‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 30 sur 275 · lù — J! ,• ' ' '-‘Gui · texte numérisé non relu

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dans sa marche vers l’Italie 33 ; elle se distingua à |. taille de Bédriac 30. Dans la campagne suivante, elle f* ^

à la bataille de Crémone et fut vaincue a

XXIe Hapax

avec la

A la fin de la guerre, elle fut env.

°yée en

Mésie, qui resta sa province jusqu’à la fin de l’Empire

Une inscription nous apprend qu’elle prit

part à la g

uerre

de Dacie, sans doute sous Trajan 38 ; une autre qu’elle envoya un détachement sous Marc Aurèle pour une exn' dition, sans doute la guerre contre les Marcomans 39 • une troisième qu’à la même époque elle fournissait la’ garnison de la Chersonèse Taurique40.

Son camp était au ier siècle établi à Durostorum41' M iic, peut-être depuis Hadrien, elle occupait Novae42, H semble aussi qu’elle ait eu une partie de son effectif pendant quelque temps du moins, campé à Troesrais11! A l’époque de la Notice des Dignités, elle occupait encore le camp de Novae 44 avec des détachements dans le resle de la province43.

Son nom figure sur les monnaies de Septime Sévère*

et sur celles de Gallien47.

Legio I Macriana48. — Quand le légat de h IIIe Auguste, Clodius Macer, à la fin du règne de Néron] tenta de se soulever contre le gouvernement centrale! de se créer en Afrique un royaume indépendant49, il leva une nouvelle légion et, à l’exemple des généraux de la fin de la République, qui donnaient aux troupes qu’ils commandaient une numérotation spéciale sans considérer le rang qu’elles tenaient dans l’ensemble de l’armée romaine, il l’appela Legio I Macriana Liberatrix (fig. 4434). Elle est connue par les monnaies de Clodius Macer30

Fig. 443 1.— Mounaic de Cio* 1 diiis Macer, I

On a voulu faire de cette légion une transformation de

la légion IIIe Auguste31;

mais

il est beaucoup

simple d’admettre, en interprétant à la lettre le texte de Tacite32: « In Africa legio cohortesque dclectM a Clodio Macro », que la légion Macriana fut h'iet par Clodius Macer et est par conséquent distincte J* la légion IIIe Auguste. A la mort du prétendant, celte nouvelle légion fut licenciée par Galba83- N itellius, ayant eu besoin de compléter la légion d’Afrique ou d’autres corps d’armée, rappela ses effectifs sous drapeaux et les versa dans des cadres déjà |XIS tants 54 .

les

Stille, Op. cit. p. 22. — 32 Dio, LV, 24. — 33 Domaszewski, Die Iteligi1111 I

Heeres, p. 19 cl 20. — 34 Tac. Hist. 1, 59. — 33 lb. 64. — 36 lb. II, 1 ' , ^

100; III, 14, 18,22.-3» C. i. I. VI, 3584. — 39 C. i. I. VIII, 2582, 274b - M VIII, 619. — 41 Ptolem. III, 10, 10. — 42 Itin. Ant. p. 221; Anon. Han'»- IJ 189; Epk. epigr. IV, p. 528 et C. i. I. III, p. 13 49. — 43 C.i. I ■ M,

C. rendus de l' Acad, des lnscr. 1865, p. 273. — 44 Not. Dign. Or. XL,11- 31, 32. — 46 Cohen, Monn. imp. IV, p. 31, 255. — 47 74. \ ^ jf;, ,/ff, I — 48 Grotefend, Loe. cit. p. 871; Pfilzncr, Op. cit. p. 48 ; Schillu, ^ jallsli rom. Kaiserzeit, I, p. 367; Mommsen, C. i. I. VIII, p- 20; 1,1 , . ( jjiut I

Da.Het. d. commiss. archeol. comunale di Itoma , 1886, p. 11' et sun' ’

Armée d" Afrique, p. 150 et suiv. — 49 R. Cagnat, Op. cit. p. 30 et si"' I

Numism. de l'Afrique ancienne, II, p. 171, n0! 383 et 384; feydlQ

impériales , I, p. 317, n“ 8. — 31 Mommsen, Loc. cit.', Ficge'^ yr,oi;, ciG |

Aug. p. 10. — 52 Tac. Hist. I, 11.

p. 122; R. Cagnat, Op. cit. p. 153.

