C. i. r. *«- -» c. i. '■ III. XV, M. .c
18, etc. — 33 C. i. I. III, 33, 34, 13580; C. i. gr. 4713 d, 4843. — 34 Joseph. Bel. Jud. Il, 18. — 33 Tac. Ann. XV, 26. — 38 Joseph. Bel. Jud. IV, 10; V, 1 ; VI, 4 Tac. Bist. V, 1 ; Eph. epigr. I, p. 84 et suiv. ; V, p. 577 ; Wiener Studien, 1892, p. 26 2. — 37 Berlin. Griech. Urkunden, 140. — 38 Plolem. V, 17, 7; cf. Meyer', Op. cit. p. 587 ; Corp. inscr. lat. III, p. 17. — 39 Ann. épigr. 1895, 25. — 40 c\ i. I. XIII, 1802. — 41 Ibid. X, 3733 ; XIV, 3610. — 42 C. i. I. VIII, 5678; cf. mon Armée d'Afrique, p. 104.
LEG
îiuerre des Marcomans •*. Lors de la lutte entre Septime Sévère et ses compétiteurs, la légion se déclara, comme toutes les légions d’Orient, contre le premier 2. Sous Caracalla, elle prit part à l’expédition de l’empereur contre les Partl.es 3. La Notice nous la montre toujours campée à Bostra l.
Ln papyrus du Favoum, daté de la troisième année du règne de Néron, donne à la légion IIP le surnom de Claudia '-'.
Legio III Gallica. Insigne : Taureau6. — C’est une légion d’Antoine, avec qui elle combattit contre les Parthes ' . Il est probable qu’elle reçut dès cette époque la S\rie comme lieu de garnison. On ignore entièrement son histoire jusqu’en 58 où elle fut appelée à servir sous les ordres de Corbulon dans sa campagne contre les Arméniens. Elle prit part à la conquête d’Artaxata et de Tigranocerle 8 et aux autres coups de force qui obligèrent Tiridate à demander la paix 9. Sous le règne de Néron, elle passa en Mésie, son dépôt restant pourtant Peut-être en Syrie10, où elle trouva bientôt l’occasion de se distinguer contre les Roxolans u. La guerre civile ayant éclaté, elle se déclara pour Othon et marcha à son secours; elle ne rejoignit néanmoins ses troupes à Aquilée qu’après la bataille de Bédriac 12. Malgré la défaite de leur empereur favori, ses soldats ne purent se résoudre à se soumettre à Vitellius 13. Aussi, à la première nouvelle de l’avènement de Vespasien, salué empereur par les légions d’Orient, ils l’acclamèrent et se déclarèrent nettement contre son compétiteur, entraînant avec eux toutes les troupes de Mésie11'. Sous la conduite de son légat Dillius Aponianus, la légion entra en campagne 1 ’ ; à Crémone, elle occupait l’aile droite et eut une Part importante à la victoire 10. L’un de ses soldats, C. Volusius, pénétra le premier dans la ville n. Après la victoire et la mort de Vitellius, elle fut envoyée à Capoue, où elle prit ses quartiers d’hiver18 (déc. 69). Mucien, jaloux du pouvoir et de l’influence d’Arrius Varus, auquel la légion était particulièrement attachée, la renvoya en Syrie au début de 1 an /O 19. Elle y était au temps où Pline le Jeune la commandait en qualité de tribun20. On croit que sous Hadrien elle s’établit en Phénicie ; on l’y trouve fixée sous Marc Aurèle21; elle y séjourna dans la suite 22.
Sous Elagabal, son légat, Verus ou Severus, eut la prétention de se faire reconnaître empereur, et entraîna les soldats dans sa révolte; il échoua et fut mis à mort 23. Quant à la légion, elle lut rayée des cadres légionnaires et son nom martelé sur les monuments21. Une partie de ses effectifs fut alors dépaysée et versée dans la légion IIIe Auguste d’Afrique 2S. Elle fut réhabilitée quelques années plus tard. On la rencontre sous Aurélien, engagée dans la guerre contre Zénobie26, et pillant le temple du Soleil lors de la prise de Palmyre 27. Il semble qu’à
l’époque de Licinius elle ait envoyé en Es'vnt* „
lation qui opérait avec un détachement de L i • ex ' Ulyrica 2». Qe la légion I
La Notice des Dignités lui assigne comme lieu d peinent la localité de Danaba, entre Damas et p.,|,' ^ Sur une inscription d’Espagne, elle porte le sur nlT/ Félix ". D’après une trouvaille assez récente SOn 'n aurait figuré sur les monnaies de Victoria 31 Legio III Italica. Insigne: Cigogne 32
nom
Qj*i' '
Marc Aurèle, à l’occasion de la guerre contre les M ^ mans, entre 166 et 170 33. Elle porta d’abord le n0mî /// Concordia , comme la légion II Italica sWi,î Il P ui 34 . Elle formait la garnison de la Rétie • son ni'" était à Reginum 3S, d’où elle envoyait des détachement! sur la frontière du Danube36.
