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Face.
Manque.
Javelot de chasse.
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Tête.
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Dents.
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Marque du bétail.
Nous examinerons les principaux passages des écrivains grecs relatifs aux différentes phases de la formation et du développement de leur écriture quand nous aurons consulté les monuments de cette écriture elle-même sur son histoire, et quand nous aurons relevé les faits positifs qu’ils fournissent; car ces passages sont pour la plupart très-obscurset très-contradictoires, et ne peuvent être bien compris qu’avec l’aide des monuments.
Alphabet cadméen. — Si, à défaut de monuments positifs, on cherchait, d’après les vraisemblances historiques, à fixer la contrée grecque où la tradition de l’alphabet primitif, encore presque phénicien, a dû se conserver le plus longtemps intacte, on désignerait tout d’abord l’île de Théra. C’est là que la population phénicienne demeura le plus tard, et, lors même que la colonie Spartiate et minyenne conduite par Théras, fils d’Autésion, y eut introduit l’élément dorien, qui devint bientôt dominant, l’origine cadméenne de la race royale installée avec cette colonie maintint dans une mesure assez considérable les premiers habitants, graduellement confondus dans la masse des nouveaux colons.
En répondant ainsi on se trouve d’accord avec les faits;
lo 1846, p. 41-101. 16 p. 51-57. — 17 Mémoires de l’Académie de Berlin
pour 1863, p. 150-161. — 18 Am. del l’Inst. arch. t. XXXVI, pi. R, u. 3 et 4. —
car, s’il est des inscriptions qui, par la forme antique de leurs lettres, leur ressemblance avec celles des Phéniciens, par les habitudes graphiques qu’elles révèlent, répondent d’une manière assez exacte à l’idée que l’on peut se faire de l’écriture primitive appelée par les Grecs eux-mêmes cadméenne (xocSpi'ïa ypdpp.axa), ce sont celles qui ont été découvertes, tracées sur de grands blocs de lave ou sur la paroi des rochers, dans les très-anciennes nécropoles de Mésa-Vouno et d’Exomyti dans l’île de Santorin, ainsi que dans l’île de Thérasia.
Vingt ont été d’abord copiées par M. le baron Prokesch von Osten et ont fourni le sujet d’une importante dissertation de M. Bôckh, insérée dans les Mémoires de l’Académie de Berlin 15. Franz, dans ses Elementa epigraphices Graecae 16, les a reproduites avec un nouveau commentaire. Dans sa remarquable Etude sur l histoire de l'alphabet grec à laquelle nous aurons l’occasion de nous référer souvent, M. Kirchoff a résumé brièvement, et de la manière la plus complète, toutes les observations paléographiques auxquelles les inscriptions de Théra connues en 18ü3 pouvaient donner lieu 17 . Depuis lors M. Michaëlis a enrichi cette classe si importante de monuments par la publication de deux nouveaux 18.
Nous croyons pouvoir fixer approximativement l’âge des inscriptions de Théra, dans le ixe siècle avant notre ère et la première moitié du vme pour les plus anciennes, du milieu du vme siècle au milieu du vnB pour celles de la date intermédiaire, enfin entre la xxxB et la xlvb Olympiade, c’est-à-dire dans la seconde moitié du vnB siècle pour les plus récentes. Cette manière de voir place encore l’exécution des plus anciennes plusieurs siècles après le premier établissement des Phéniciens à Théra et la colonie cadméenne de la Béolie, deux événements dont nous avons essayé, dans un autre travail ’9, de déterminer la date et auxquels doit être rapportée la première introduction de l’alphabet parmi les populations de la Grèce. Mais les Phéniciens s’étaient maintenus à Théra, de même qu’à Mélos, beaucoup plus tard que dans le reste de l’archipel ; ils y étaient restés maîtres jusqu’à la venue des Doriens; par suite, les plus anciennes inscriptions de cette île parvenues jusqu’à nous touchent presque à l’époque où les fils de Chanaan y dominaient encore d’une manière directe.
La ressemblance frappante, l’identité presque absolue que la plupart des lettres des inscriptions de Théra offrent avec leurs prototypes phéniciens, justifie notre opinion, que ces inscriptions font connaître presque sans altération les formes primitives de l’alphabet cadméen ou de l’alphabet phénicien appliqué à rendre les sons de lalangue grecque. Dépendant il nous semble que l’on peut y remarquer quelques changements introduits pendant l’intervalle qui sépare la date de la transmission de l’écriture des Phéniciens aux habitants de la Grèce, de celle où furent gravées les plus anciennes parmi les inscriptions de Théra. Mais ces changements sont faciles à discerner, et à l’aide des inscriptions archaïques des autres parties de la Grèce on arrive à reconstituer facilement toutes les lettres de l’écriture cadméenne. Nous les plaçons, dans le tableau (tîg.231) en regard des lettres de l’alphabet phénicien, en donnant pour les lettres cadméennes deux formes, celle des monuments où l'écriture va de droite à gauche, suivant la direction phénicienne, et celle des mouvements où elle va de
19 Annales de philosophie chrétienne, Glissements phéniciens en Grèce.
1867 : La légende de Cadmus et les et a-
ALP
gauche à droite, suivant la direction nouvelle que les Grecs finirent par adopter.
