‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 77 sur 275 · JO · texte numérisé non relu

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cupée par Agricola.

Do ces variations dans l’occupation du pays, nous avons comme preuve les restes des deux xcmpaits dits d’Hadrien et d’Antonin le Pieux 2. Le mur d Hadrien (fig. 4492) 3 mesure 110 kilomètres entre 1 embouchure de la Tyne et celle de la Solway, de Newcastle à Carlisle. Il se compose d’un mur avec fossé, protegi contre les attaques à revers par deux retranchements en terre élevés de part et d’autre d’un même fosse. Le mur était large de lm,50 environ et haut, en certains endroits du moins, de près de' 5. Une berme de même largeur le séparait du fossé, large de 11 mètres sur 4 de profondeur. La ligne de défense en terre est tantôt à mille pas, tantôt à dix seulement. Elle est formée d un fossé moins profond que l’autre, gardé à droite et à gauche par ‘leux bourrelets de terre. Le long du mur sont répartis

cas tel la distants en moyenne de 6 kilomètres et de ' mêni(."r aPP*'1u<^s C0|Hre la muraille, quelques-i foriu "s,ml légèrement saillie au dehors; entre (n ava’l élevé d’autres plus petits à un m le Hwl: "n <de^aulre- M- Mommsen 4 considère con:

P1 'finement dit l’espace plan compris entr ‘ v°n Cohausen

The roman w Rev- arch; loc- cit. pl. ix, 3. — 2 11

■ An tiqu. of Lur,i ‘ "[ P- 13; cf. Proccedings of tlie S,

| Ptxi.vm; ’ |S I-’ P* et suiv. — 3 Von Cohausen, Op

"! *■ ~ « The romL ’ *’ pl’. “* 3- ~ 4 WetUL Zeitschrift, XIII, p.

■ >U(TO;,ie ^ m Britain, p. 15. G Ibid. p. 17; cf.

®^scoi n : ’°"nl °f excavations made under the directit

nha™l°<^ Society. - -, Op. cit. pl. ,v 3. - «

savants autrichiens, l’objet de recherches spéciales. Des premières constatations, il résulte 8 que de ce côté n’existait ni rempart en terre, ni mur, ni palissades. Mais le cours du fleuve ou plutôt les passages par où on le franchissait étaient surveillés par toute une suite de fortins et de postes de garde, qui se complétaient l’un l’autre. Ainsi, entre les deux camps fortifiés de Vindobona et de Carnuntum, distants l’un de l’autre de 40 kilomètres, on avait réparti de distance en distance des postes qui en dépendaient.

Au début, il semble qu’on ait laissé en dehors de l’empire le coude du fleuve formé par la Dobrudja et qu’à partir de Rassowa on ait établi là une route fortifiée qui gagnait directement Kustendjé (Tomi) sur la côté. Le tracé de cette partie du limes a été signalé d’abord par MM. J. Michel 9 et Schuchardt10, puis, tout récemment, par M. Tocilesco u, auquel nous empruntons la carte ci-jointe (fig. 1194). Il se composait de trois retranchements à peu près parallèles, un petit rempart de terre, un grand rempart également en terre et enfin un mur de pierres. Le second, qui est sans doute d’une date postérieure à celle où fut tracé le premier et le remplaça12, consiste en une forte levée, large à son sommet de 2 mètres et comprise entre deux fossés profonds. De loin en loin sont aménagées des brèches formant passage : en ces endroits il n’a jamais existé de fossés. Le mur de pierres, haut de 3 mètres, a été élevé à 3 kilomètres au nord : il est précédé, lui aussi, du côté septentrional par un fossé défensif. Mais son tracé n’est pas toujours

Iiôm. Limes in Oesterreich, T, p. 7. — 9 Mêm. des Antiquaires de France , XXV, p. 215 et suiv. — 10 Arcli. epigr. Mittheil. 1885, p. 87 et suiv. il Tocilesco, Fouilles et recherches archéologiques en Roumanie, 1900, P 145 et s. — 12 Schuchhardt, Loc. cit. p. 112 et 113. Tocilesco, Op. cit p i82, en rapporte la construction à l'empereur Trajan, le petit vallum de I erre étant l'œuvre d’un peuple barbare qui l'aurait élevé pour se défendre des Romains.

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parallèle à celui de la levée de terre ; il est des points où il la coupe, d’autres où il s’en éloigne de plusieurs kilomètres. M. Tocilesco le croit édifié par Constantin le Grand. Gn arrière du rempart de terre, des fortins sont disposés de distance en distance, comme en Germanie ou en Bretagne. Depuis Hadrien, ce coude du Danube fut rattaché au système général des frontières de l’empire1.

On ne sait rien ou presque rien du limes asiatique. Outre que la ligne-frontière a souvent- varié de ce côté, on n’a pas encore eu la possibilité d’étudier le pays à loisir. On connaît seulement le nom de quelques-unes des forteresses qui gardaient l’empire de ce côté, soit sur l’Euphrate, soit du côté de l’Arabie %

En Égypte, le limes, cité par certains auteurs 3, passait à Syène, limite de l’Égypte et de l’Éthiopie, point occupé par des forces militaires importantes*1.

