‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 178 sur 275 · partie ,i · texte numérisé non relu

partie ,i

dieu répondent à des fêtes similaires en octol ^ nos sources, deux jours, dans ce dernier moi ■ ' ‘ 1

sacrées à Mars: le 15, où on lui offre en s’ !*°!lconl cheval après des courses de chars, et le p) (^'U'ri,lce l|n terminologie des calendriers, porte le nomd’Aimm?"8 ‘a On n’a pas manqué d’insister sur le parallélism,-"^' près rigoureux, entre cés deux couples de fêtes ■ ] V'. I>6U 19 mars d une part {Eqmrria et Oui.u/uain,^ N lo et 19 octobre d autre part (sacrifice de Veouul 0 t ber et armilustrium *°) ; et l’on a remarqué, à juste que cette double période fériée marque à Rome les deu • limites extrêmes de l’année militaire, le début et la |jn(J la campagne11. Aux deux époques a lieu, parle mini^J des Saliens, une lustratio armorum: on purifie les] armes avant la campagne, et on les purifie quand les expéditions militaires sont censées achevées12. Dans les deux cas, tandis que les ancilia sont en mouvement, les jours de fête sont religiosi : on s’abstient de toute entreprise publique et privée, notamment de toute opération de guerre13. Le caractère de ces fêtes, qui se répondent si exactement, n’est donc pas douteux : ce sont Lien dos cérémonies militaires.

Mais ici encore se pose la question : ce qui est vrai de l’époque historique est-il vrai des origines? Le sacrifice du cheval, tout au moins, est accompagné de rites étranges qui sollicitent une autre interprétation. Le calendrier de Philocalus, le seul qui en fasse mention 14 , porte, à ce jour, cette simple note: equus ad nixas /?/ls.Mais d’autres renseignements, épars en différents auteurs, complètent cette brève indication16. Le sacrifice avait lieu au Champ de Mars, sans doute à l’ara Martis, à la suite d’une course de chars attelés de deux chevaux: celui qu’on choisissait pour victime était le cheval de droite de l’attelage vainqueur17 : on l’immolait à Mars en le perçant d’unelance18. La tête de la victime était détachée et couronnée de pains. Il s’engageait alors une lutte passionnée entre les habitants de deux quartiers voisins, ceux de la Voie Sacrée et ceux de Subura, pour emporter j cette relique sanglante. Les gens de Subura, s ils avaient l’avantage, allaient la fixer aux parois de la lïef/ia, 1 011 fl delà Voie Sacrée, quand ils étaient les plus torts, I ne 1

l F'orphvr-ad. Hor. Ep. II, 2, 209 : « Maio niense rcligio est nubere et item Martio in quo denuptiis habito certaminc, a Minerva Marsvictus est et oblenta virginitale Minerva Ncricne est appellata ». — 2 La forme du génitif est Nerienis : cf. Anio , Anienis. — 3 Lyd.IV, 42. Cf. Ovid. Fast. III, 850 : « et forti sacrificare deae ». Le poète désigne Minerve (il s’agit du sacrifice du 23 mars), mais fortis dca est la traduction littérale de Nerio. — 4 Cf. Marlian. Capell. I, 13, 1: « cerlumqueesse Gradivum .Nerienis conjugis amore torreri ». — s Ovid. Fast. III, 523. Sur ce mythe, voir Usener, Iihein. Mus. XXX, p. 20G sqq. ; Wissowa, art. Anna Perenna in Pauly- Wissowa ; Wardc Fowler, Op. cit. p. 52 sqq. — c Monumenti , IX, pl. lviii sq. ; Annali , 1873, p. 223 sqq. ; Arc/i.Zeit. 1885, p. 170 sqq. (Marx); Rosclier, Lexi/con, II, 2407 sq. fig. 6 ; cf. 2376 sq. — 7 Usener, Op. cit. p. 221 sqq. a voulu reconstituer le mythe dans sa contexture complète. Wardc Fowler, The rom. festiv. p. C0 sqq. aboutit aux conclusions suivantes : Nerio ne serait primitivement qu’un attribut ou un aspect de Mars lui-même; le nom devint ensuite une personnalité indépendante; une école d’érudits a ensuite pris l’union de Mars et de Nerio comme point de départ d un myllie développé, dont les fragments épars ont été considérés à tort par (Jscncr comme se rattachant à une tradition latine populaire. Puis Nerio a été supplantée par Minerve, et son nom a disparu du calendrier. Cinq jours de fêtes, du 19 au 23, onl été consacrés à Minerve, envisagée comme déesse des artisans ; mais ces fêles n ont aucune connexion avec celles de Mars. — 8 Lyd. IV, 42 : Neofvyjç... Vjv ijE'-ouv dvat tîjv ‘Aôïjvàv Çj xal ’A^o &î?r,v. Quant au groupement de Mars et de Vénus, il ne remonte qu à une époque relativement récenlc et procède des Grecs. — 9 Paul, p. 100: « Herem Mar team.... esse una ex Martis comilibus putabalur ». Cf. Preller-

