Beaudouin, Les grands domaines
.ravaux récents, 1899. mfNTUM. 1 'cs 1 "j u
LOCULUS, LOCULI, LOCELLUS, LOCULA - Quaest , «“'■
Il, 31. 1
r;-,;', 17S ; sen*c. vXlli n,|
2 Hor. Sat. I, 3, 17; IL 3, 146; Epist. U, , 7; Digest. XXp Sali
52, 1; Apul . Met. IV, 16; Mart. Eptgr- ^ Sa,. XL 38 ; P'
li Ibid. 14- " 1
^XL, locelli ; Apul. De mag. 61 (9. 0 XIV, 13 (loculi et locellus).
Ercolano, t. H, p. 43 et 213.
LOC
CP pelit
• ce particulière de l’empereur est appelée 3° La iiaJ' ou simplement loculi\ local* PecuUa ' donne le nom de locuh aux lar-
p Par extensmm
gesses en ^ chcz leg Romains, le nom du
TirC nhle’ Aucun texte, à ma connaissance, ne ineuble ' l’indique ou n’y fait
allusion, et le mot loculi est, jusqu’à nouvel ordre, celui qui convient le mieux pour le désigner.
L’usage en devait être populaire, comme de notre temps, et assez répandu, car on a , vé un certain nombre de tirelires antiques. Une L découvertes les plus intéressantes en ce genre est celle qui fut faite en 1812 aux thermes de Titus : on trouva une tirelire ronde, en terre cuite rouge, ornée des ligures de trois divinités, pleine encore des nièces qu’on y avait introduites; elle contenait en effet 251 deniers, les plus anciens étant de la République, Üs plus récents du commencement du règne de Trajan1. Fea, qui nous fait connaître cette découverte, ne nous a pas laissé le dessin de ce petit monument aujourd’hui perdu. Ce qu’il en dit permet de supposeï que cetle tirelire ressemblait à celle que nous reproduisons ici d’après un dessin de Séroux d’Agincourt 1 (fig. 4510). Trouvée en 1809-1810, dans les fouilles que le prince Frédéric de Saxe-Gotha lit exécutei sui l’Aventin, cette deuxième tirelire porte en relief 1 image
d'un cocher vainqueur et, sur le côté opposé, le nom Ael(ius) J lax(imus). Sa forme est celle d un cylindre, terminé en cône, avec une ouverture horizontale à la naissance du cône. Cette forme parait avoir été la plus commune, car il en existe un cerlain nombre d’exemplaires : Caylus en indique une, de provenance inconnue °, aujourd’hui au Cabinet de France ; elle est ornée, d’un côté, de l’image de la Fortune, debout dans une édicule ; de l’autre côté, de deux palmes gravées en creux. Une autre, également ornée de l’image de la For¬
tune el portant un nom au revers, faisaitpartie du cabinet urand \ Deux tirelires, pareilles aux précédentes,
® cent 1 image de Mercure dans une édicule ; l’une a été 'ouht surlEsquilin en 18758, l’autre faisait partie de P collection Alessandro Castellani9. La forme de ces P® Us meubles était aussi variée que de nos jours ; les LUS/CS c*e Naples et de Pompéi en possèdent plusieurs Sgr "" (U‘*'e’ rï°nt deux imitant des coffrets dont la I ruri il les clous sont figurés en relief10 (fig. -1511).
lit». XlU >1(. - Frout. /Je aq. CXV11I. - — 3 Auson. Grat. act. adGra-
AoteS. — î; ftrr)l ea’ ®sserv' intorno alla célébré statua cli Pompeo, 1812, p. 12, — 6 écueil d'aiït efra^men^9 sculpt. antiques en terre cuite , p. 51,pl.xx,9. iUnd, 1830 n« i P' P'- lxxxii, 3, 4. — 7 Vente du. cabinet Bu¬
ll- 135, picV|I| i, __ ~ " Urixio, Pitture. e sepolcri scop. suit' Esquilino, 1876, liPowpjj . |, 1 ,Jlb‘ct. Al. Castellani, 1884, n° 561 el p. 77. — '6 Micolini, Case
' p- 24s- ~ 11 Rec- danL »• iv- p- *57' p'- u,,> *•
P- *76,pl. 1, 5 . j ’p ’ ~ 13 Uoldetli, Osseri). sopra i cimiteri de’ s. martir i, 1. Il, err<!t' Catacombes de Home, t. IV, pl. vm, 1. — H Boldetli, O. I.
to® (& <3)
Hg. 4511. — Tirelire.
