I, p. 782 et n
LUC
j( M,ut-êlrc ce que nous appelons aujourd’hui
f;ibri'lue’fl)l l'i|(i Quelquefois le nom du fabricant est
!a iais0" S°' L.;/ par exemple P. Popilius Ri/us fecit. i du mot ftcii, p . ,
Pullaeni, Pullaenorum, Phoetaspi, Vibiani. Les nominatifs
suivi uu ' fecit esl écrit en toutes lettres : d’habi- Harenm"1 ' on lit : Agilis f., Aprio f .. Lucius f., tude, |h'^‘ . SeXtUs f., Cleme(n)s fe., Crassus fe. J«nU"rl"') /ot’ie'r ge contentait d’inscrire son nom ou ses L°I’SqU' n.,!1e fond de la lampe, il employait le génitif ou "^”S!,-inlif suivant qu’il sous-entendait la première h‘ ^"""ôndè des deux formules précitées : par exemple Lia// (pour Ex officina Aügendi), Atimeli , Erotis, p i ,L jforati Hijlae, C. Juli Nicephori, G. Juh BLi U i()iu Diadumeni, Marcelli, Maurici,
,) /. Nom Justi,
Poiitiani, Sexti, Slrobi/i,
■nt moins fréquents; on trouve cependant : Asprenas, Linthus, Cresce(ns), Félix, Litogenes, Myro, Trophivm> etc. Il est rare, toutefois, que le nom du potier soit écrit en entier et que le cas employé apparaisse aussi nettement. En général, le nom ou les noms sont abrégés ; les abréviations ne sont pas constantes ni uniformes. Pour ne citer que des marques très fréquentes, la signature de L. Caecilius Sae(vus 9) se lit L. Caec. Sai\,L. Gae. Sac., L. Ca. Scie 1 ; celle de C. Clodius Surcmus serencontre sous les formes C. Clod. Suc., C. Cio. Suc., Clod. Suc. 2 ; celle de L. Fabricius Evelpistus est abrégée en L. Fabr. Eve!., L. Fabri Aevel., L. Fabri Ilevel. 3 ; celle de L. Fabricius Masculus, en L. Fabric. Masc., L. Fabric. Mas., L. Fabr. Mascl., L. Fabr. Masc., L. Fa. Mas., Fabric. Mas. 4; celle de L.Marius Mi(tis 9) en L. Mar. Mi., L. Ma. Mit., L. M. Mil., Mar. Mi \ Nous pourrions multiplier les exemples . de ces variantes. I)e plus, il n’est pas rare que les signatures les plus répandues soient accompagnées de petits signes, lettres isolées ou vignettes, qui diffèrent suivant les lampes : avec la marque L. Caec. Sac., on trouve une palme, un pied, un phallus6 ; avec la marque C. Cio. Suc., un cercle, une croix, une roue, une étoile, une rosette, une feuille, un pied, un phallus7 ; avec la marque L. Fabric. Masc., un x, un H, une roue, un phallus, une étoile 8 ; avec Ba marque Fords, un |, un N, un S, une couronne, une I euille, une couronne et une palme9 ; les deux marques | • Juli ire for i et C.Juli P h i l i ppi sont presque toujours ■accompagnées dun phallus sur les lampes qui ont été recueillies à Rome10 ; avec la marque L. Alun. Phile se P°uvent une rosette, une croix dans un cercle, un X, une IU! un !)lmlllis 11 ; avec la marque/.. Mua. Trept ., une Kn r 12 •' Ue *GU*^e’ lln P*e(U une palme, un trident, |L ’ a'ec 'a marque C. Oppi Best., une feuille, un
cararir'1' ' '6S ^ettres A. N, O13- L’exemple le plus
une ’lsl"lue de ces signes additionnels est fourni par L /Z,;1;;1""0 potier, localisée en Gaule, celle de p, S;T v/7 ’ elle esl accompagnée des lettres G, I- L, M, Ces ’sianpc ’Z’ AT’AI,delacroix+, des signes o, 4 u. au-dessus '< 6 . reS 0u v'&neffes> sont placés tantôt signature ' i'[l nt<lL au‘dessous, quelquefois à la fin de la linguer j,,s L"* Pro^able qu'ils étaient destinés à dismême fabi*G S' 's différentes dans la production d’une 1U|-, mais nous ne possédons sur ce point
[ J c. i. ici. xv
. !‘4-38o. — i ç Ibid. 0377 ; La Blanchère et Gauckler, O. c. p. 184,
n (K,. ___'6 ■ " ■ XV, 2* part. t. 1,11. 0430. — 4 Ibid. n. G433. —
1H ' "• G35°- — 1 Ibid. n. 0377. — 8 Ibid. n. 6433. —
|;. 0493, 0496. — H Ibid. n 6562. — 12 Ibid. n. 6505.
Ibi.l
Ibid.
aucun renseignement de détail. Sur une lampe trouvée à Rome, semble être inscrit le nom de l’ouvrier qui l’a modelée : on lit en effet d’une part, près du bec, le nom Pulcher, d’autre part la marque connue L. Fabric. Masc. « Pulcher, dit Dressel, est certainement un des ouvriers qui travaillaient dans la fabrique de L. Fabricius Masculus15 »; c’est peut-être de la même façon qu’il convient d’expliquer le nom Primi qui suit, sur une lampe de Rome, la signature C. Oppi. Res. ,6.
Il faut remarquer que, parmi les marques les plus répandues dans tout le monde romain, il y en a plusieurs qui ne different que par le cognomen du potier, le gentilice et le prénom étant les mêmes ; ainsi C. Atil(ius ) Tro[phimus) et C. Atilius Vesti(nus ?) 17 ; L. Fabricius Aga{tliopus ?), L. Fabricius Evelpistus , L. Fabricius lleraclides , L. Fabricius Masculus, /.. Fabricius Saturninus 18; C. Junius Alexis, C. .lundis Ri/us ou Ritalis, C.Junius Draco 19 ; C. Lollius Cre(scens?), C. Lollius Diadumenus, C. Lollius Finit . 20 ; L. Munalius Adjectus, L. Munatius Amar[ant husf), L. Munalius Philemo 9, L. Munatius Restutus, L. Munalius Successus, L. Munatius Threptus 21 . Beaucoup de ces cognomina sont grecs; il n’est point téméraire de supposer qu’ils étaient portés par des affranchis. N’y aurait-il pas lieu d'indiquer alors, à titre d’hypothèse, que ces marques si voisines désignent des fabriques apparentées entre elles, ou encore diverses succursales d’une seule et même grande fabrique? Par exemple, Adjectus, Amaranthus, Philemo, Restutus, Successus, Threptus auraient été des affranchis placés à la tète de chacune des figlinae dérivées d’une fabrique mère fondée par un certain L. Munatius.
Le nombre des signatures de potiers relevées sur les lampes antiques est très élevé. Nous donnons ci-dessous la liste de celles qui sont le plus fréquentes avec l’indication des provinces de l’empire romain où elles ont été surtout retrouvées22.
Anni Serapiodori, Anni Ser. : Rome, Ostie.
Atimeti : Toute l’Italie, la Narbonnaise, les Pannonies.
Au fl. Fron. : Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Afrique.
L. Caec. Sac. : Rome, Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Narbonnaise.
C. Clod. Suc. : Rome, Cisalpine, Narbonnaise, Sardaigne, Afrique.
Commuais : Rome, Pompéi, Cisalpine, Pannonie.