‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 223 sur 275 · ME H · texte numérisé non relu

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L’œuvre de réorganisation commencée par n* I

achevée par Constantin, rétablit l'ordre t/p® npublique. Mais les désordres antérieurs avaient telles ruines, qu’une crise commerciale très "n ^ ^ se produisit vers l’an 300. La rareté du canihMDt6 l’intérêt à un taux énorme; toutes les denrées r,,*' , services atteignirent une excessive cherté \\^ °S reurs Dioclétien, Maximien, Constance, et Galèr'^6" crurent forcés en 301 de promulguer un édit du max;, ' pour fixer provisoirement le prix des marchandises et? travail18: c’est le célèbre Edictum ad provinciales d\ pretiis rerum venalium. On a retrouvé plusieurs fra» ments du texte latin et du texte grec de ce document en] Égypte, en Asie Mineure et en Grèce, provinces où régnait spécialement Dioclétien. Ils ont été maintes fois publiés et commentés ia. Dans le préambule l’empereur déclare que la cupidité des marchands a augmenté le ' prix des denrées, jusqu’à leur faire dépasser huit fois la valeur réelle des objets vendus ; ces excès ont été constatés surtout sur les routes militaires, et ils rendent impossible l’approvisionnement des armées. Aussi, pour y obvier, le prince lîxe-t-il des prix modérés dont le maximum ne devra pas être excédé, même dans les années de cherté, sous peine de mort en cas d’infraction. Suit le tableau régulateur des prix, appropriés à la réforme monétaire que Dioclétien avait opérée en 298aù.| Voici quelques-uns de ceux que fixe le tarif pour les denrées destinées à l’alimentation. Ils sont exprimés en deniers, le dernier valant approximativement pour cette époque- 2 centimes 1/42'. Un rnodius militant (17 litres 508) de blé, de farine de millet, d’épeautrej mondé, de fèves concassées, de lentilles, de pois con- I cassés est estimé 100 deniers; d’orge, de seigle, de fève* ou de pois non concassés, 60; demilletet de sorgho, -A I d’épeautre non mondé et d’avoine, 30. Un sextamm (0 litre 54) de vin rustique, 8 deniers ; de vin du Pieenuin ou de la Sabine, 30 ; de Palerme vieux, 34 ; de cervoise, 4; d’huile d’olive fine, 40. Une livre romaine (32/ gr- ‘AJ de chair de porc, 12 deniers ; de bœuf ou de chèvre, 8 , d* lard et de foie gras de porc, 16. Cinq artichauts se 'jndront 10 deniers : quatre œufs, deux me ons, e< 11 taignes ou huit dattes, 4 deniers, etc. L’édit indique au. le prix des bois (par exemple, pour le ch**» ,

14 coudées de longueur et 08 doigts '' ' : * ’

250 deniers), des vêtements, des chaussures,

des tapis, des chariots, etc. ée |

Les services salariés sont aussi mention.». d’un ouvrier agricole, d’un fonta.mer, dM ^ d’égout, 25 deniers ; d’un tailleur de pierr , i30j

sier, d’un charpentier, d’un forgeron, < 1111 6Q; j-un

d’un matelot, d’un mosaïste, d’un mar ’ ’ ' j50.'

peintre en bâtiment, 70; d un pem re leS

seront payes à la tacne,

D’autres ouvriers

S. Reinach, Rev. ardu 1901, », P-

il Suet.

l'empereur Domitien, p. 153; S. Reinach, ne,. ^ pomaivs, •• P-

Caliq 49 ; cf. Dureau de la Malle, Econome ?°“9ue 303. - 19 Nola'”'

i» Laclant. De morte pe.rsecut. Vil, 9; IH. P- l52,' **

ment par Le Bas et Waddington, InSCrfW^Jmaltfrq des Diœbti* » ^ dernier lieu par Mommsen el Blunmer, I er . ■ . t ■i Aigira f"

gegehen iJ erMutert (1893). Un H--- " ¥g,

publié dans C Ephemeris archaiologikè, 1899 P- 141 de ,,org, Voir ^“1 donne pour la première fois 1 indication u P" #,sf. des classa »<