53 Tac. Loc. cit .

LEG

LegioiMinervia'. Insigne : Minerve, bélier. — Créée Domitien, antérieurement à l’année 88 2, peut-être ! Elle fut tout d’abord occupée à combattre la

gn

révolte d’Antonius Saturninus Elle prit part ensuite aüx deux guerres de Dacie ; son légat était à cette époque le futur empereur Hadrien 5. Des soldats de la légion avec un imaginifer portant une enseigne en forme de bélier sont représentés sur la colonne Trajane G. A la fin de la deuxième campagne, elle revint en Germanie Inférieure où elle occupait le camp de Bonna \ Elle prit part à l’expédition Parthique de Marc Aurèle et de L. Verus 8, et à la lutte de Septime Sévère contre Pescennius Niger9.

' Les Minervii sont indiqués, par la Notice des Dignités, comme formant une légion comitatensû d’Illyricum 10.

La légion porta d’abord les noms de Flavia Pki Fidelis Domitiana 11 : elle les reçut en récompense de la fidélité qu’elle avait montrée lors du soulèvement d’Antonius Saturninus12. A la mort de Domitien, elle ne garda que ceux de Fia Fidelis. Son nom figure sur les monnaies de Septime Sévère 13 et de Gallien u.

Legio I Parthica15. — Etablie par Septime Sévère au moment où éclatait la guerre contre les Parthes16. Elle avait son camp en Mésopotamie 11 . En 360, sous l’empereur Julien, elle prit part a l’expédition contre Sapor, défendit l^i ville de Singara et fut faite prisonnière18. Au temps de la Notice, elle était encore en Mésopotamie, àNisibena19.

Legio II Adjutrix20. Insigne : Sanglier, Pégase. —

I Constituée en 70, de soldats de la flotte de Ravenne qui avaient pris le parti de Yespasien 21 , elle fut armée par Antonius Primus 22. On la voit marcher tout d’abord, par ordre de Mucien, contre Civilis révolté23 ; elle fit toute la guerre sous les ordres de Petilius Cerialis24 ; puis l'expédition terminée, en 71, suivant M. Gündel, il semble quelle ait été envoyée en Bretagne où l’on a recueilli des races de sa présence dans la partie orientale de l’ile, à indum-'. On la retrouve ensuite sur le Danube ; elle y était certainement arrivée à l’époque de Domitien : nous possédons la tombe d’un de ses centurions, mort pendant . 5Ueiretde cet empereur contre les Daces26. Elle prit Sir i'1, * 1,1 1 1 d 1 expédition de Domitien contre les suivant1’ .>tei Sarmates 2?- Au commencement du ne siècle, s’phhl'i 0 emée) son camp était à Acumincum28; elle peut vn ■ ,IIMIll<. <l Aquincum, à une époque qu’on ne P lxer, a peu près vers le milieu du ne siècle5

1 Grotefend, Loc. cit n «71 o , . .

01. Schilling De tenir, „ v ’ l ’ BorSheS1’ loc ■ «'*• p. 202 ; Pfltzner, Op. cit. p.

^ 1 »<%, o, T , f’ "T,r '**—«< «r mr„, Li,,;.’

C. U. Il, 2424; m 556 VI n P' I3‘ ~ * lbid' P- «• “ ? Vil. lia, Mitlh- XV, p. ,83 f Urambacli, 405. - 6 Domaszewski, Arch. ej

~ ‘Bonn erJahrbücher V i î 'Cl' <9rius’ Dle Reliefs der Trajansaeule , p.

U. p. 147 ; Von Veith n ■■ 1 P ' 1 ’ CXXXII, pl. m ; Klein, KorrespondenzL

"*W. De relus lmp M 1 T-' ^ “ B°nn' B°"'h 1888. - 8 C. U V1? ,

1890, no 82 ; SchillL ’0nUrehf° ln 0nente geslis’ P- 69 el suiv. - 9 Ann. q Mrliiich. LVI1, n 7n. m Cl ' P’ GE>‘ ~ i0 N°t. Dign. Or. IX, 15. — il B

L12' V2 XU™? epigr' V’ p- 202;SchillillS’ Op.