Jordan, I, p. 343, et Roscher, Lexi/c. s.v. — 10 Voir p. 16J8, note n, 1 élé faite par Wissowa sur la date du 1 \ mars ; la fèle tombait pcul-< 1 11 l ^ JJ j le 15 : feriak, p. 1049,n. 2. — H Mommsen, Corp. inscr. lat. \. I* I

Saliens purifient, dans ces circonstances, les ancilia dont ils ont la - " |pS j

aussi purifiait-on, du moins à l’origine, les armes de 1 armée <nb'i (ja|CS ca- j cas, la lustratio armorum accomplie par les Salions, en raison nM gym-

ractéristiques où clic avait lieu, peut être considérée comme mu p' ^ 1;; pollP

bolique qui vaut pour l’armée entière : voir Warde Fowlci , Op. cil- 1 XXXVÜ» les fêtes de mars, Suet. Otho, 8; Tac. Hist. I, 89 : pour celles d ocl ^ ^ Wissowa, : 33, 7; cf. Polyb. XXI, 10, 12, et Huschke, Pas rom. Jahr. p. 3o3* le

De fer iis, p. xr, a tenté d’expliquer pourquoi, lorsque deux ^ ca|cn<li’icr5,| même jour, il arrive souvent qu’une seule soit mentionnée ja ^ Jupiter

Or le 15 octobre les Ides, comme à tous les mois, sont con a ^ ci cotisé

cf. Warde Fowler, Op. cit. p. 241. — « H faut entendre ' Pa^ (kr Sl aM nixae, près du Tibre et du mausolée d Auguste ; Iicllci, ^ paS |

Ilom , p. 174; Warde Fowler, p. 242. Ces cigognes de pierr ^ ^ ,iu

sous la République; le lieu du sacrifice aurait donc change an ^ p^uisl

première mention se trouve dans Polybc, XII, 4 6, qui M ^ crrcm’ la ^;l*e | p. 178, et Paulus, p. 220 ; Plut. Quaest. rom. 97, qui repor c [j jn camp« aux ides de décembre. — 47 Fest. L. c. : « Octobcr equus ai l ^ jeX^erioi* r, etC.J Martio mense Ocl. immolatur quotannis Marti, bigarum v,c liC^ ^ ^ [v :<?

18 Polyb. L. C . : Iv ‘/jp-eça xtvc xaTaxovrtÇeiv iiîuov ,

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crod'al(

i dans leur quartier, à la tour Mamilia. La

(.|ieval, arrachée elle aussi à la victime, était (juelie th|,v toute fumante à la Regia et suspendue au- Iransp"1' yocus^ où le sangachevait de s’égoutter.

deSf'S \; dû sacrifice de YOclober equus nous est indiqué

L °,1 ni niacre, qui emprunte les expressions de Verrius Par |,a". 0ij frugum eventum 1 : par quoi il faut entendre llaCt l'V comme le voulait Preller, qu’on appelait la prononl,dSau jieu Sur les semailles prochaines2, mais ^Tlc remerciait de la révolte précédente3. C’est donc ïlj t'i tellement, tout au moins dans son esprit primitif, eS!,e|1u, j’adions de grâces qui suivait la rentrée de toum’ les récoltes de l’année. Il est possible, à la rigueur, lC,e l'indication de Verrius Flaccus ne soit qu’une hypo- Jse personnelle de l’auteur \ et que les Romains eux- Jèmes n’aient plus conservé, à son époque, une conscience bien nette du caractère originel de la fête. Mais Mannhardt, dans une étude très ingénieuse et très documentée sur ce sujet 5, a prouvé, par la comparaison avec de nombreuses pratiques populaires de différentes régions de l’Europe, et relatives à la fête des moissons, que cette interprétation est en somme la vraie ; et il explique ainsi, Ln seulement le sens même delà fête, mais les différentes circonstances qui l’accompagnaient6.

La conclusion que l’on peut tirer de ces dernières remarques et qui vaut pour les autres fêtes de Mars, c’est que le culte du dieu s’offre à nous sous un double aspect, à la fois agricole et militaire, et qu’il a évolué lentement de l’un à l’autre. La substitution du second de ces caractères au premier s’est faite avec une très grande facilité, non seulement parce que les limites de l’année militaire se trouvaient coïncider avec les dates extrêmes du calendrier rural", mais aussi en raison du caractère même que présentaient certains traits du culte primitif : ainsi équipement des Salions, leurs boucliers, leurs danses, dont le rôle, comme on l’a vu, était tout d’abord de combattre les puissances invisibles, funestes à l’agriculteur, c’étaient là des éléments qui devaient se prêter sans effort à la conception d’un dieu guerrier7. Quant aux éléments du culte primitif qui étaient réfractaires à cette interprétation nouvelle, ils disparurent ou devinrent le partage d’autres divinités: c’est ainsi que Mars fut évincé des rites restés exclusivement agraires, comme les Amforvalia , où il céda la place àCérès et à Liber. Et si l’on recherche en dernière analyse la raison de la transformation qui s’est faite dans la conception de Mars, on la trouvera dans le changement qu’a subi la cité elle-même. La population primitive de home se composait de laboureurs et de pâtres; ses fêtes étaient des fêtes rurales ; ses principaux dieux, d’ailleurs d’une personnalité vague et

mdéler

minee, avaient surtout pour fonction de protéger

s cultures et les troupeaux, d’écarter de l’homme lui

n C '' c- " Panibus redimibant caput equi immolait idibus Oclobribus kf-JordV ^ai^0’ (lu*a ^ sacrificium ftebat ob frugum eventum ». — 2 Prclsil se rj ' *!’ — 3 ^ai’de Fowler, Op. cit. p. 244, n. 2, remarque que

