‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines d'après les textes et les monuments (volume 2)Chapitre 82 sur 275 · V. «t Theb. vf.'F11'’ l','0C0P' llist- are · texte numérisé non relu

V. «t Theb. vf.'F11'’ l','0C0P' llist- are

Dioc[ yy’Vi vv' 100 ; lleroc,ot- VII, ïl,ll"~>»Clcm. AI,., n X,VÜ ; Movers- Phoenix. uo,p. »

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21 Cj/rop. VI, 4 , 7’ 5' ~ 22 Po11- V, 20. - S

* ’j cr. Yatos, £* '■ VI, o __

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VI. 4 ci I>- -M. 21 Hcrodol. VII, 03. — 28 Ibid. 89. — 29 Xeno

30 1,1, , nciuuoi. V 11, 03. — 28 Ibid. 89. —

b. d„ ■„ V’ 7’.15' — 31 Herodot. II, 405. — 32 Strab. 1

34 Herodot. Il, 105; cf. Ue

y'#Ph- Deven*t. U, 4; Poil. V) 26;

les filets de pêche et de chasse33. Leur lin, très estimé en Grèce, y était connu sous le nom de Xtvov Sapôovt xdv3".

La Thrace et quelques parties de la Macédoine, spécialement sur les rives du Strymon, cultivaient le lin, et les femmes le filaient pour les besoins de la famille 3a.

La Grèce continentale ne cultivait guère le lin; son sol aride s’y prêtait peu en effet. Mais elle 1 importait, brut ou manufacturé, de Colcliis 36, de l’Asie Mineure et de l’Égypte31. L’Attique, qui n’en produisait pas \ en avait cependant besoin, car il entrait dans le costume ' '. Elle le recevait de l’ile d’Amorgos, et les femmes le travaillaient comme la laine40. Aussi, à Athènes, nous voyons des marchands de lin41. Ajax et les Locriens portaient des cuirasses de lin42. A une époque ancienne, Corinthe fabriquait des couvertures et des vêtements de lin43. Aux environs d’Élis en Acliaïe, croissait, si l’on en croit Dline, un lin d’un grand prix appelé byssinum ''*■ Mais il n est pas certain que ce ne soit pas du coton.

Une petite ile des Sporades, Amorgos, produisait un lin célèbre, que l’on comparait au byssus dont on faisait des vêtements d’une grande finesse Le lin de Carpasia, en Cypre, servait à faire les mèclics des lampes qui brûlaient sur l’Acropole d’Athènes4 ' . L ile de Crète, en même temps que des teintureries48, avait peut-être des lubriques de tissus delin 49 ; en toutcas,leliny était cultivé0 '.

La Sicile exportait des vêtements de lin a 1 usage des femmes61 et nous connaissons un negotians linarius de cette île62. Pausanias mentionne trois cuirasses de lin offertes par Gélon et par les habitants de Syracuse, que l’on conservait à Olympie dans le trésor des Carthaginois53. On en voyait encore dans le temple d’Apollon Grynéen et dans d’autres temples de la Grèce \ Malte aussi livrait au commerce des vêtements de lin 85 dont elle importait la matière première36 qui, pour sa beauté et sa finesse, était très estimée01. Les produits de la Sardaigne, spécialement les filets, rivalisaient avec ceux de Carthage 58.

Les découvertes archéologiques établissent que, aux temps préhistoriques, le lin élait cultivé en Suisse, dans l’Europe centrale et dans l’Europe méridionale "

L’Italie produisait relativement peu de lin, et celui qu’elle récoltait était de qualité généralement médiocre. Mais, après les conquêtes, c’est pour Rome que travaillait tout l’univers. Rome tirait du lin de l’Asie Mineure et de la Syrie, de l’Espagne et surtout de l’Égypte60. Il suffit d’ailleurs de parcourir, dans l’édit de Dioclétien, les chapitres qui concernent les tissus et vêtements de lin 1 pour comprendre combien, de toutes les parties de 1 empire, ces produits affluaient sur le marché de Rome.

