IV, 7, §29.-6 II, 3. 7 VI, 21. — 8 VI, 22. — 9 XXXV
— 10 VI, 24. — 11 VI, 33. — U XV, 9. — 13 XXX, 33. - U p0lyb. II, 30; III, 73 ; lit. Liv. XXXVIII, 21. — 13 C. 13. — 16 Bell. gall. I, 48. — 17 Bell, g ail. VIII, 19; Bell. civ. III, 84, etc. — 18 I, 48. — 19 VIII, 17. — 20 VIII, 18.
— 21 VIII, 19. — 22 C. 13 et 14. — 23 VI, 35. Quelques commentateurs ont lu, dans cette phrase, xr^odtri au lieu de ntajpoB* i, et cette version semble judicieuse, puisque le premier de ces deux mots signifie gardent; cette substitution donne
vert par des archers. Quant à la manœuvre combinée avec la cavalerie, qui avait si bien réussi devant Capoue, elle ne pouvait être employée que lorsqu’on avait à exécuter un coup de main, ou à combattre une cavalerie nombreuse ; on y eut souvent recours dans des circonstances analogues, et elle resta encore en usage après la suppression des vélites. Jules César 16 ayant remarqué qu’un corps de six mille cavaliers germains était soutenu par un pareil nombre de fantassins agiles qui le suivaient dans tous ses mouvements, choisit dans son infanterie légionnaire les soldats les plus lestes et les plus jeunes, et les exerça au même genre de combat ; dans plusieurs circonstances 17 il dut la victoire à l’emploi de cette manœuvre. On a cru généralement que les fantassins dont il est question combattaient pêle-mêle avec les cavaliers, mais cela n’était pas possible à cause de l’espace qui était nécessaire à chacun d’eux pour le maniement des armes de jet dont ils faisaient usage : l’étude attentive du récit des guerres de Jules César nous a confirmé dans cette opinion. Dans ses Commentaires sur la guerre des Gaules 18 il dit, en parlant du corps mixte organisé par Arioviste, que les cavaliers, dès qu’ils étaient repoussés, se repliaient vers l’infanterie qui se hâtait d’accourir pour les protéger. De plus, dans le même ouvrage 19, il raconte qu’il fit partir « d’abord sa cavalerie, dans les intervalles de laquelle il plaça des auxiliaires armés à la légère ; » il dit plus loin 20 : « Les nôtres arrivèrent sur ce point, rangés en turmes ; » et encore21 : « Une masse considérable d’infanterie força les nôtres
à reculer . ; l’infanterie légère se porta rapidement à
leur secours, et, se plaçant entre les turmes, commença à combattre avec énergie. » Enfin, dans le Commentaire sur la guerre d'Afrique 22, Hirtius donne la relation d’un combat avec des détails précis et qui détruisent tous les doutes qu’on pourrait conserver sur cette question. Après avoir raconté que Labiénus mit en ligne sa cavalerie entremêlée de Numides armés à la légère et d’archers à pied, il dit que cette cavalerie se déploya pour envelopper celle de César : « Celle-ci avait beaucoup de peine à se maintenir contre une si grande multitude. Déjà les deux lignes se mettaient en mouvement pour en venir aux mains, lorsqu’on vit les turmes serrer leurs rangs, puis l’infanterie légère des Numides, passant à travers les intervalles, s’élancer en même temps que les cavaliers en lançant leurs traits sur nos légions. Quand les soldats de Jules César les chargeaient, les cavaliers prenaient la fuite, et l’infanterie tenait ferme jusqu’à ce que la cavalerie vînt, par une nouvelle charge, lui porter secours. »
Polybe, dans sa description du camp romain, parle peu des vélites ; il se borne à dire 23 : « Les vélites, qui veillent pendant le jour sur les retranchements, garnissent toutes les faces... dix d’entre eux montent la garde à chaque entrée. » Les vélites, remplissant seuls le rôle réservé à l’infanterie légère, étaient employés dans toutes les petites opérations de la guerre, ainsi qu’aux patrouilles, reconnaissances, petits postes extérieurs, etc., et ces fonctions les appelaient souvent à sortir du camp : ils devaient donc être placés près des portes, d’autant mieux que,
même plus de clarté à la phrase. Cependant l’autre expression est admissible puisque avec elle la phrase reste intelligible; nous croyons d’autant mieux devoir la conserver, que nous avons trouvé l’expression latine correspondante dans un passage des Commentaires sur la guerre civile (I, 20), et qu’en outre cette expression s’y trouve employée dans le même sens : « Ipse iis operibus... milites
disponit . perpetuis vigilibus stationibusque, ut eontingant inter se, atquc omneni