. 1 14 Ibid. V n 387 ;’nP ' Ct SUU' — 13 Cohen, Monn. imp. IV, p

LV'24- - n ,d. 1P;8337- 459 01 suiv. - Grotefend, loc. cit. p. 872. « f 20 Ufotefend, Loc. „“CCl' XX’ G- ~ 19 NoL DiSn- Or. XXXVI,

' «WMler. der Wiener Akad y y Boi'shesi’ Loc- cü- P- 205 ; Asbach, dan t,lle.Op. eu. p. ,22 n v , XX’ P' 290 ct suiv. ; Pfltzner, Op. cit. p. Il'0' P- 89; Gündel De b Dizionario epigraf. de M. de i

<\t9° AdMrtx (Jih'ein Leipzig, 1895; Domaszei

Z ° ^ « y a ies XLVI’ P’ 602 el suiv.).. - 2* Sur les cri,

»piniUonSIn,rapporteni la ci ^ “““ dU'à propos do la P“ AdD

<nscr i . es autres en v a VesPasien - nous avons admis 1895," p/j. 1U’ P- 907), à O thon m"1 ^ i0rmation a Vitellius (Mommsen, C l IVl'aison), et |’6tal|. (Domaszewski, Atcue Heildelberger Jahrbüc V. soment définitif à Vespasien ; cf. Giiudel, Op.

LEG

Sous Marc Aurèle, elle prit part à la guerre contre les Parthes 30. Elle se rallia sans difficulté à la candidal tire de Septime Sévère et le reconnut empereur en 193 31. Sous Garacalla, elle envoya un détachement en Asie pour la guerre Parthique32. Elle figura aussi dans la guerre de Maximin contre les Daces33. A l’époque de la Notice des Dignités, elle campait encore à Aquincum34; mais elle était répartie dans différents autres postes de la province de Valérie: Alisca35, Florentia36, Contra Tautantum 37, Cirpi38, Lussonium39.

La légion reçut dès les premiers temps de son existence les titres de Fia Fidelis : elle les porte déjà sur un diplôme militaire de mars de l’an 70 40 ; plus tard elle prit, on ne sait àquelle occasion, celui de iterum Pia Fidelis 41 . Sous Claude le Gothique, elleavait le titre de Constans 42.

Legio II Augusta 43. Insigne : Capricorne. — C’est naturellement une légion d’Auguste ; on l’a identifiée à la seconde légion que César avait en Espagne44 ; elle serait passée de là en Germanie, suivant les uns45, en Égypte suivant les autres46; mais ce ne sont là que des suppositions sans aucun fondement. Ce que l’on sait, c’est qu elle était à la mort d’Auguste en Germanie Supérieure47; elle prit part à l’expédition de Germanicus en l’année 13, où l’on donna la sépulture aux soldats de Varus48. Elle y perdit même ses bagages et faillit périr dans une tempête49. On a peu de souvenirs épigraphiques de son passage en Germanie80. Elle passa en Bretagne sous l’empereur Claude et prit part aux batailles qui amenèrent la conquête de l’ile; elle avait alors pour légat le futur empereur Vespasien01. Elle s’établit presque aussitôt dans le camp d’Isca52, qu’elle occupa dans la suite et où elle a laissé de nombreuses traces de sa présence 53 . Au moment des guerres civiles qui suivirent la mort de Néron, la légion fournit à Vitellius un détachement de 2600 hommes contre Vespasien54; il se montra dans la bataille de Crémone, où il formait le centre de l’armée vitellienne", mais le reste de la légion demeuré en Bretagne se prononça sans hésitation pour Vespasien 56. Un autre détachement fut peut-être envoyé en 70 sur les frontières de Germanie 51. On sait fort peu de choses de son histoire jusqu a 1 époque de Dioclétien : on peut dire seulement qu elle ne quitta pas la Bretagne et sa vie est celle de la province 58. A la fin du ne siècle, son camp était toujours à Isca 59. Elle prit parti pour Carausius sur les monnaies duquel son nom ligure00. La Notice des

1 Cl SUIV.

- IclL. ÎIISL. 111, DU ; Cl. Luo, LV, z4.

l de » xi tô L .