nier, De l'écon. pol. des Égyptiens, p. 25. — 38 Herodot, IV, 12 ; cf. II. \\ iskemann, Die antilc. Landwirthschaft , p. 25. — 38 Hcrodol. II, 405. 37 Cf. \\ iske-

maun, l. I. — 33 Xcnopli. Athen. resp. II, 41. — 39 Diog. Laert. VI, 90; Poil. VU, 71. 40 Aristoph. Lysistr. 735 ; Aeschin. Adv. Timacli. XCVII. — 41 Aristopb. Dan. 3G4 ; Equit. 130. — 42 Homer. II. II, 529, 830. — 43 Athen. XII, 525 d , XIII, 582 , d, et comment, ad.l.— 44Plin. Nat. hist. XIX, 4, 2; Pausan. VI, 20,4; Poil. VII, 74. 45 Eustatli. ad. Dion. 525 jSchol. ad Arisloph. Lysistr. 735 ; Ps. Pial. Epist. XIII, 303 A ; Clcm. Alex. Pacd. II, 10; Poil. Vil, 74. — 46 Aristoph. Lysistr. 150 ; Poil. VII, 57 ; Athen. VI, 255; Yales, Textrin. p. 310, s. —47 Pausan. 1,20, 7. — 48 Herodot. IV, 451. — 49 Poil. VII, 77 ; Aristoph. Thesm. 730, cl schol. ad I. ; Claud. Rapt. Proserp. Il, 33; cf. H. Blümner, Die gewerb. Tliaet. p. 97. — 50 Oppian. Cyn. 11, 377. — 51 Pseudo-Plat. XIII, 303 A.— 82 Corp. inscr. lat. X, n. 7330. — 83 Pausan. VI, 19,

7. 54 [d. 1, 21 . — 88 Varr. cité par Non. p. 539, 27; Lucret. IV, 1 129 ; Cic. Verr. Il, 72,

74; IV, 46 ; Isidor. Orig. XIX, 22,21. — 50 Cf. Yates, Textrin. p. 280. — 87 Diodor. Y, \i. — 58 Poil. V, 20; VII, 77. — 89 Cf. llelbig. Die Jtalileer in der Poebene , p. 60, 07, n. 1 ; Pigorini, Bullettino delt' [stit. 1878, p. 3, 4. — 00 Cic. Pro Rab. Post. XIV ; Vopisc. Aurel. XII, XLV; Carin. XIX; Trcbcll. Poil., Gallien. VI; Edict. Diocl. XXVIII, 40. — 01 Edict. Diocl. XXVI ; Corp. inscr. lat. III, suppl. p. 4945 et s.

LIN

UN

Il no semble pas que l'Ilalie méridionale ait produit du lin; tout au moins les textes sont muets. Dans la Campanie, aux environs de Cumes, poussait un lin avec lequel on fabriquait, pour la pèche et la chasse, des filets dont la finesse n'avait d’égale que la solidité1.

Les Étrusques ont toujours cultivé et travaillé le lin 2.

A Tarquinies, dans une tombe très antique, on a trouvé une cuirasse de lin3. A Cliiusi, des tombeaux ont donné un morceau de toile de lin renfermé dans une urne cinéraire 4 et une toile jetée sur un siège 3. Dans le butin offert au temple de Jupiter Férétrien, après la prise de Yeïes, se trouvait la cuirasse de lin du roi Tolumnius, qu Auguste vit encore dans le trésor quand il fit reconstruire le temple6. Mais il est possible que ces tissus, importés par le commerce de Carthage ou de Colchide, ne soient pas de fabrication étrusque 7. La partie sud de l’Étrurie, celle qui louche au Tibre, faisait des filets 8 ; Tarquinies, de la toile à voile9; Faléries, de belles toiles pour vêtements10.

A Rome, où on travaillait le lin dès l’époque préhistorique11, l'industrie et surtout le commerce subvenaient aux besoins de la consommation 12.

