‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 211 sur 275 · Si ■ .. larneid et · texte numérisé non relu

Si ■ .. larneid et

le commerce de i ■ .

Inst. IV (1877), p. 1 Cl suiv. — ■ - I m—, gujv 20 IICSJY

crédit à Athènes , Mém. d'arch. d’épig. et dldst. ■ 1 YXXVl, 4 cl ‘

v„ — 21 Clerc, Métèques , p. 282-294. - 22 Demostli. X-

— 23 Is, fr.*62.

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nl font le commerce pour le compte d’autrui, ’jffrancli^ d11^ ^ )eurS patrons ne dédaignant point du

I /."^bénéfices indirects qu’ils peuvent retirer des t°ut k’s |lacég dans leurs commerces. On appelle y woi capitaux ^.ranchis ou les esclaves qui habitent hors oi*9ü»T« 'o^je leurg palrons ou de leurs maîtres pour se dekirr!!",iuelque négoce ou à quelque métier; ils leur llvr,J ‘ conipte de tout leur gain ou leur paient une re"'1 e ,ixe (àrco<fopa) 1 . Tel est ce capitaine de vaisseau, ” dont parle Démosthène2, et qui trafiquait de Lail'!ir à demi avec Dion. Tel est aussi sans doute ce MiZ uui, d’après Hypéride3, gère un commerce de • rfumerie au nom de son maître Athénogène à qui il rP;‘d compte tous les mois. Tel est encore, d’après Démosthène, cet esclave qui sertàChrysippe déconsignante dans le Bosphore*. L’avare, dans Théophraste, a confié à son esclave un petit commerce à l’agora et lui fait payer le change quand il s’acquitte de son àTtocpopi en cuivre au lieu d argent .

La jieweXïiTtx^ comprend, d’après les auteurs grecs6, deux sortes de commerces, la xziir^v.a. et l’IgTiopia; et les marchands , se rangent en deux catégories, qu’on distingue soigneusement et entre lesquelles on établit un certain contraste7, celle des grands commerçants (’Égitopot, negotiatores ) et celle des marchands ‘proprement dits (xiinjXoi, mercatores stricto sensu). Il sera parlé ici surtout des xxirvjXot, les spropot devant être étudiés sous le

mot NEGOTIATOR.

Le grand commerçant (sguopo?) est essentiellement, à l'origine, celui qui voyage sur mer. On a remarqué que, dans Homère, le terme Ëgrcopo; ne désigne que l’homme qui voyage sur mer dans un vaisseau étranger8. Jusque dans les temps historiques, les deux idées de grand commerce et de commerce maritime demeurent étroitement liées dans le même mot. "Eprop o; et vauxX-rjpo; sont généralement employés ensemble9. Toutes les grandes affaires sont des affaires maritimes : les grandes affaires de crédit privé sont toutes des affaires de crédit maritime (prêts à la grosse, commandites, etc.) et ce sont ces transactions qui procurent aux manieurs d’argent (trapézites) la meilleure part de leurs bénéfices.

Le simple marchand (xàirqXoç), d’après la définition d Aristote et de Platon10, est essentiellement un revendue, c’est-à-dire qu’il ne produit pas lui-même ce qu’il u'nd, mais qu’il l’achète, soit au producteur, soit à un grand commerçant. Pour insister davantage sur ce caractère de revendeur, d’ intermédiaire, attribué au petit marchand, certains textes lui donnent le nom de TtaXtypirqÀoç11. Mais cela ne suffit pas à le distinguer de

‘gTropoç, qui souvent aussi achète pour revendre. KdbnqXo;

P- 113 rn" In P‘marc^- 97 (femme esclave marchande) ; Guiraud, Main-d'œuvre, pouvaieni * ^ a conjec^ur^ Mue les esclaves fugitifs réfugiés dans les temples P 3 1 ij ■ ' ' llt,ePrcndrci pour vivre, un petit commerce, Anccdota graeca (Bekker), |( p -£| 'er c* Schômann, Der attische Prozess (Berliu, 1883-87), éd. Lipsius, 13-1S.1' Tp 2 Dem0Sl1;* C‘ Phorm • XXXIV, 5, G, 10. - 3 Hyper. C. Athenog. X, P- 217 /p0811'- ph°rm> XXXIV, 8. — 6 Theophr. Charac. 30; Francotle, !V, 4; Hür.|,s /IaL* Soph' p- 223 *’ Polit- P1 200 ; Aepubl. II, p. 371; Arist. Polit. 1869, n 45;CnSC,,Ütz, Pesilz und Erwerb im griechischen Alterthum , Halle,

~ 9 Demosth.' yyïiii~. ’ Hak' Rep' P' ?71 C‘ ~~ " Schradcr> >- P- 73.

- 10 p|al LVIII, 53; voir aussi Hermann-Blümner, p. 421, n. t.

Becker, Char ‘kl ^ ^r's^* p°üt» P- 1257 a, 17 et suiv. ; Xen. Mem. III, 7, G;

lerinann.Br ' * *,'Wcr altfJr'eckischer Sitte, éd. Goll, Berlin, 1877, II, p. 184; -12 Herod'T11^1 P’ 4l9"42°* “ 11 PoU- Vil, 12; Arist. Plut. 1155-1156 et Schol. Heercn, ldées * ’ Paroerri • grand (Lcutscli et Schneidewin', I, p. 115. Comp. Çnile, tr. pês /■ re^a^ona politiques et commerciales des peuples de l'Anti - ^ertnnatfe* i* *■' US’ P’ ^ a Lydie et le monde grec au temps des

’ van8’ 1893’ P- 98. — 13 Radet, p. 100 et suiv. — 14 Plat. G or g.

a une signification plus étroite et plus précise. Il désigne sans doute originairement le marchand qui trafique surterre. C’est en ce sens qu’Hérodote peut dire que la Lydie a été le berceau des premiers xx7rr,Xo'. 12 ; il a évidemment en vue les marchands qui trafiquent par caravanes, car cette forme de commerce terrestre est très florissante en Lydie, dès le vin* siècle, à une époque où il n’y a presque aucun commerce encore en Grèce 13. Dans ce dernier pays, le commerce de terre ne prend d’ailleurs jamais la même extension, et c’est pourquoi le mot qui désigne originairement le marchand trafiquant sur terre sert aussi à désigner le petit marchand, le petit boutiquier, le colporteur. Tantôt c’est un détaillant qui tient un cabaret (xxTt7)Xo;, caupo ) dans la ville ou sur le marché, et qui y vend à boire et à manger (vin, poissons) 11 [caupona] ; ou qui installe sur la place un petit déballage de marchandises (fruits18, flambeaux16, armes17, charbon18, esclaves19); tantôt c’est un débitant qui circule, la bouteille sous le bras, pour faire goûter son vin à ses clients20; tantôt c’est un colporteur qui voyage, avec un mulet chargé d’une pacotille (£<ô7toç), dans les bourgs et les campagnes21, et va de village en village '2, de porte en porte23, crier ses marchandises et offrir aux paysans des couleurs, de la parfumerie, de la quincaillerie, de la mercerie, delà bimbeloterie. Ce sont les Phéniciens2*, puis les Éginètes 28 qui ont originairement le monopole de ce commerce de colportage.