et de l’ieduslrie en Franee axant UU), 1. P ,,,,, DiocUtlen ■ J

et la situation monétaire de IC 1 ^ ^ __ 2i Levasseur

maximum . . . ,

chische und rômische Métrologie, -e

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. 1p9 fabricants de braies. Les maîtres de gymtoilieurs et ■ enfant et par mois 50 deniers ; les

niisli'l1"' rcc(:' j 75 . les grammairiens et géomètres, 200;

jjgîtresdceaicu ^ ^ garcons de bain par baigneur, 2. lei s°PhlS,Cf ’ d-' p'iocléticn échoua. 11 était impossible ta tenta11'' « ,em reur méconnaissait les conditions qâ’ellc " 111,1,1 échanges commerciaux; des mesures Pssaires V nl jamais empêché le renchérissement, coercih^ ^ l’Empire romain montre combien L’étend110 me arbitraire et vaine ; Dioclétien pré-

cett; ®fmLer partout, à Rome, à Constantinople, a tCn , oP en Syrie, en Bretagne, un tarif uniforme Alexa,m ‘ ‘ i’ des denrées et des services ; mais il devait y P°U Lssairement des différences très appréciables TT les diverses contrées ; l’empereur n’en tenait aucun stl° n semble bien, d’ailleurs, que la valeur des TT et des services ait été fixée à un chiffre inferieur a Tiialité '• Personne ne voulant plus vendre, la disette fit sentir II fallut renoncer à cet essai malencontreux Te réglementation, qui créait la famine au lieu d’y remédier, et rapporter l’édit2.

Plusieurs documents, d’époque postérieure, nous renseignent sur 'la valeur de différentes denrées au Bas- Empire. Une loi du code Théodosien estime la livre de porc a 6 folles, soit 30 centimes 3. En 367 une constitution de Valons et de Valentinien permet aux habitants de la Lucanie et du Bruttium, qui payaient l’impôt en nature, de donner une amphore de vin (26 litres) à la place de 70 livres de chair de porc ou de mouton \ Ainsi 1 amphore de vin vallait 420 folles, soit 21 francs, ou 80 centimes le litre, ce qui est un prix moyen fort élevé pour ce pays. En 389 une loi de Valentinien, Théodose et Arcadius relative à la conversion en argent de la nouiiiture fournie en nature aux soldats [annona militarisé fixe le maximum de 80 livres de lard, 80 livres d huile cl 12 modii de sel au taux d un solidus , cest-à-diic 15 fr. 20 s. La livre d’huile et la livre de lard étaient donc évaluées chacune à 19 centimes, et le litre de sel à 15 centimes. En 445 Valentinien fait remise aux habitants de la Maurétanie ravagée par les Vandales des sept huitièmes du tribut; pour l’annone à fournir en objets de première nécessité aux soldats en marche, il estime à un solidus le prix de quarante modii de far ou de triticum, épeautre ou froment, de 270 livres de viande et de 200 sexlarii de vin 6.

11 faut remarquer qu’à l’époque du Bas-Empire le numéraire était devenu rare, par suite de l’épuisement ou de l’abandon des mines, et possédait une grande valeur d’échange. La principale monnaie alors usitée était l 'aureus ou solidus , d’où vient l’expression sou dor On en taillait 72 sur une livre d’or 8. Constantin, d est vrai, établit une autre proportion 9, mais pour un cas tout particulier: il avait été obligé par les nécessités de la guerre d’augmenter la valeur courante des monnaies d’or en affaiblissant leur titre; comme on payait I ^ “«Pût en espèces ou en lingots, qui étaient fondus avant I être portés au trésor, il déclara, afin d’éviter les fraudes | des collecteurs, que les contribuables donneraient

— 3f ) le commentaive de Blumner, Op. cit. p. 33 et suiv. — 2 Lactant, L. c.