- 24 Ibid. V, 16, 20, 21, 22. - 25 C. i. I. VII, 185 à 188 ; cf. Arch. Journal ,

XXXIX, p. 248; Gündel, Op. cit. p. 25. — 26 C. i. I. III, 10224; cf. 3336. M. Gündel l’y fait venir en 87 (Op. cit. p. 41). — 27 C. i. L X, 135. — 28 ptol. II, 15, 3; Domaszewski, Loc. cit. p. 603 et suiv. — 29 c. i. I. lit, p. 4,6 et 439; p. 1138 (en 120 suivant M. Gündel, Op. cit. p. 47). — 30 Ann. épigr. 1893, 88. -31 Cohen, Monn. imp. IV, p. 31, 260. — 32 C. i. I. III, 3344; cf. Gündel, Op. cit. p. 61 et5-’ note 3. — 33 C. i. I. 111, 3336. — 34 Pfot. Dign. Oc. XXXIII, 54. 35 JH d. 52.

36 Ibtd' 53. — 37 Ibid. 55. — 38 Ibid. 56. — 39 Jbid. 57. — 40 C. i. I. 111, Dipl. VI. — 41 Ibid. 3217; cf. sur les monnaies de Gallien ( Wiener Num. Zeitsch. V, p. 53 et suiv.) : VI F. — 42 C. i. I. 3521. — 43 Grotefend, Loc. cit. p. 873 ; Pfltzner, Op. cit. p. 220; Stille, Op. cit. p. 24 ; Allmer, Inscr. de Vienne , I, p. 463 et s. ; Hübner, Hernies , XVI, p. 530; D. Vaglieri dans le Dizionario de M. de Ruggiero! I, p. 814. —41 Bel. Alex. 53; Hübner, C. i. I. Il, suppl. p. 88.— 43 Brambach! p. 10. - 46 Pfltzner, Op. cit. p. 16 ct 190. — 47 Tac. Ann. I, 37. - 48 55

et suiv. - 49 md. 70. - 50 Brambach, 946, 976, 1892 \ Korrespondenzblatt , 1884 p. 130, no H. bt Tac. Ann. XIV, 37 ; Hist. III, 44; Agr. XIII ; Suet. Vespas. 4; C. 1. I. III, 6809. - 52 Tac. Ann. XII, 32 et 38 ; cf. Hübner, Hermes, XVI p. 531 et s. - 53 C. i. I. VU, 90 et s. - 54 Tac. Hist. I, 01. - 55 md. III, 22!

— 56 U. III, 44. — 57 Mommsen, Hermes , XIX, p. 441. — 58 C. i. I. VI, 3492 ; Dio, LV, 23 ; ltin. Ant. p. 484; C. i. L VII, p. 335. - 59 pt0lem.’ II, 3’, 30; ltin. Ant. p. 484; C. i. I. VII, p. 37. — 60 Colien, Mon. imp. VII. p. 10, 132.

LEG

Dignilés nous la montre encore campée en Bretagne avec la ville de Rutupiae comme dépôt1.

Legio II Italica Insignes : Louve allaitant les jumeaux, Capricorne. — Établie par Marc Aurèle avant I/O', on la trouve d’abord désignée par les noms de 11 Pin G M. Mommsen suppose qu’elle occupa en premier lieu la Pannonie, où la guerre contre les Marcomans nécessitait un grand nombre de troupes. Elle fut, peu après, assignée comme garnison à la province de Noricum, qu elle occupa pendant tout l’Empire. Les inscriptions qui la mentionnent y sont très abondantes5. On connaît deux épitaphes de légionnaires de la II Italica qui moururent dans une expédition en Dacie : malheureusement la date de ces textes est incertaine6.

Le camp de la légion, d’après l'Itinéraire d’Antonin, était a Lauriacum1; on a trouvé des inscriptions et des tuiles estampillées au nom de la légion dans toute la province. Au temps de la Notice, elle était divisée en plusieurs parties, campées l'une à Lauriacum8, l’autre à Lentia9, la troisième à Joviacum10; une autre portion était en Afrique 11 .

Elle avait reçu, antérieurement à l’année 214 t2, les surnoms de Pia Fidelis. Sur deux inscriptions 13, on la trouve désignée par la qualification de legio secunda Divitensium Italica , dont le sens précis échappe; il est probable, pourtant, que quelque partie de la légion était à cette époque campée à Divitia (Deutz).

Elle figure sur les monnaies de Gallien u.