Les marchands forment une part importante de la population urbaine. Avec les artisans, ils composent essentiellement la classe inférieure de la société26. Mais les xx7i7]Xot sont tenus peut-être en moins d’estime encore que les artisans27. D’où vient ce mauvais renom? Moins peut-être d’un préjugé général contre le commerce, préjugé peu concevable, quoi qu’on ait dit, dans des sociétés commerçantes28, que des mauvaises moeurs et de la déloyauté ordinaires de ces revendeurs. Les xMrqXoi sont gens de fort mauvaise compagnie, et leurs établissements sont souvent mal famés : il est peu honorable de les fréquenter29. En affaires, ils manquent de conscience et de scrupules, et mentent effrontément : ’Ev tx:ç xa7rr|Xe(aiç sxvEpùt; ’j/E'joovTai, dit Diogène Laërce30. Ils trompent à qui mieux mieux leurs clients, notamment sur les poids et mesures31 ; ils surfont leurs marchandises32. Un vase du Vatican (lig.1918) nous montre un client qui achète de l’huile et se plaint que la mesure est insuffisante 33. Beaucoup de marchands n’ont d’ailleurs adopté cette profession que parce qu’ils sont incapables d’en exercer une autre. Ce sont des propres-à-rien (aypsïoi) ou des infirmes (àu0Evs<7TaTot)34. On trouve même parmi eux des femmes, malgré la répugnance qu’on éprouve à

p. 518 ; Becker-Gôll, O. c. II, p. 186. — 13 'Onw^oxôiîr.^o;, Alciplir. III, 60. — 1b Lys. De eaed. Erat. 14. — 17 x&icr(Xoç, Aristoph. Pax1 1210; xâtT]Xo;

iio'Swv, Aristoph. Pax, 447. — 18 Arist. Ach. 34 et suiv. — 18 Lucian. Adv. ind. 24; Harpocr s. v. 'AvSjaî!oSo«à*>iX',«. — 20 Diphil. dans Athcn. XI, p. 499 ; Comp. Suid. s. v. «Airiio»; Poil. VII, 193. — 21 Antiph. ap. Ath. VIII, p. 358 E. En Arcadie, voir Fougères, Mantinée et l’Arcadie orientale, Paris, t898, p. G9-70. — 22 Bachsenschülz, p. 469 ; Becker-Gfill, II, p. 193. — 23 Dio Chrvs. L1V, 3. — 21 Movers, Die Phônizier, Berlin, 1S41-5G, II, 3, p. 120. — 23 Paus. VIII, 5, 8; Strab. VIII, 6, IG, p. 376; Apul. Met. I, 4. — 26 Arist. Polit. Vil, 2, 7 ; Cic. Pro Flacc. 8; Guiraud, Main-d'œuvre, p. 175. — 27 Andoc. De myst. 137; Plat. Leg. XI, p. 918-919. — 28 Clerc, Métèques, p. 320 et suiv. — 29 Diog. Laërt. VI( 34; Athen. XIII, p. 566. — 30 Diog. L&crt. I, 8. — 31 Dio Chrys. XXXI, 37; Becker-GMl, II, p. 186. — 32 Athen. VI, p. 224 C et 226 A. — 33 Péliké du Vatican, Monumenti anticlii. II. pl. xliv B. D'où l’emploi de «AitriXo;, comme adjectif, dans le sens de falsifié, frelaté, frauduleux, xàitr.ka Ttyv^.T*, Suid. s. u.; Phrynich. dans Bekker, Anecd. graeca, p. 49 , 9, — 34 Plat. Itcp. II, p. 371 C.

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laisser les femmes se mêler, au marché, d’affaires qui sont du ressort des hommes*. 11 y a beaucoup de reven¬

deuses (xxTrrjXîoei;) 2 dans les villes. On rencontre à Athènes des affranchies ou des femmes libres qui sont boulangères, cabaretières, marchandes de sésame, d’encens, de sel, de rubans, de couronnes, de pelotons de fil3, etc. ; et l’On sait qu’ Aristophane fait grief à Euripide d'être le fils d’une marchande de légumes 4. La mésestime des Grecs pour toute la classe des petits débitants se traduit de façon assez curieuse chez les auteurs : ainsi Plutarque, en écrivant la vie de Solon, se croit obligé d'excuser son héros d’avoir fait le commerce, en alléguant la simplicité des mœurs anciennes, ainsi que les exemples de Thaïes et d’Hippocrate le Mathématicien \ Si tenace est même cette prévention, qu’une loi, citée dans le plaidoyer de Démosthène contre Eubulide B, doit permettre aux marchands d’intenter la Stxr, xax^Yoptaç contre ceux qui leur reprochent injurieusement leur profession.

Les marchands sont répandus un peu partout dans la cité grecque 7. Mais il y a certains centres où s’exerce principalement leur activité. Les grands commerçants font leurs affaires à YEmporion , aux environs du port ou de Y Agora, dans de grands bâtiments spécialement affectés à leurs besoins (docks, entrepôts)8. Les petits marchands ont pour centre d’opérations le centre même de la vie commune de la cité, l’àyopi L agora]9. C’est là que les xà-*T,Xoi étalent chaque jour, et toute la journée *°, leurs marchandises. C’est là que les marchands de modes offrent leurs voiles brodés, leurs châles, leurs manteaux, leurs sandales; les marchands d’habits, leurs vêtements neufs" et d’occasion12; les joailliers, leurs chaînes d’or, leurs bracelets, leurs sceaux, leurs bagues, leurs peignes ; les quincailliers, leurs cribles, leurs cuillers, leurs aiguilles, leurs hameçons13; les fleuristes, leurs couronnes et leurs guirlandes14. Les voitures chargées de cruches ou d outres de peau pleines de xin se tiennent

i Mcnanii. n. Or. S. 111,2 (Met. gr. IX, p. 205); Hcrmann-Blümner, p. 421. — 2 Corp. inscr. att. Il, 708, 1. 16; Arist. Thesm. 347 ; Plut. 435, 1120. — 3 Arist. Pan. 569, 1346;Vesp. 1389 etsuiv.; AeVrtov àpjraiokoyixov, 1890>P- e4’ n°" 5’ 1 ’ CorPinscr. att. Il, 2, 773, 776, etc. ; Guiraud, Main-d’œuvre, p. 149, 167 ; Becker-Gôll, 11, p. 189-190; Francotte,!, p. 201. — 4 Par exemple Arist. Thesm. 387; Francotte, I, p. 252. — 3 Plut. Sol. 2 el 3; Drumann, Die Arbeiter und Communisten in Grieclienlandund Dom, p. 66 et suiv. — 6 Demosth. C. Eubul. LVII, 30. — ‘ Becker- Güll,l!,p. 187, 209. — «Wachsmuth, Die Stadt Athen im Alterthum(Leiptig, 1874- 90), 11, 1, p. 96-126. — 9 Szanto, v« Agora, dans Pauly-Wissowa, Realencyclopüdie, I, p. 878, el surtout Waclismuth, Op. cit. II, 1, p. 443-527 ( Die Agora als Stütte des Uandels und Verkehrs); Becker-Gôll, Op. cit. I, p. 94-117 (Die Trapesiten) , 11, p. 176 et suiv. (Markt und Daudet) ', Andrée, Géographie des Welthundels mit geschichtlichen Erlüuterungen (Stuttgart, 1867-77), I, p. 47-48. — 10 Waclismuth, II, 1, p. 453, n.5. — n Poil. VU, 78. — 12 Schol. Arist. Plut. 1063. — 13 Waclismuth, II, I , p. 487, n. 5. — U Plut. Aral. 6 ; Arist. Thesm. 458. — )o Poil. VII, 192 ; Athen. X, p. 431. — 16 Waclismuth, II, 1 , p. 480. — 17 Sur les xùxkot, voir Poil. VI, 31; Vil, 47; X,18 ; Plat. Leg. XI, p. 915 D ; Waclismuth, 11, 1, p. 463. — 1® Becker-Gôll, H, p. 198.