Les Samnit'es paraissent avoir cultivé et travaillé le lin. En 308 av. J.-C., on voit leurs soldats porter des tuniques de lin13; ils emploient ce tissu comme tenture14 et se servent d’un vieux rituel écrit sur de la toile 13. Et il semble bien que ces produits proviennent d’une industrie nationale et non de l’importation16.

Au sud du Picenum, dans le pays des Paeligni, poussait un lin très blanc qui se rapprochait beaucoup de la laine; il était très recherché par les foulons17.

Ravenne, à l’époque de la IVotitia, possédait une manufacture impériale de lin, ou linyphium, administrée par un procurator >18, et on connaît l’épitaphe d’un ouvrier en lin mort dans cette ville 19.

Non moins que celle de la laine, la Gaule Cisalpine exerçait l'industrie du lin. Dans la région d’Alia, entre le Pô et le Tessin, croissait un lin qui, parmi les espèces d'Europe, occupait le second rang après celui de Saetabis, en Espagne. On le travaillait dans des souterrains20. Non loin d’Alia, Retovium etFaventia, situées sur la voie Flaminienne, produisaient du lin que l’on plaçait au second rang21. Celui de Faventia obtenait, à cause de sa blancheur, la préférence sur celui d’Alia dont la couleur n’était jamais complètement pure. Le lin de Retovium, très fin et très serré, manquait de moelleux ; mais le fil qu’on en tirait, quoique fin comme les fils d’araignée, était très fort, et, bien tendu, il rendait un son clair. Son prix était double de celui des autres fils22. Le lin était travaillé à Milan 23, à Vérone 2\ à Aquilée 25.

La culture du lin était très répandue dans la Gaule Transalpine. Toutes les Gaules, écrit Pline, tissent des voiles 26. Dans la Narbonnaise, nous trouvons en effet des

l Plin. Nat. hist. XIX, 2. — 2 Müiler-Deecke, JE truste , 1877. 1, p. 238, s. ; Helin, Kulturpflansen und Hausthiere , 3» éd. p. 154. — 3 Annali dell Istit. 1874-, p. 237-258 ; Monumenti, t. X, pl. x b, fig. 3, et x d, fig. 6, 10. '*• Bul-

lettino dell ' Istit. 1374, p. 20G. — - 5 Ibid. 1877, p. 194, 195. G Iàv.

IV, 20. — 7 Cf. Helbig, Die Italiker, p. 68-09. — 8 Grat. Fal. Cyn. 30.

9 Liv. XXVIII, 45. — 10 Sil. liai. IV, 223; Ovid. Amor. III, 13, 27; Grat. Fal. Cyn. 40. — il Pigorini, Ballet, dell' Istit. 1878, p. 3-4. — *2 Plaut. Aul. III, 5, 34; Serv. ad Aen. VII, 14; Dig. XIV, 4, 5 ; Cod. Theod. X, 20, 10; Cod. Just. XI, 7, 13; Corp. inscr. lat. t. VI, n°! 7408, 9526. — 13 Liv. IX, 40. — H Id. X, 83. 15 Ibid. — 10 Cf. Helbig, O. I. p. 70. — n PHd. Nat. hist. XIX, 2, 5. — 18 Not.

Dign. Occ. X, p. 49, édit. Boecking. — 19 C. inscr. I. V, 1041. — 20 Plin. Nat. hist. XIX, 2, 2. - 21 Id. Ibid. — 22 Id. Ibid. 3. — 23 C. i. I. V, 5923, 5932.

linarii et des lintearii à Narbonne 27 el;\\j Ravenne, Vienne possédait un /*nvDA»/»l,1”CsS''Co®I»e| Lyon avait des linarii 30. En Belgique ’ 1

Morini faisaient des voiles31. lien était de Setles bords du Rhin et les femmes de celte réein! ‘"eme SUf l('$

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aucune parure autant que les vêtements de lin 32

manie le lin se travaillait dans des s

d’Augusta Vindelicorum, en Rétie, avaU ua^., ,l.'p^ ^î11!

s coussins !

de negotiatores vestiariae et lintiàriae ».