XIV, 4, 3. - I Ibid. XIV, 4, 4. - S Ibid. VIH, 4, 17. - « Nov. Vil h ’ l8> L — 7 Marquardt, Organis. financière, p. 30. — 8 Cod. Theod. ’ XI1> c> 13; Cod. Just. X, 70, 5, etc. - 3 Cod. Theod. XII, 7, 1. 1 " 13. — il Marquardt, Op. cit. p. 33. — 12 JVov. Valent. III, 1 4, 1 :

7 solidi d’or de Constantin, au lieu de 6, pour une once, parce que ces sept pièces fondues ne valaient que 6 onces d’or fin; celui qui payait en lingots devait donner 28 scrupules par once au lieu de 24, parce que 28 scrupules d’or en lingot ou en poudre ne laissaient après la fonte et l’affinage que 24 scrupules d’or fin. Cette loi de Constantin n’a donc pas trait à la taille de la monnaie d’or et l’on aurait tort d’en conclure, comme on 1 a fait quelquefois, que sous ce règne on taillait à la livre 84 solidi de 24 scrupules chacun. En 367, sous Valentinien, la livre d’or donnait encore 72 solidi 10. D ailleurs, on n’altéra pas, en général, à cette époque, le poids ni le titre de la monnaie". Valentinien 111 lui-même en 443 proclamait ce principe : l’intégrité et l’inviolabilité du signe favorisent le commerce et maintiennent 1 uniformité du prix de toutes les choses vénales. En même temps cet empereur fixait la valeur du nummus de cuivre,

7 000 nummi valant un solidus d'or, et ordonnait 1 etablissement de poids normaux en cuivre12. Le rapport «le l’or avec les autres métaux fut déterminé de telle sorte que dans les payements publics une livre d argent valût 5 solidi, en vertu d’une constitution d’Arcadius et Honorius de 397 13. Ainsi la livre d’or valait 72 divisé par u soit 14,4 livres d’argent. Une loi d’Honorius et Théodose en 422 prescrit de donner 4 solidi pour une livre d’argent; il y aurait donc eu une proportion de 18 à 1 entre l’argent et l’or. Mais il est très vraisemblable que cette constitution se rapporte à un cas particulier: celui du payement fait aux duces par les employés nommés primipilares , sportulae gratia , lorsque ces derniers préfèrent s’acquitter en argent. En 396, une loi d’Arcadius et Honorius avait fixé à un solidus la valeur de 25 livres de cuivre13. Justinien la réduisit à 20 livres13.

Par suite de la diminution générale de la masse de numéraire, Constantin avait interdit aux particuliers, en 356, de fondre les monnaies ( conflare pecunias) et de les exporter hors de l’Empire ; il faisait surveiller les principaux ports et les stations des routes commerciales de l’Empire par des officiales pour contrôler 1 exécution de la loi ; il défendait même au negotialor de transporter à dos d’animaux plus de 1000 folles pour ses dépenses, sous peine d’exil et de confiscation ; lâchât et la \enle des monnaies étaient prohibés : elles doivent servir aux payements, et non pas constituer une marchandise On sait par un autre texte que, pour empêcher la sortie des espèces, le cornes sacrarum largitionum envoyait des inspecteurs [curiosi] dans les ports et villes frontières 1S.

De sévères prohibitions frappaient le commerce aux frontières de l’Empire : défense de transporter chez les Barbares du vin, de l’huile, du liquamen des armes de toute nature20, des pierres à aiguiser, du sel21 et surtout de l’or22. Afin de prévenir rembarquement de ces marchandises, mercedes illicitae , les capitaines de navire (; naucleri ) étaient tenus de déclarer en quelle province ils se rendaient, moyennant quoi une constitution d’Honorius et de Théodose en 420 les garantissait de tout dommage. Un acte constatant celte déclaration et l’attestation qu’ils n’ont subi aucune exaction doit être dressé

Aeouabilitas enim pretii et commodum venditoris et omnium rerum renatium statuta custodiet. - 13 Cod. Theod. XIII, 2, 1. - 14 Ibid. VIII, 4, 27. 15 Ibid.

2|( 2. ,G Cad. Just. X, 29, 1. — U Cod. Theod. IX, 23, 1. — '3 Ibid. VI,

«(),’ io.' — 13 Cod. Just. IV, 41, I. — 20 Ibid. IV, 41, 2. — 21 Dig. XXXIX, 4, 11. 12 Cod. Just. IV, 63, 2.