On sait fort peu de chose sur son histoire ; une inscription nous la montre revenant d’une expédition contre les Bures37 ; mais on ne connaît ni le motif ni la date de cette campagne. A l’époque de la Notice, elle était divisée en un certain nombre de parties sous des préfets. Le dépôt de Reginum avait été transporté à Vallatum (Manchingj38 • les autres parties étaient cantonnées à Submuntorium 30, entre Vimania et Cassiliacum, à Cambidunum (Kempten) 40, à Fœtus 41 et à Terioli (Tirol) 42.
Son nom figure sur les monnaies de Septime Sévère 41 et de Gallien 44.
Legio III Parthica 4S. — Créée par Septime Sévère en même temps que les deux légions de même surnom (,lr et IL) et établie en Mésopotamie46. Son nom se trouve sur des monnaies de Sidon, sous Elagabal47, et sur des monnaies de Rhesaenae, sous Sévère Alexandre et sous Trajan Dèce48. On ne sait rien de particulier à son sujet.
Suivant une conjecture de M. O. Seeck, elle aurait été campée, au temps delà Notice, à Apadna en OsrhoèneL
Legio IIII Flavia 50 . Insigne : Lion. - — Elle remplaça la légion IV Macedonica licenciée par Vespasien, et reçut pour garnison la Mésie Supérieure81. Quelques-uns ont pensé, à cause du nombre d’inscriptions relatives a cette légion découvertes en Pannonie, qu’elle avait d’abord été envoyée dans cette province 82. Elle parait avoir pris part à la guerre de Domitien contre les Sarmatesf, peut-être à l’expédition de ce prince contre les Races " et à celle de Marc Aurèle contre les Germains38. On sait fort peu de chose de son histoire. On a trouvé des inscriptions qui la mentionnent et des tuiles marquées de son nom dans toute l’étendue de la Mésie, surtout a Viminacium86 et à Singidunum 87, même en Dacie • I Maison ne saurait indiquer exactement où était son camp’
Il estpossible qu’il ait été à Singidunum. Un détachenn id de la légion accompagna l’empereur Dioclétien en l 0 dans son expédition en Égypte89.
* C. i. I. III, 2038. 2003; cf. Meyer, Op. cil. p. 589. — 2 Vit. Severi, 9 et 12. -- 3 c. i. yr. 4610, 4G51 . — 4 Mot. Dign. Or. XXXVII, 21. — t Bull. de Vlnst. égyptien, 1896, p. 123. — C Grotefend, Loc. cit. p. 876; Pfilzncr, Op. cit. p. 228' Slillc, Op. cit. p. 32. - 7 Tac. Hist. III, 24. - 8 Id. Ann. XIII, 38, 40; XIV, 40.’
— 9 Ibid. XV, 26 et suiv.; C. i. LUI, 6741, 6742, - 10 Tac. Hist. 11,74; Suet. Vesp. 6. U Tac. Hist. 1, 79; III, 24. — 12 Ibid. 11,46.— 13 Ibid. II, 74, 85 — 14 Ibid. II, 85, 90 ; Joseph. Bel. Jud. IV, 11 ; Suet. Vesp. 6.— 13 Tac. Hist. I, 10. — 16 Ibid.
III, 21, 25 ; Dio, LXV, 14. — 17 Tac. Hist. III, 27 et suiv. — 18 Ibid. IV, 3. 19 Tac.
Hist. IV, 39, — 20piin. Epist. I, 10; III, il; VII, 16,31; VIII, 14.— 21 C.i.gr. 4544
— 22 Ibid. 4348, 4571 ; Dio, LV, 23. — 23 Dio, LXXIX, 7. — 24 C. i. I. III, 186 et 206.