munitioncm expleant. »
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destinés à éclairer la marche de l’armée, ils devaient quitter le camp avant elle. Enfin, Polybe dit"’ qu on leur confiait la garde, non-seulement des entrées, mais encore de toutes les faces du retranchement : il était naturel qu’il en fût ainsi, puisque, en cas d’attaque inopinée, les vélites qui n’avaient pas à revêtir une armure, devaient être les premiers prêts à la défense. Toutes ces considérations nous font croire qu’ils campaient dans cet espace de deux cents pieds qui se trouvait entre les tentes de l’armée et le retranchement, et que, dans les places fortes modernes, on appelle chemin de ronde2’. Nous croyons aussi que, dans les camps où l’armée ne faisait pas un séjour prolongé, les vélites bivouaquaient, ce qui semble rationnel quand on songe au rôle qui leur était confié. Nous avons été confirmé dans cette opinion en remarquant que Polybe ne fait aucune mention à ce sujet et, de plus, qu’il dit qu’un trait lancé par l'ennemi au delà des retranchements ne pouvait atteindre une tente qu’à deux cents pieds de ces derniers, c’est-à-dire au delà du chemin de ronde. Les vélites n’ayant pas de tentes et peu ou point de bagages, n’avaient pas de bêtes de somme : de plus, ils fournissaient de nombreux détachements pour la garde des portes, les patrouilles, etc. ; il en résultait qu’ils devaient occuper un espace beaucoup plus restreint que celui qu’on accordait aux troupes de ligne, et leur présence dans le chemin de ronde ne devait pas gêner la circulation, ni empêcher d’y placer le butin et le troupeau.
Lorsque Marins réorganisa l’armée, il fit entrer tous les citoyens romains dans l'infanterie de ligne et supprima les vélites ; le service de ces derniers fut confié aux contingents des nations qui se trouvaient alors sous la domination romaine, et dont l’adresse ou l’agilité étaient célèbres : tels étaient les GréLois, les Numides, etc. L'infanterie légère de Jules César et de Pompée26 était principalement composée d’étrangers.
Différents auteurs ont quelquefois désigné tous les corps d’infanterie légère par le mot ferentarii , dont l’emploi remontait aux premiers temps de la nation romaine27, et dont l’origine n’a pas été exactement déterminée. On suppose généralement qu’il dérive du mot ferre (porter), parce que les soldats de l’infanterie légère étaient chargés tle porter, pendant le combat, des armes de rechange aux soldats de l’infanterie de ligne ; c’est sans doute ainsi que le comprenait Plaute, qui aimait à employer des métaphores militaires, quand il appelait ferenturius amicus 28 un ami réel toujours disposé à rendre service, à porter secours, à donner ce dont on a besoin. L’opinion que nous émettons est corroborée par ce que ditFestus sur le même sujet : « Ferentarii, a ferendo auxilio. » Cette dénomination fut souvent remplacée par celles-ci, armatura levis 29 et levia arma : mais il faut remarquer que la dernière s’appliquait seulement aux troupes auxiliaires et non pas aux vélites ; un passage de Tite-Live le prouve30.
Végèce appelle quelquefois les troupes légères excidcatores ; Ducange, dans son Glossaire, fait dériver ce mot de culcare (coucher), qui était d’origine barbare, parce
2* L, c, 1. — 25 Nous avons adopté celte opinion avec d’autant plus de confiance, que nous avons remarqué que Polybe semble réserver toujours le mot «rcpa-roue^eia (camp) pour désigner l’espace occupé par les troupes ; qu’en outre, lorsqu’il parle (AI, 31) du chemin de ronde, il le désigne par le mot iitteàveia [surface) , et qu’enfin dans la phrase dont nous parlons maintenant, il désigne par le môme mot remplacement assigué aux vélites. Dès lors, nous nous jugeons autorisé à croire que quand Polybe a employé l’expression surface extérieure , il a voulu désigner le chemin de ronde qui était extérieur au camp proprement dit. - 26 Bell, g ail. Il,
i que les postes qui passaient la nuit en dehors du camp étaient fournis par ces troupes. Si cette étymologie était adoptée, elle pourrait servir à expliquer cette autre expression employée par Ammien-Marcellin dans le même sens, proculcatores, parce que les postes dont nous venons de parler étaient placés en avant du camp, pro castris.
