Noé surmontée de la colombe, le personnage en question appuie ses pieds sur un poisson, qui est le symbole de la nature humaine que le Fils de Dieu doit revêtir dans la plénitude des temps pour sauver le monde (V. l'art. PoUton, i, 1').
lU. — On a beaucoup disputé sur la nature de l'arbre de la science, el la question n'est guère
ÂDSA
ADSA
plus avancée que le premier jour. L'inspection des monuments où il est représenté fournit peu de lumière sur le sens des traditions des premiers siècles chrétiens à cet égard. Dans la planche xxii du deuxième volume de Touvrage de M. Perret, c^est un figuier avec un seul fruit sur lequel notre mère Eve porte la main.
Adam et Eve sont Tobjet d'un culte public dans rËglîse grecque : elle célèbre leur fête, ou une commémoration, le 19 décembre, et cette fête est ainsi placée immédiatement avant celle de la Nativité de notre Sauveur, la mémoire du premier Adam k cMé de celle du second. Quaresmius (Elucida terrœ sanetœ. p. 457) décrit un oratoire qui existait -de son temps au pied du Calvaire, sous le voeatrfe de Saint Adam. Des prêtres grecs étaient préposés à la desserte de cet oratoire, mais ils ne faisaient point usage d'encens dans les prières publiques, afin de montrer qu'ils ne plaçaient point le premier homme dans la première classe des Saints.
AB SANCT08. — AD MARTYRES. — I. — Cette formule rappelle une des pratiques funéraires les p/us chères aux premiers chrétiens, pratique devenue Tulgaire parmi eux, surtout depuis le quatrième siècle, et qui consistait à rechercher une sépulture dans le voisinage des tombeaux des martyrs et des saints en général — ad
SAIKTOS. A» MARTYRES. A1ITB,0U RETRO SA NCT08, etC.
La plus noble sépulture de ce genre est celle de Ste Paule, qui fut placée à cèté même de la grotte de la Nativité, dans la crypte de Tèglise : suhier ecdenam^ et juxia tpecum Domini (Hieron. epist. xxxvi. Ad Euêioch. virgin. Edit. Martianay. t. iv. p. 688). Dés les temps apostoliques, les évêques tinrent toujours à reposer près du fondateur de leurs églises respectives, les premiers successeurs de S. Pierre près du corps de cet apôtre sur le Vatican, comme les évêques d'Alexandrie près des restes de S. Marc.
En mettant leur dépouille mortelle en contact aussi înunédiat que possible avec les saintes reliques, nos pères dans la foi entendaient se concilier la faveur et le patronage des amis de Dieu et par là, pour le salut de leur âme, la miséricorde de Dieu Im-mème. Une telle intention, qui est dans la nature des choses, nous est en outre révélée de la manière la plus exphdte par une foule de textes anciens.
Ainsi S. Ambroise trouvait une consolation à la perte de son frère Satyre dans la pensée que les dépouilles de ce frère bien-aimé allaient être pour lui un gage (de protection et de sécurité) qu'aucune pérégrination ne pouvait plus lui ravir. Haheo phme piçnut mewn, quod nulla mihi pertgrmaUo jampomi ave/lere, c j'ai, dit-il, des reliques à embrasser : j'ai un tombeau que je pourrai à mon tour couvrir de mon corps; j'ai un sépulcre sur lequel je reposerai moi-même; et je me tiendrai plus assuré d'être agréable à Dieu, si je repose sur les os de ce saint corps, • commemdahiliorem Deo futurum este me credoMf
quod nipra iancH corporU oua quiescam (Ambros. De exceuu fratris sui Satyri,L. i, § 18. 0pp. t.n. coll. 1118. édit. Paris, 1<590). Mais la salutaire influence qu'il se promettait de sa future réunion à la sépulture de son frère, Ambroise voulut d'abord la prouver à celui-ci en plaçant son corps dans la crypte de S. Nazaire et à la gauche de ce martyr. Ce fait nous est révélé par lui-même dans l'épitaphe qu'il composa pour Satyre (V. Gruter, p. MLLXvn) :
TRARIO SATTRO STPRBHTll PIUTER IIOXORBM MARTTRIS AS LJEVAM DETTLIT AMBROSIVS
BMC MERITI HSRCES AT SACRI 8AN6VIIC1S HVMOR PUnTIMAS PEIIETRAK9 ABLVAT EXVVIAS.