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devant le defensor de la cité, en présence du prolector ou ducianus , enregistré au greffe de la ville (apud acta) et une copie délivrée au mercator ou nauclerus1. Une autre loi des mêmes empereurs désigne certains lieux spéciaux pour les échanges avec les Perses, ne alieni regni, quod non convertit , scrutentur arcana ; on fait exception cependant pour les marchands qui accompagnent les ambassadeurs de leur pays2. En sens inverse, on défendait l’importation dans l'Empire de la soie, si ce n’est par l’intermédiaire du comte du commerce [comes commerciorumJ 3, sous peine d’exil perpétuel et de confiscation du patrimoine1. 11 était également interdit de vendre ou d acheter en mer ou sur le rivage les denrées destinées à l’alimentation de la capitale [canon frumentarius l’rbis romae] 3 et les blés et autres produits qui devaient être distribués aux troupes [annüna militaris] g. L'État ne monopolisait pas seulement l’exploitation des mines d'or [metalla], mais encore la confection et la teinture de la pourpre, dont l’usage était réservé à la famille impériale [monopolium] 7. Les fabriques impériales avaient aussi le monopole de la fourniture des armes de guerre8. Pour le transport des objets fiscaux [fiscales species), il existait aussi une corporation privilégiée, celle des bastagarii 9.

Le commerce dans les deux capitales du inonde romain, Home et Constantinople, était soumis sous le Bas-Empire à un régime fâcheux de réglementation. A mesure que se précipitait la décadence économique, l'État multipliait les interventions législatives et administratives. Il pourvoyait directement à l’alimentation des deux capitales, à l'aide de l’impôt en nature de certaines provinces et des prestations imposées à certaines corporations [annona civica, canon KRUMENTARius] . Les collèges de marchands et d'ouvriers devenaient de véritables rouages administratifs10. Les services que devaient à la ville de Rome, par exemple, les membres des corporations étaient héréditaires et pesaient sur eux comme une charge publique 1 1 ; ils leur conféraient en revanche des privilèges honorifiques 12 [mercator]. Une série de collèges, ayant chacun ses attributions nettement déterminées et son tarif spécial prescrit par l’État, approvisionnaient Home en blé, en vin, en huile13; les édits du préfet de la ville fixaient le prix de la viande de boucherie u. Les distributions gratuites imposaient des services oné' reux, rétribués à part. Ce système de réglementation à outrance et de distributions multipliées ruinait les provinces assujetties aux taxes, et corrompait la plèbe des capitales sans leur donner l’abondance que leur aurait procurée la liberté commerciale13. Seuls le commerce des meubles et celui des objets de luxe étaient laissés à l'initiative privée. Et encore la jalousie des corporations de marchands de Rome, invidia tabernariorurn, obtenaitelle parfois l’expulsion des négociants rivaux, notamment des Grecs. Une novelle de Valentinien III en 440 permit aux marchands grecs de s’établir dans la ville, mais en

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menaçant de peines sévères ceux qui n’oh les prix fixés par l’autorité, statuta pretia avilie tan fiait donc certaines marchandises1?’ les constitutions impériales réglaient les vL " sénateurs, des employés [officiales) des os nls laissaient diverses restrictions somptuaires „ 'T etélâ' la consommation11. '1U1 Rniitaient

Dans les provinces comme dans les c-mit i ouvriers des villes étaient organisés en cornn r ’es quelques-unes d’entre elles devaient s’acauillo, ‘°n’ et toirement et héréditairement de services publics • , , le cas notamment des cenlonarii et des dendrnl ï [mercator]. Nul ne pouvait abandonner la iJr!T ■ laquelle le hasard de la naissance l’avait enchaîné ü * jamais19. ‘uur

Le commerce, déjà lésé par ces restrictions qui entra valent la production, avait à supporter en outre la ch u -' de très lourdes contributions, encore accrues depuis les réformes de Dioclétien et de Constantin. Les marchands devaient être immatriculés, et payer d’après leurs bénéfices une taxe annuelle analogue à notre droit de patente indépendamment du tribut qu’ils pouvaient devoir comme propriétaires d’immeubles20 [chrysargïrum, lustralis collatio] ; il avait succédé à l’ancien aurum negotiatorium ; il était considérable et très impopulaire ; aussi finit-on par ne l’exiger que tous les cinq ans, après chaque lustre. Un y assujétissait même ceux qui, sans être négociants, exerçaient en fait un commerce ou une industrie quelconque. La loi n’admettait qu’un très petit nombre d’exemptions, entre autres pour les laboureurs qui vendaient leur récolte. Cette contribution, qui soulevait des plaintes nombreuses, fut abolie seulement en 501 par l’empereur Anastase21; le Code de Justinien en suppose la suppression22.