Lorsque l’organisation si simple et si admirable de la légion fut altérée, on créa différents corps d’infanterie légère auxquels on donna des noms particuliers suivant la nature du service auquel on les consacrait ; tels furent les antecessores ou antecursores, les exploratores, les specula tores, les sagittarn, les funditores, etc. : on arriva même à leur donner simplement les noms des nations chez lesquelles on les recrutait, Baléares, Crétois, Daces, Gètes, Bretons, Palmyréniens, etc. Masquei.ez.
ARMILAUSA (’AfijtDaufftov). — Vêtement militaire, qui était, d’après Isidore l, fendu et ouvert par devant et par derrière, et fermé seulement sur les épaules (in armos tantum clausa, quasi armiclausa ). Cette description resterait peutêtre inintelligible, si l’on ne connaissait par les monuments des exemples de surtouts jetés sur les épaules qu'elles couvrent, et ouverts par devant : il n’est pas possible de voir d’après ces monuments s’ils le sont aussi par derrière. On ne peut donc faire que des conjectures à ce sujet, et nous ne reproduisons qu’à ce titre un bas-relief du musée du Louvre2, où l’on voit (fig.5'26) un militaire, dont le vêtement supérieur répond assez bien aux explications d’Isidore. Diane porte un costume de chasse analogue , dans un bas-relief du même musée8. Il est possible aussi que Yarrnilausa fût une espèce de sagum L D’après le Strategicon attribué à l’empereur Maurice, et qui paraît avoir été rédigé d’après des sources plus anciennes8, c’était une sorte de tunique descendant jusqu’aux genoux. Elle était rouge, s’il fallait s’en rapporter à un passage de saint Paulin de Noie6 ; mais il y en avait aussi d’autres couleurs7. E. Saglio.
ARMILLA OFAMov, yXtSJjv, bracelet). — I. Les bracelets, ou, d’une manière plus générale, les anneaux portés, soit aux bras, soit aux jambes, sont au nombre des ornements qu’on trouve le plus anciennement en usage chez tous les peuples. Les témoignages écrits s’accordent avec les monuments pour nous montrer que les femmes grecques de tous temps et de toutes conditions en portèrent. Homère les mentionne comme faisant partie de la parure de Vénus 1 ; il les appelle eXtxaç, et ce nom convient bien à
7, 10 ; Dell. cio. III, 4. — 2" Varro, Ling. lat. VII, 57. — 28 Trinummui, II, 4. — 29 Tit.-Liv. XLIV, 4 ; Caes. Bell. gall. VIII, 17 et alibi. — 3» XI.II, 65 : « Ipse. velitibus ad firmanda lerium armorum auxilia adjeclis, ad tumultum praecedit. »
ARMILAUSA. I XIX, 22, 28. — 2 Clarac, Mus. de sc. — 3 /b. pI. clxi, 63 ; y o y . aussi Mus. Bresciano, I, pl. lii. — * Isid. in Glossis : Armilausa capulare monachorum. — 5 Du Cange, Glossar. — 6 Epi. 22, 1 ; cf. id. 17, 1 ; Saumaise, Treb. Poil. Claud. p. 357, Paris, I «20. — 7 Schol. Juven. V, 43.
ARMILLA. 1 /7.XVIII,401; ffymn. inYeit. 87 et 163; cf. Eust. Ad. Odyss. XVIII, 291
Fig. 526. Vêtement militaire.