Le disciple de S. Ambroise, S. Augustin, ne voyait pas non plus d'autre motif à ce pieux usage répandu déjà de son temps chez tous les peuples chrétiens : Non video quod sit adjumenium moriuorum provisus sepeliendis corporibus apud memoriam sandorum locus, nin ad hoc, ut dum re^ colunt ubi sint repotita eorum quos diligunt cor^ pora,eisdemMnctig illos tanquampatronisnuceptos apud Dominum adjuvandos orando commendeni; c je ne vois pas en quoi pourrait être utile aux morts le choix, pour la sépulture de leur corps, d'un lieu voisin de la m^motr^ des saints, si ce n'est.... de les recommander à ces mêmes saints comme à des patrons qui doivent les aider de leurs prières auprès de Dieu. > (Augustin. De cura pro mortuis. iv.)
S. Maxime de Turin développe la même doctrine dans son soixantième sermon sur les martyrs de Turin, Octavius, Adventitius et Solutor (Acced. ad opp, S. Leonit, edit. Venet. 1748, p. 161). « Les martyrs, dit ce Père, nous protègent pendant la vie et nous reçoivent au moment de la mort : là pour nous préserver de la souillure des péchés, ici pour nous arracher à Thorreur de Tenfer. Et c'est pour cela que nos ancêtres ont voulu que nos corps fussent associés aux ossements des saints, ideo hoc a majoribuê provisum est ut sanctorum oêêibus nottra corpora sociemut, ut dum illos Ckmtu» illuminait a nobis tenebrarum caligo dif/ugiat. Lors donc que nous reposons avec les saints martyrs, nous échappons aux ténèbres de l'enfer en vertu de leurs mérites, associés que nous sommes à leur sainteté, cum sanclis ergo martyribus quie^ centes evadimus infemi tenehras, eorum propriis merttts, aUamen consocii Manclitate. Quiconque est associé à un martyr n'est point la proie du Tartare, qmqidê sociatur martyrij Tartaro non tene* tur.,.. Or de même que nous leur sommes unis par les ossements de nos parents, nous devons nous rapprocher d'eux par l'imitation de leur foi, et sicut eis, ossibus parenium nottrorum jtmgimur, ita ei$ fidei imitatione jungamur. Rien en effet ne pourra nous séparer d'eux, si nous leur sommes associés par la religion comme par le corps, in nulh enim ab ipsi$ separari poterimm, si sacie* mur illis tam religione quam corpore. t
A son tour» S. Paulin de Nota obéissait au même
ADSA
sentiment de piété, quand il faisait transporter les restes de son jeune fils Geisus près des martyrs de Complutum (aujourd'hui Alcala en Espagne). C'est ce qu'il atteste lui-même dans ces vers, si pleins de confiance dans les mérites du sang des héros de la foi que l'on vénérait en ce lieu, et qui ne sont autres probablement que les frères Just et Pasteur, qui souffrirent en 304 sous la persécution de Dioclétien (Paulin. Poëm. xxxvi. ▼. 605 seqq) :
Qiiem Complutensi mandayimns hi urbe, propinqiiis Conjunclum turauli fœdere martyribus.
Ut de vieino sanclorum sanguine ducat, Qui nostras illo pui-get sanguine animas!
« WoM l'avons envoyé (Celsus) dans la ville de Complutum, pour qu'ily soil associé aux martyrs par l'alliance du tombeau, afln que dans le voisinage du sang des saints, il puise celte vertu qui purifle nos ftmes comme le feu. »
Telle est encore Finspiration qui guidait la plume de S. Grégoire de Nazianze dans les nombreuses épigrammes qu'il composa sur la mort de saints personnages, par exemple dans celle qu'il consacra à son frère Césaire (1. lxvi.) qui, mort en Bithynie, fut rapporté à Naxianze, pour y être enseveli dans réglise des martyrs : Propinqui mariyret, giUs propiHi, et êinuexcipiie martyr et ve^ir os, prolem Gregmii, « ô martyrs ici présents, soyez propices, et recevez dans votre sein vos martyrs, progéniture de Grégoire (Ap. Muratori. Anecdot. Grcec. 1. 1). Voici un touchant passage du poème que ce Père consacra à sa mère Nonna, qui partagea le tombeau de son fils Césaire (Épigr. xci) ; Nonne spiritus evolatus in cœlum aêcendit; ejus vero corpuie templo martyribus apponimus. Jgitur martyres magnam bosUam suseipite, et fatigatum corpus vestrosanguini sociatum, « Tesprit de Nonna dégagé de ses liens terrestres est monté au ciel; mais nous plaçons son corps près des martyrs. Donc, recevez, 6 martyrs, la grande victime, et ce corps fatigué qui est associé à votre sang. » Cette variété de la formule qui fait l'objet de cet article
— SOGIATUS ou 80CIATA MAaTTRIBUS OU 8ANCTI8 — SC
rencontre très-fréquemment dans les inscriptions des premiers siècles.