Panl [)ia ^ sema,^cs prochaines on aurait attendu, dans le texte de

gestion i ^PUSl,|n eventum ». La couronne de pains, dont il est

— 4 \\ CG ^GX^G’ souligne d'ailleurs l'allusion à la récolte précédente.

Forul, ^ 6 feriis' P- >x. — 5 Mannhardt, Bas Octoberross, in Mi/thol.

iej-,/,- || , , ~ ul- Ces conclusions de celle élude ont été acceptées par Rosclier,

"" 111 SUU- et Frazer, The golden Hough , II, p. 64 sqq. ; cf. contra,

tussion ,1,. | X‘ en trouvera un bon résumé, avec des réserves et la dis-

— 6 H j-j " ' peints de détail, dans l’ouvrage cité de Warde Fo w 1er, p. 243 sqq.

filles latines '|'*,'l>e*er tlH0 le sauS du cheval d’octobre joue un rôle dans d’autres

Il,1420 s,|. "" cat’actére rural, les fordicidia et les pai.ii.ia. — 1 Roschcr, Lexik.

Cf. Warde Fowler, Op. cit. p. 248-250, et les remarques qui sont

même les dangers, les maladies. Puis la cité s’est constituée en État politique et conquérant ; nombre de ses dieux se modelèrent à son image, reçurent des attributions et des fonctions nouvelles. Mars, le vieux dieu national, est peut-être celui dont l’effigie s’est le plus profondément altérée; le sens primitif des anciennes fêtes s’est obscurci, et leur caractère s’est mis à l’unisson des nouvelles conceptions religieuses et politiques de la cité. La Grèce à coup sûr collabora à cette transformation et l’accéléra ; elle dut surtout contribuer à fixer la physionomie et la personnalité de la vieille divinité italiote; mais précisément pour que l’idée vint de rapprocher Mars et Arès, de les identifier, il faut admettre que le dieu latin, au moment où se fit le contact des deux civilisations, était en train de devenir le grand dieu militaire de Rome*.

L’étude que nous venons de faire, tout en portant sur l’ensemble du culte de Mars, a été pour nous l’occasion d’i nsisler , de préférence, sur la conception la plus ancienne du dieu ; il nous reste à indiquer les traits qui résument plus spécialement sa fonction militaire et polilique.

Si Jupiter Optimus Maximus, le Jupiter du Capitole, est devenu par excellence le génie tutélaire du peuple romain, il n’en est pas moins vrai que les destinées de l’empire dépendent surtout du dieu qui préside à la fortune des armes. Il est présent à toutes les entreprises militaires, et, depuis la fondation légendaire de la ville, son nom est associé à tous les souvenirs glorieux de ses annales. Chaque fois qu’une guerre est déclarée, un des premiers devoirs du général est de se rendre au sacrarium de Mars et d'y heurter les ancilia, puis la lance sacrée de Mars en prononçant la formule solennelle: Mars vigila 9! Nous avons déjà vu que ces attributs, tant à la Iîegia qu’à la curia Saliorum, s’agitaient d’eux-mêmes, aux moments critiques, et donnaient des indications prophétiques 10. Pendant la campagne, et avant la bataille, onoffraitau dieu des sacrifices11. C’est surtout en son nom qu’après la victoire on décernait les récompenses militaires, notamment la corona graminea ou obsidionalis, la plus glorieuse de toutes [corona, p. 1535 , accordée à qui avait tiré une troupe romaine d'une situation désespérée. Une victoire pouvait être également l'occasion d’un sacrifice solennel à Mars12. On lui consacrait les dépouilles (spolia secundo) et les armes conquises sur les ennemis13, souvent aussi une part du butin i praeda] ou de l’argent produit du butin vendu mam biae ll.

