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Il est d’or, entièrement à jour; les médailles sont aux effigies de Mare-Aurèle, de Caracalla, de Gordien 111 et de Claude le Gothique. Un joli bracelet trouvé en Épire 57 est entièrement composé de monnaies de Mitylène imitées h l'époque romaine ; des petits grenats, placés entre elles deux à deux, servent de monture. On sait, quoiqu’il ne soit pas fréquent d’en rencontrer, que les bracelets étaient souvent ornés de pierres précieuses*8. Toutes les matières, l’or, l'argent, le bronze, le fer, l’ivoire, l’ambre, le corail, les pâtes, le verre, etc., ont été d’ailleurs employées dans la fabrication des bracelets. Ces dernières matières l’ont été souvent sous forme de perles ou de cylindres [cylindres] enfilés. Pline 29 parle de bracelets creux où l’on enfermait une substance servant de remède, d’amulette, etc.
E. Saglio.
II. Décoration militaire. Bracelet que les soldats romains recevaient comme récompense, de leur général, et plus tard de l’empereur. On l’appelait aussi calbeus ou galbeus. Les Romains empruntèrent peut être l’usage de cette décoration aux Sabins qui, selon Tite-Live, aimaient à se parer, au bras gauche, de bracelets d’or très-pesants30. Suivant Festus31 et Zonaras 3â, les généraux vainqueurs portaient des bracelets à leur entrée dans Rome, lors de la pompe triomphale. Les monuments connus ne servent pas ;\ confirmer leur témoignage. Ni Titus ni Marc-Aurèle n'ont de bracelets sur les représentations sculptées de leurs triomphes : mais, au nB siècle, les armillae étaient réservées aux soldats et aux centurions ; les officiers supérieurs n'en recevaient pas [dona militari a]. Après la prise d’Aquilonia (-461 de R. — 293 av. J. -G.), le consul Papirius donna des bracelets et des couronnes d’or à tous
les centurions, ainsi qu’au manipule d 'hastati qui s’était le plus distingué par sa valeur.
Les cavaliers reçurent des cornicula (c’étaient peut-être des ornements de casque) et des bracelets d’argent 33 .
Un même individu pouvait recevoir un très-grand nombre de ces décorations. Licinius Dentatus 34 en avait reçu cent soixante 33, ce qui n'est explicable que si l’on admet qu’on lui en avait donné plusieurs pour une seule action.
D'après Pline, cette récompense militaire était réservée aux Romains, aussi bien que les couronnes 36. Les auxiliaires avaient d’autres distinctions.
Sous l’empire, les armillae forment avec les phalerae et les torques , les dona minora généralement réservés aux centurions, sous-officiers et simples soldats.
Le mot annil/a est quelquefois accompagné de l’épithète aurea 37 , ce qui prouve que les bracelets militaires n’étaient qu’exceptionnellement en or. Probablement ces décorations étaient habituellement en argent, comme celles que reçurent les cavaliers â Aquilonia, et comme les phalères trouvées â Lauerforst [v. fiialerae].
Les monuments nous font connaître la forme de 1 armilla. Sur un bas-relief ornant la pierre tombale de Gn. Musius , aquilifer de la légion XI !Il' Gemina, à Mayence, le bracelet est formé par trois spires s’enroulant autour du poignet droit38.
Le buste de Manius Gaelius, centurion de la xviii0 légion, mort dans la guerre où succomba Varus , nous montre Yarmilla sous forme d’une large lame roulée autour
du poignet et fermée par trois clous. Le personnage en porte une à chaque bras 39. C. de la Berge.
III. Le même nom, par extension, a été appliqué à d autres objets de même forme. Ainsi Vitruve 40 appelle armilla un anneau de fer fixé à la tête, d’une poutre pour l’empêcher d’éclater ; et Caton 41 , des cercles employés dans la construction d’un pressoir. E. S.