C’est la Gaule qui a inventé les matelas et le en bourre de lin33. Ces coussins étaient une snS r,,l l’Aquitaine36 où les Cadurques avaient des fàbrinu ^ sidérables de lin37. Dans la même province, les jjjj

et les Rutènes faisaient aussi des voiles38. '' '8es 1

L Espagne était fertile en lin 3\ Mais c’est surtout J l’Espagne citérieure, dans la province de Tarraco quel lin poussait en abondance40. On admirait son éclat et la pureté de sa couleur qu’il devait, disait-on, aux J d’un torrent qui baignait les murs de Tarraco41. H n’était

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pas moins recommandable par sa finesse; aussi est-ce là que l'on commença à fabriquer la batiste appelée carb2 sum 42, nom qui, d’ailleurs, s’appliquait aussi au colon] [carbasus]. Les habitants d’Emporiae étaient d’habiles i tisserands et le plus grand nombre d’entre eux vivaient de cette industrie43. Le lin de Saetabis était d’une qualité supérieure 44 et servait à fabriquer des toiles très recher- 1 chées43. L’Espagne passait pour avoir inventé les bluteaux et les tamis de lin46. Zoëla, dans la province de Galice, cultivait un lin très recherché pour les filets de chasse 47. ] En Afrique, Carthage surtout fabriquait ou centralisait, I pour les expédier à Rome, des tissus et dos vêlements de ; lin48 et aussi des filets49. Le lin qui poussait dans la région des Syrtes, spécialement sur les bords des marais et de la rivière deCinyps, servait à faire des filets de chasse50. J Toutes les parties de l’empire romain, si l’on en excepte la plus grande partie de la Grèce continentale, 1 Italie méridionale et l’ile de Bretagne, produisaient donc le lin ; avec moins d’abondance cependant que la laine, et] ceci s’explique: outre sa toison, la brebis fournissait sal chair et son lait ; en outre, elle vivait à peu près sous tousl les climats et sur tous les terrains, tandis que le lin peut pas se cultiver partout. Souvent aussi on bésitat aj le semer dans les terres fertiles en grains, parce qui épuise 31. Pendant tout le cours des siècles, depuis ap>* haute antiquité, les lieux de production dciu' un u peu près les mêmes, et aussi les centres d induslnt^. ^ même lieu de remarquer que les deux coule1' - 1

commerce tirait le meilleur lin étaient aussi u > ^

duisaient la meilleure laine : les côtes d Asu 1 ^ ^ jjJ où les Phéniciens portèrent leur industi i< • ^ '"intant la comme pour la laine, le luxe romain, en allsj^ consommation, développa l’industrie la ou nOIJ déjà et rendit plus considérable 1 expoi tu i u 11

24 Ibid. 32 1 7.— 25 Ibid. 1041.

. 20 Plin. Nat. hist • XIX, 1

29 Not. Bill11

. il C. <■ Occ. Xi P

,, 4475, 4476, 4484, 4486, 5969. — 2» Ibid. 3340. - - 0 ' /„•,(. XIX, J j

. Boecking. — 30 Corp. inscr. lat. XIII, 199S. ggoO. — 33 * ,,•

32 Ibid. 2. — 33 Ibid. ; Tacit. Germ. XVII. u & . Slr»b J •

U. XIX, 2, 5. - 36 Ibid. — 37 Ibid. 1 ; Iuve". V ’ Justin- XLI ’

2. - 38 Plin. XIX, 2, 1.-3» Polyb. III, 144 ; Liv. X? ' ‘ , t. |, p. Mi '

,1a, VI, 2. - 41 Plin. XIX, 2, 4. - 42 Ibid. Cf. Hubner^atl|, Xll. '4: y . l. - 43 Strab. III, 4, 9. - 44 Plin. XIX, 2, 2- Harül|. IV, ' p I , 374; Grat. Fal. Cyn. 40. - « Püa. J™ . 'Carin. XIX i ^ J Plin. XIX, 2, 4. — 48 Vopisc. Aurel. AU, « ' venaL il, 4 ' 3I