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la forme d'une spirale ou d’un serpent enroulé qu’ont les bracelets que l’on voit au bras des femmes sur un trèsgrand nombre de vases peints, de statues et d’autres monuments; les bracelets qui avaient l’apparence d’un ruban ou d un serpent, faisant autour du bras un ou plusieurs tours, furent en faveur pendant toute l’antiquité. Nous en reproduisons un (flg. 527), trouvé à Pompéi,qui appartient
au musée de Naples, et l’on pourrait en citer une multitude d’exemples2. De là les noms de o»etç et Spâxovtsç, qui désignent souvent les bracelets 3.
Ceux qui consistaient en un simple cercle plat ou cylindrique, ou en un fil plus ou moins épais de métal, furent sans doute encore plus communs. Il en existe en bronze, en or, en argent dans la plupart des musées ; beaucoup appartiennent aux temps les plus anciens de la Grèce et de l’Italie : ils sont pleins ou creux; quelquefois le cercle est interrompu \ et le bracelet devait adhérer au bras par la simple pression ; ou bien le bracelet consiste en deux segments creux, dont les extrémités sont de grosseur inégale, la plus mince pénétrant dans la plus large 5. Ce sont là des formes très-simples qui n’appartiennent exclusivement ni aux Grecs, ni aux Étrusques, ni aux Romains.
Nous pouvons nous faire une idée du goût et de la variété de ces bijoux chez les Grecs, par ceux que des découvertes, presque toutes assez récentes, ont fait entrer dans
les collections.
La galerie de l’Ermitage , à Saint - Péters bourg , à laquelle sont empruntées les figures 528 et 529 est, grâce aux fouilles faites dans l’ancien Dosphore Cimmérien, particulièrement riche en bijoux des meilleurs temps de l’art hellénique. Les deux bracelets ici reproduits ont été trouvés l’un et l’autre dans un tombeau de Koul-Oba, qui a été reconnu pour être celui d’un roi et d’une reine de la Chersonnèse. du ive siècle avant J.-C. Ils sont en or. Le premier il y en a deux pareils) 6 consiste en une torsade qui se
Fig. 527. Bracelet d’or trouvé à Pompéi
termine à scs deux extrémités par une virole décorée d’oves en émail bleu et de filigranes, d’où se dégage le corps d'un sphinx, les ailes déployées, les pattes en avant; les griffes tiennent un nœud en fil d’or. L’autre 7 (fig. 529) consiste en un anneau à jour formé de gros fils d’or forgés. Une plaque carrée y tient au moyen de charnières ; elle se compose d’une feuille d’or offrant huit fois figurée au repoussé , la partie antérieure d’un lion couché. Cette plaque est ornée de neuf grenats montés en chaton. La plaque est en outre ornée de fleurs en forme de campanule. Chacune des charnières est bordée de petits grenats. Un autre bracelet, trouvé8 dans le tombeau du roi est formé d’une large bande d’or, sur laquelle se détachent des fleurons et des figures en relief représentant des sujets mythologiques. Plusieurs bracelets trouvés en Crimée sont formés de chaînons, de mailles d’un simple fil et garnis d’un fermoir.
Les bracelets de travail grec trouvés dans la tombe d’un roi barbare ne doivent pas donner à penser que des bijoux semblables fussent en Grèce généralement à l’usage des hommes 9. Si l’on rencontre des personnages ainsi parés dans les monuments, c’est qu’on y a voulu marquer le luxe exagéré ou le caractère efféminé de ceux qui les portent. Au contraire, la plupart des femmes en avaient, quelquefois aux deux bras 10, et souvent deux au même bras, l’un au poignet, l’autre entre l’épaule et le coude 11 . Pour les anneaux qui entouraient la jambe au-dessus de la cheville Iperiscelides] et dont nous n’avons pas à parler ici, nous dirons seulement que ce genre de parure n’était pas, comme on l’a prétendu, abandonné aux seules courtisanes, mais qu’il fut adopté probablement partout où avaient pénétré le luxe et les mœurs de l’Orient, comme on le vit aussi en Italie. Toutes ces sortes d’anneaux sont réunies sur une même figure, dans diverses peintures dePompéi.
Nous en reproduisons une (fig. 530) 18 où l’on voit un adolescent (Adonis peutêtre, ou une autre divinité d’un mythe solaire) qui en porte aux deux jambes, aux deux bras et aux deux poignets.