Legio II Parthica15. Insigne : Centaure. — C’est une création de Septime Sévère, comme les deux autres de même nom. Contrairement à tous les précédents, il l’établit aux portes mêmes de Rome, sur le mont Albain16. Caracalla en emmena une partie avec lui en Asie17. Elle prit part aux différentes conspirations militaires qui amenèrent successivement l’avènement de Macrin et celui d’Elagabal. Au moment ou elle se déclara pour ce dernier, elle était à Apamée18. De retour dans son camp d’Albano, elle y resta jusqu’à l’époque de Constantin, non sans prendre part à différentes campagnes hors de l’Italie19. Celui-ci l’établit en Orient20. Sous Julien, elle campait en Mésopotamie, où elle subit un grave échec à Singara21. Nous la retrouvons, à l’époque de la Notice des Dignités, à Céfa, en Mésopotamie22.

Elle portait déjà les noms de Pia Fidelis Aeterna à l'époque de Septime Sévère23. Son nom figure sur les monnaies de Gallien24 (elle y porte les noms de V, VI et VII Pia , V, VI et VII Fidelis) et sur celles de Carausius28.

Legio II Trajana26. Insigne : Hercule. — Fondée par Trajan27 après la XXXe Ulpia 28, vers 108, quand la légion IIIe Cyrenaïca eût été expédiée en Arabie29. Elle reçut

i Not. Dign. Oc. XXVIII, 19. — 2 Grolefend, Loc. cit. p. 874. — 3 Dio. LV, 24; Oros. VII, 15; C. i. I. III, n° 1980 et p. 1030. — 4 //>. Le. — 5 lb. III, p. 1139.

— 6 lb. 4857, 5218, etc. — 7 Itin. Ant. p. 100; cf. C. i. I. III, p. 089. — 8 Not. Dign. Oc. XXXIV, 39. — 9/6. 38. — 10 lb. 37. — H Oc. V, 80-235; VII, 144.

— 12 C. i. I. III, 5187. — 13 Orelli, 3391 ; C. i. I. VI, 3037. — 14 Cohen, Mon. imp. V, p. 388, n° 471 (VI P, VI F). — l» Grolefend, Loc. cit. p. 874; Henzen, La legione II Partica et la sua stazione in Albano ( Annali , 1807, p. 73 et suiv.).

— 16 Dio. LV, 24 ; LXXV1ÏI, 13 ; Herod. VIII, 5, 8 ; Vit. Caracallae , 0 ; C. i. I. III, 3307 et suiv. — 17 Dio, LXIX, 2. — 18 Dio, LXXVIII, 34. — 19 C. i. L III, p. 909; add. ad n. 113. — 20 De Rossi, Bullett. 1884, p. 84. — 21 Amm. Marc. XX, 7, 1. — 22 Not. Dign. Or. XXXVI, 30. — 23 C. i. I. III, 187. —24 Cohen, Mon. imp. V, p. 388, 478 et s. — 25 Ibid. VIII, p. 50, 134 et s. — 26 Grotefend, Loc. cit. p. 874 ; Borghesi, Œuv. IV, p. 206 ; Pfitzner, Op. cit. p. 225 ; P. Trommsdorlf, (Juaestiones ad historiam legionum spcctantes, Lipsiae, 1890, p. 9 à 00. — 27 Dio, LV, 24. — 28 Trommsdorff, Op. cit. p. 9 et suiv. ; Mommsen, Bull, des Ant. Afr. 1884, p. 278. — 29 Voir l’histoire de la légion IIIe Cyrenaïca. — 30 C. i. I. III, 79.

— 31 R n’y en a pas de preuve certaine : c’est une conjecture vraisemblable

l’Égypte pour garnison30. Nous en trouvons la m* ,• pour la première fois dans une inscription du ‘ vrier 109. On l’envoya presque aussitôt, sembleVl grossir, au moins par un détachement, l’armée dV ' dition dirigée par Trajàn contre les Parthes31. ' années plus Lard, sous Hadrien, elle prit part à la de Judée32; puis, peut-être, à la guerre Parthique J* Marc Aurèle et de L. Verus 33. Enfin en 213, Caracalla IV mena avec lui dans sa campagne contre les Germains11 Elle était, d’ailleurs, suffisamment occupée à maintenir

la paix en Égypte et à défendre le pays soit contre les ennemis du dehors, soit contre ceux du dedans.

Le camp de la légion fut, pendant le 11e et le ni* siècle établi à Alexandrie. A l’époque de la Notice35, elle était divisée entre plusieurs campements : on cite Parembole et Apollo Superior36.