Les réquisitions forcées [pubiicae comparât ioncs) que les troupes de passage étaient autorisées à faire en route, lorsque manquaient les denrées des magasins militaires23, étaient aussi une cause d’embarras et de ruine pour le commerce.

Les droits de douane et de port s’élevaient à 8 p.lOOde la valeur vénale des objets; il était perçu par les publicains ou fermiers généraux, qui visitaient avec rigueur marchandises et voyageurs [portorium] 2t. Tout objet uns en vente publique était soumis à une taxe de moi c hé [vectigal rerum venalium]28. Théodose II et \ alenlinien avaient même établi, par une constitution dont la date est inconnue, une taxe d’une silique par solidu s pmb 1 - 1 sur le prix de vente de tout objet mobilier ou h|in]° ! lier26. Pour percevoir cette nouvelle contribution, <instituait des employés spéciaux ; il ordonnait au è ^ rati des provinces ainsi qu’aux sénats des cil< ^ 1 ' ^

partout, en présence des gouverneurs, les joui a 1 1 où pourraient se faire les marchés et ventes, 1 choisissant de telle sorte que la perception s } '-1 ' plus commodément possible. Cet impôt vexaient

1 Cod. Theod. VII, IG, 3; Cod. Just. XII, 13, 1. — 2 Cod. Just. IV, G3, 4.-3 Ibid. IV, 40, 2. — 4 Ibid. IV, G3, 6. — G Ibid. IV, 40, 3. — 6 Ibid. IV, 40, 4. — 1 Ibid. XI, 8, 5; XI, 11, 1. — 8 Nov. Just. 85. — 9 Cod. Theod. X, 20, 4 et U. — 10 Nov. Valent. III, 15 : De corporatis urbis Romae ; Symm. Ep. X, 34; cf. Waltzing, Etude sur les corporations professionnelles , II, p. 19; Levasseur, Hist. des classes ouvrières et de l'industrie en France avant 1189, I, p. 74. — H Cod. Theod. XIII, 5, 2 et 3, 19 et 20; XIV, 3, 3 et 4, 13 et 14, 21; XIV, 4, 1 et 5, 7 et 8. — 12 Symm. L. c .; Cod. Theod. XIV, 2; Cod. Just. XI, 14. — 13 Voir la liste des collèges dressée par Waltzing, Op. cit.

, p. 1 et suiv. et l'article mercator. — Edictum Api , 1771 ; cf. .Waltzing, Op. cit. II, p. 92-96 ; III, p. 21 1. blic et administratif romain du ivB au v.® siècle , p- -fM 17 Cod. Theod. XIV, 10 el 12; Cod. Just. XI, 19. - 19 Cod. Theod. XII, 19, I el 2 ; XIV, 7 ; Nov. Valent. III, veri, 2 ; Cod. Just. XI, 17; cf. Waltzing, Op. cit. H, P- ). cit. I, p. 49. — 20 Cod. Theod. XII, 1, 72 ; XIII, 1* st. XI, I. — 23 Cod. Theod. XI, 15 ; Cod. Just. X, 27. et 8. — 25 Ditj. L, 16, 17 ; Cod. Just. XII, +7, 1.

•oniahi, Corp ■

15 Cf. SeiT.cn!, ‘ °

10 Nor. Valent.»’ •

' 18 Cod. Theod. Vy- 34; Nov- Major- • • • 0

, . i c vasseur*

298 Ct n 'i-SCi

Zonar.Xl'U-

Cod. JuS *• 1

. 25 Nov. Theod., V. 1

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inactions ne put se maintenir, car Justinien gibieatix 1 *'n^‘n Cocje Une constitution de Valens et jnsère uan^^ ^ ^ ge le Iliaintien des anciennes foires Valentin'1'" 'R met aux particuliers d’en ouvrir de

el malClR'avec l’autorisation du prince. Cette même loi nonvecU'l • leg marchands, notamment en leur

d!, Itnendant la foire le payement de leurs dettes

particulieies • Qr bliCj comes sacrarum largi-

ïû minisiti c ^ a

. ,vait la direction du commerce dans ses attri- Deg aggnts répartis dans les provinces, sous le J11'1"',1" comites commerciorum, s’occupaient des achats T le compte de la cour, de l’importation de la soie,