Mien. VI ; Edict. Diocl. XXVI'II, 46. — 49 Xenop i. . plin. M ’ 1

,1. Cyn. 34. 51 Virgil. Georg. I, 77 ; Colum. U, -

LIN

LIN

nndes villes de l’empire; mais il créa peu el vefs les g‘‘ de culture et d’industrie, de nouveaux cen le lin> avant d’être filé, subis-

11 C° Main nombre de préparations.

sait un certain n ^ ^ était parvCnu a sa maturité

1 0„ reconnais^ » t J and sa graine se gonflait. Alors quand il ^ . veUere, evellere), puis on le mettait on l'arrachant» ^ que ]amain pût les contenir

°n faisait ensuite sécher au

soleil en plaçant la racine tantôt en L tantôt en bas, afin de faciliter la chute de la graine b Une peinture égyp tienne représente la récolte du lin • après avoir arraché la plante et l’avoir mise en

Fig. 4496. — La récolte du tin on Égypte.

partie voisine de l’écorce s’appelait l’étoupe [stupa a, Stuppa ", <rnjTT7rrj, dTuîrTreîov, çTU7r7t;ov) 7; on en faisait des mèches de lampes. On la sérancait cependant ( pectere , depectere) avec-un séran en fer [ha mus ferreus 8, xteiç ’) jusqu’à séparation complète de l’écorce, qui servait à chauffer les fours. Les fibres intérieures donnaient les fils les plus fins et les plus blancs que l’on devait classer d’après leur blancheur et leur souplesse [digereré). Entre les mains d’un bon ouvrier, cinquante livres de lin brut

devaient fournir quinze livres de lin peigné. Le lin était alors prêt à être filé, et c’était un métier qui n’avait rien de déshonorant pour les hommes10 [fiscs].

Les ouvriers qui travaillaient le lin s’appelaient lin-

mise eu

m on enlève la graine à l’aide d’une machine que le |ed met en mouvement (fig. 4490) 2. Quand le lin était Sché, on le faisait rouir dans une eau chauffée au soleil, n le chargeant de poids afin qu il ne remontât pas à la arface [linum rnacevarc). Quand 1 écorce devenait plus iche, on reconnaissait que le rouissage était achevé, près avoir de nouveau fait sécher le lin au soleil, on le allait sur la pierre [linum lumière) avec un maillet spéial [stuparius maliens)3 . Cette dernière opération est sptésentée sur une peinture égyptienne (fig. 4497) 4. La

teoil,linteariusn, linarius13, faber linariusli[livooç'(6i *5, ÀtvoTioio; 1G, ôQovouoidç17). A une basse époque, on trouve les termes linyphio, linyphus, linypiiiarius1*, Xtvoô*oç l\ Le travail du lin était désigné par les mots XivoupYt*20, ^tvoupyetov 21, au Bas-Empire, linyphium.

La graine de lin était employée dans la médecine et, dans les campagnes de la Haute Italie, au nord du Pô, comme nourriture rustique22.

Pline faitmention d’un tissu incombustible qu’il appelle linum asbestinum ; c’était un tissu d’amiante ou vaisseaux

dune autre substance minérale filamenteuse. Aux funérailles des grands personnages, on en faisait des linceuls qui maintenaient les cendres du défunt séparées de celles du bûcher 23 [asbestus].

On appelait aussi linum des substances végétales qui |n tenaient lieu : le linum Orchomenium que l’on tirait p il tète dun roseau; on faisait, en Asie, des filets

,XCe ';Ills avec un linum que l’on lirait du genêt macéré Pa|>s eau pendant plusieurs jours 2V.