Elle porte sur les inscriptions et les papyrus le surnom de Fortis (Gyypâ) : on le lit déjà sur une inscription de l’an 109 37, soit qu’elle l’ait obtenu avant cette date par quelque action d’éclat, soit qu’elle en ait été dotée dès sa formation comme d’un surnom de bon augure38. On lui donna aussi le surnom de Germanica qu’elle dut prendre, suivant M. Trommsdorff39, à l’occasion de la guerre de Caracalla contre les Germains en 21 i. Quant aux surnoms de Pia Fidelis , qui lui sont attribués sur les monnaies de VicLorin, et jamais sur les inscriptions, on ne saurait dire à quelle occasion ils lui ont été accordés40.

Son nom figure sur des monnaies de Numérien41, de Carin42 et de Victorin43.

Legio III Augusta4'". — La légion IIIe Augusta est

une légion d’Auguste. M. Mommsen la regarde comme établie par César pendant les guerres civiles". Lors de la réorganisation de l’armée impériale, Octave garda les trois légions désignées par le numéro III qu’il avait trouvées constituées à son avènement (IIIe Augusta, IIIe Cyrenaïca, IIIe Gallica) et les distingua par des surnoms différents 4G. Elle fut établie tout d’abord en Afrique suivant les vraisemblances; on l’y trouve à la mort même d’Auguste47 ; sous Tibère elle lutte vigoureusement contre Tacfarinas48. A la fin du règne de Néron, elle était commandée par le légat Clodius Macer li ; entraînée par l’influence de son chef, elle se souleva contre le gouvernement central50, mais après la morl violente de celui-ci elle rentra dans le devoir. File prit part à toutes les guerres qui agitèrent l’Afrique pondant les trois premiers siècles. On connaît quelques-uns dus événements les plus importants de son existence. A I ou nement de Vespasien, le légat Valerius Festus, parent e Vitellius, tout en gardant l’apparence de la fidélité cnvn> celui-ci, se déclara en secret pour le nouvel empereui

(Trommsdorff, Op. cit. p. 32 el s.). — 32 C. i. I. X, 3733 ; cf. Dio, I-X'A ^ Euseb. ad an. 132/3; Trommsdorff, Op. cil. p. 39 cl s. — 33 Ibid, p- ^ ^

— 84 Ibid. p. 24 et s. — 33 Trommsdorff, Op. cit. p. 31 ; Néroulsos l"V cicnne Alexandrie, 1888, p. 85. — 36 j\T0t. Dign. Oc. XXVIII, 19 ; XXXI, ^ ^ i. I. III, 79. — 38 Trommsdorff, Op. cit. p. 24 (cf. 14, note 4), d api ' -- V"

— 39 Op. cit. p. 25. — 40 Ibid. p. 20. — 41 Eckliel, Doct. mm. cet. . ^

— 42 Ibid. 515. — 43 Cohen, Mon. imp. VI, p. 75, 59. — 44 Grolefend, ‘ ^

p. 875, Pfitzner, Op. cit. .p. 22G; Mommsen, C. i. I. VIII, p. 19 I F‘eBc • ^

legionis III Augustae (Berlin, 1882); R. Cagnat, Armée rom. dA/n'lÇ ( G( ; et s. ; C. H. Baale, De provinciis Africanis aetate imperatoria, p- 1 ^ -j

D. Vaglieri dans le Dizion. de M. de Ruggiero, I, p. 815. — 45 Res y sl ^ ^jg, et C. i. I. loc. cit. — 46 Mommsen, Loc. cit. ; Fiegel, Op. cil. p. t- gyet.

100 23. — 48 Tac. Ann. Il, 52 ; cf. R. Cagnat, Armée d'Afrique, p. J et 'occl$t Galb. H. — 50 Cagnat, Armée d’Afrique , p. 149 et s. C’est à

ipie furent frappées les monnaies au revers desquelles on lit : U ' 1 , //».

(Muller, Numism. de l’Afrique anc. Il, p. 171, il01 385 à 392). —

LEG

LETG

Dès qu'il apF

consu

suspectait la fidélité et emmena ses troupes r amantes 1 • Sous Domitien, elle fit une r LL Nouions2. En l’année 128, sous

,rit la défaite de Crémone, il fit tuer le prod’ Afrique Pison, châtia les légionnaires dont il

troupes contre les expédition

J trc les Nasamons- un ibuucc i^u, le consulat

I de Torquatus et de Libon, comme le prouve une inscrip- Ition récemment découverte3, elle reçut, à Lambèse, la l 'site de l’empereur Hadrien qui la fit manœuvrer devant ■lui ‘ et le l"r juillet eut lieu une revue d’honneur où l’em- Iper’eur lui adressa une allocution aujourd’hui' célèbre4. Pendant le courant du ne siècle, elle envoya quelques détachements dans les différentes parties du monde romain.