Ici se place naturellement l'exemple de Constantin, qui, pénétré de Tesprit chrétien, voulut, lui aussi, être enseveli au milieu des monuments érigés par ses soins aux douze apôtres dans la basilique qu'il leur avait dédiée à Constanlinople : Cum igitur, dit Eusèbe (In vil. Constantini. lib. iv. cap. 60) duodecim capsas, quasi columnas in honorem ac memoriam apostolici coUegii erexisset, suam ipêius arcam in medio constituât, quœ senas uirinque apostolorum capsas dispositas habebant. Et, en cela, poursuit son historien, il fut guidé par un double motif : d*abord par le désir de participer après sa mort aux prières qui seraient adressées en ce lieu aux apôtres, ensuite et surtout par la ferme conviction que la mémoire de ces saints serait d'une grande utilité à son âme : pro certo sibi persuadens, horum memoriam non parum utilitatis animœsuœ $sse allaturam»
— 22 — ADSA
Ce récit semble impliquer contradiction avec! témoignage de S. Jean Chrysostôme, qui place le tombeau du grand empereur dans le vestibule de la basilique des apôtres (OomiL xxvi in epist. ii ad Cor,) dont il était ainsi constitué le portier : on reconnaît ici l'exagération oratoire habituelle à ce Père. Il n'est pas néanmoins impossible de concilier ces deux imposantes autorités, et Valois a essayé de le faire dans ses notes à ce passage d'Eusèbe, en disant, d'après Zonaras, que Constantin, à la vérité, avait disposé que son corps fût placé au milieu du ôollége apostolique, mais que Constance ou quelqu'un de ses autres successeurs le fit transférer dans un portique construit à cet effet en avant de la basilique.
Les textes viennent constater l'usage qui nous occupe jusque dans les bas temps. Ainsi nous avons, au septième siècle, un diplôme de Clovis II, où se trouve exprimé, absolument comme aux âges antérieurs, le pieux désir de s'approprier, par une sépulture rapprochée des martyrs, les bienfaits d'un tel voisinage : In quo loco genetores (sic) nostri videntur requiescere ut per inlercesnonem SS. martyrum Dionysiiy Leutheri et Rustici, in cœlesii regno, cum omnibus sanctis mereant (sic) participari,et vitam œtemam percipere (V.Marini. Papiri diplomm. p. 09). Les saints, dont la protection est ici invoquée, sont les martyrs de Paris Denys TAréopagite, Rustique, prêtre, et Eleuthère, diacre (V. MartyroL Rom. ad diem octob. ix). Les deux derniers sont qualifiés archiprètre et archidiacre de l'Église de Paris dans le martyrologe gallican d'André duSaussay (t. n, p. 704). Bien que d'une date relativement moderne, ce document énonce un fait ancien, à savoir la sépulture prés des saints martyrs de personnages appartenant à des générations reculées dans l'histoire, genetores nostri videntur requiescere; il est en outre particulière, ment intéressant pour nous, parce qu'il nous montre près du berceau de notre monarchie nationale une précieuse communauté de foi avec les contrées plus anciennement visitées par le chris tianisme.