Au sud des possessions romaines en AlVi

varié avec les différente

Au début de l’Empire, elle était

... ltn>sezi‘;

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:i l’pro- !

de la frontière a conquête

chée de la côte ; au 11e et au m« siècle elle r arrière. A cette période, elle suivait uneli ' P°rtée fttl Leptis-Magna à Tacape (Gabès) et à T, j°'gnai| (Tclmin) G. A partir de Telmin, la frontière ét pendant quelque temps par les çhotts tunis' iC°UVerie| elle gagnait Negrin, enveloppait l’Aurès t'Tr'M atteignait l’Oued-Djedi au sud-ouest de Biskr 6 SUd' ensuite vers le nord-ouest, traversait les mornsdufj coupait l’Oued-Chaïr à El-Gara, passait du côté de t Saada, remontait vers Aumale qu’elle l-iwcu üu'| pour suivre la ligne Boghar, Tiaret, Frenda, La, noria! Tlemcen et Lalla-Marghnia. On n’a pas retrouvé suri I terrain de traces certaines des fortifications qui dél'enl

daient le limes. Le Code Théodosien parle cependant d’un fossé 7 et certains voyageurs ont relevé les traces d’un mur qu’ils croient avoir appartenu au système défensif de l’Afrique 8.

Après Constantin, le terme de limes continue à être employé dans le même sens. D’après la nouvelle organisation militaire, que nous fait connaître la Notice des Dignités s, les différentes frontières militaires forment des commandements indépendants sous les ordres de ducs et de comtes. C’est ainsi qu’on lit :

Comités limitum :

Italiae

Africae

Tingitaniae

Tractus A rgentoratensis Britanniarum etc.

Duces limitum :

Mauritaniae Caesariensis Tripolitani Pannoniae secundae Valeriae ripensis Pannoniae primae etc.

l Mommsen, ffist. rom. (tr. fr.) IX, p. 289. — 2 Domaszewski, Die

Namen rom. Kastelle am Limes Arabicas dans le Festschrift en I honneur de Kiepcrt, p. 65 et suiv. — 3 Vit a Pescennii, 12. — '• Lumbroso, L’Egillo dei Greci e dei Romani, p. 51 et s. — 5 R. Cagnat, Armée d’Afrique, p. 549 et suiv,; Gsell, L’Algérie dans l'antiquité, p. 27. — 6 lier quod limitem tripolitanum pér Turrem Tamalleni a Tacapis Lepti magna ducit (Ilin. Anton, ed. Fortia, p. 21); cf Toutain, Arotes sur quelques voies romaines de l'Afrique proconsulaire ( Mè -

D’autre part, on y trouve aussi désignées sous le nom! de limes les divisions territoriales d une de ces pi ot ince* militaires qualifiées elles-mêmes de lime :s. Louis coin® mandants portent le titre de praepositi , qui M' ^tl0UJ aussi sur les inscriptions10. La Notice ne n11» le tableau de ces subdivisions que pour l , ^on africaines ; mais là il est entièrement concln.uii.' I trouve pour l’Afrique11, snb dispositione ru /" |

Comitis Africae, celui qui, plus haut, se n0lllllj . p I limitis Africae, le praepositus limitis Tàamaü^. I praepositus limitis Montensis, le pim/ etc. De ] Basensis, le praepositus limitis . Gem\rl^ariensim même le dux provinciae Mauritanien . ' nommé ailleurs dux limitis MaurUan ^ ^utnnaM a sous ses ordres huit praepositi . . Hniitm

tensis , limitis Vidensis, limitis ml Fortensis 12, etc. [limitanei]. B- Cagnat-

1 1 Sdh'11'11

langes de Rome, 1895, p. 201 et

pra[ep\ositus l{imï)t{is) B... — 11 Not’ ^ et suiv- - yejl- 1

p. 63). —7 Cod.Theod. Vil, 15, et suiv. — 9 Not. Vign. Oc. V, 126

cf. R. Cagnat, Armée romaine d'Afrique, P Mommsen, Histoire rorru deutsche Zeitschrift fur Geschichle

no U

Mommsen, Histoire romaine (trad. française), JX, P lJUjV.; Id

undKunst,lV, p-

illid.

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6aitai»sl>bU"^ et les terres qu’ils

les soldais établis à cultivaient.

||TES, LIMITANEAE TERRAE. - On

a le Bas-Empire, 1

r'^ftonUèrcs,

demeure au. ,,

4W”^5r delra défricher; les lég les cuUlVer plirent leurs prés et leurs pacages . ou <TAfrMÇ? .1 x ,a fin de scs campagnes, donnait à IJxandre Sévi V c ^ goklals ies terrains pris sur

umitanei mu

[pelait ainsi) s°llb

fleure îlllX .'l’01' l’usage s’était répandu d’assigner Dès le lenlPs ( Al fLj.pg' déterminées, avec la mission de u,x troupes d*» ,1(SWrher; les légions d’Espagne

ses go

l'ennemi

énéraux et à ses

à charge de service

3 militaire : si leurs héritiers rmcs> 1g sol faisait retour a ais devenir propriété privée et

renonçaient au métier des armes, le sol faisait retour à 1 ne Pmn,llt J',ma , méme cimse dans les mon-

..ivile. Probus fit' la P‘‘PP , r, urie ; ce furent des vétérans qu il y

Tlla'aveck prescription que dès l’âge de dix-huit fc fils virent rejoindre Tannée». Au iv* d an v* siècle, 1rs textes juridiques nous font eonna, re eerles prescriptions relatives à ces terres de frontière et aux soldats qui les cultivaient et les défendaient : elles étaient exemptes de toute charge, tous les revenus en

appartenaient aux soldats, mais nul autre qu’eux ne pouvait les occuper, toute vente de ces terres étail illicite, il n’y avait point de prescription qui pût en légitimer l’aliénation3 [riparienses et veterani].

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