Caylus possédait deux tirelires, également en (erre cuile, trouvées à Rome sur le Cœlius ; l une plate et ovale portait une tête d’Ilercule d’un bon travail" ; l’autre, de même forme, mais d’une exécution très négligée, olTrait Cérès assise entre deux figures debout12. Dans une des catacombes de Rome, Boldetli a trouvé une tirelire en terre cuite, en forme de bouteille, sans aucun ornement13, et une autre semblable avec cette différence que la panse est tout entière occupée par une face humaine ". Grignon, dans son recueil manuscrit1’, donne le dessin d’un vase monté sur un pied élevé et orné de deux anses, que l’on a transformé en tirelire en le perçant d une fente verticale qui occupe le bas du col et le sommet de la panse )C.
6° Tronc. Nous n’avons, jusqu’ici, parlé que de la tirelire populaire, le récipient en terre cuite, destiné à recevoir, pièce à pièce, les petites économies, et dont on ne peut, sans le briser, retirer te contenu. Il existe d’autres récipients monétaires, danslesquels on introduit les pièces par le même procédé, mais quel onpeutvideràl aide d une porte qui y a été ménagée. Ce dernier détail, leur forme, leur ornementation plus soignée, la matière dont ils sont faits, leurs dimensions aussi, les distinguent essentiellement des tirelires. C’est le tronc destiné à recevoir les offrandes à une divinité. Henri de Longpérier 17 a démontré que les anciens avaient recours à ce moyen de recueillir des dons en espèces. Le plus décisif des arguments qu’il apporte est un texte de 1 historien Josèpbe18 mentionnant rétablissement, dans le temple de Jérusalem, d’un tronc en bois (çôXivo;
0-qoraûpo;) muni d’une seule ouverture (ôtt/, fua), par laquelle le peuple introduisait ses offrandes pour la reconstruction du temple. Il semble, d’après le contexte, que ce procédé était nouveau et fut bien accueilli à cause de sa discrétion. Un tronc creusé dans la pierre a été trouvé par Grignon, dans un temple, au Châtelet19, et Grivaudde la Yincellenousen aconservé le dessin20. Les fouilles deVertault ont donné, en 1893, un tronc en pierre qui a la forme d’un banc à dossier sur lequel sont assises deux divinités difficiles à caractériser, dont la tète a disparu ; entre elles, au centre du siège, s’ouvre l’ouverture du tronc 21. A la même classe appartient un tronc en terre cuite, trouvé à Vichy en 1858 et conservé au musée de Moulins (fig. 4512) 22 . Il est surmonté d’un buste jeune, lauré et drapé ; une porte placée en bas et en arrière du meuble permettait de retirer les pièces de monnaies qui avaient été introduites par une ouverture ménagée à la partie supérieure. Le Cabinet de France possède une statuette en bronze de
pl (ï. 15 Bull, de la Soc. des Antiq. de France, I87G, p. “4, s. ; 160, s. — 16 P. 79 ,lu mss. — n Revue archéol. t. XIX (1869), p. 163, s.; p. 86 du tirage à part
(augmenté). i8 Antiq. Jud. IX. 8, 2. — 18 Second bulletin des fouilles faites
au Châtelet, 1775, p. 204. — 20 Arts et métiers des anciens, pl. ci, 1. — 21 F. Daguin, Mémoires de la Soc. des Antiq. de Erance, t. LVII, p. 334, s. — 22 Tudot, Collect. de figurines en argile, p. 40, 41, fig. 62; p. 55, fig. 76, 78, cxplic. des planches, n° 48, pl.xLvm; II. de Lougpérier, L. l. \ Catal. du Musée de Moulins, p n» 1; A. Blancbet, Étude sur les figurines en terre cuite de la Gaule romaine — Mém. de la Soc. des Antiq. de France, p. 195, s.
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la déesse Epona, dont le cheval est monté sur un socle élevé qui servait de tronc Il faut rapprocher de ce monument une autre statuette en bronze du Génie des ouvriers en cuivre de Diara, trouvée aux environs de Lyon, et dont le socle faisait également l'usage d'un tronc destiné à recevoir les offrandes au Genius2. Des environs de Lyon provient également une statuette en bronze de la Fortune, conservée au Musée de Saint- Germain, qui servait également de tronc, grâce à une ouverture ménagée entre les genoux de la déesse \
11. Boite de médecin. Ovide raconte que le dieu de la médecine, Esculape, touché de la douleur de Diane, résolut de rappeler llippolyte à la vie, et chercha les simples propres à cet usage dans sa boite d’ivoire : loculis depromit cbumisK De ce texte on peut conclure que les médecins anciens avaient des boites à compartiments dans lesquelles ils renfermaient leurs médicaments, lit en effet, on conserve une boite de médecin en ivoire,
Fig. 4513. — Boilc de médecin.