' "G' *'■ G 2904, 3049, 3113, 3157, 4310 ; cf. Henzen, Bullett. 1865, p 58
— 26 Zosim. I, 52. - 27 Vit. Aurel. 31.- 28 Ann. épigr. 1894, 163- 1900 n» 29. - 29 Mot. Dign. Or. XXXII, 31. - 30 C. i. I. II, 2103 ; ci. Vit. Aurel’.U, 31 ’ Vit. Probi, 5 (s’il est bien question de cette légion dans le passage). — 31 Bull.de
Antiquaires, 1889, p. 271 ; Rev. num. 1889, p. 514 et suiv. — 32 Grotefend, p. 877; F. Olilensclilager, Die rom. Truppen im Bechtsrheinischen Bayeunchen, 1884, p. 29 et s. — 33 Dio, LV, 24. — 34 C. i. I. III, 1980; cf. le comme"
— 33 Ibid. p. 730; Limesblatt. 1899, p. 883. — 36 Ibid. n° 6000; Ann-épiy’- ^ 195.— 37 Ibid. 5937. — 38 Mot. Dign. Oc. XXXV, 17. —39 Ibid- *8- "
— 41 Ibid. 21. — 42 Ibid. 22. — 43 Cohen, Mon. imp. IV, p. 31, -6- ^
— 44 Ibid. V, p. 389, 487 et suiv. — 45 Grotefend, Loc. cit. p. 8//.— ^
24. — 47 Eckhel, Doct. num. III, p. 371; VIII, p. 489. — w ^bid. 1
— 49 Mot. Dign. Or. XXXV, 25. — 50 Grotefend, Loc. cit. p. 878 ; Borglp'j ^ IV, p. 207; Pfitzner, Op. cit. p. 234. - 51 Dio, LV, 24. — 52 Grotefcn^ # cit.; Borghesi, Loc. cit. — 53 Wilmanns, 1589. — 54 Muratori , P- ^
— 55 c. i. I. VIII, 2582 , 2745. — 56 Ibid. III, p. 264 et 1471 ; cf. surtou n ^
— 57 Ibid. p. 265 et 1454. — 58 Ibid. p. 1019 ad no 1631. — 63 Grcil Oxyrinch. papyr. I, 43.
LEG
|FHe portait le surnom de Félix , qu’on rencontre déjà ur une inscription du règne de Trajan 1 I A l’époque gingidunum
de la Notice , elle occupait certainement
Son nom figure sur les monnaies de
Septime Severe
3 de Gallien4, de Victorin s et de
S Carausius . . .
Legio IIII Macedonica 7. Insigne: Taureau, Caprt-
■orne Légion formée sans doute par M. Brutus en
■ Macédoine, d’où lui vint son surnom de Macedonica 8. Elle prit part à la bataille de Philippes. Auguste, après la
V réorganisation de l’armée, l’envoya en Espagne, où elle a ■laissé quelques traces de sa présence 9 Son camp devait I être quelque part dans les environs de Burgos 10. C’est de l]à qu’elle fut envoyée en Maurétanie pour procéder à l’occupation du pays à la mort de Ptolémée11. Peu après, I sous Claude, les légions de Germanie ayant été affaiblies
■ pour alimenter le corps d’expédition de Bretagne, la légion passa sur les bords du Rhin et s’établit à Mayence ; on l’y retrouve sous Galba 12. Elle fit quelque difficulté à
* se déclarer pour cet empereur13; et bientôt, sa soumisr sion n’étant qu’apparente, elle se révolta contre lui et arracha ses images des enseignes u. Vitellius reconnu 1B, la moitié de la légion partit avec Cécina pour l’Italie 16. On ne sait si elle prit part à la bataille de Bédriac, mais elle assista assurément à celle de Crémone17, où elle fut défaite. Elle laissa ses bagages sur le champ de bataille : on a retrouvé les ferrures d’une des caisses militaires qu’elle abandonna dans le désastre18. L’autre moitié, restée en Germanie, quitta Mayence avec Hordeonius Flaccus pour marcher contre Civilis19. Son histoire se confond dès lors avec celle de la légion I Germanica qui a été racontée plus haut; comme elle, elle reconnut 1 empire gaulois, puis rentra dans le devoir, et participa aux dernières opérations conduites par Petilius Cerialis 20.