Nous avons vu que le surnom de Gradivus n'a sans doute aucun rapport, dans le principe, avec les attributions d’un dieu de la guerre ; mais, avec la transformation de la divinité, le sens primitif s’altéra, et l’on expliqua l’épithète par le rapprochement avec le mot gradior ; le Mars Gradivus devint dès lors le Mars fantassin, le dieu delà légion, type lui-même du parfait légionnaire1 .

faites à l'article fehiae, p. 1036 sq. sur les changements apportés à l'idée de fêtes en général. — 9 Scrv. ad Acn. VIII, 3 ; cf. ad Acn. VII, 603 et X, 228. — >0 Aux textes qui ont été cités plus haut, on peut ajouter : Liv. XXII, t, 1 1 : Plut. fai. Max. 2 : Plia. Il, 148 ; Jul. Obseq. 43. — U Suct. Octac. 1. — 12 Liv. VII, 37 ; Plin. XXII, 9. — *3 Scrv. ad Acn. VI, 680 ; Fest. p. 189 ; Plut. Marc. 8 ; cf. Liv. XLV, 33; Prop. V, 3, 71 et la note de Prellcr-Jordan, I, p. 351, n. 2. — '4 Corp. inscr. lat. I, 63; 62 a, b ; 1 148 ; VI,

481. 13 Cf. les textes cités plus haut, et Serv. ad Acn. I, 292; « Mars... cuni saevil

in bello, Gradivus dicitur; cum trauquillus est, Ouiriiuis ». Rappelons aussi que Gradivus est l’épithète officielle du dieu dans le culte des Salions du Palatin (Liv. 1, 20, 4), et de la porte Capènc Serv. !.. I.) : près de cc dernier temple se rassemblaient les troupes qui partaient pour la guerre : Liv. VII, 23, 3 ; c'est là aussi que sc faisait chaque année le départ de la procession dite transrectio aquitain en commémoration de la bataille du lac Régille, Dion. liai. VI, 13; équités, p. 773-4. On connaît encore d’autres cultes de Mars Gradivus : Corp. XIV, 2580 sqq. ; V, 8236.

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C'est sous cet aspect qu’on le vit un jour combattre mystérieusement dans une bataille contre les Lucaniens et les Bruttiens réunis, en 282 av. ,1 ,-C. Quant aux poètes, qui s’inspirent de l’Arès grec, ils le font paraître, sur le champ de bataille, tantôt à pied, tantôt monté sur un char, escorté de Bellona, de Pavor et de Pallor, équivalents latins de Asïao; et de <1>ô6oç2. La légende de Romulus enlevé au ciel sur le char de son père suppose un dieu combattant du haut d’un char de guerre 3 .

Il est naturel que Mars soit devenu spécialement le patron, le dieu tutélaire des soldats1, et, par extension, des gladiateurs3; de même, en leur double qualité de maîtres de 1 empire et de chefs de l’armée, les empereurs lui sont attachés par une dévotion particulière. Son nom revient fréquemment dans les inscriptions votives et dans les légendes monétaires de l’époque impériale avec une grande variété d'épithètes. Quelques-unes, assez rares, mi/itaris6, militiae potens \ campes ter 3, rappellent simplement son caractère guerrier, sa prédilection pour les camps. D’autres expriment son intervention active, son rôle de protecteur des armées, de l’empire, des empereurs : propugnator 9, custos 10, conservator u, adsertor 12, secutor comesque i3. La plus fréquente à toutes les époques est celle de victor 14 ou son équivalent invictus ,s. On trouve aussi propag[ator) imp. Aug. ,G. Le dieu qui procure la victoire est aussi celui qui assure la paix de l'empire : de là le surnom de pacifer 17 et de pacator ls. Quant au culte de Mars ultor, institué, comme nous l’avons vu, par Auguste, pour venger la mort de son père adoptif. il s est perpétué jusqu’à la tin de l’empire romain 1S.

Dans les camps romains, c’est Mars Ultor qui est devenu le dieu tutélaire du praetorium. On a vu [legio, p. 1066 que chaque camp avait dans sa chapelle des enseignes où l'on déposait l’aigle avec les autres signa des légionnaires. A partir du mc siècle de notre ère, c’est Mars Ultor que l’on voit apparaître, avec d’autres dii mil i tares, sur les autels de ces petites chapelles. 11 finit par y supplanter les autres divinités. On a remarqué, non sans justesse, que précisément au temps où la capitale est envahie par le Mot des religions orientales, c’est à l’armée, sur les frontières du monde impérial, déjà fléchissantes sous les assauts des Barbares, que la vieille divinité nationale des Romains prend un regain de vitalité20.

Les divinités dont le nom est le plus souvent associé au sien dans les textes épigraphiques sont Hercule, qui est également conçu comme une des divinités protectrices les plus puissantes de l'empire21 hercules, p. 127], la Victoire, la Fortune, Minerve, etc. 22

Représentations figurées. — On peut dire, d’une manière générale, que l'art romain s’est contenté d’ordinaire de représenter le dieu Mars sous les traits de l'Arès grec, et qu’il répète ou adapte les motifs que nous

1 Val. Max. I, 8, 0; Ammian. Marccll. XXIV, 4, 24; Liv. Ep. XI. — 2 Yrirg. Aen. VIII, 700 sqq.; XII, 331 sqq. ; Sil. liai. IV', 432 sqq.; Stal. Theb. III, 424 sqq.; VII, 46 sqq.; Val. FI. III, 89 sqq.; Claiul. in /tu/'. I, 342 sqq. — 3 ],a première mention de celle légende se trouve dans Ennius, ap. Cic. De rep. I, 41, 64 ; Cf. Ilor. Carm. III, 3, 16; Ovid. Fast. II, 496; Met. XIV, 818 sqq.