ainsi divisée; elle est bien caractérisée par son couvercle sur lequel l'artiste a figuré en relief, dans une édicule soutenue par des colonnes torses, Esculape et Ilvgie avec leurs attributs ordinaires 5. Cette boite, dont le style rappelle celui des diptyques consulaires, doit être du ive siècle ap. J.-C. Conservée de temps immémorial comme reliquaire dans l’église Sainte-Valérie, elle a été transportée au musée de Sion en Valais. Le dessin que nous en donnons (fig. 4513) montre les compartiments à l’intérieur; pour l’ouvrir, on faisait glisser dans une rainure le couvercle qui était maintenu par une cheville fixée dans un trou creusé sur le rebord d’une des extrémités de la boite. Le musée de Berlin possède deux autres boîtes de médecin, en bronze. La première, trouvée entre Neuss et Xante, est ornée, sur le couvercle, d’un Esculape incrusté d’argent6 ; l’autre, qui porte également l’image d’Esculape, a été achetée à Naples7. Le même musée possède les débris d’une troisième boite semblable8. On a trouvé à Portici le couvercle d’une boîte analogue 9. Le musée provincial
1 E. Babelon et Blanchet, Calai, des bronzes ant. de la Biblioth. nationale , p. 300, n»G89; S. Reinach, Revue arch. 1895, p. 171, n<> 15. — ^Allmeret Dissard, Trion , I, j). 151. — 3 S. Reinach, Descript. raisonnée du Musée de Saint -Germain, Bronzes , p. 99, n<> 95. — 4 Ovid. Fast. VI, 749. — 5 Bonner Jahrbuch, t. LII, 1872, p. 127, pl. i. — G Ibid. XIV, 1849, p. 33, pl. ii. — 1 Ibid. pl. i, 1. — 8 Ibid. p!. i, 2-5, — 9 Antich. d’ Ercolano, l. V, p. 204, 3 et 271. — 10 Bonner
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de Bonn possède aussi une boîte de méd ■ ■ lièrement curieuse10 ; elle est en bronze dh" Parlicu' compartiments fermés par des couvercles i ^ dcux petite poignée ; les parois sont doubles s'""11* d’Une un écartement d’un centimètre environ, ’emT*?* par sans doute pour préserver les médicaments ron h*. m®’ dité ou les changements de température- i,,'! ‘UQii' est orné d’un rectangle formé par cinq ij!,n, '°UVercle Iriques. Enfin, on conserve an musée de Napies^Tw!' en bronze, divisée en cinq compartiments, dans D - '
restaient encore des médicaments 11 ; elle est |',,n ■Tels sorte de gaine rectangulaire, d’où, à l’aide d’uneplï on fait sortir la partie intérieure comme un tiroir * ’ IIL Boite de peintre. Varron12 dit que Pausias et 1 autres peintres se servaient de boites divisées en * partiments(ar- (0ra'
culae locula- (ae), pour y maintenir séparées leurs diverses couleurs. Or, en 1847, M. Fillon découvrit, au cours de fouilles qu’il exécutait dans une villa romaine, à Saint-Médard-dés1* Prés, en Vendée, tout l’attirail d’une femme peintre, dans lequel figurait une boite en bronze, avec un couvercle glissant dans une rainure et divisée en quatre c o m p a r t i ments fermés chacun par un couvercle muni d’une poignée (fig.
4514). Dans les compartiments • res taient encore des pains de couleurs variées
Fig. 4514, — Boilc de peintre.
Fig. 4515. — Boîte de peintre.
La forme de cette boite semble indiquer q® le peintre s’en servait pour renfermer, dans des locu . séparés, ses pains de couleur; mais il ne s en sériai pas pour peindre. 11 en est autrement du petit ineu < en terre cuite vernissée que nous reproduisons 1C fig. 4515) ; chacun de ses loculi forme un godet où 1' 1" 111 tre devait délayer ses peintures et tremper son pinceau Ce curieux monument faisait partie de la collection || U^ à Hippone par M. Aubry, de Saint-Dié. M""1 1 ' uJ tesse de Béarn possède, dans sa belle c0^" g monument semblable, mais plus petit, trouve 1 1 ^
Un bas-relief publié par Bar toli 1 4 représente um peintre et un autre personnage, avec 1 inscripoon ■ ^
Varro. Sous le chevalet qui porte un poi li e ' ‘ |(,ge, d’exécution, on voit la boîte de l’artiste, ou'1 11 - ^ ^onU trois loculi en forme de godets, comme ci un
• / ,i real muSlc
11 Carlo Ceci, Picoli bron:" \a et d‘ — )3 B. Fillon, Descript . " (j|ic juif 1849, p. 38, pl- "• 1 C,. ' ée dam'1
Jahrbuch, t. LXXI, 1881, p. 117.