I rec0uvrement des impôts qui frappaient les coud¬

ra de l’exécution des mesures relatives à la sorlie des espèces, etc3. 11 y avait en outre a Rome un comte du port, comes portus, et un centenarius ou vicarius chargés de maintenir l’ordre et de protéger le commerce à Ostie, qui était le port de Rome, ainsi que de veiller à l’entretien du phare qui servait de fanal aux

vaisseaux h ,

Une constitution de l’empereur Zénon, adressée au préfet du prétoire Constantin, défendit aux particuliers de monopoliser une denrée ou une profession, même en vertu d’une concession impériale passée ou à venir [monopolium] ; elle interdit également toute coalition [Ulicitis habitis conventionibus ), entre détenteurs de marchandises, pour lixer un minimum des prix, toute convention de ne pas achever un travail commencé par un autre, etc.6. Les peines sévères que prononce cet édil prouvent combien de pareils pactes étaient fréquents à Constantinople 6.

En compensation de toutes les charges fiscales imposées aux commerçants et de toutes les entraves mises à leurs affaires, les empereurs leur avaient accordé la dispense des charges municipales et du service militaire [mercator]. Cela ne suffit pas à tirer le commerce de sa misère.

II périt d’abord en Occident, avant l’Empire même, et s’amoindrit aussi en Orient, où cependant les circonstances et les mœurs lui étaient plus favorables. C’est ce quiexplique qu’on ne relève dans les recueils de Justinien qu un très petit nombre de dispositions le concernant7.

Principaux articles de commerce. — Rome était le centre de tout le commerce de l’Empire, le point où affluaient les objets de nécessité et surtout de luxe que produisait l’univers entier. Nous ne saurions donner ici une liste complète des produits divers qu’on y importait e toutes parts, d’autant plus que des articles spéciaux ont été consacrés à chacun d’entre eux dans ce diction¬

naire; il suffira de réunir en un tableau les plus importants8. (Voir page 1778.)

Marchés principaux dans les provinces; voies commerciales .— L’activité commerciale de chaque province se concentrait en certains endroits que leur situation désignait plus spécialement ; c’est de ces marchés divers que les produits d’exportation partaient ensuite pour se rendre en Italie soit directement, soit par des comptoirs intermédiaires.

Espagne. — L’Espagne était à la fois un pays producteur et un terrain de passage pour les marchandises venues par l Océan. Celles-ci arrivaient à Gadès8, qui se trouvait à la limite de l’Atlantique et de la Méditerranée. De là, elles continuaient par mer jusqu à 1 Italie, ou par terre en longeant le littoral. Une grande voie, la via Augusta 10, que l’empereur Auguste fit réparer et continuer, mettait en communication la côte méridionale de l’Espagne et le nord de l’Italie par la Gaule. Elle paitait de l’embouchure duBaetis, dontelle remontaitla vallée11, se dirigeait parallèlement au rivage à travers les terres, détachant des rameaux vers Tarragone elles autres ports de la côte orientale, franchissait les Pyrénées au col de Puycerda, puis, sous le nom de voie Domitienne et voie Aurélienne, longeait la côte méridionale de la Gaule pour pénétrer en Ligurie par le chemin de la Corniche. Cette route était l’artère principale du commerce espagnol et de celui de la Gaule méridionale avec 1 Italie

Gaule. — Un réseau routier très bien conçu reliait pareillement par des voies commerciales les différentes parties de cette province entre elles et avec la péninsule italique13. Toutes les voies du sud et de l’ouest aboutissaient à Bordeaux, grande place de commerce sur l’Océan u. Une route menait de Bordeaux à la Loire et en Belgique par Saintes, Tours et Paris ; une autre conduisait à Lyon; une troisième rejoignait l’Espagne par Dax, et une quatrième par Toulouse, traversant les Cévennes, rejoignait le réseau de la Gaule Narbonnaise. Celles de l’est avaient leur centre à Trêves, qui communiquait ainsi directement avec Lyon d’une part, et la Germanie de l’autre. De Lyon partaient toutes les voies du centre et du nord13 : celle de la Loire, celle de la Seine, celle de la Manche qui gagnait par Reims et Amiens le port de Boulogne 16 où venaient aboutir les marchandises de la Grande-Bretagne; celles de Germanie, celles de la Suisse, et enfin la voie qui franchissait les Alpes Grées au col du Petit Saint-Bernard et donnait entrée dans la Transpadane et dans la Cisalpine. La situation de Lyon au cœur du réseau routier en avait fait la place de commerce la plus importante de la Gaule ”,

V f -,IS< 1 ' — 2 Cassiod. Var. VI, 7.-3 JYotitia dign. éd.

y'j P 15 01 P- 152; Cad. Just. I, 52, 1 ; IV, 63, 4. — V Notifia dign.