» Tertull. Ad nat. I, 10. On sait que le loup, symbole de Mars, figure parmi les emblèmes des légions. Plin. Hist. nat. X, 6 ; cf. supra, art. legio, p. 1065- 1066.— 5 Corp. inscr. lat. II, 2473; Terlull. De spcct. 12 : larophi théâtre ou t.olisée était consacré à Mars et à Diane en raison des combats de gladiateurs et des combats de bêles féroces qui s'y donnaient. — 6 Corp. VII, 390, 391 ; Arch. Zeit. XXVIII, p. 78. — 7 Willmanns, Ex. 1471; Corp. VIII, 2634. — 8 Corp. II, 40&J. J Eckhel, Doct. num. VU, 352; Cohen, Monnaies del'emp. rom. 2® éd. V, p. 36, n. 153 sqq. ; p. 245, n. 70; p. 272, n. 60, etc. ; cf. pour les empereurs dont les monnaies présentent ces divers surnoms et les suivants, l'index de Cohen, et Koscher, Leæik. II, 2434 sqq. auxquels nous renvoyons une fois pour tou (es.

avons énumérés : témoin d’autres divinités, le rampant d’un fre-'ar avec

Mars

4 111 décore

0111011 au quatriè

me

Fig. 4847. — IMai-s entre Vénus et César.

Fig. 4848. — Mars et Rliéa Silvia.

temple du Capitole [capitolium, tig. 1150] -L Les nlU!’ j possèdent plusieurs groupes, de travail romain, qMI a cient Arès et Aphrodite : ces groupes sont f(-"HIIÏ 1

— 10 Corp. III, 3232 ; Ilenzen, 3490. — H Corp. III, 1099, lfi001' ’ uTèt’ M ■Wart 485 ; Eckhel, VII, 398. — 12 Eckhel, Vf, 298. - 13 Apul. MeL VIL ^ Coffi cornes Aug. N. ou cornes victor Aug. N., Cohen, ML I’-]'* e^„ ^ |p J930J

VII, 423, 706, 992 sq. ; Eckhel, VH, .156, 170, 314; VIII, «5. - - ÉcklielJ

III, 2308 ; IX, 421 (Cal. Venus.), 2198 ; Müllcr-Wicseler, II, M ® ^ __ lti

VIII, 58. - O Eckhel, VII, 501 ; Arch. Zeit. XV, p. 30 ; Corp. \ I, ^ ^ . l2|,

VII, 12). — 19 Corp. IX, 4108; X, 403; ilenzen, Acta An. ^ nlim,„nen! 144; Eckhel, VI, 96 sq. 100, 296, 298; VII, 1C4, 200: ’ citj pjr 0. Oruppe

d’Adarnclissi serait consacré à ce dieu, d après Domaszews yom45Icwski, hic dans le J ahresbericht über ant. Mythol. 1900, p. 183. ^ — .21 Corp .

Jlelig. des rom. Heures, p. 34 sqq. ; Aust, Die Religion dei . ( j . y|, 48 1 , ctc-

VI, 28 19; X, 7858; XIV, 2894, etc. —22 Corp. VII, MIL '• ' ’ ' MüHer-WieseUr.

— 23 Arch. Zeit. 1872, pl. lvii; Roscher, s. v. Ares, • Lm, p. «T

Denlcmâler, éd. Wornicke, pl. iv, 4; cf. Dilthoy, a 11

«Kl-

MAU

MAR

] i lance ; le corps nu ou vêtu d’une simple ^este, celui du combat ou l’attitude du

, osition de types préexistants des deux divisimpteJL- ;>i jeg nombreuses statuettes de bronze de nitéS' 1 iu plupart de celles qui représentent Mars "0S nlpiin'''uent de celles qui figurent Arès que par une --‘•m/pTa. grossière ou plus molle, et non par les WéCï", T l’attitude ou le type : la figure est jeune, encaf;è .l^fioucles épaisses ; les armes sont le casque et

l’épée ou

rhlaniyde; le e1 , . .

2 De ces figurines se distinguent celles qui se

rel'n> rattachent au style étrus¬

que et qui portent d’ailleurs l’armure du guerrier au complet3.

Il est cependant, parmi les statuettes et les statues de Mars, un type qui est une création originale (le l’art romain : c’est le Mars barbu, casqué et cuirassé; la main droite est levée, et tenait soit une lance, soit un glaive ; la main gauche, abaissée, maintient un grand bouclier dressé, posant sur le sol V On a démontré qu’il fallait chercher le prototype de ces représentations dans la statue de Mars Ultor que contenait le temple consacré par Auguste \ A l’appui de cette thèse, M. Gsell cite un relief

Fig. 4850.