Hb‘ haï extension, le nom linum était appliqué à des K Ul s ,n(lustriels faits avec le lin : les toiles, les tissus I les toiaents de lin [tela, vestis] 23 ; les voiles des

t'J'lf.'pi, Vl X'X’ *« ’• 2 Descr. de l'Égypte , Anliq. pi. i, 68; Yalcs,

Hf |). 138, ii„ ,, ' ~ 7 *'n- t t 1. — 4 Wilkinson, Manners and customs,

* — 6 Fcslus, 317 lümner> Technol. I, p. 181, fig. 24. — 6 Plin. I. I

12!)'; p0„’ vj. . , ' Dcm°sllicn. Jn Euerg. XLVli, 20 ; Scliol. ail Arislopli.

1 X’- 1 ; h’ 8 Flin. 1. 1. 3. — 9 Galon. Gloss. Hippocr.

|Stlv- >A Am. vu ,’,P'5l’.éd- Kühn- - 10 Plin. 1. 1.— U Plaut. Aul. 111, 5, 38 ;

m,cr- tat. V, 1041, 3217; XII, 5970; Cod. Just. X, lintmriiù'.' , C.1 4’ 5’ 1Ri Co(L Theod.X, 20, IC ; C. i. I. XII, 3340, I ’ 5523 : xil, 5969 V’lUtot iIl's mal'diands. 13 Plant. Aul. 111, 5, 34; C. i. lai.

ad Ari.top, , ’ L XI1' 447s- ~ 15 Poil. VII, 72; Strab. 111,4,9. VnSl°,*d. Külin. __ 18 J ; Jllesm- 033. — n Diosc. De mat. mcd. V, 151, t. II, I a Slrab. XI 9 1157 ' XI, 7, 13. — 19 Photius, s. n. irexueàvTai. — 20 Poil.

1 30. ài ~ 11 IV, 2, 2. - 22 p,in. Nat. hist. XIX, 3, 2;

’ IbUl. 2, 7. — 25 Virg. Aen. XII, 120; Ovid.

[navis, vélum] 20 ; les filets de pêche ou de chasse kete] la ligne de pêche [piscatio] 28 ; le fil, (il um [fusus] 2 ".

On appelait aussi linum le fil qui traversait trois fois, pour en garantir l’inviolabilité, les lettres, les actes publics et privés, les testaments, et sur lesquels on apposait des cachets de cire30 ; la mèche d’une lampe [LUCERNAj 31 . Henry Tiiédenat.

L11VYPI11UM (Aivoucpeïov) L — Au temps où fut écrite la Notitia dignitatum imperii. il existait, dans différentes parties de l’empire romain, des fabriques impériales de lainages, que l’on appelait gynaeceum. Les empereurs avaient aussi établi des manufactures impériales, nom-

East. V, 519. — 20 Scncc. Irag Med. 370. — 27 Ovid. Met. Y 11, 768, 807. — 28 II,. XIII 925. — 29 Gels. VII, 14. — 30 Cic. Catil. 111, 5; Plaut. Baccli. IV, 4, 06 ; Suct. Ner. XVII; Paul. Sent. V, 25 ; Dig. XXXIV, 3, 28, 1 ; XXXVII, 11,1, Il ; Instit. II, 16, 3. — 3‘ lsaï. XLII, 3 ; Maltli. XII, 20 ; cf. Paus. I, 26, 7 ; Plin. Nat. hist. XIX, 3. — Bibliographie. Yalcs, Textrinum antiquorum, I, p. 252, s. Lond. 1843 ; H. Wiskemann, Die antike Landwirthschaft, p. 23, s. cl 64, s. ; Bücliscnchülz, Die Hauptstütten der Gewcrb/teisses, p. 58, s. ; IL Blümner, Die gewerbl. Thàtigkeit der Yôlker des klass. Allerthums ; O. Hcer, Ueber den Flachs und (lie Flachscultur im Alterthum; Neujalirsbl. d. naturforsch. Gesells. in Zurich, 1872 ; W. Hclbig, Die ltaliker in der Poebene, p. 60 cl s. ; Marquardt, Das Privatleben, p. 480, s. Iraduct. V. Henry, t. II, p Si ; H. Blümner, Technologie und Terminal, der Geiverbc undKünste i

LINYPHIUM, i Euscb. Vit Constant. II, 34.

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