près du marché aux fruits, abondamment pourv r

de pommes, de grenades, de raisins, de citron " , ï'Ves’ et de melons 16. Les diverses marchandises ont’ " '18Ues 1 à Athènes, leurs quartiers particuliers moins

par des cloisons mobiles18, et portant des noms snê?!

le marché aux comestibles (eiç xou'j/ov) 13 1 ■ ■ lilUX:

aux poissons (ot i/Qûs;) constitue la subdivision20; le marché aux poteries marché au vin (si; xbv olv&v)21, le («<

dont

1,: marché

plus "«Portante

* (e‘ÇTi’/.^);le marche aux esclave

TOT. avdpà7to5a) 22 ; peut-être le marché aux ,iai.fu (si; xi p.ôp«)23, etc. Les bibliophiles trouvent un quartmS consacré aux livres24. Ailleurs se tiennent les marchands de légumes (xi Xâyava)2*, les marchands de bêtes de trait et de bétail; plus loin, les bouchers, les charcutiers26; les marchands de fromages 21; puis des porteurs de bois vendant des matériaux de chauffage des! fripiers29, des marchands de nattes, de mèches de lampes, 1 de volailles, de réchauds, de lits, de cruches, de tapis, de ' besaces, de sacs30; enfin des marchands d’argent et de crédit (trapézites) 31 .

A côté du marché primitif se créent peu à peu des I marchés spécialisés (par exemple, à Athènes, le marché aux métaux)32. On cherche même à séparer les marchands

des citoyens vaquant aux affaires publiques, en isolant le marché commerçant de l’agora politique et judiciaire83, 1 Nous possédons quelques indications sur l’organisation matérielle du petit commerce en Grèce, et spécialement à Athènes. Les xâ7r7)X&t installés au marché crient leurs marchandises, et appellent les chalands qui passent devant leurs étalages34. Ceux-ci examinent les objets exposés et les marchandent 3ÏI. De petits commissionnaires (TTfouveixo:) se tiennent près des boutiques, pour porter à domicile les marchandises achetées ". Les marchands sont installés assez sommairement, la plupart sur le sol même de la place. Quelques mauvaises planches suffisent à faire un étalage, le vendeur s abritant luimême du soleil sous un parasol3'. Les marchands plus importants ont des boutiques. Ce sont des baraque! mobiles, temporairement installées sur le mari lie. Lis unes sont faites de claies de jonc ou de roseau (ys ff*)| ’ les autres sont des tentes de toile («^vcd). Qn y vend (‘b choses les plus diverses39. Ces échoppes sont d’ordinaire meublées de comptoirs (xpxTteÇai)40 et de sièges P1"'' ® marchand, et, à l’occasion, pour le public. (fig- 1,1 n’est pas question, au vc siècle, de magasins fiv s ' i manents. Cependant les installations foraim s 1 ^ ^

sont incommodes et disgracieuses. Aussi piiq"»1 0 iv° siècle, sans grand succès d’abord, de les "'"J .

par des magasins construits aux frais d< tirerait un revenu important de leur location

759 ■ A tlico • H h

— 19 Schol. Aesch. Contra Timarch. 65. — 20 Arist. Vesg. ^ 2,’ f>ol| Xj 19; 104 A; VI, p. 227 E; VU, p. 287 E. - * ^ Eq 1375.

— 24 Eupolis dans Poil. IX, 47.

— 26 Theophr. Char. 22. Voir lanius.

Guiraud, L- ““'a, «U*»*'».

- 27 'Et, rt»?>?î>v T“f0v l'] wr.0||.X,

- 28 Plat. Leg. VIII, p. 849 t) ; Poil. VII, 197. - 29 Eue. , p. 310, 23:

!8. - 31 Waclismuth, II, 1, p. 492-493. - 32 Bekkcr, Anecd. g |jc(.kpr.i;i,ll, II, Wachsmuth, II, 1, p. 497. - 33 Arist. Polit. VII, P' ' ' h{gU |], I; l>«>

p. 179. — 34 Antiph. dans Athen. Ml, P- 287 E, c 1 y, ^,«*1*»' : *’° '

Chrys. VII, 123. — 35 Alexis, dans Athen. VI, 5. - 30 csj Bcckcr-Go'L •>, VII,' 132. - 37 Athen. XIII, p. 612. -38 Büchsensclnitz, P- - ||arpoer. p. 196. Cf. Wachsmuth, II, 1, p. 439, u. 2. - 39 Schol. ris • 459,

T. v . et T.:W.. - 40 Theophr. Char 9 ; Waclisniuth, H, , ,,

— 41 Theophr. n«pt ijutSv Ut. IX, 17, 3 ; Wachsmut i, , ^ ^ Vetlu a l'l’n'p est faite d'après la photographie d'une frestpie de ,a "ials Xcn cf. Monumenti antichi, VIII, 1898, p. 350, hg- ’

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, iemps, celle organisation primitive doit se ' r ces' installations provisoires ne peuvent

Iransfo'"1'1, .ns(ju commerce d’Athènes au iv1' siècle, sUffire aUX J rendes places de l’époque hellénistique. °u d’""e !ocau\ appropriés tendent-ils à se substituer Auss' *wj plein. air. ce sont des halles couvertes

aux marc ^ pr0grès du commerce elles se multi- (irT#*':) Snarte même en possède2. On en construit P!ie"l.|l do spéciales. A Mégalopolis, il existe une halle d’alT vendent des parfums et

ml r'1

des huiles odorantes

ob?)3. Athènes

a, de bonne heure4, une

lalle

(5T°! rCnteau détail, et par l’entremise de marchands % P0111, a. J ol Upc sons. C’est la ttox àA(MTÔ7ta>Ai<; °, qu il deb | pas confondre avec la halle du même nom "onslruite plus tard dans l’Emporion du Pirée,etqui sert sans doute d’entrepôt aux approvisionnements

del’ÉtatC Dans la

dtoi àX(ptTÔlVW/.lÇ

d’Athènes , les farines à vendre sont exposées dans des casiers de bois rectangulaires, en forme de coffres 8.

D'autres halles sont, après celleci, affectées successivement au commerce de détail à Athènes : c’est la halle du Dromos9, peut-être aussi la stoa Poecile10, et, plus tard, la stoa dite d’Attale, bâtie par Attale II Philadelphe, et dont les ruines, mises au jour à partir de . 1860, ont fait connaître l’aménagement intérieur, adapté aux besoins du commerce de détail". Peu à peu le système des balles couvertes se substitue partout au système ancien du marché. La différence consiste essentiellement en ce que le lieu des échanges, au lieu d’être une place entourée de bâtiments indépendants, est un corps de bâtiment fermé, et accessible seulement du dehors par des portes12. Les marchés se transforment ainsi en un ensemble complexe de halles couvertes assez semblables aux bazars de l’Orient moderne13. C’est en Asie Mineure, peut-être par suite des exigences du climat, que cette forme du bazar est d’abord apparue (par exemple àSrnyrne)" et c’est en Asie Mineure qu’on en a retrouvé des traces (à Cnide, Aphrodisias, etc.)13. Mais ede sest répandue très vite dans la mère-patrie. Au hunps de Pausanias, l’ancienne forme de l’agora ne subsiste plus qu’à Elis et à Pharae16.

ho dehors des marchés des villes, les marchands ont d :|utrescentresd'affaires : ce sont principalement les foires 'A h1* rassemblements de troupes. Les foires 1 1

Fig. 4919. — Boutique d'orfèvre.