-Vwi ■P’ Ui; CaS8iod- Var- Vl1’ 9- 23’ — 8 Cod- JusL lV> *9. *•

2(<(o /p* Op- oit. II, p. 393. 7 Dig. XIV, 1 (de exercitoria actione), XXII ; jactu), 3 (de institoria actione), 4 (de tributoria actione );

„or nfl' ' t°enore); L, 1 1 (de nundinis) ; Cod. Just. IV, 33 (de nautico foe-

{^(i , ' 11 nundinis et mercationibus), 6 (de commerciis et mercatoribus) ; XI, 1

milihui) " n l ' 1 de lollenda luslralis auri collatione) ; XII, 35 (negotiatores .ne n0lls ' :n simplifier les références qui eussent été interminables

fywevldicl, ' °I,IS. Une I'°*s l'eue toutes aux ouvrages suivants : Blümucr, Die P,e Hau u / ^rtflkcit der Vôlker des klassischen Alterthums ; Bücliseuschülz, o'it/Av /!(, des Geu'erb/leisses im klassischen Altertlium -, Wiskcmann, Die Mlcrn dnn" I ^>SC^a(t und das von Thünen'sche Gesels aus den alten Schrifts- France V '' p,.il8 e1, Bu‘v- I Pastoret, Mémoires de l’Institut royal de drr, |()’ ' ‘ll 01 su'v> î t n, p. 125 et suiv. ; Marquardt, Vie privée, II ; Friedlau- Blache, la car( ’"'neis (lr- Pr0> III. Voir aussi dans V Atlas général do Vidal de la tienne. — u v | ' 1 lal économique du monde ancicu au u* siècle de l’ère chré-

III, 4, 4. — 10 Ibid. 111, 4, 9. Sur les routes et les ports de

l'Espagne à l'époque romaine, voir les articles de Blasquez daus le Hui. de la Soc. geogr. de Madrid , t. XXXII et sniv. — « -46 Jano unde incipit Bactica ad oceanum ( Corp . inscr. lat. II, 4697 et suiv. ; 4920 et suiv. ; 4949 et suiv.) ; cf. Mommsen, Bist. rom. IX, p. 93. - 12 Voir fig. 396 el C. inscr. lat. XI, 3281-3284, V Itinéraire de Gadès à Borne, gravé sur des gobelets d'argent offerts aux dieux par des voyageurs espagnols et retrouvés à Vicareilo ; les distances y sont indiquées en milles romains. — 13 Desjardins, Géogr. de la Gaule romaine, IV, p. 164 et suiv.; Pigeonneau, Hist. du commerce de la France, I, p. 25 et suiv. ; Jullian, Gallia, p. 130 j Bloch, dans VHist. de France de Lavisse, I, p. 427. — H Strab. IV, 2, 1 ; cf. Jullian, Inscript. de Bordeaux. — 13 Strab. IV, 6, 11. — Pigeonneau, Op. cit. p. 38; Haigneré, Études d’histoire et de bibliographie, il» 4, Portus /tins ; Hamy, Boulogne dans l’antiquité ; Jullian, Gallia, p. 286. Quand les marchands bretons ne passaient pas par Boulogne, ils allaient à Rouen ou à Nantes pour suivre le cours de la Seine ou de la Loire; cf. Pigeonneau, Ibid. p. 37 et 38. — 17 Hirschfcld, Lyon in der Bômerzeit; AUmcr ctDissard, Trion et aussi M usée de Lyon, Inscr. antiques-, Bazin, Vienne et Lyon gallo-romaines , p. 255 et suiv. ; Corp. inscr. lat. XIII, p. 248 et suiv. ; Bloch, Bist. de France de Lavisse, I, p. 351 ; Jullian, Gallia, p. 267 et suiv. Pigeonneau, Op. cit. p. 26.

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Cappadoce |

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