pl. vu, 28. — 12 /f. rust. III, 17, tombeau d'une femme artiste gallo-romaine, 1849, p. 38, P Couvée da
boîte eu bois, munie d'angles en fer et d'une poignée c..n 36 d p'
-- - - boîte de couleurs. Von i
môme sépulture, semble avoir été aussi une — 15 Gli antichi sepolcri, 1G97, pl. i.
i2or> —
LOC
l.oc
If'lU ‘1 *
bas-relief, connu seulement par
int)one. Mstis cc
meui i ^ ne peut être présenté sans de fortes !e des»111 ' ^ a disparu et la singularité de
réserves ; 1 ‘ . genlbje faire allusion à un texte bien
pDSCriirl'l'1 rendent suspect. Une peinture de Pompéi con'Ul i.ne femme artiste trempant son pinceau dans
représente une
imite de couleurs •
Pa ", ( |io|n je locu/us doit certainement être attribué,
lV' /^ï'je avec les boîtes de médecins et avec les K .jnires aux petits récipients dont nous don-
<""• «7). C, sont des
Fig. 451 G.
Boites de loilcttc.
Fig. 4517.
boites en bois, qui ont la forme, l’une d’un pigeon au repos, l’autre d’un pied chaussé d’une sandale; toutes deux sont divisées en cinq petits compartiments. On les ouvrait en faisant pivoter le couvercle sur une cheville qui le maintenait à l’extrémité de la boîte. Ces boites ont été trouvées dans une ciste de PrénesteE Ces petits objets faisaient certainement partie du mundus muliebris et devaient contenir des fards et des collyres pour la beauté des yeux. Dans les fouilles qu’il a exécutées à Préneste, le prince Barberini a d’ailleurs trouvé des récipients semblables, dont l’un contenait encore différentes espèces de fards s. À la même classe de monuments se rattache, quoique bien différent par la forme et les dimensions, le coffret en argent trouvé à Rome, dont l’intérieur était divisé en loculi contenant chacun un flacon à parfum ou ■i essence, en argent [capsa, fig. 1176] G.
UÉcrin. Fréquemment, les auteurs anciens appellent loculus 1 écrin dans lequel on renferme une bague, une pierre précieuse ou un bijou1. IF était même dans la coutume de conserver les pierres précieuses dans des 0CU^ 011 ocrins en ivoire 8. On mettait dans des coffrets semblables des clefs 9, des vêtements i0, des papiers11. ! ;2Boite 0u sac que l’écolier portait suspendu à son
Lrréo Arehimedius. On appelait ainsi une boite
diVl, ' ' nllll'nant quatorze lamelles en ivoire, aux angles ra "" 1,1 découpés, avec lesquelles on pouvait, en les ■ °C ldlB’ COmposer un nombre indéfini de figures :
P- 339, «. | ledivi Raoul Rochette, Peintures antiques inédites, 1830,
Ma/y>p|,i|o, -||jS| ^|SU^e< ^ !,c n*^me ^Hto Jahn, dans Bevichte... der stick. Gesel- Sa,1s résilie ij0n t|a)) üï'^e’ *• Xm> 1861, p. 292, s. mais ce dernier cite le monument ^^Uverkehrs II °uvra®c postérieur, Ueber Darstell. des Handwersk und 1' ^pl.n ;oju||n ^ 399, s’ ^ v’ 8* — 2 Antich, di Ercolano , I. VII,
^a« H. urunn . * ' “ ' 3 Monument! , t. VIII, pl . vin, 5a, 5 b. — '* Ibid.
Élude $i(r pr(:ne f > >a ‘ d 1864, p. 372. Voir la description dans Ferniquc,
411 ^ ?(>ia antica ar\ ' 5 ** S *84, *88. — 6 Visconli, Leltcra
J' Xvn,i 9 ; cf. BoeU ^ scol)eria tn Roma , Œuvres de. Visconli, t. I. p. 219,
| ' 10 ; Jnv. Sat ^uabiae' ,v’ 2 [CAPSA> P- 91 2]. — 7 Ovid. Amo)\
Jl* Sch°|. ad Juven , ■ 139 > Val- Max. VII, 8, 9; Jul. Val. Epitom. III, 18.
'^‘Mart. X,88. J12 i7 9 PIin* NaL hùL Xlv> l4’ 2- — 10Isid- 0ri9- xx>
^or‘ ^8,74; E'fist. 1, 1, 5G. — 13 Marins Viclorin,
vaisseau, épée, arbre, colonne, etc. On donnait ce jeu aux enfants, pour exercer leur mémoire et leur intelligence18. Ausone l’appelle ossiculum eburneum u et Ennodius stomatium eburneum I5. .