1 se tiennent

^ ' ' Ch ij Anthed. dans Dicaearcb. (Millier), p. 145; Plat. Tlieag. lit

— 2 1," V, 2, 29; Tlieophr. Char. 2; Waclismullt, 11, 1, p. 458.

p 4“,"' la’ <!' — 3 Paus. VIII, 30, 7. — 4 Avant 389. Waclismuth, 11, 1, ~ 7° ri " *' ~ " Waclismuth, II, t, p. 406, n. 3.-6 Schol. ad Arist. Acharn. 517. Becker ("'il C Phorm- XXXIV, 37; Waclismuth, 11, I, p. 90, 100, 406 ; cf. 12 —to \v — 8 Pchkcr, Anecd. graeca, I, p. 275, 15. — 9 Himer. III,

Berlin ij, aC''SmUl*1’ **’ L P- 500 et suiv. — 11 Adler, Die Stoa des Kônigs Attalos, nelu r/, ' ~ l20urlius, Zur Geschichte der griechischen Stadtmaerkte ( Gesam - Herman m~dî"nsen’ Berlin> l894h *' P- t5!-*53- — 13 Büchsenschiitz, p. 472;

— 13 Cuit uniner’ P- ÎS#, n. 1; Szanto, p. 879. — 14 Aristid. Ael. I, p. 370.

lus> I, p. 152. — 16 paus. VI, 24; VU, 22; X, 35. — n Büchsenschiitz,

surtout à l’occasion des grandes fêles religieuses iTraw,yépeu:) [panegyris] : à Olympie, à Delphes, à Corinthe, a Délos. Leur organisation matérielle nous est mal connue, elle doit être assez analogue à celle des marchés des cités grecques, mais avec de plus grandes proportions. •On n’y insistera pas ici, car les grands commerçants y jouent un rôle plus important que les simples xx-c/o' • Les rassemblements de troupes servent aussi de rendezvous aux marchands18. On sait que les soldats grecs devaient en principe s'entretenir eux-mêmes. Aussi étaientils suivis en campagne par une nuée de revendeurs, eantiniers, mercantis de toute espèce, qui s’installaient près de leurs campements19, toujours prêts à leur vendre fort cher ce dont ils avaient besoin, et à leur acheter à vil prix les esclaves ou le butin pris à l’ennemi C est

v, ainsi que, au dire

T=====i=L^f de Thucydide,

l’expédition

athénienne en Sicile était accompagnée de tout un convoi de marchands21.

Les marchands grecs ne forment pas, tout a u moins avant la domination romaine, de corporations exclusives et héréditaires, dotées de privilèges et de monopoles pour certaines branches du commerce; le régime des castes commerciales, qui a fonctionné dans d autres civilisations, est inconnu de la Grèce indépendante. Par contre, les marchands grecs s'organisent parfois volontairement en associations (xotvwvi'oi) 22 pour défendre leurs intérêts professionnels communs et améliorer leur situation sociale. Nous ne songeons pas ici aux sociétés commerciales, réunissant dans une même entreprise plusieurs personnes qui cherchent à réaliser un bénéfice pécuniaire; il sera parlé à d’autres places [mercatura, societas] de ces sociétés, nombreuses et prospères en Grèce 23. Mais nous songeons aux associations professionnelles de marchands Elles existent en Grèce pour les commerçants, sinon pour les artisans [artifices]21. Elles présentent d’ailleurs, au moins en apparence, un caractère religieux très accentué; il n’y a pas de ligne de démarcation sensible entre l'association laïque et 1 association religieuse25. Les éranes, les thiases, les orgéons, qui sont des confréries réunissant pour la célébration de certains sacrifices et de certaines fêtes les adeptes des cultes d’Orient, ont souvent un caractère économique assez marqué : ce sont de véritables gildes marchandes

p. 474-476; Huvclin, Essai historique sur le droit des marchés et des foires, Paris, 1897, p. 66-79. — ** Büchsenschiitz, p. 477-478. — 19 Arist. Oekon. Il, p. 1350 A, 23; Xen. Cyr. VI, 2, 38; Hellen. I, 6, 37. — 20 Diod. XIV, 79. — 21 Time. VI, 44. 1. — 22 Arist. Eth. Nie. p. 1159-1161. — 23 Caillemcr, Le contrat de société d Athènes ( Études sur tes antiquités juridiques d'Athènes, X, 1872); Brants, Les sociétés commerciales d Athènes (Rev. de l'instruct. pulil. en Belgique, XXV, 1882, p. 109 et suiv.) ; Zieharth, Das griecliische Vereinswesen, Leipzig, 1896, p. 13-18; Alf. de Medio, Contributo alla storia del contratto di societa in Roma, Messine, 1901, p. 54-58. — 24 Guiraud, Main-d'œuvre, p. 205 et suiv.; Francotte, I, p. 298. — 2SSchafer, dans les /a/ir&üc/ter/ur Philologie, 1880, p. 417. Cf. Foucart, Des associations religieuses chez tes Grecs, Paris, 1873, p. 3 et passim.

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[thiasos]1. L'spavoç surtout, association permanente ayant pour trait caractéristique îles repas communs ;ï intervalles périodiques [eranos]2, rappelle la gilde germanique du moyen âge qui, on le sait, présente la même particularité 3. Ce sont des marins et des marchands étrangers qui, après les guerres médiques, à l'époque du grand essor du commerce grec, importent en Grèce les dieux barbares et créent ces associations4. Les étrangers, les esclaves, les femmes en peuvent faire partie5 Elles se développent presque exclusivement dans les villes commerçantes. Ainsi, l’on trouve un très grand nombre d’éranes marchands au Pirée6 : telle est cette confrérie des négociants de Cilium qui obtient, en 333, du conseil et du peuple athéniens le droit de fonder au Pirée un temple d’Aphrodite1. Beaucoup de ces éranes ont pour patrons les Cabires ou Patèques phéniciens, protecteurs des navigateurs 8. On trouve encore un grand nombre de gildes marchandes à Délos9 (par exemple le thiase des Héracléistes, composé uniquement de négociants et d’armateurs tyriens10), à Rhodes11, à Chios, à Thasos12. La plupart de ces gildes, dont les inscriptions nous ont conservé des traces, sont composées surtout de grands commerçants (eg^opoi et vaûxXY,pot) 13. Il semble que les simples xàTrrjXoi ne s’y associent guère, peut-être parce que les cotisations en sont trop élevées u. En Asie seulement, où le commerce terrestre a plus d’importance et, à l’époque de la domination romaine, les xabnpvoi prennent peut-être une part plus active dans les gildes marchandes, par exemple dans les associations de caravaniers ((Tuvooiai) de Palmyre : chaque caravane constitue une véritable compagnie sous la direction d’un <7uvo3iy.p;eq;13. L’organisation économique des éranes et des thiases commerciaux est mal connue. Peut-être ont-ils une juridiction disciplinaire sur leurs membres16. En tout cas, beaucoup d'entre eux jouent le rôle de banques de crédit mutuel17. Peut-être servent-ils d’intermédiaires entre l'État et leurs membres pour les affaires qui intéressent ceux-ci (par exemple pour le paiement des redevances et impôts qui frappent le commerce et les commerçants). C’est du moins ce que l’on peut conclure d’une inscription du Pirée, d’après laquelle l’importante gilde des vaûxXTjpoi payait pour chaque navire une certaine redevance16.