L’alphabet grec primitif était composé devingt-deuxlettres,
comme le phénicien. Les
PHÉNICIEN. GREC CADMÉEN.
caractères en sont pres-
v ~ 7 que identiquement sem-
^ blables a ceux dont
^ 7 usaient les fils de Cha-
/ J y! L naan. Mais la forme pa-
y y /s y /N léographique du phéni-
' ' ' cien dont ils dérivent est
Z\ z^ Zi» Zx. bien manifestement celle
que, d’accord avecM.Levy
^ ^ A ^ de Breslau et M. le comte
de Yogüé, nous regardons
V Y I X comme la plus ancienne
- - - de toutes celles que four-
Z i X nissent les monuments
- - épigraphiques de la Phé-
HH B B H 0 H nicie, celle que nous ap-
- pelons par conséquent
© © © archaïque par opposition
Z. T Z ^ à la paléographie sido-
Z L < < / s mienne.
•sj v \i V Les lettres a, y> £> u> ç>
' ^ ^ ^ ^ *)>*, \ v, o, it, f, p, t, sont
/ LL semblables aux a. n. i,
\sy /v\ du phénicien, ou du moins
- tellement voisines que
^ A. f/ notre tableau suffit pour
- ce qui les concerne, sans
L ^ t % fi que nous ayons besoin de
donner d’autres explications.
En revanche nous devons dire quelques mots sur la manière dont se sont formées les figures des caractères fl, S, t, p., ff. ç, et adv.
1° — L’origine de
cette figure est facile à reconnaître ; c’est le 3 , dont la partie inférieure courbée s’est relevée de manière à former une seconde boucle. On a probablement imaginé cette déformation pour éviter toute confusion entre les lettres voisines comme figure ^ a qui devenaient facilement, dans les textes écrits avec rapidité et sans soin, 0 9 0, et dès lors pouvaient être prises l’une pour l’autre.
On eût pu enregistrer encore dans le tableau comparatif, à côté de un autre type du p, ^ ou C, qu’offrent quelques inscriptions archaïques des îles de l’Archipel et qui * doit être un dérivé parallèle et aussi ancien du prototype chananéen, conçu dans un autre principe.
2° A. — C’est probablement pour éviter la même confusion que l’on a de très-bonne heure supprimé toute espèce de queue du 4 lequel devenant A ne pouvait plus être pris pour le p resté q.
3° Z. — Ici les Grecs ont procédé par voie de simplification, en faisant ^ de X. Le tracé de cette lettre s’abrégeant de plus en plus, nous verrons, dans les paragraphes suivants, que de ^ elle a fini par devenir de bonne heure, dans certains pays, un simple trait vertical, I .
4° M. — C’est encore par voie d’abréviation que ce caractère est sorti de , le dernier trait de gauche étant supprimé. Une inscription archaïque de Mélos contient la lettge complète, vv\.
5° Z. — Sorti de même observation. La forme f n’est pas abrégée.
6° K . — C’est encore une abréviation de p.* la moitié droite du caractère est tout à fait atrophiée.
7° M. — C’est le W phénicien retourné.
Ce qui distingue surtout du phénicien l’alphabet que nous appelons cadméen, c’est premièrement le système adopté pour l’expression des sons vocaux, secondement le changement de direction de l’écriture.
Hérodote signale ces deux points comme les premières modifications introduites par les Ioniens ou Pélasges — les deux noms sont pour lui identiques — dans l’alphabet reçu des Phéniciens: « Les lettres furent d’abord commu- « niquées aux Grecs telles que les Phéniciens en faisaient « usage. Ensuite, au bout de quelque temps, 011 en mo- « difia la valeur et la direction. » ()t «boi'vtxeç... in-f\ yayov sic xoù; "EWiivaç... xà ypatx[i.ara. ., itpw'rov jjiiv xoïgi xoù a7ïavxsç ypsovxai ibotvtxEç* p.£xà Ss, ^ povou 7tp&ëoùvovxo<;, apa xîj (pcovvj pisxéêaXov xoù xov (juQpwv xwv ypapipiaxtov 2U.
L’adoption de l’alphabet phénicien ou de ses dérivés primitifs par certains peuples, présenta un problème embarrassant pour l’expression des voyelles, revêtues dans les idiomes de ces peuples d’un caractère essentiel et radical, et, au contraire destituées de signes chez tous les Sémites. Les Grecs, les Ibères et les peuples germano-scandinaves, quand ils reçurent la communication de l’écriture phénicienne, les Tartares lorsque l’alphabet Syriaque leur fut apporté par les missionnaires nestoriens, se trouvèrent également en face de ce problème. Quatre fois renouvelé, il eut quatre fois la même solution, la seule, du reste, qui pût être adoptée. Les gutturales douces et les demi-voyelles sémitiques, auxquelles était assigné par occasion le rôle de quiescentes, furent détournées dans une certaine limite de leur valeur primitive et devinrent de véritables voyelles.
Chez
les Grecs
devenu
rendit le son a
— y et ou
Quant au n, devenu B, les inscriptions de Théra prouvent qu’il avait une double valeur, exactement comme le 1 dans les langues sémitiques, et qu’on l’employait alternativement suivant la position comme voyelle longue ou comme signe d’aspiration.
Dans les premiers monuments de l’alphabet cadméen, le sens de l’écriture devait être celui du phénicien, c’est-àdire de droite à gauche. Cette disposition s’est conservée
20 Herodot. Y, 58.
PHÉNICIEN. GREC CADMÉEN.
Za» A»