■ C’est ainsi qu elle aurait pris part à la gueiie de Lucius Verus contre Vologèse5, et à l’expédition de Marc Aurèle contre les Quades et les Marcomans 6. Lorsque l’Africain Seplime Sévère arriva au pouvoir, la légion d’Afrique ne pouvait que soutenir la cause de son compatriote. Il est très probable que la légion combattit vigoureusement dans son armée contre Pescennius Niger7; ce serait à l’occasion de ces événements qu’elle aurait reçu les titres de Pia V index qu’elle porte sur les monuments depuis

• l’année 191 ou 195 8. Pendant le règne de Septime Sévère, en même temps qu’elle élevait à Lambèse et dans le reste de l’Afrique ces grandes constructions d’utilité publique dont les restes subsistent encore aujourd’hui, elle envoyait un détachement pour l’expédition mésopotamique 9 . En 216, un autre détachement prenait part à la guerre deCaracalla contre les Parthes10 et se déclarait en faveur d’Ehigabal vainqueur de Macrin n. La révolution qui mit l’empereur Gordien à la tète de l’État fut faite en dehors de la légion, mais elle ne se soumit point au nouvel état de choses, et se déclara pour Maximin, rival heureux de Gordien. Celui-ci ayant été définitivement écarté et remplacé par Gordien III, la légion paya chèrement sa conduite : elle fut licenciée et son nom fut martelé sur tous les monuments où il était gravé 12. Les soldats furent versés sans doute dans des légions de Germanie 13; ils auraient été du nombre des troupes rassemblées en ltétie par Yalérien * , pour exciter leur zèle, celui-ci leur aurait promis de les rendre àleur ancien campementsi elle le débarrassait de [son rival Emilien. La mort de ce dernier, survenue à la fin [ del année 253, entraîna la reconstitution de la légion : dès afin d octobre, elle reprenait possession du camp de Lam- . est cl de ses dépendances15; elle reprit aussi ses anciens Biirnoms, ce qui la fait appeler sur une inscription16 :

e°l° 111 AuO- iterum Pin , iterum Vindex. Elle y ttV/n °n ne Sa^‘ a 9üe^e époque, ceux de Construis'1 Et 6 r ' L ' 11111 * ’ on D’ouve ceux de Pia Fidelis employés 1 r '! *. ' Dioclétien10. La dernière trace de sa présence ï C * Aiuès se trouve sur deux bases honorifiques

■ 1 Tac. Bist. III, 4n „

(exlrai I, Jcs ’ “ tonar. Ann. XI, 10. — 3 Bull. arch. du Comité

n0V- 189°- »)• - 4 C. i. I. VIII, „0 l8242;

inédits de ce discours (Tl // *' °U & Ll°UVl5 récemmeut do nombreux fragments

nov- et déc. 18091 -1 v, r ■ arcb‘ d u Comité-, extr. des procès-verbaux, juillet,

f19; * Arch. ep'inr. Lûh Ll'"' "1 ^ '' ^ FicgeI’ °P' dt |K 17' “ 6 Ibidh P- 709; I( Caenat n ■ ’ P’ 8i’ u° 28‘ — 7 Schiller, Boni. Kaisergesch.

*>•* r-m-, 7'c-‘- <• ™. om - *

P "R- Gagnai, Armée d' ’ ’ P‘ 38 et Suiv' “ 10 C' 1 1 VIU> 25e4- Mommsen, C. / yiii ^ 'Que, P- — 12Henzen, Annali, 1800, p. 58 et s.;

P- i74 et s. ; ’ P' 7°’ üonior, Archives des Missions, ir" série, t. II,

Victor. pe çaes ^ ((; Cl1- P- Ififiels. — 13 Mommsen, Ibid. p. 21. — U Aurel.