L'intervention de l'État dans la condition des marchands est assez limitée. Solon aurait, au dire d’Athénée19, interdit aux hommes la vente des parfums, et Sparte aurait expulsé de ses murs les parfumeurs. Pareille politique somptuaire n’a plus guère d’écho à partir du ve siècle. Les cités commerçantes laissent une large liberté au commerce intérieur. Elles font aux étrangers, au point de vue du droit public comme du droit privé, une situation généralement fort acceptable20. Des impôts spéciaux frappent les mouvements de marchandises. Ils

1 Ziebarlh, p. 12-33; Foucart, p. 57, 83, 150; Lüders, Die dionysischen

Kïinstler, Berlin, 1873. — 2 Van Holst, De eranis Graecorum imprimis ex iure attico, Levde, 1832. — 3 Hegel, Staedte und Gilden der germanischen Vôlker im Mittelalter , Leipzig, 1891. — 4 Foucart, p. 57. — 5 Id. p. 5. — 6 Id. p. 55-110. — 7 Corp. inscr. att. Il, 168; Wachsmulb, II, 1, p. 152. — 8 Foucart, p. 104. — 9 Ziebarth, p. 28-30. — 10 Foucart, p. 107. — H Id. p. 110 et suiv. ; Clerc, Métèques , p. 126; Ziebarth, p. 196. — 12 Ziebarlh, p. 31. — 13 Par exemple Corp. inscr. att. II, 171, 475; Bull. corr. hell. IV, 222, n. 15; VII, 467, elc.

— 14 Pour les artisans, Guiraud, Main-d'œuvre, p. 206. — I5 Ziebarth, p. 32.

— 16 Jd., p. 174 et suiv. — 17 Foucart, p. 142 et suiv. ; Barrilleau, Inscr. de Mykonos , Bull, de corr. hell. VI, 597. — 18 Corp. inscr. att. I, 68 : ÊuixSâ/.XovTat ot vatix^pot [...Spaj/urpy txaaToç ànb toÎ itXotou. — 10 Athen. XV, 35, p. 686.

20 Clerc, Métèques , p. 235, — 21 Ibid. p. 15. — 22 Demosth. L. VII, 34; Guiraud,

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seront étudiés Ù d'autres places [mercatcha m trouve pas de traces d’impôts spéciaux I' ’S °nne marchands comme tels. A Athènes h ». ■fappant *es sur les métèques (jmofx.ov)*', les droits de^'!” marche, frappent tous les étrangers22 bj,., ’ y1' au

pratiquement le rôle de contributions ZT, j°"anl marchands, s’appliquent à tous les étrangers r ^ les métèques, quelque soit leur métier. D’autre" '■ ^ loi accorde parfois, au moins dans les cités , Parl’ çantes, des faveurs à certaines catégories de nmrcET A Sybans, on exempte d’impôts les marchands Z importent la pourpre marine23. A Athènes, une inscrin tl0n atteste que les négociants de Sidon qui viennent s’établir dans la cité sont exemptés de toutes les charges qui peuvent peser sur les métèques24. A en croire un scoliaste, dont le témoignage sur ce point n’est pas confirmé, tous les ejwropoi seraient exemptés des liturgies militaires . cela ne saurait s’entendre, dans tous les cas, que des ’égTtopot métèques, les citoyens n’étant jamais exempts de ces contributions26. Tout au moins savons-nous que les êg7ropoi peuvent être exceptionnellement dispensés du service personnel de guerre27. Il n’est pas probable d’ailleurs que ces privilèges soient accordés aux xiroiXoi, que les textes ne mentionnent pas à ce sujet. Il convient de noter toutefois que le droit de cité demeure d’ordinaire inaccessible aux marchands étrangers : c’est seulement en plaisantant que le comique Alexis peut dire que les Athéniens ont concédé aux fds de Chaeréphile le droit de cité à raison de leur commerce de poisson salé 28. Et c’est sans succès que Xénophon propose de décerner au nom de l'État des . honneurs et des distinctions aux marchands qui auraient, par des services importants, bien mérité de la cité29. P. Hu vélin.

Rome. — Deux mots sont employés chez les Romains pour désigner les commerçants, negotiator et mercator. A l'époque républicaine, le sens de ces deux mots est très différent. Par negotiator on entend le négociant en gros qui fait à la fois, la plupart du temps, dans les pays nouvellement soumis, la banque et le commerce ", comme les argentarii et les feneratores à Rome; par mercator , on désigne, au contraire, le marchand proprement dit. A l’époque impériale, les deux mots deviennent synonymes et le terme de negotiator 31 se rencontre pour désigne! de

petits commerçants établis à Rome aussi bien qu » n P1 0 vince32. Nous réserverons pour l’article negotiator » » (Im a trait aux négociants-banquiers; il sera question i< i l ^ marchands en gros ou en détail, quel que soit h • 11 1 ^ sous lequel ils soient désignés par les textes btl|ial ou sur les inscriptions. )S

Aux premiers temps de Rome, où la plupart d» si » . ^ étaient propriétaires ou cultivateurs, le comnnii peu développé : les esclaves fabriquaient dans b s m

q.71 __ 21 Corp. i"scr’

Main-d’œuvre., p. 153 ; Clerc, p. 21. — 23 Athen. XII, 20, p. - • (’|crc, p. iW»

att. II, 86. — 26 Schol. Arist. Plut. 904. - Demostb. XX, 18, - ^

— 21 Schol. Arist. Ecclez. 1027; Suid. et|d Jüc|isenscl,ül*.

t'tôvTwv lizi ràç OToa-tctaç Sià -O s’j/^r.crrov rà tooçv . P .. .... fier

p. 533; Hermann-Bliimner, p. 423; Bfickh, Die Staatsbausi ■ éd. Frankel, Berlin, 1886, 1. p. 109, n. c. — 28 Athen. - Pj , 't. Impro- Büchsenschiitz, p. 534. - 29 Xen. De redit. III, 4. - 30 Gic. .4 ’wgoliatord«s

bus negotiator , paulo cupidior publicanus ; ad Att. N, 10 dans le» 0pusC'

satisfacere quant pubticanis ; cl'. Ernesti, Denegotiatoi tbus t on mperii rom»'1'

philot. p. i et suiv. ; Kornemann, De civibus romanis m promu merc(ltorib«s consistentibus , p. 24. — 3. Cic. Vêrr. 11,2,77; Negotiatonbus co . xxxV1IH justus. - 32 Quint. Inst. I, 12, 17 ; mercis sordtdae negoU , ^

t, 45 : negotiator vestiarius ; lnsc.conf. helv. 261 ; nego

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. n(icessaii‘e aux besoins des maîtres; une vie

M“‘ Mi'.'' I commerçante indépendante était à peu industr'HIo <- pourtant noter que dès une époque

rrC°::Z^ tradition ’, on sentit le besoin de reci ' "" ‘ 1

pourvoi'1 pa qui ex'^'