IL — Les épitaphes mentionnant la sépulture AD SAifCTOs, etc., sont en très-grand nombre, et se rencontrent dans toutes les contrées du monde chrétien, partout en un mot où se conservent des reliques insignes. La plus ancienne inscription da> tée que nous rencontrions dans de telles conditions est de Fan 426 : elle nous fait connaître que les époux Januarius et Brixia avaient acheté, pour le prix d*un sou et demi d'or, aux fossores Burdo, Micinus et Muscus, un tombeau dans le cimetière de Comodilla, en avant du monument de la martyre Emerila : locvm antb oomnâ bnerita (V. Marchi. Monum. pp. 86 et 150, et de' Rossi. Inscr. christ. t. I, p. 28i). Le même P. Marchi mentionne un autre marché tout semblable, contracté par les deux chrétiennes Valeria et Sabina, c'est-à-dire l'acquisition d'un loculus bisôme dans la c crypte nouvelle, derrière le sépulcre des martyrs », re~ TR0SA1ICT08 (Marchi, p. 150). Il y joint une troisième
ADSA — ;
iiiKrîption présentant les mêmes caractères, et dans laquelle on père et uiie mère déclarent a'être préparé, pour eiu et pour leur lille, un loculia audessus de Varcoiolium où était déposé le corps de S. Uippolyte :
Enfin, une même crypte du dmeUére de Calliste ne présente pas moins de six loeuii ouverts dans ses parms, an grand dommage des peintures dont elles étaient décorées.
Ce Tait qiii, par suite d'unemalbeureuse condev ctfodance des fouorei, entre les mains desquels ■Hait tombée l'administmlion des cimetières, ne se reproduit que trop Fréquemment dans les cala- ONnlvs de Rome, constitue une preuve nourelle et toujours «isible de l'empresiement souvent in' discret des fidèles a réunir leura restes aux reliques des martjTs. Nous en donnons ici un exemple tiii du cimetière de Calliste et emprunté i la Rocoe soulemioe de H. de' Rossi (1, n. Inv. m).
Itans d'aiilres parties encore de L] ~~" ~— la péninsule italique, nous retrouvons des [H'evTes écrites d u pieux usage qui fiil l'objet de cette élude. Voki one épilaphe métrique des plus importantes à ce point de vue ; elle est Ibumie par la ïille d Inée en *
l>iénMDl.(V. Ganera. /icni. det Pi
Celte ép4t»phe était, selon toute apparence, placée sur la loinbe du prêtre Sylvius, dans un lieu, baalique «u oratoire, construit à ses Trais, profho immphi. et où II avait renfermé des corps saints, dont la présence devait être non-seuleiD^t une protection pour son cwps et son ime, animant evrptu^tie Uiendo, mais encore une forte prde pour sa ville natale et son peuple fidèle, fntû^omagnopatnampnpahimqM fûUlem mutUril, tantîi firman* aulùdibas urban. Quels sont les saints dont il est ici question! L'alibéGauera coniecture qu'on doit y reconnaître les sainlsSabinus, Tegnhis et Bessus, anciens patrons de la ville dltrée.
Une inscription de Verceil, donnée par le même eoUecleor (Sanera, p. 101), nous apprend aussi
; — ADS.A
que le prêtre Sannata était attaché au sei'vice dil'église qui existait alors dans cette ville, non loin de la basilique constant inienne, dite de Sle-Marie- Hajeure, dédiée au culte des saints Nazaire et Victor. Là, vivant dans le Seigneur, il mérita d'être, par ces deux saints et en récompense de ses vertus, ainsi que des services rendus par lui per;dant trente-cinq ans à celte église, conduit i Dieu, gemino meruil martyre duci ad Dominum, et de trou- ¥er le repos, c'est-à-dire son tombeau, nu\ côlés de ces bienheureux, laUribut tulum reddunt. Voici l'inscription :
Toutes les provinces de l'nncienne Gaule Tour-
nissent un grand
1 nombre de mo-
I numents èpigra-
I (ihiques du même
t nre A Trêves
laphe du sous diacre VasiMkNvs qw lui aussi avait été associé à la sépulture des martyre pa Irons de cette
ville QII MEfillT 3*NCT0H\a sUCItRI
SËrvLCMis (Le Blaiil t i p 390) Plusieurs chrétienne» de Lolognc et de Ralisbonne °ont dites de même socutc HAaTTHiDig ainTiKiavs moâis [Id. ib p 472)
