C. Officiers inférieurs. — Centurions 20. — J’ai expli
1 Tac. Ann. I, 20 ; Vcget. II, 10; Corp. inscr. lcd. III, 6809; IX, 2687; X, 4868 ; XI, 5215. — 2 Tac. Ann. I, 16 ; Hist. I, 56; IV, 24. — 3 Suel. Boni. 7. — 4 M. Hirschfeld ( Verwaltungsgesch . p. 249, note 5) pense que Septime Sévère augmenta les attributions du préfet de la légion aux dépens de celles du légat. — G Veget. II, 10. Un deuxième passage (II, 9) s applique au préfet de la légion d’époque postérieure et contient, par conséquent, rénumération des fonctions réservées à îa fois au major de la place et au chef de la légion. — G Tac. Ann. 1, 20 ; Hist. III, 7. — 7 Tac. Ann. I, 38. — 8 Ibid. I, 20; XII, 38. — 9 Tac. Hist. II, 26. — 10 Ibid. II, 29; Vell. II, 119, 120. — H Tac. Ann. XIV, 37 ; Hist. II, 29. — 12 Dio. LI, 17 ; Tac. Ann. II, 59. — 13 Mommsen, Arch. Zeit. 1869, p. 124 et suiv. ; Wilmanns, Eph. epigr. I, p. 90 et 91. Les inscriptions militaires ne mentionnent jamais que le préfet du camp; cf. par ex. Ann. épigr. 1897, 40, 41, 42, 129. — 14 Hirschfeld, Sitzungsberichte derBerl. Akad. 1889, p. 434. — 13 Corp. inscr. lat. III, 3424, 3469, 4289. — IG Corp. inscr. ht.
qué plus haut que la centurie était une division i|(. ] légion primitive aussi bien que de la légion servienn,, L’officier qui commandait la centurie portait, comme i| est naturel, le nom de centurio. Quand le manipule l'm devenu l’unité tactique, la centurie persista comme divi sion du manipule et chaque manipule compta deux cen Lirions, celui de l’aile droite étant le prior , celui de l’aile gauche le posterior. Mais d’autre part les soldats comprenaient trois catégories : triarii ou pilf pr^ cipes et hastati ; il y avait donc 20 centurions de/n/,' 10 priores et 10 posteriores, qui se distinguaient entré eux par le numéro du manipule : un pilus prior prioris centuriae , et un pilus posterior prions centuriae, un pilus prior secundae centuriae et un pHUs posterior secundae centuriae , etc. De même pour les autres sortes de manipules21.
La hiérarchie des centurions était déterminée à la fois par celui de la classe à laquelle ils appartenaient (pili, principes , hastati) et par le rang qu’ils occupaient dans chacune d’elles 22 ; mais on n’est pas d’accord sur la façon dont l’avancement se faisait. Les uns 23 veulent que les centurions aient dû franchir successivement ou, du moins, par échelons, les dix grades, des centurions posteriores des hastats, puis ceux des centurions posteriores des princi pes, puis ceux des centurions posterions des pili, pour recommencer ensuite avec le rang de centurion prior la même ascension à travers les divers manipules de hastats, de princes et de pili jusqu’au litre de primus pilus. D’autres21 sont d’avis qu’il fallait parcourir les différents degrés hiérarchiques de la classe des hastats ( decimus hastatus prioris centuriae , dedmus hastatus posterions centuriae , nonus hastatus prioris centuriae , nonus hastatus posterions centuriae, etc.), puis ceux de la classe des princes et enfin ceux de la classe des pili.
La division en cohortes qui s’introduisit vers la fin de la République amena un nouveau changement dans la classification des centurions. Ceux-ci continuèrent à être divisés en priores et en posteriores, à être qualifies de hastati , principes et pili, bien que la distinction entre ces différentes sortes de légionnaires eût perdu toute signification; mais on les classa d’après la dignité de la cohorte à laquelle ils appartenaient, et dans cette cohorte suivant le rang qu’ils occupaient, conformément aux anciennes coutumes 2:;. La dernière cohorte était naturellement la dixième, et la première était la pli|S honorable ; ainsi, pour prendre les expressions mêmes de César, les octavi ordines 2\ par exemple, ou centurions de la huitième cohorte, appartenaient à la catégorie des inferiores ordines 27, les superiores ordines se composant des centurions des cinq premières cohortes 28 . Quant a ceux de la première, qui contenait le primipile, ils P01