I ^espasien, lors de la réorganisation de l’armée, la raya des cadres légionnaires.
Legio IIII Scythica21. — On ignore où Auguste plaça I a égion I\ Scythique ; quelques-uns ont avancé qu’elle ■campait en Syrie, mais sans preuves 22. On peut seulement dire qu’en l’année 33-34 elle était établie en Mésie I avec la. \ Macédonique 23, détail qui est confirmé par une mscription athénienne 24. En 62, elle était fixée en Syrie :
■ e aisaü partie des troupes que Paetus emmena contre
, 11 ' ,,n sai^ combien cette expédition fut mal-
rai'iu'i ^ ^atlre en retraite et la légion fut
iîtiphnf 2? S‘Vlie l3^06 clue parum habilis praelio & \L°rSdela^0lte des Juifs, en 67, on lui oui in! f°Urnir un détachement de 2000 hommes,
•part qGÏa reC le s°uverneur de Syrie Cestius et prit. Ce nniiv ")nteuse retraite à laquelle il fut contraint28.
< Cltc n était pas fait pour relever sa réputa-
I*. 1 Wi|manns, 1580
P. 3], %i , Dyn- IV> Or. XLI, 30. - 3 Coben, Mon.
et Vl‘ Fidelis) s t, p- 390' 499 et suiv- (Vi et VII Pia, VI
sui'^ (Ph Fiddü) '?1! P' 751- eo- - 6 Ibid. VII, p. 16, 141
Pfitzner ni Gl'°tcfend’ Loc- cit. p. 878 ; Borghesi, Loc.
*s °es‘ae, p. 69, note 4 nV ^ Stlll°’ °P ’ cit' p’ 42’ ~ 8 Mommsen,
l **«- 11 Inù eolf L '■ 1 1681 : m> 399 ■’ X‘b «66. - 10 Ibid.
’’ - « Ibid I 5 mon Armée d’Afrique, p. 26. - U Tac.
~ 6 Cf. Stille, Op. J Ibld ' 55 ^ Plut- Galb. 22. IB Tac. ffist. I, 67.
ct ’. p- 20fl; Pev. arch 1888 «p ” TaC' HlSt' I!I’ 2“’ ~~ 18 Notizie de scavi,
l l,IV;~21 Grotefend J ^ P' *9' ~ 19 Tac' ***. IV, 24. 20 Ibid. 70 ~23C. i. j,,’ ’ ' P' 879 ; stille, Op.cit. p. 47. - 22 Grotefend,
T’ v'v~'n"', ■' aH‘ ÜI’ C3° ("ET *' h SW*b
• XV’ 11 cl BUV. - 27 Ibid. 17. -28 Joseph. Bel.
tion ; néanmoins, elle fut appelée par Trajan à marcher avec lui contre les Parthes29. Lorsque les Juifs se soulevèrent de nouveau à l’époque d’Hadrien, elle nequitta pas le pays; son légat fut chargé de l’administration de la province pendant l’absence du gouverneur Publicius Marcellus30. Sous Marc Aurèle, elle avait pour légat le futur empereur Septime Sévère31. Sous le règne d’Elagabal, un autre de ses légats, Gellius Maximus, se révolta contre le prince32 ; mais son entreprise échoua et il fut mis à mort ; les noms de la légion n’ayant pas été martelés à la suite de cette aventure, comme il arriva pour la III Gallica dans un cas analogue, il est probable qu’elle ne prit pas une part active à la tentative de son chef. On ne sait rien de plus sur son histoire. Dion nous apprend que de son temps son camp était en Syrie, mais il ne nous indique pas l’emplacement exact33. A l’époque delà Notice, il était établi à Oresa34.