Les illustres martyrs de Lyon devaient ft bon droit inspirer aux habitants de celte ville une semblable confiance. Aussi 3-t-on trouvé, groupés autour d'eux, un grand nombre de tombeaux, dont le plus connu est celui de Flavius Florinus qui posiTvs K9T jiD iiKCTos, commc en fait foi son épitaphe retrouvée en 1736 sous les ruines de l'église de Saint-Just, et que nous transcrivons dans le savant ouvrage de H. de Boissieu (ln*cr. Lyon. p. 553) :
A Tours, l'évêque 8. Perpeluus, dont S. Grégoire de Tours nous a conserv le curieux et édi-
ADSA
AGâF
fiant testament, avait voulu que son corps fût déposé aux pieds de S. Martin, ante ieoes marti.m, ainsi que porte son épitaphe consignée dans le même écrit du père de Thistoire de France (Greg. Turon. Append. ad opp. Edil. Migne, p. H52). Le même historien rapporte qu*Âvitus fut inhumé à Brioude aux pieds de S. Julien (Greg. Turon. Hist. Franc, u. xi) ; Ste Euslille, vierge et martyre, le fut prés du sarcophage de S. Eutrope à Saintes {MartyroL Gallic. t. i, p. Ï96). « Son corps virginal, dit André du Saussay (ib.), vaje d'une âme très-pure, fut porté, par la discrète sollicitude des fidèles, auprès du tombeau de S. Eutrope, de qui elle avait reçu le lait de la piété et dont elle partagea la vénération : cxijus coiptuadum purissimœ mentis vasculum tumvlo sancli ipsius Eulropii^ a quo pietatem hauserat, fidelium occulta sollicittirdine Ulatum, magna cum eo claruil veneratione.
Lorsque S. Uilaire de Toulouse eut recouvert d'un modeste édifice les restes de son prédécesseur S. Saturnin, un grand nombre de chrétiens voulurent être inhumés près de ce saint tombeau, afin, disent les actes (Ruinard.édil. Veron.p.111), de se procurer la consolation du voisinage du corps du martyr, pro solatio propter corpus martyris; et comme bientôt ce lieu se trouva encombré d'une multitude de corps, cum locus omnis tumulatorum corporum muîtiiudine fuisset impleius, révêque S. Sylvius fit construire une splendide basilique pour les abriter.
Beaucoup d'autres exemples pourraient encore être cités pour notre France, à Clermont, à Vienne, à Vaison, à Arles, etc. (V. dans l'ouvrage de M. le Blant les inscriptions 557, 412, 492, 528.)
ni. — Cependant, quelque honorable que fût en lui-même le sentiment qui inspirait en cela les fidèles, on conçoit qu'il pouvait devenir excessif et que l'Eglise dut apporter de sages restrictions à la sépulture soit dans les catacombes, soit dans les basiliques. S. Dumase, si zélé pour la conservation et l'entretien des monuments primitifs, avait déjà prévu ces abus, à une époque où l'usage en question était peut-être encore assez rapproché de son origine. Au?si, bien que sa dévotion le portât, lui aussi, à réunir ses cendres à celles des papes martyrs, ses prédécesseurs, il y renonça néanmoins par respect,. et plus encore sans doute dans la crainte d'autoriser par son exemple un fâcheux entraînement. C'est lui-même qui le témoigne sur son épitaphe inscrite dans la crypte des papes au cimetière de Calliste :
HIC FATEOR DAMASTi TOLTI HFA COXDERE MEMBRA SED aXERES TIMyi SAHCTOS VEXARI PIORDM.
« Ici, j'avais voulu, je l'avoue, moi Damase, ensevelir mes membres, mais j'ai craint de troubler la cendre vénérée des saints. »
Nous avons lieu de croire que l'avertissement, bien qu'indirect et modéré dans sa forme, ne fut pas perdu, et qu'il contribua beaucoup à contenir dans de justes limites un empressement où la vanité pouvait quelquefois avoir autant de part que La dévotion. En effet une inscription de 381 , c'est-
à-dire du temps même de S. Damase, nous fait voir que la sépulture ad sanctos était déjà une faveur presque exceptionnelle et qui s'obtenait difticilement, c faveur que beaucoup ambitionnent et que peu obtiennent ; » il s'agit d'une femme chré* tienne qui avait été admise, Inlra limina sanctotorum AGCBPiT II quod multi cupiunt et \\ rari accipivNT. (De' Rossi. Insa'. christ, t. i, n. 319.)