(fig. 4847) autrefois découvert à Carthage et qui se trouve au Musée d’Alger0 : les trois divinités qui y figurent, Mars debout entre Vénus et César, reproduisent sans doute les trois divinités du temple 1 .

lue peinture des Thermes de Titus représente Mars accourant du haut des nues auprès de Rhéa Silvia 8 ; le même sujet se retrouve dans divers bas-reliefs 9 . Parmi les mot ils de décoration de quelques sarcophages figurent les amours de Mars et de Vénus 10 ; ce motif se voit aussi àl -Ira (.asali, ainsi que la lutte de Mars contre Hercule sur le corps de Cycnus 1 1 .

1,11 SH'l avec quelle profusion l’image du dieu parait ans la numismatique romaine. Ici encore, le type se

rattache à la pure tradition hellénique. Ce sont des monnaies touLes grecques que celles de la série romanocampanienne (342-211) : on trouve sur des deniers d’or et d’argent, au droit, la tête casquée de Mars, barbue ou imberbe, et au revers une tête de cheval (fig. 4843) 12 .

Parmi les deniers d’argent dits quadrigati , quelquesuns portent au revers le quadrige de Mars et de la Victoire13. Des monnaies d’or de GO, 40 et 20 sesterces, de la même série romano-campanienne, ont (fig. 4850) au droit la tête de Mars casqué et au revers i;g. 4831. — Mars portant un trophée, un aigle sur un foudre i;.

A partir de l’an 94 environ, au droit des deniers romains, la tète de la déesse Routa est remplacée souvent par celle d’autres divinités, J upiter, Mars, Apollon, etc. 15 : la tête de Mars est casquée, imberbe ou garnie d'une barbe naissante10. Au revers des mêmes monnaies consulaires, se voit fréquemment l’image de Mars casqué et nu, debout, tenant un parazonium et s’appuyant sur une haste17, ou tenant le parazonium et la haste ou portant un trophée (fig. 4851) 19, etc. Ce sont en somme les mêmes motifs que présentent les très nombreuses monnaies impériales de tous les temps : l'attitude la plus fréquente est celle du dieu marchant, portant une haste et une enseigne ou un bouclier20. F. Ddrrbach.

MARSUPIUM G — Bourse. Chez les Grecs, iiAz^nto; et les substantifs de même racine (p.ipcuTtTroç, papannov, izipau-c;, p.v.o'rJTrtov) ne désignaient pas autre chose qu’un sac, par exemple un sac à provisions, ou encore celui dans lequel on enfermait ses vêtements quand on se déshabillait pour prendre un bain ou pour faire de la gym- Fig. iss2. — Bourse, nastique [balneum, corycüs, gymnasium, gymnastica, saccus, avec les fig. . Ils semblent avoir été d’un usage assez rare2. Pourdésigner unebourseonse ser-

| L de la slat . 1, l G-H, 7 (Louvre); 346, 4 (Rome, Capitole) et (

des brun-' ■'tlllac(1, laper t. 11, p. 179 sqq. et 792; Babelon et Blanchet, Catal

j sqn ■ Wall i Aat. n. 177 sqq.; Friedericlis, Klein. Kunst u. Ind. 19:!;

Reiuacli n ■ * " °^le ^ro,lses Brit.il us. n.GOU, pl,xx,elc. — 3 V.Ernosci, fig. 2817 «f. Clarac ' r^'i ■*!’ P* 183-188, passim, p. 793, 2; Walters, Op. cit. n. 431-437 P' 33d. ll'csM-’"15**’ MiCaU’ Antich' Monum ■ pl. xxi ; Rev. arch. XXXI (1897) des guerrier possible que ces statuettes représentent tout sicnplemen

ii, 7ns, i.r'xx! • '* Rc‘"aCl1’ nép' h 3i9’ 0 ; M’ l89-|9° el 793 i Walters, Op. cit et. Michon Bull i j11'1"'978- — 8 Furtwangler, Collection Somzêe, p. 64. 1899, i, | ’ 1,1 Soc' ,les Antiq. de France, 1900, p. 217. — G Gsell, lie U. arch

Ane. 3| s,lfl- 1 Doublet, Musée d'Alger, pl. xi, fig. 5; cf. Arch

1863, p, ' 1 3- 7 Cf. un relief cité par Rciflersclicid, Annali

Sî qualité dc n ' 00161 de Cornélius Lentulus représente ce personnage, ci statue de Jules Cés ” disant au nom d’Auguste la dédicace de 1;

Denkm. Il, 233.'*ai’ : Bal,clon. Monn. de la rép. I, p. 431. — 8 Müller-Wieseler «vin; Rocl'ici|3UmC'S'Æl'’ ^80, fîg. 9G1. — 9 Gerhard, Ant. Bildw. pl. xi.

653 r’i ^0n' VIII, 2; Bcnudorf, Lateran, n. 47; Millin

Gai.