Nufïï&î ul*

eulee, «tw* divjgion du travail à certaines industries T une aptitude spéciale et un apprentissage. E ■ Ton 2 marque pour nous le début de l’industrie Qjlteciw du commerce qui en est la conséquence

r0nl'T V Néanmoins, il est courant de dire que jusobllga ' puniques le commerce n’existe pas. « Le q“ u Emilie produit sur son domaine tout ce qu’il PèrC sa nourriture et celle de sa famille, la laine revêtements, le cuir de ses chaussures et les matédes ([r sa maison 3. » Cette assertion, vraie en soi, liailXl T l’existence de certains petits commerçants, IZ1 pour les objets nécessaires à l’existence journa- Ke. N’v avait-ü pas des boutiques sur le Forum et des bouchers à l étal desquels Virgimus trouva le couteau dont il frappa sa fille v [laniarium]? Mais sur les petits commercants de cette époque nous sommes fort mal informés. Il a semblé à certains que ceux-ci, n’ayant pas encore à redouter la concurrence servile pouvaient fort i bjen être des hommes libres, « plébéiens, clients et affranchis, qui ne possédaient pas de terres et trouvaient un moyen d’existence dans ces métiers détachés de la famille, que l’on ne méprisait du reste pas encore fl ». Les renseignements, peu nourris d’ailleurs, que nous I possédons pour l’époque républicaine commencent à une date ultérieure, avec le développement économique qui suivit les guerres puniques. Peu à peu s’était faite une double transformation ; les pères de famille, qui jusque-là se contentaient de suffire à eux et à leur entourage,

commencent à produire bien au delà de leurs besoins, grâce au nombre toujours croissant de leurs esclaves; ils sont amenés à vendre au dehors le surplus de leur production. En même temps les richesses du monde affluent à Rome, entre les mains de capitalistes qui ont à l’étranger des courtiers, des représentants [negotiator]. Les uns comme les autres ont recours, pour la vente, à des esclaves’ ; dès lors la plupart des commerçants appartiennent à la condition servile8. C’est une pratique qui se continua pendant toute l’époque impériale. L’emploi des esclaves comme commerçants offrait de grands avantages à ceux qui les employaient9. D’abord ils échappaient par là au blâme qui s’attachait aux professions non libérales et les rendait inabordables aux gens de qualité 10 ; on pouvait ainsi mener de front la carrière des honneurs et celle de l’intérêt. Puis ils évitaient, du moins en principe, tous les risques commerciaux ; ils avaient les profits sans être exposés aux pertes, la per- SOnne responsable aux yeux du consommateur étant l’inteiposé ; ensuite, les esclaves, qui appartenaient pour la

I 11 ■ — 2 Cf. E. Wezcl , De opi/icio opificibusque apu

r'oDMuioj, berolini, 1881. — 3 Marquardt, Vie privée , II, p. ' p p î', 4S’ — 6 Wallon, Hist. de l’esclavage, 11, p. 1 1 ; Wezel, Op. ci ~ 1 Cf L 7 'l WalUiDg’ Él"de sur les corporations professionnelles , p. Gi Paris ik'T U^aP* r^e ^ es ®icZaut>s et des affranchis dans le commerc temjjorihiil ' (^ü°mo(t° Per servos libertosque negotiarentur Romani imperi 9 I j ’ 1,n“‘ 8 Mommsen, Hist. rom. (trad. Alexandre), IV, p. 13

tenuis ar' C^‘ P* “ su‘v* — 10 Cic. De o/f. I, 42: Mercatura, 45. __ h wZdida Putanda Liv. XXI, 63, 3 et 4 ; Cic. in Verr V, ü — 12 Cf \i a lon’ - de l esclavage, II, p. 30 et suiv. ; Hor. Ep. I, 1

I 14 Dit» viv1118011’ rom' P’ — 13 Juglar, Op. cit. p. 11 et sui

! C«T>- <»*cr. ij'n ” Pr-’.18 ; XXXH> 91’ § 2 ; XL’ *• 10 i Gaius’ IV’ 71

rio ; xi, ) gi, j ’ JU-7 ■ Dionysio, Cn. Afamili Primi, sutori instiiori caligi

' jecto, Sex. Avidi Eutychi seplasiari negotiantis ser. institori

plupart à des peuples étrangers vaincus", essentiellement commerçants, Carthaginois, Grecs, Syriens, savaient les langues étrangères12, pouvaient s’aboucher avec les marchands ou les acheteurs de leur pays, possédaient plus de souplesse, plus d’habileté; enfin on était en droit d’attendre des esclaves un travail continu, car ils n étaient soumis à aucune obligation envers l’État, ni civile, ni militaire.

On les utilisait de deux façons 13 : ou bien on les préposait à un commerce tout installé", on les prenait simplement comme intermédiaires, comme agents de vente [institor15, institoria actio], ou bien on leur confiait un capital, avec charge de le faire fructifier par le commerce Sur ce capital ils devaient naturellement servir un intérêt; par contre, ils avaient droit à des parts de bénéfices' ' dont ils formaient un pécule Celui-ci leur servait ultérieurement à acheter leur liberté ,9, quand leur maître, pour les remercier de leur habileté commerciale, ne leur accordait pas gratuitement 20 la manumission, avec le fonds de commerce qu’ils avaient géré à son compte-1. Ainsi se produisit lentement une transformation dans la condition du commerce et des commerçants. L’esclave ne cessait pas, en devenant affranchi, de se livrer au négoce : il continuait à son compte le métier auquel il s’était adonné au nom d’un autre22; d’où l’existence de marchands indépendants de plus en plus nombreux, d'abord affranchis, puis, à mesure que les générations se succédaient se transmettant leur fonds de commerce, ingénus. De la sorte l’emploi d’esclaves comme marchands amena peu à peu la substitution de négociants libres aux négociants serviles.

D’autres causes intervinrent également. Ainsi, quand la révolution économique qui se produisit au ivc siècle de Rome eut annulé la petite propriété rurale, beaucoup des anciens cultivateurs de naissance libre, devinrent disponibles; il est croyable qu’un certain nombre d’entre eux se tournèrent vers le négoce. Tout cela amena une augmentation des associations d’industriels et de commerçants 23 ;

« au vie siècle, dit M. AValtzing, elles se multiplièrent de telle façon qu’il semble évident que, malgré toutes les circonstances défavorables, une classe industrielle et commerçante s’était formée 24 ». Les affranchis y dominaient sans conteste. Il est remarquable que, parmi toutes les inscriptions antérieures à César et à Auguste que nous possédons, aussi bien pour Rome que pour le reste de l’Italie, une seule mentionne un négociant ingénu, et encore le fait n’est-il pas tout à fait hors de doute23, tandis que toutes les autres nous présentent des affranchis26. La situation change à l’époque impériale : aussi bien dans les textes relatifs à des commerçants syndiqués qu’à des isolés, les ingénus et les affranchis se rencontrent indifféremment27.