L'épitaphe de Sabinus, archidiacre de l'Église romaine, au cinquième siècle probablement, retrouvée naguère dans la basilique primitive de S. -Laurent in agro Kera/io, atteste qu'il avait refusé cet honneur par esprit d'humilité. 11 y déclare que, bien qu'en sa qualité de premier ministre de l'autel, il ait constamment approché de la table sacrée pendant sa vie, il a voulu néanmoins être inhumé près de la porte de l'église, blâmant l'indiscret empressement des fidèles à vouloir se faire des tombeaux en contact matériel avec les corps des martyrs. « C'est, dit-il, par l'imitation de leurs vertus qu'on doit se rapprocher d'eux, bien plutôt que par la position de son sépulcre : t
HIL IVVAT DIMO CRAVAT TVMVLI5 RCRERE PIORVM SARCTORVII MERITIS OrTIVA VITA PROPE EST
CORPORE SON OI-VS EST AXIUA TB^DAUVS AD ILLOS QViC BE5E SALVA POTEST CORPORIS ES&B SALVS.
Dès lors, dit le savant auteur de la Rome souterraine chrétienne (ib.), le but que l'on se proposait dans la sépulture souterraine n'étant plus de continuer régulièrement le système d'excavation des cimetières primitifs, mais chacun voulant se procurer un tombeau le plus rapproché possible des cryptes des martyrs, il est naturel que cette prétention ait rencontré des empêchements chaque jour plus prononcés, et que la coutiune des sépultures souterraines ait été peu à peu abolie par Tautorité ecclésiastique.
AGAPES. — l^'Le mot agape, en grec x^sim, signifie amour, charité (Tertul. Apolog. xxix), et il désigne des repas fraternels qui, dès le temps des apôtres (1 Cor. ii. 20) se donnaient entre les fidèles dans certaines circonstances dont le détail viendra plus bas.
De même que Notre-Seigneur avait institué la sainte eucharistie après la cène, il parait constant que, dans l'origine, on célébrait les agapes avant la communion : c'est ce que semblent indiquer deux passages des Actes des apôtres (n.46.xx. 11), et cet usage persévéra, durant plusieurs siècles, du moins et exceptionnellement, dans l'Église d'Afrique (Aug. ep. 4 Ad Jan. Conc. Carthag, m. can. 29) ; car les apôtres eux-mêmes durent le réformer, à cause des abus (Chrys. Hom, xxvn. — Theophyl. In 1 ad Cor. xi. — Theodoret. in tod,
loc.).
M. R. Rochelle, appliquant ici son système favori, affirme (Mém. des inscript, et helL-lett. xm. 138) que les agapes chrétiennes ne sont qu'une simple imitation des repas fiuèbres des païens, il
AGAP
AGAP
est certain au contraire que eur origine se retrouTe dans les pratiques et les traditions de TÉgUse judaïque. Chei les Juifs, en effet, on avait coutume, après la sépulture, de servir un repas pour le soulagement et la consolation des «pleurants », et ce repas s'appelait c pain de la douleur et calice de la consolation t (Ackermann.i4rcA^Eo/. hibl. § 200). Il existe des témoignages formels à cet égard dans Jérémie (xy. 5. 7), Èzéchiel (xxiy. 17i, les Proverbes (xxxi. G), \e Deuiéronome (xxvi. 15). Au temps des apôtres, Tusage des festins funèbres, cfaei les juifs, avait atteint un tel excès de luxe, que souvent les riches tombaient dans Tindigence, obligés qu'ils étaient par Tusage à in?iter le peuple, sous peine de passer pour des hommes irréligieux. (Jos. BelL Jud. n. 1. 1.)
i* Dans les agapes chrétiennes, on ne servait pas seulement du pain et du vin, mais encore des viandes, epulas, et des mets de différentes sortes : agapes notlrœ pauperes pascunt tive frugibus, sive camibus, dit S. Augustin (Conl. Faust xx 20), car c'êl aient les riches qui, selon Texpression de S. Chrysostome (Hom. xxn. Oportet hœreses esse), apportaient dans ces réunions saintes alimenta et eduHa, pour les pauvres et pour eux-mêmes. TertuJlien {lœ. lauA.) appelait les agapes coûteuses, mais en même temps lucratives, attendu que dépenser par motif de piété est la meilleure des spéculalions.