ARMILLUM. — Vase servant à contenir du vin, sorte d 'urceolus [urceus], d’après Varron1. Ce nom est surtout connu par un proverbe : anus ad avmillum (la vieille iotourne à la bouteille).
Varmillum était au nombre des vases dont on se servait dans les cérémonies du culte3. E. S.
ARMILUSTRIUM. — Fête célébrée chaque année, à
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Fis. 536. Centurion décoré de bracelets.
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Les citoyens se rendaient portant des armes (Yarron nomme les ancilia *)., à une place, qui était aussi nommée Armilustrium , sur le mont Aventin, non loin du Lauretum 4. Là ils sacrifiaient au son des trompettes5. E. S.
ARMORUM CUSTOS. — Cette qualification n’est connue que par les inscriptions 1 : il est probable que celui qu elle désigne remplissait des fonctions analogues à celles des officiers d’armement de nos régiments, c’est-à-dire qu'il
s’occupait des approvisionnements d’armes, de leur transport, de leur distribution, de leur réparation, de la surveillance ainsi que de la direction des ateliers militaires (fabriciae, officinae), et enfin de la comptabilité de l’armement, car on sait que le soldat romain payait ses armes 2. Masquelez.
ARNIS (yAoviç, àpvrfiç). Fête expiatoire célébrée à
21 De M ille, Antiq. apportées de Grèce par M. Lenormant, 1866, p. 20. — 28 Vet. interp. Juven. IX; Capitolin. Maxim. Jun. — 29 JJ. nat. XXVIII, 9, 1; 47, 5.
— SO Tit.-Liv. I, 2. — 31 S. v. Galbeus. — 32 Zou. VII, 21. — 33 Tit.-Liv. X, 44.
— 3V a. Gell. Noct. ait. II, 11. 35 plin. Hist. nat. VII, 27. — 36 }[ist. nat. XXXIII, 2. — 37 Yopisc. Prob. 2; Orelli, Inscript. 3571. — 38 Lindenschmidt, Alterthïimer uns. heidn. Vorzeit, IV, pl. 6. — 39 Ib. VI, pl. 5. — 40 X, 6.
41 lies riist. 21, 4. — Bibliographie. Bartholinus, De armillis veterum schedion,
Amsterdam, 1676; Bnttiger, Kleine Schriften, III, p. 28, 54; Gerhard et Panofka, Neopels antike Bildwcrke , I, p. 436 et s. ; Antiq. du Bosphore Cimmérien au musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg, pl. xm, xiv; Catalog. des bijoux du musée Napoléon III, Paris, 1862, p. 99 et s. ; Friedrichs, Berlins antike Bildwerke,
II 1871, p. 119 et s.; Hübner, Ornamenta muliebria, in Hermès , I, 1866, p. 353.
ARMILLUM. 1 Ap. Non. p. 638 ; Quicherat, 547, Mercier. — 2 Lucil. Ap. Non. p. 74 ; Apul. Metam. VI, p. 532 ; IX, p. 230. — 3 Paul üiac. p. 2 Lind.
ARMILUSTRIUM. l Hast. Maff. et Amit. XIV, Kal. Nov.; Mommsen, Insc. lot. ant. p. 404, 19 oct. — 2 Gloss, vet. : Armilustrium, on).!)/.a0aop.6;, oiAoKaHaçaia ; Huschke, Dus allé rôm. Jahr, Breslau, 1869, p. 173, 355, 363. - 3 Varr. De ling. lat. VI, 22 ; Charisius, p. 62 Putsch. — 4 Varr. I. I. et II, 153 ; Tit.-Liv. XXVII, 37 ; Plut. Bom. 23 ; cf. Becker, Handb. d. rôm. Alterthümer, I, p. 450. — 5 Paul Diac. Armilustrium, p. 16 Lind.
ARMORUM CUSTOS. l Gruter, 518, 5; 568, 1 1 ; Kellermann, 106, 3, S, 21,. — 2 Pol. VI, 39 ; Tac. Ann. I, 17 ; Tit.-Liv. XLII, 52.