Fra,lce’ Pt xv '3 p* : 0vci'bcck' Kunstmyth. III, p. 130; Frohner, Musées < Wi»ehetmann U ' Fl'cller"Jordr>n, I, p. 347, n. 2. — 10 Malz-Duhn, 2232, 2341 ~ 11 Wieselor, 4,.„ /■ 27’ 28; cf- Campana, Opéré in plastica, II, 10

3 Oi'ange cilé lct “> 2; Brunn, Kleine Schrift. I, p.4l; cf. le médaille

*; 10 ! p. 2,-27. ' u 'C <i ,":,lCU,-ES' P- l07.«- 17. -12 Babelon, Monn. de la rép. n,lorf- p. xxi ’S(. , ler’ Lex‘k- II, 2391 sqq. fig. 3 et 4. — 13 Babelon, lbi

'' Sv". — 1g Ibid j P' 9l> 50; U> 377- - U Babelon, Ibid. p. xxvn.-15/M h' - 11 Ibid I A-' 'W S,|<1' 4lS’ 509; l[> 3' 38> 67, Ul, 332 sq. 3S4, 410 sq

’ 05, 3j6 Sqq. ; U, 3|,

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okcn, Alonn ,i„ c a P®u,e reproduit une monnaie de Sept. Sévéi Pour nu ,i .... (,e ‘“"'P-, II, 7, 472

40, 244. - 18 Ibid. I, 133 sq. 10

Ul 9 soit utile, de don

20 Les exemplaires sont trop nombre nci une longue liste de références. Citons seulement

monnaies de Brilannicus (Cohen, Monnaies de l'emp. I, pl. xi, I), celles de Galba de Vitcllius (Cohen, I, pl. xiv), de Vespasicn et de Tilus, de Pescennius Ni-u;r el d'Aurélicn (Müller-Wieseler, 11, 240 b et e), etc. — Bibliographie. II. -D. Müllcr, Ares, Hraunsclnveig, 1848 ; Mythol. der griech. Stâmme, 1837-1869. I, p. 137 sqq. ;

I, 43 sqq.; Sloll, Die ursprûngl. Bedeutung des Ares, 1853; Cerhard, Griech.: Mythologie, I, 1834, §374 sqq. ; Welcker, Griech. Goetterlehre, I, 1857, p. 413 sqq. ; liosclier, Studien für vergleich. Mythol. I, 1873, Apollon und Mars ; Diltliev. Jahrb. des Vereins d. Altertumsfreunde im Bhcinland, Hcft LUI, 1873, p. t sqq. ; Uscner, Altitalische Mythen, n hein. Mus. XXX, 1874, p. 182 sqq. : Tüinpel, Ares und Aphrodite, Jahrbücher fUr Philologie, Suppl. XI, 1880, p. 641 sqq.; Voigt.. Beitrüge sur Mythol. d. Ares u. d. Athéna, Leipsiger Studien, IV, 1881, p. 227 sqq. ; Tümpel, Jahrbücher f. Plutôt. CXXIII, 1881, p. 289 sqq.; Prcllcr- Jordan, Roemische Mythol. I, 1881, p. 333 sqq ; Decliarme, Mythologie grecque, 1879, p. 177 sqq. ; 2' éd. 1880 ; Prellcr-Robcrt, Griech. Mythol. 1 (1887), p. 335 sqq. ; Mannliardt, Mythol. Forschungen, Das Octoberross, p. 136 sqq.; Roschcr Lexikon d. Mythol. 1, 188 4-1890, art. ahks (Stoll), Ares in d r bild. Kunst (Furtwaenglcr) :

II, 1890-1894, art. maiis (Itoscher) ; Pauly- Wissowa, Realencyclopaedie, II, 1, 1895 art. ares (Tümpel), Anes in vm kunst (Saucr) ; Domasiewski, Die Religion des rômischcn Heeres , Trier, 1893 (Extr. de la Westdeutsche Zeitschrift, XIV, p. 1-115), p. 34 sqq. ; Wardc Fowlcr, The roman festivals, London, 1899' passim ; Aust , Die Religion der Romer, Munster, 1899 , p. 129-133 et passim.

MARSUPIUM, l Plant. Casin. II, 8, 34; Epidic. Il, 2, 3 et 4, 74; Menoeclun. II, 1, 29, 44 ; 3, 33, 35 ; V, l, t ; 7, 49, 53 ; P ers. I, 3, 45 ; Poen. Il, 5, 39 ; III, 5, 37; Rud. II, 0, 63; V, 2, 20; Pompon, ap. Prise, p. 883 = Ribbcck, Comic. rom. fragm.S (1898), p. 303; cf. Uitsclil, Parerga, I, 156, 168 ; Varr. De re rust. III, 17 et ap. Non. Il, p. 141 ; X, p. 303; Prud. Psychom. 600 ; Perist. 404; Alcim. VI. U. — 2 X°n- Anab. IV, 3, 11; Apollod. Caryst. ap. Poil. X, 132; cf. Poli. VII, 79; X, 94, 138, 131 ; Hippocr. p. 890 E; Moeris, Lex. p. 96.

