‹ Dictionnaire des antiquités chrétiennes [microform]Chapitre 36 sur 281 · ANTIENNE · texte numérisé non relu

ANTIENNE

pend. e*.

ANTIPnONAIRE. — V. l'art. Livrée lilurgiqaet, n. TI.

A. m. —Gravées ou peintes sur tes monuments antiques, ces deux lettres, qui sont la première et In dernière de l'alphabet grec, eiprimeni symboliquement un acte de Toi à la divinité de Jésus-Chrisl, et par conséquent à son éternité (S. Aug. De unit. EecUt. conlr. Donol.). Elles sont empruntées à VApocalypie, où S. lean a consigné cette révélation sublime de la divinité du Verbe, qui lui avail élé faite par Dieu le Père, et selon quelques docleurs (V. Corn, a Lapid. /n Apoc. un. 13), par le Verbe lui-même : Ego non â. et », primu» et noviuimtu, principiunt et finie {Apoc. loc. laud. n. 16), t je suis l'A et l'u, le premier el le dernier, le commencement et U fin. ■ Ce texte renferme en substance les motifs pour lesquels le Sauveur a voulu être désigné par ces sigles. Plusieurs Pérès en ont expliqué les mystères, entre autres Tertullien {De monogam. v), S. Clément d'Alexandrie {Pcedag. tic. p. 98. Strom. 1. u. prop. fin.), S. Jérôme (lib. I. Conti: ;orm.), Bède ( In Apoc. i. 8), Et S. Paulin {Poem. ixxi, v. 89, v. 648), dans de beaux vers.

Le poêle Prudence résume avec beaucoup de précision l'enseignement des anciens docteurs k ce sujet. {Calemerinon. h^mn. ii. 10).

Corde mlui «i parenlii,

Alpha et » cognominatiui

Omnium, quas sunt, ruemnl, OuEcque poBl futura luiil.

monde, appelé A el~; il esl U source el le lermi de

loutei choseï, de ceUei qui tont, de celles qui furent, cl de celles qui sont i venir. •

Quelques savants ont pensé que l'usage de ces lettres symboliques n'avait été introduit dans l'Église qu'après l'apparition de l'arianisme, et comme protestation contre cette secle ennemie de la divinité de Jésus-Christ. Hais les monuments protestent contre cette assertion, et notamment une belle inscription du commencement du troisièma siècle trouvée près de Chercbel. l'antique

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