Legio V Alandae 3S. — Formée par César, pendant la guerre des Gaules, de Transalpins auxquels il donna ensuite le droit de cité romaine 36. Elle se distingua dans la guerre d’Afrique, et en particulier contre les éléphants de Juba, ce qui lui fit accorder par César l’autorisation de surmonter ses enseignes d’un éléphant 37. Elle prit aussi part à la bataille de Munda38. La guerre finie, César l’envoya avec cinq autres légions en Macédoine pour y attendre qu’il les emmenât contre les Parthes39. Elle passa ensuite à Antoine dont elle embrassa chaleureusement la cause40. Depuis la bataille de Mutina jusqu’à l’époque d’Auguste, elle campait en Espagne41 ; ce prince l’envoya en Germanie, où en 738 = 16 elle perdit son aigle dans une expédition contre les Germains 42. A la mort de ce prince, elle campait à Vetera43 ; elle fut une des premières à se révolter. Ce soulèvement calmé, Germanicus l’emmena contre les Germains u. Elle prit part aussi aux autres expéditions de Germanicus el à celle que L. Apronius dirigea en 28 contre les Frisons : sa conduite y fut remarquable45. A la mort de Néron, elle reconnut Galba, mais à contre-cœur 46, et bientôt après Vitellius. Elle partit aussitôt avec son légat Fabius Valens pour l’Italie47, traversa la Gaule au milieu d’incidents de toute nature 48 et finit par rejoindre l’armée de Caecina 49. Elle combattit à Bédriac, puis vint à Rome 50. Elle prit part à la bataille de Crémone51.
Une partie de la légion, le dépôt, était restée en Ger manie, à Vetera. Là, les soldats furent assiégés par Civilis et obligés de se rendre; on leur imposa comme condition de reconnaître l’empire gaulois, ce qu’ils firent. Ils purent, à ce prix, sortir du camp. Mais à peine étaient-ils à cinq milles que les Germains, qui leur servaient d’escorte, se jetèrent sur eux et les menacèrent 62. On ne sait pas ce que devint ensuite lalégion. Les uns veulent qu’elle ait été rayée par Vespasien des cadres de l’armée ; d’autres
Jud. II, 18. - 20 c. i. I. III, 1033G. — 30 C. i. gr. 4033, 4034. — 31 Vit. Severi , 3
— 32 Dio, LXXIX, 7. — 33 Dio. LV, 23. — 31 JVot. Dign. Or. XXXIII, 23.
— 35 Grotefend, Loc. cil. p. 880; Borghesi, Loc. cit. p. 216; Pfitzner, Op. cit. p. 235 ; Miller, Op. cit. p. 50. — 36 guet. Caes. 24. — 37 Bel. Afr. I. 47, 60, 80 84; App. Bel. civ. II, 96. — 38 Bel. hisp. 30. — 39 Cic. Ad Att. XIV, ,5 ; Àpp Bel. civ. III, 8, 24. — 40 Cic. Phil. V, 19; XIII, 2; Ad fain. X, 33 et 34.
— 41 Hübner, C. i. I. II, Suppl, p. LXXXVIII. — 42 Vell. II, 97. — 43 Ann. I, 31, 44. — 'A Ibid. 64. — 4b [üd. 73; cf. l’inscription de Novellius Torqualus (C. i. I. XIV, 3602). Dans une inscription du temps de Claude (Ibid. IX, 3380), il est question d’un tribun de la légion qui a reçu des dons militaires, on ignore à quelle occasion. — 46 Tac. Hist. I, 55 et s. — 47 Ibid. 61 ct s. — 48 Ibid. 64 et s. :
II, 28 et 29. — 49 Ibid. 30, 17. — 50 Stille, Op. cit. p. 54. B1 Ibid. III, 22.
— 52 Ibid. IV, 60 et s.
LEG
qu elle ait. disparu a la suite d’une grosse défaite soit en ST dans la guerre contre les Daces', soit en 92 dans l’expédition contre les Sarmates2.