En même temps leur nombre s'accroît à l'infini : l’an-

Ann. épigr. 1898, 148 : Vitalis C. Lavi Fausli ser... institor. — 15 Sur la condition juridique des institores, cf. L. Juglar, Op. cit. p. 13. — 16 Cf Marquardt, Vie privée, II, p. 190, noie 8; Plut. Cal. major, 21. — n Juglar, Op. cit. p. 16 et suiv. — 18 Plant. Asin. 540; Varr. De re rust. I, 17, 7; Atheu. VI, 108 p. 274 d; Dig. XV, 1, 5, § 4. — 19 Sen. Ep. LXXX, 4; Virg. Duc. I, 32. — 20 Dig , XII, 4, 3, § 7 ; Suet. Vesp. 16 ; Tac. Ann. XV, 55. — 21 Dig. XXXIII, 7, 7 ; XXXI, 88, § 3. — 22 Dig. XXXVII, 14, 18. — 23 R est impossible de dire à quelle catégorie appartenaient les marchands de l’Avcntin qui furent constitués en collèges en 495 — . 259 : Fest. Ep. p. 148; Liv. II, 21. — 21 Etude sur les corporations professionnelles, p. 86. Voir, p. 87, la liste des collèges connus à cette époque. — 25 Corp. inscr. lat. I, 1214 : Q. Tullius Paapus, glad{iarius), à Capoue. — 26 Ibid. 1129 (cisiarii) ’, 1131 (tanii) ; 1193 (coronarius) ; 1210; Ibid. IX, 471 ( unguentarii ). — 27 Cf. les différents volumes du Corpus ( Indices , officia privata). Pour Rome les inscriptions relatives aux commerçants sont rassemblées au t. VI, p. 1 15G et suiv.

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cienne société aristocratique et surtout agricole fait place à une société industrielle largement ouverte à tous; les anciens préjugés sur le commerce ont disparu; il n’est plus déshonorant de s’y livrer ; les négociants de l’époque impériale affichent même leur métier sur leurs épitaphes ; ils se font représenter sur leurs tombes avec les outils de leur profession ou les comptoirs de leur magasin, ce qui prouve nettement « et l’aisance de ces industriels assez riches pour se construire de coûteux tombeaux, et la lierté de ces représentants du travail libre qui, loin de cacher leur condition, veulent être vus, après leur mort, avec l'outil qu’ils tenaient de leur vivant. Ces hommes ont évidemment l'orgueil de leur profession et, s ils l’avaient, c'est que leurs concitoyens trouvaient cette fierté légitime 1 ».

Si l'on veut distinguer les négociants non plus par leur état civil, par la classe à laquelle ils appartenaient, mais par des particularités relatives à leur commerce même, on arrive à établir plusieurs catégories. On peut opposer les marchands en gros et les détaillants. Ceux-là se nommaient magnarii1, les autres manticularii 3 ; à la catégorie des premiers se rattachent tous les négociants qui formaient dans les grandes villes de puissantes corporations, marchands de blé ( mercalores frumeiitarii )4, marchands de vin ( mercatores vinarii )5, marchands d’huile ( negotiatores olearii) r', etc. ; les seconds sont ou de petits fabricants qui vendent eux-mêmes Jeurs produits, lintearii, vestiarii , sutores, pistores, unguentai'ii, etc., ou qui débitent au public les objets produits ou préparés par autrui, le comparator rnercis sutoriae d’une inscription de Milan 7, le mercator omnis generis mercium transmar inarum d’un texte de Reate8, le Chrysas otvoxcoXYi? EÙ7)g.spiaç d’un papyrus du

Fayoum 9, les !y0uoiTa>Aat èv 'P<»g.7] 10> les negotiatores macellarii M, les vendeurs de poteries fabriquées par de grands entrepreneurs ( negotiatores arlis cretariae 12) [figulus], et, en général, tous les marchands de comestibles, nombreux dans la capitale aussi bien que dans les diverses villes du monde romain.

On peut aussi établir une distinction entreles marchands originaires d'une ville qui y prenaient un commerce ou continuaient celui de leurs parents, elles étrangers qui venaient s'établir dans une cité plus ou moins éloignée de leur pays d'origine, afin d’y faire fortune. On en rencontre dans tous les grands centres commerçants de l’Empire: cultores Jovis tterytenses qui Puteolis consistant l3, et corpus Heliopolitanorum u, à Pouzzoles ; Galatae consistenses municipio, à Napoca 13 ; collegium Galatarum à Germisara16; xb Iv MaXâxyj Sbpwv xe xal ’Actavwv xoivbv, à Malaga n. On sait que les commerçants de cette sorte possédaient, au moins dans les endroits les plus importants, des entrepôts pour leurs marchan-

* Üuruy, Hist. rom. V, p. C37. — 2 Apul. Met. 1, 5; Corp. inscr. lut. VI, 1G96 ; X, G 1 13. — 3 Cf. Mommsen, Hhein.Mus. 1880, p. 154; Korrespondenzblat d. Westd. Zeitsch. 1884, p. 31. — * Wallzing, Op. cit. II, p 103 et suiv. — 5 Ibid. p. 97, 115, 180. — 6 Ibid. p. 87, 303. — 7 C. i. I. V, 5927. — 8 Ibid. IX, 4G80.

— 9 Grenfell et H uni, Fayi'im towns, p. 192. — 10 Alhen. VI, p. 224 c.

— 11 C. i. I. VI, 9532; XIII, 2018; Suel. Caes. 26; Vesp. 19, etc. — 12 Marquardt, Vie privée , II, p. 286, note 1. — 13 C. i. I. X, 1634. — 1* Ibid. 1759. — 1° Ibid. III, 860. — 16 Ibid. 1394. — 17 Inscr. gr, rom. 26. Sur le nombre et le rôle des marchands syriens dans les différentes villes commercantes de l’Empire, cf. Mommsen, Hist. rom. (Irad. fr.) , XII, p. 29 et suiv. — 18 Cantarelli, Le stationes municipiorum (Bull, comun. 1900, p. 214 et suiv.). — 19 Inscr. gr. rom. III, 131 et suiv. — 20 Ibid. 421. — 21 Cf. pourtant C. i. I. XII, 1996, un negotiator oleurius ? Vivis Lugdunensis. - 22 Ibid. 1945. — 23 Ibid. 2448. — 24 Ibid. 1998. — 25 Ibid.

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dises (stationes) 18 ; il en existait de tek » n

Forum pl A Pnimnlno 20 r\ ... 1 nOIÏle

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Forum et à Pouzzoles20. Deux villes deT—'SUrle présentent un exemple très instr d’éléments i n d i Lyon et Bordea

grand nombre de marchands qui n’indkui i ^ ""n patrie, pour la plupart, ce qui était inutikT ,7 du pavs 21. on trouve un Syrien r. ,,s (*taient

syrien de Germaniciana

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s IIU,igenes et d’éléments étranger* n Bordeaux. Dans la première ville ’ . ' ' s° mbre de marchands qui n’indiouen,'!. f

gers: Bellovaques28 1 i tes 3 1 , Parisiens32,

pays , on trouve un négociant en broderies (barbari tant de Canada, negotiator 23, un UntiwZ ,0 , , cite des Veliocasses 2\ un verrier de Carthage» negotiator artis rnacellariae , civis Triboàr « ’ ^ compter tous les autres27. A Bordeaux existait *77 ment, une importante colonie de commerçants élraiJ

Butènes29, Aulerques30, Curioso-

. . Séquanes33, Rémois», Medioraa-

tnces 3\ 1 révérés 30, Germains37, Espagnols38, Grecs 3 Syriens40, etc. Tous ces commerçants, perdus ainsi dans un centre éloigné, se resserraient pour former des corporations 41 ; et lorsque l’un d’eux mourait, s’il n’était pas ramené dans son pays natal, il trouvait place dans un cimetière particulier, réservé à ces épaves de tout le monde romain, où toutes les patries se confondaient pour une dernière demeure 42 .