" 11 «Ad. 10474 Y ,» , ’• 1 VU1’ 2482> i807-- - 16 Ibid. 2482; cf. 17970. o°39. — 19£, ; __ ,!SCÎ ' édites extr. des papiers de Léon Renier,

Cl U- VIII,p..21.'R ’ 2577- ~20Xot. dign. Oc. VII, 151. — 21 Mommsen,

~2',Lc camP provisoire T n ~ ™ Ibid ' P' 499' ~ 23 P- «00.

aPPellc vulgairemen, , ° 8 ébftblil tout d abord paraît bien être celui que l'on

P es auxiliaires; cf. Wilmanns, É tu.de sur Lambèse,

élevées en l’honneur de l’empereur Maximien et du César Constance. Elle était cependant encore en Afrique où la Notice des Dignités20 mentionne les Tertioaugustani parmi les légions comitatenses aux ordres du comte d’Afrique.

Son camp était au Ier siècle à Theveste21 (Tébessa). Elle abandonna ce point vers l’époque des Flaviens ou peut-être seulement sous Trajan 22, pour se porter plus à l’ouest du côté de Khenchela23. Vers 123, elle s’établit à l’extrémité occidentale de l’Aurès, à Lambèse 24, où elle a laissé des traces d’un camp monumental extrêmement riche en antiquités de toutes sortes 25 (plus haut, fig. 4408).

Elle envoyait naturellement des détachements dans tous les endroits où des légionnaires étaient nécessaires pour les besoins du service26 ou la défense du pays27.

Legio III Cyrenaïca28. — Appartenait sans doute à l’armée de Lépide et fut ensuite comprise dans la réorganisation des légions d’Auguste29. Son nom viendrait de ce qu’elle aurait campé quelque temps en Cyrénaïque avant de s’établir en Égypte 30, ce qui eut lieu à l’époque d’Auguste 31. On ne sait pas exactement où était son campa cette première période de son existence. Sous Caligula, elle se fixa à Alexandrie, avec la légion XXIIe32, d’où elle envoyait des détachements sur différents points de la province33. En 63, elle-etit à apaiser le soulèvement des juifs d’Alexandrie 34, puis à aider Corbulon dans sa seconde campagne contre les Parthes 3S. Six ans plus tard, à peine avait-elle prêté à Vespasien le serment de fidélité, qu’elle dut envoyer en Judée, à l’armée de Titus, un détachement de 1000 hommes, sous les ordres de Liternius Fronto et du préfet d’Égypte Ti. Julius Alexander36. Elle se distingua au siège de Jérusalem. Puis elle revint en Égypte. L’année 107/108 marque une date importante dans l’histoire de la légion. En 106, A. Cornélius Palma avait soumis les districts de Bostra et de Petra en Arabie ; il fallait organiser l'occupation de la nouvelle province : on y envoya la légion IIIe Cyrenaïca. Cette organisation est assurément postérieure à l'année 107 ou tout au plus contemporaine de la fin de cette année ; car le 4 août 107 la légion IIIe était encore à Alexandrie37. Bostra lui fut assignée comme lieu de campement38. Peu après (114-115), elle envoya un détachement pour combattre le soulèvement des Juifs qui venait d’éclater39. Cette opération militaire achevée, il semble qu’elle ail reçu mission d’aller avec la IIe Trajana jusqu’en Mésopotamie pour quelque expédition40. Elle dut fournir d’autres détachements encore : en 132, quand les Juifs se révoltèrent de nouveau sous Hadrien41, peutêtre sous Antonin le Pieux, lors du grand soulèvement des Maures 42, vraisemblablement aussi, au moment de la

p. fl et suiv. On vient d'y faire des fouilles qui semblent confirmer cette identification (Bail. arch. du Comité, extr. des procès-verbaux, nov. 1899, p. in).

— 25 Wilmanns, Étude sur Lambèse-, R. Cagnat, Armée d'Afrique, p. 519 et s. avec vues et plans. — 28 C. i. I. VIII, 432 2. — 27 Ibid. 3, G, 2465, 2482, 8796,

107 1 7. — 28 Grotefend, Loc. cit. p. 875; Pfitzner, Op. cit. p. 227; Stille, Op. cit. p. 30 ; P. Meyer, Die Aegyptische legio XX LL, und die legio III Cyrenaica dans les Neue Jahrbücher für Philologie, 1897, p. 577 et suiv.' cf. Bas Heeru-e-

sen der Ptolemaeer und Rômer in Aegyptien, 1900, p. 158 et s. 29 Mommsen,

Res nestae, p. 48 et 74. — 30 Ibid. p. 170 et 171. — 31 C i l III 6627- X lf.8'1

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