C. JüLLIAN
LIMOURGOI. — Surnom de la plèbe, misérable et presque privée de droits politiques, à Tarse, sous l’Empire 1 .
Ch. Lécrivain.
LIMUS. — L’adjectif limus , qui signifie transversal ou oblique, est devenu chez les Romains le nom d’une sorte de cinctus ou jupon couvrant le bas du à partir delà ceinture et pouvant descendre jus-
^■14 ol suié. , Samwer, Die Grenzpolizei des rom. Deicbs {Ibid. V, p. 311 et KO; Uubner, Jtômiscl te Herrschaft in Westeuropa, Berlin, 1890, in-8«, p. 39 ' I"',m I Angleterre), p. 71 cl suiv. (pour lu Germanie et la Rélie) ; IJ. Bonn.
U™ (1878), p. 17 et suiv. ; LXXX, 1885, p. 23 et suiv. ; LXXXV1U * Jsj ' lls“v-: Arcliüologisclier Anzeiger, 1892, p. 1 et suiv.; J. Jung, H. * ' ' ^'0!l"lphie, p. 124 ct suiv. (pour la Bretague) ; p. 135 (pour la Do- [i nes bllu 1/ 'a Ilacio^ ; P- 100 cl su'v- (pour la Rétie et la Germanie);
jioj \WKwi\n.1 ylu"!ien d er Streckenkommissare der Beicltslitnes Kommis- P93i p»6& ct s wn'10'1 deT arch' lnsL ( Arch ■ Anzeiger), 1892, p. 147 et s. ; '*4 1899, n 77 1| . *1, 1,1 c* s' ’ 18BS, P- 190 et s. ; 1890, p. 174 et s. ; 1898, p. 1
0. v. Sarwev ot F H ' ""'P' ,a cl s- (articles de MM. Fabricius, Ueltner, v. Sarwey); l*U'J(en cours Je ml r "Cr’ 0^,er!/ermaiiisch-râtische Limes, Heidelberg, 1894fa/ipi, 1878, p i7 (.j 'P'011) > aiilj ner, Derrôm. Grenzwallin Deutschland {Donner
1,1 Hodgkin, The J'f'ii'i ' ^ ^ S"iv' ’ ,87B> P- i3 et suiv. i 1885, p. 23 et suiv.) ; Pd'pmtan empire /» / ' 111 u^en’ an cssaî/ towards a description o[ the barrier of Coliauscn. /)e), ,f' “ !^‘C ^)anube and the Ithone, Newcastle ouTync, 1882 ; von
Gren-vw'il"-U'~Wa^ ^eu^se^and, Wiesbaden, 1884; H. Haupt, 1885) ; J.-L.-G Mn " ^euls^an^ nach den neueren Forscliungcn (Würz- I Witoni, ijgjj, a "ah ^ Hong the Teufelsmauer and Pfahlgraben E P' Herzog, Kriu 1 ! rôoiischc Grensmark in Bayern (München,
pjoQ ” nia kungen zu der Chronologie des Limes {Donner
P- 19, ,t ^ suiv.); Hübner, dans le Corp. inscr. lat. Il, p. 99 et s. ;
1 . l:ngiami I n, 1 '"""n " alb a description of the mural barrier of 0; c- Schuchhardi " iSlj7, m 4° ’ Der Eômischc Limes in Oesterrcich,
tjl’ NiUhcU - ’ D,e r6m- Gren„„x, 7, n-a-...»—
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IX, p ^ iôm, Grenswtille in der Dobrudgea {Arch. (Mém dcs , Suivâ ’ Michel, Travaux de défense dans
' ««m fehôrés-, de Franee • XXV’ P- 2i5)’> K- forma,
’ “Uapesl, 1880; G. Tcglas, Ungarische Bévue,
(|u’aux pieds1, quand il n’était pas relevé à dessein par celui qui le portait (succinctus) 2 . Le motif qui lui a fait donner ce nom est indiqué par plusieurs auteurs: c est que la bande de pourpre qui bordait la pièce d’étoffe se présentait dans le sens transversal et non pas dans le sens longitudinal comme les bandes de la tunique pur exemple [clavus] 3.
Le limus était le vêtement des esclaves publics [servi publici] dans l’exercice de leurs fonctions* ; on les trouve même désignés dans les inscriptions par le nom de limocincti 5 ou publici a cincto litno 6 .
Il est difficile de distinguer cette pièce caractéristique des autres parties du costume dans la plupart des monuments ; elle n’est clairement visible que dans les représentations de sacrifices, où les servants portent le limus pour tout vêtement. Dans une peinture d’un célèbre manuscrit de Virgile de la bibliothèque du Vatican \ la bande de pourpre se détache nettement sur le fond (fig. 4495); dans les sculptures, à défaut de couleur, elle est quelquefois marquée par des traits gravés en creux ou un dessin en relief, auquel peut s ajouler un ornement, le plus souvent une frange 8. E. Saglio.
LÜXARIUS [linum].
LINEA. — Fil de lin [linum] et, par extension, fil ou corde même d’une autre matière1 ; ligne tracée sur une matière quelconque ; ligne de démarcation.
I. Corde (g/oîvoç2, cxxOg-r,3), àl’ usage principalement des charpentiers et des maçons; elle leur servait à tracer une ligne droite sur le bois ou sur la pierre * ; pour cela, elle était souvent frottée de rouge, de blanc ou de noir . d où les noms qui lui étaient donnés de gtÀxet&v et de Xsuxtj
OTO.0 gT)3 .
II. Corde blanchie avec de la craie ou de la chaux, linea alba , appelée aussi calx et creta , qui marquait à la fois le point de départ et le terme de la course des chars dans le cirque [circus, p. 1194, 1195j.