Il faut mentionner encore parmi les marchands venant s’établir dansles villes ceux qui s’adonnaient au commerce après avoir suivi quelque temps une autre carrière, en particulier les soldats qui, leur retraite obtenue, se faisaient négociants. A Lyon, un vétéran de la légion 1" Minervia exerça le métier de marchand de poteries43 ; un vétéran de la légion XXII'’ Primigenia, retiré à Mayence, y utilisason expérienceen vendant des glaives44. On a trouvé aussi en Dalmatie l’épitaphe d’un Aurelius Maximusqui estqualifiéde a militiis en même tempsque negotiator celeberrimus 45. Parmi tous ces commercants, le plus grand nombre étaient établis dans des magasins permanents [taberna] situés dans les rues populeuses ou sur les places. A Rome, où les épitaphes des connner- | çants contiennent souvent l’adresse du défunt, nous j savons, par exemple, qu’il y avait des marchanda I d’habits sur le cornpitum Aliarium 46, près du lemph I de Castor47 et de celui de Cérès48, près des horreU d’Agrippine 49, près de ceux de Volusius ", dans Ici vicus Tuscus 51 . Dans la même rue on troua ail dcsj purpurarii 52 et des parfumeurs33. Sur I l»ll|ilin oui vendait des poteries 64 et des couleurs ", au M il rj étaient des marchands de vin üC, a Subure donniers57; des lanarii dans le vicus dans celui de Fors Fortuna*9 ; des boude î-^ su il Viminal 60, des fruitiers près du Cirque "laNI"" |i(re| voie 'Sacrée et le Forum étaient naturellement ^ I du commerce, surtout du commerce c'hgan

2000. — 26 Ibid. 2018. — ri Ibid. p. 255; H. Bazin, Vienne et l. <i », ^ ^ v. 28 c. i. I. XIII, 011. - 29 Ibid. 629. 36 74. 033,034, #

32 1 b. 026. — 33 Ib. 631. — 31 1 b. 628. — 35 1b. 023. ]b XIII

- 31 ]b. 618. - 38 Ib. 6 1 2, 621. - 39 IL 619, 620. - ' • „„ coin du

451, 6453, 6540; Brambach, Jnscr. Ith. U. - 4 p°ur l'herichle derA*«f* imelière deTrion; cf. lllrsclifeld, C. i. I. XIII, P- - >o * ' * Les (tran<ler>“

u Berlin, 1895, p. 402 et suiv. ; pour Bordcauz, cf. C ^ ^ XIII, l9°” tordeaux, et Jullian, Inscr. de Bordeaux , I, P- 14°. 1 W C. i- L Vl

- H Brambach, Inscr. Rh. 1076. - 45 Ann. épigr. . W», ■ M/j Vl, M»;

476 41 Ib. 9872. - 48 Ib. 9969. - 49 Ib. 9972 ; X \ , 3' • __ w Felt. p. 3“

- 51 ib. 9976. - 52 Ib. XIV, 2433. - 53 Hor. . 9<J71, *9»3- - " '

, 26; Varr. De l. I. V, 50. - 5a C. i. I. VI, 9673. ^

ul — 58 Ib. 9492. — 59 Ib. 9493. — 60 Ib. 9499.

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Lncontrfl't h'-s

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de province, où les foreuses sont

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Cer-

laines industries 6t certains commerces étaient même concentrés, dans des

quartiers ou dans

I des rues spéciales, ce qui est assez fréquent dans tous les temps et dans tousles pays. Ces rues prenaient en conséquence le nom des corps de métiers qui les peuplaient à Rome8. On connaît le vicus f'rumentarius\ le viens lorarius'0, le virus materiarius H, le viens pulverarius'2, le viens sandaliarius u, le viens vitrariusn et le vicus unguentarius 15 ;

tait des marchands ambulants, qui parcouraient les rues, criant leurs marchandises, ou attirant les badauds par leurs boniments. Un bas-relief nous montre un fruitier qui porte devant lui un panier rempli de pommes; à côté

on lit : Main !

mulieres tnulieres tneae ! 38 (fig. 4921). On a vu ailleurs[coRO- NARIL’S, fig. 2017, 201 H] des peintures représentant des marchands de guirandes : un enfant tient suspendue une longue perche d’où pendent des guirlandes : un acheteur semble vouloir acquérir l’uned’elles, qu’il \ Sénè-

Fig. 4920. — Marchand d'élofles en boutique.

à Pouzzoles i mtriarius 11 ;

v avait un vicus Ihurarius 16 et un clivus

Metz; un vicus

un vicus sandaliaris ’8 à argerttarius 13

à Carthage ; une

platea Seplasia, à Capoue, in quel unguentarii negotiari sint soliti 20 (d’où le nom de seplasiarius). Les différents lieux de vente avaient, du reste, également reçu, pour la plupart, un nom tiré de celui des. commerçants qui s’y assemblaient soit d’une façon permanente, soit à certains jours de la semaine, et des denrées ou marchandises qu’ils vendaient : forum boa rium 21 , suarium 22 , piscator ium-3, pis torumn,v ina r i um 25 ,

examine*

que nous dépeint les boulangers, les pâtissiers, les marchands de saucisses étalant, à la porte des établissements de bains, leurs victuailles devantle public etinsignita modulntione vendentes 40 ; Aulu-Gelle, les vendeurs de remèdes offrant leurs spéciliques à grand renfort de paroles 41 . Ailleurs il est question de commis-voyageurs

holitorium

campus pecua-

Fig. 492 1 . — Marchand ambulant. ?

lanatorius ou lanarius 28 ; basilica floscellaria 29, riuailaria :J0, à Rome ; forum pecuarium à Atina31 et à

Fig 4922

Marchands sous un portique.

Ferenti

n uni

v m arium à Os ti e 33 , v estia ri u m à Ti m gad 1

h°litonum à Thugga38 , basilica ves/iaria h Cuicul36, etc.

. es marchands, quels qu’ils fussent, portaient le nom general de tabernarii 31 (fig. 4920). A côté d’eux, il exis-

i. I. •) ii a

ri[arj - • . — - /b. 34. — 3 /(,, 9545 t 954G, 9547, 9548 : cf. le porlicus marga ■

~ • /wV0 -rdure de la voie Sacrée- — 4 Il>- 1974‘ — 5 lb- 979S- - 0 lb ■ 9935

C , l ’ 733 ù ompéi) ; VIII, 16 556 (Thevesle’ ; Ann. épigr. 1898, 99 (Cherche!)

— * Jonla v' ^r'esl’ 997 (Narbonne); cf. Nisscn, Pompeian. Studien, p. 268 Vl,97:i) ye mcmorie delv Instit. 1865, p. 234. — 9 Bas. Capit. (C. i. I rej. / ’~uc‘ 111 ' ~'°c- *• L V1> 979fi- — 11 Bas. Capit. reg. XIII. — 12 Ibid

- H Bas c Suet- À"9- 57 ; Aul. Gell. XVIII, 4, 1; C. i. I. VI, 448, 761, etc -‘LM ■ nfL re9- L ~ 15 Notit. Urb. reg. VIII. — ! & Eph. epigr. VIII, 365

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