Dans les premiers temps, les agapes avaient lieu dans le cénacle de quelque maison particulière, où. Ton se réunissait pour la fraction du pain (Act loc. laud.). Un peu plus tard, au temps des persàrutions, elles se tinrent dans les cimetières, près des tombeaux des martyrs, et enfin dans les basUiques et les oratoires (Tbeodoret. Hist eccl. ni. 15. — Evagr. Hisi. eccL c. m. — Cf. Baron. An. Lvi. 109). — llamachi. Costumi Crist. m. 2). On a découvert, en 1865, au cimetière de Domifille, une vaste salle, entourée de bancs, qui n'élût probablement qu*un triclinium pour les agapes. A cdté de cette salle, il y en a une autre renfermant le puits et la fontaine qui servaient à ces sortes de festins. H. de^ Rossi a donné (Bullet. mai 1865) le plan et Texplication de cet édifice.
S* Selon la lettre de S. Ignace aux Smyrniens (cap. vm), ces assemblées étaient toujours présidées par les apôtres, puis par les évèques ou les prêtres : non lidtmn est sine episcopo agapen facere, ■ il n'est pas permis de Tare Tagape sans l'évèque ». G*est à cette salutaire surveillance que doit être surtout attribué le maintien, durant les trots premiers siècles, de la cliaritè et de la sobriété dan» ces festins sacrés : spectacle admirable dont on peut jouir aujourd'hui encore en lisant en entier le trente-neuvième chapitre de V Apologétique de Terlullien. L'union la plus douce régnait là entre toutes les classes de la communauté chrétienne, fraternellement confondues, fusion tant rêvée par les sectaires de tous les temps, mais qui ne sera jamais réalisée par eux, parce que Torgueil et la cupidité ont pris dans no-
tre société corrompue la place de la charité et de Phumilité.
4* Les agapes se célébraient dans trois circonstances principales : 1" A Toccasion des fêtes des martyrs, agapes natalitiœ. Ihéoûorei (Evang,verit, 1 vni) en donne la description, et fait ressortir la différence qu*il y avait entre les festins de charité chrétienne et ceux que les païens célébraient en riionneur de leurs fausses divinités. 2* A Foccasion des mariages, agapes connûbiaks (Greg. Naz. Carm. x) ; on y conviait les prêtres et les évêques (Cane. Neocœs, can. vn), à moins que ce ne fût un festin de secondes noces. 3* A Toccasiondes funérailles, agapes funerales. S. Paulin (Epist, xui. 11) décrit un repas donné, par le sénateur Pamma cliiiis, aux pauvres de Rome, pour honorer les funérailles de Pauline, fille de Ste Paule. 4* Des agapes avaient aussi lieu le jour de la dédicace des églises ; et S. Grégoire le Grand nous fait connaître (lib. I. ep. 14) qu'il avait fourni lui-même au diacre Pierre tout ce qui était nécessaire pour Tagape de la dédicace d'un oratoire. La distinction entre les trois espèces d'agapes que nous venons d'énumérer se trouve nettement exprimée dans un passage des poésies de S. Grégoire de Nazianze [Carm. x. v. 67. 68) qu'on pourrait traduire ainsi : c Je ne rechercherai plus les festins sacrés pour les natalitia, pour les funérailles, pour les noces. »
5* Mais la corruption humaine souille tout ce qu'elle touche, même les plus saintes choses. Aussi, dès le troisième siècle, des abus scandaleux s'introduisirent, en quelques localités, dans les agapes (Tertul. Dejejun. xvn), si bien que bientôt le concile de Laodicée (c. xxvni) crut devoir interdire ces sortes de repas dans les églises. S. Grégoire de Nazianze (Carm, x) s'éleva avec véhémence contre les habitudes d'intempérance qui s y étaient glissées. S. Ambroise les supprima tout à fait dans TÉgUse de Milan, ainsi que l'atteste S. Augustin (Confess. vi. 2), ne ullaoccasio se ingurgitandi darelur ebriosis. S. Augustin lui-même, encore simple prêtre, engagea Tévêque Valère à imiter à Hippone l'exemple du grand évèque de Milan (Epist. xxn ad AureL episc.), et c'est à la lettre qu'il écrivit sur cet objet qu'on attribue le trentième canon du concile de Carthage, par lequel il est interdit à tout clerc ou évèque de donner ou tolérer aucun repas dans les églises, si ce n'est pour un motif urgent d'hospitalité à l'égard des voyageurs. S. Grégoire le Grand parait avoir été plus indulgent, car il permit les agapes pour la dédicace des églises, particulièrement aux Anglais nouvellement convertis à la foi (Epist. lxxyi.
lib. u).