MAR

vait plus communément des mois P<xX«vtiov, paXav-nStov Au reste, chez les Grecs aussi bien que chez les Romains, la bourse était en effet un petit sac, d'ordinaire en cuir’, que l'on serrait en haut (<w<rc«XX«v)* par un cordon où une patte (icouç) 3 passés dans une coulisse. La figure 4852 représente une bourse qu'un jeune homme tient dans sa main . il \ ient de la serrer (^QtXotvxtov cdcrTrocaTov) 4 en tirant sur le cordon 3 ; au contraire, pour ouvrir (Xüe-v) « on écartait les bords et le cordon se relâchait de lui-même 7. ( )n tenait la bourse parle col lorsqu on étaitsurle point de s 1 11 sei ' 11 > sinon, on la portait enfermée dans sa ceinture, ou bien on l'y suspendait, ce qui donnait beau jeu aux « coupeurs de bourses » (jüaXxvTioToaoi, sectores sonariï) ; ils exerçaient surtout leur coupable industrie dans les lieux publics, tels que les marchés ou les établissements de bains, là où la foule se pressait à certaines heures9.

Il y avait des bourses fort simples ; mais on en faisait aussi d'élégantes, ornées de glands et d’oreillettes, comme celle que l’on voit (fîg. 4853) 10. Ces divers ornements, qui en garnissent les contours, les ont quelquefois i endues difficiles a reconnaître sur les monuments, où on les a prises pour des vases munis d’anses 11 .

La bourse était un des attributs de Mercure, dieu du

commerce et du lucre; c’est une question de savoir si les Grecs l’avaient déjà donné à leur Hermès avant l'époque romaine ; on ne peut affirmer qu’il soitrestéétranger à l’Hermès des marchés (ègTro- Xaïoç, àyopato;) ; cependant des représentations très anciennes ensont rares12.

Au contraire, sous l’Empire les images de Mercure tenant une bourse à la main sont devenues innombrables, à tel point qu'il est impossible d’en tenter la nomenclature. C’est surtout en parcourant cette série de monuments (fig- 4853) qu’on pourra se rendre compte des formes de la bourse antique [fortuna, fig. 3241 ; mercurius] 13.

Par une association d'idées analogue, la bourse devint aussi un des attributs de I’ebertas, abstraction personnifiée, dont on fit dans les bas temps de l’Empire un être divin u. Trois bourses au-dessus d'un coffre-fort (fig. 4854) symbolisent le cuivre, l’argent et l’or frappés par l’administration des monnaies15. Il vint un moment

i Arislopli. Av. lôl;Eq. 707, 1197 ; /tan. 772 ; l’Iat. Hep. I, p. 348 ; Xcn. Convie.

1\ , 2 ; Plut. De educ. puer. 8, p. 5 D ; De cupid. divit. 7, p. 526 c ; Anthol. Pal. V, 159;Herod. V, 4,4; Suid. Etym. Magn. s. v.; Poil. X, 151; Moeris, Lex. p. 9C.

— 2 Plut. De cupid. divit. 7, p. 526 c. — 3 p0ll. X, 152. — 4 Anliphan. ap. Poil.

D. C. — ô Gerhard, Atiserl. Vasenb. t. IV, pl. cci.xxvin, 2; cf. pl. cclxxxiv, 10 et p. 59; Ibid. p. 51, 56, 58, 62, 72; pl. cclxxxu, 2; cclxxxiv, 5-8; cci.xxxvm, 1 et 5; ccxcyii. 6 Aristoph. ap. Poil. X, 151. — 7 \oir fig. 4507 une bourse ainsi ouverte sur un relief peint étrusque, et une slaluelle en terre cuite dans Stephani, Compte rendu de la comm. arck. de Saint-Pétersbourg, pour 1869, p. 148, pl. n, 7.

— s Mus. Itorb. XI, pl. xxxviii. — 9 Aristoph. Itan. 772 et Scliol. Ad b. I. ; Pax, .30; plat. Hep. IX, p. 552 D; 575 B; Xen. Apol. I, 2, 62; Aeschin. p. 597 R; Plut.

De fortin la, 2, p. 97 F ; Destolc. repugn. 35, p. 1051 A ; Sex. Empir. Adv. gramm. p. 291, 5 ; Chrysost. t. II, p. 808, 18 ; 809, 10; VI, p. 415, 26; VII, p. 78, 39; Poil.

VI. 150; Hesvch., Suid. s. ». ; Plaut. T fin. IV, 2, 19. — 10 AIus. Dorb. VI, pl. n.

11 11. de Longpérier, Hecherclies sur les rêcip. monèt., Hev. arcli. n. s. t. XIX (1869), p. 131. —12 Sur celte question, voir Schcrer, Hermès, col. 2425; Steuding, Mercurius , col. 2807, ap. Roscher, Lexik. d. gr. u. rôm. Mythol. — 13 [Incertain nombre sont catalogués, d après les vieux ouvrages d'archéologie, dans Longpérier, h. c. p. 133, note 1. Voir encore Babelon et Blanchel, Bronzes de la Biblioth. nat. p. 1 tl et s. ; S. Reinach, Bronzes fig. de la Gaule rom. p. 64-83. Dans un tombeau du Bosphore on a trouvé une bourse en cuir rouge, où était appliquée une figure

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