Ce serait cette légion qu’on trouverait désignée sur des inscriptions du début de l’Empire sous le nom de leqio V G a II ica 3. J
Legio V Macedonica* Insigne: Taureau. Pro¬
bablement formée par Brutus ; elle aurait pris part à la bataille de Philippes, d’où elle tirerait son surnom, comme les autres légions Macédoniens 5. Auguste l’envoya en Mésie: en 33-34 elle traçait une route stratégique dans le pays avec la IVe Scythique 6. Dix ans plus tard, elle prenait part aux opérations qui se terminèrent par la réduction de la 1 lirace en province romaine1. Elle resta en Europe jusqu’en 62: à cette époque, elle partit en Syrie et fut placée sous les ordres de Caesennius Paetus, gouverneur d Arménie 8 ; elle reçut pour garnison le l’ont 9- Peu après commençait la guerre contre les Juifs ; la légion fut envoyée à Alexandrie, et Titus reçut de Vespasien l’ordre de l’amener sur le terrain de la lutte en même temps que la X" légion »«. Elle attaqua successivement les villes de Gadara, de Jotapata, de Taricheae, de Gamala, et pendant trois ans tint la campagne, luttant sans répit avec les Juifs ”, jusqu’au jour où, en 69, elle \ int avec les autres troupes de l’armée romaine mettre le siège devant Jérusalem12, fîlle y joua un rôle important : c’est elle qui s’empara de la tour Antonia, et assura par la la prise de la ville13. Nous avons gardé l’épitaphe d’un de ses centurions, qui reçut à l'occasion de ce succès des décorations militaires1'. A la suite de la victoire, elle suivit Titus en Égypte 13 et jusque sur l’Euphrate 16, non sans laisser peut-être un détachement dans son ancien camp d’Emmaüs 17 . De là elle revint en Mésie. Nous la retrouvons dans la suite engagée contre les Daces, sous Domitien18, puis de nouveau sous Trajan 19 ; contre les Parthes, à l’époque de L. Verus, et pendant l’expédition que commandait M. Statius Priscus 20 ; enfin contre les Marcomans sous Marc Aurèle 21.
D’Hadrien à Marc Aurèle, le camp de la V° Macédonique était à Troesmis22. On y a trouvé des traces du séjour de la légion à cette époque, inscriptions 23 ou briques estampillées2*. C’est ce que nous indique le laterculus legionum du Musée du Vatican23. Quand Septime Sévère voulut augmenter les garnisons de la Dacie, elle fut transportée à Torda (Potaissa), où elle demeura pendant une partie du iiic siècle26. Lors de l’abandon de la province par Aurélien, elle revint en Mésie Inférieure. L’Itinéraire d’Antonin place son camp à Oescus27, ce qui est confirmé par l’épigraphie28. Au temps de la Notice, une
l Grolefend, Loc. cit . ; Schilling, Op. cil. p. 24; cf. Sud. Domit. G ; Eulrop. VII, ta. — a Trommsdorf, Op. cit. p. 82 et suiv. — 3 C. i. I. III, 294; cf. Wilmanns, 1431 ; Sittlington Sterret, The Wolfe expédition, I, p. 275, no 393. — 4 Grolefend Op. cit. p. 881; Boi'ghesi, Loc. cit. p. 210; Stille, Op. cit. p. 57; Hübner, dans le Bullett. 1862, p. 185 et suiv. On a parfois confondu les débuts de la légion V Macedonica avec ceux de la légion V Alaudae, par exemple Borghesi, Loc. cit.
— B Mommsen, B es r/estae, p. G9, note 4. — 6 C: i. I. III, 1698. 7 Ibid.
Il, 3272. — 8 Tac. Ann. XV, G ; cf. Annali, 1859, p. 5 et s. — 9 Ibid. 9 et 2G.
— 10 Joseph. Bel. Jud. III, 1 et suiv. Nous avons une inscription de Pales lino où elle est mentionnée avec la XI Claudia {Ann. épiyr. 1890, 53). — il Ibid. III, 7 et s.; IV, 1 et s.; V, 1. — 12 Ibid. V, 2. — 13 Ibid. V, 11; VI, 1. — 14(7. i. I. VI, 3580.
— 15 Joseph. Bel. Jud. VII, 1. — IG Ibid. VII, 3 et suiv. — 17 Mommsen, Eph. epigr. V, p. 620. — 18 C. i. I. XII, 3617 ; cf. le commentaire, Ann. épiyr. 1892, 106.
A la fin du règne de ce prince, elle eut pour tribun le futur empereur Hadrien ( Vit. /lad. 2; C. i. I. III, 55). — 19 C. i. I. III, 1443; X, 6321 ; Arch. epiyr. Mitth. 1884, p. 219. — 20 C. i. I. III, 6189, 7505. — 21 J/,. 6189. — 22 Ib. JH, p. 999.
— 23 Ib. n°s 6166, 6168, 6169, 6178. — 24 lb. 6240. — 25 Ib. VI, 3492; cf. IX, 5363 (leg V Mac. in Moesia). — 26Dio, LV, 23 ; C. i. I. p. 161 ; Ibid. n«! 875,905, etc.
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