Même au temps de la plus grande ferveur, cette pratique devint l'occasion des plus atroces calomnies contre les chrétiens. On accusait ceux-ci de renouveler, dans des réunions secrètes, les infâmes festins de Thyesle et de s'y livrer à des actes incestueux. Les témoignages des nombreux apologistes qui ont mentionné cette calomnie sont réu-
AGAP — !
■lis dans l'ouvrée de Korlhold (De calumn. pagan. c. ithi, p. 1&7-I72). (V. l'arl. Calomniet contre le* premiers chrUient.)
6' On trouve dans les cimelières romains des peintureg et des ba3-relif;r$ de sarcopli.ig rep sentant des repas , repré sent al ions que usqu onavaitprisespourdesagnpes(Arin([lii. t. pp 1 83, 119, 18;i, 199, 267) ; mais les srchéologu modernes rejetlenl celte attribulion et prou en qi s'agit ici du festin céleste. Nous renTojon d n pour ce que nous avons à dire sur ces in re s nls monumenls. h l'article Heprétentation de epat
Nais nous ne saunons passer sous s en e propos des agapes, toute une classe d'ob q s'y rapportent d'une manière on ne peu p us d recte : ce sont les verres liisloriés, trouvé com e on sait, en grand nombre dans les catacombes e dont la plupart présentent des symboles e des é gendes qui semblent Taire allusion aui diverses classes d'agapes en usage dans l'antiquité. Soit pour eiemple la figure 2 de la planche ui de Buonarruoti. On y voit une figure virile debout, velue du paltium, et tenant à la main un volume roulé. Le personnage est S. Laurent, ainsi que l'atluste la légende ; victor viv«g, pour aisis, i:i noaiiiB uvreti (sic), <■ Victor, boii au nom de Laurent!» Ktiln'esl
langage des Pères (Tertul. Àpol. toc. laud. et notre art. BefHgermm). û'pluparl des verres qui oITrent des symboles relatifs ï la résurrection furent em-
ployés dans les agapes funéraires, et ceux qui représent deux époux en pied (lav. ixi. 3) ou en buste (lav. i)(iv), dans les agapes matrimoniales. En voiciun qui appartient au cabinet des médailles de la Biblothèque nationale de Paris (V. Perret. Cafoc. iv-uvi, 47). (V. les art. Repat et Fonrft rfe anipe.)
pas douteux que la coupe n'ait ûié executive pour servir dans les agapes qui se célébraient annuellement à Rome le jour du natale de ce martyr, leqtiel avait sa vigile (GrL'g. Sacram. éd. Hénard, p. ii9) et trois messes, et en outre ses veilles qui, comme nous l'apprend S. Paulin [Nal. ii. S. Fet.). se terminaient par un 'repas| (V. l'arl. Fond» de coupe).
L'acclamation que nous venonsde citer était celle qui se prononçait en buvant en l'Iionneur du Saint, ce qui s'appelait propinnre (V. cemol) (Creg.Nai. oral. iConfra/u/ian.). Un autre verre(Buon. IX. 23), portant les noms du mftme S, Laurent et de S. Cyprien, avait servi probablement aux agapes commémoratives de la fête de ces deux Saints. On en trouve la preuve dans ces mots de la légende : snpEH REFatGERiG (stc) m MCB t>Ei, ■ tu es rafraîchi dans la paix de Dieu, t te mot refrigerivm ayant souvent le sens de festin et même d'agape dans le
Eu outre di's auteurs que nous avons cités, on consultera avec fruit l'ouvrage de DrescherrD«w(e™m diriitianorum agapii. Giessse. 183i. in-8.
AGNEAU. — Ce symbole se rapporte tantôt a Jésus^hrist, tanlût aux chrétiens.
1. — Le caractère essentiel du Hédempteur était celui de victime ; il n'est pas ('tonnant que l'agneau soit la plus ancienne figure fous laquelle il est désigné dans les livres saints {Gen. iv. i. — Exod. ■tu. 3. ixix. 58). Les prophètes de l'ancienne (Is. XII. 1. — Jerem. un. 7), comme ceux de la ncuvelle (1 Petr. i. 19. — Apoc. xin. 8), et le
AGNE