Parmi les noms qui servaient chez les Grecs à désigner les diverses sortes de bracelets, quelques-uns, comme ceux de&pc;, IXtij, s^tvo;, etc., ont rapport à la forme de ces
- Mus. Borb . VII, pi. xlvi ; XII, pl. xliv ; Niccoliui, Case di Pomp. Doser, gen pl. xxxvi ; Ant. du Bosphore, pl. xn, xiv ; Ann. d. Inst. 1841 , tav. c, 8 ; Arneth, Gold und Silbermon • G. IX, 116, etc. Outre les objets eux-mêmes, nous citerons seulement parmi les autres monuments la célèbre statue qui représente Ariadne endormie : le Serpent qu’elle porte au bras l a fait longtemps désigner sous le nom de Cléopâtre. Yoy. à ce sujet "VVinckelmann, Geschichte der Kunst, t. Y, 56, ef YI, 222 des Œuvres . Yisconti, Mus. Pio-Clem. II, 44 ; Raoul-Rochette, Monum. inéd. p 26. — 3 Pollux, Y, 99 ; Hesvch. s. v. 6ft; ; Lucian. Amor. 41 ; Clem. Alex. Paedag. II, 12, p. 209. — 4 Ant. du Bosph. pl xiv, 2. — 3 Ib. 2. — 6 Ant . du Bosph . pl. xm, 1. — 7 Ib. pl.
xiv, 4. Il y en a aussi deux pareils. — 8XIII, 2; Yoy. aussi Dubois de Montpéreux, Voyage au Caucase, Atlas; sér. IY, pl. xx, fig. 4.-9 Les Samiens en portaient, Athen. XII, p. 525 c, et probablement les habitants de beaucoup de villes de la Grèce asiatique. — 10 Yoy., par exemple, Millin, Peint, de vas. ant. I, pl. l ; II, pl. lvii ; Vas. d'Hamilton, II, pl. xxxv ; Galer. di Firenze , sér. IV, pl. xl. — 11 C’est ainsi que Minerve elle-même est représentée : Millin, Monum. inéd. II, pl. xlix. — 12 Dans le roman de Longus, Past., 5, des periscelides se trouvent, parmi les bijoux qui doivent faire reconnaître à Lesbos une enfant de bonne naissance. — 13 Helbig, Wand gernn1.de der von Vesuv verschiltteten Stâdte , n* 967, pl. xi*
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ornements, d’autres ù la manière dont ils étaient portés. On distinguait principalement ceux qui se plaçaient sur le poignet (raptxapiua) et ceux qui entouraient le bras (rapi- 6 pa^iov ta) H. De même, en latin, on eut plusieurs désignations pour ces bijoux, dont armilla était le nom commun : brachiale ou torques brachialis et spinter s’appliquaient plus particulièrement à ceux qui se portaient à l’avant-bras *’ ; le dernier nom aurait été même proprement, d’après Festus 16, celui du bracelet placé au bras gauche, dextrocherium et dextrale étant les noms réservés à ceux de la main et du bras droits 17. On trouve le mot spatalium également employé pour des bracelets portés au bras ou au poignet18.
Des bracelets ne furent portés, à Rome, qu’exceptionncllement par des hommes. L’exemple de Trimalchion, dans le Satyricon de Pétrone, est celui d’un parvenu qui se rend ridicule par l’étalage de ses richesses ; mais on voit que des empereurs, comme Caligula, Néron, Iléliogabale, en eurent aussi19; les bracelets donnés comme récompense à des militaires doivent être mis à part (voy. le § II). Ces exceptions prouvent cependant qu’un pareil luxe dans la parure, désapprouvé par les gens de goût, avait pu être d’un usage plus général : c’est ce que l’on peut conjecturer aussi d’après les dimensions, le poids et la façon de certains bracelets en bronze, en fer, en or, même encore subsistants, qui pourraient difficilement avoir été à l'usage des femmes, et enfin d’après ce que l’on sait des habitudes de plusieurs anciens peuples de l’Italie. Tite-Live dit 20 dans les termes les plus précis, en racontant la trahison de Tarpeia, que les Sabins avaient coutume d’avoir au bras gauche des anneaux d’or très-pesants. Ils ne possédaient point d’or dans leur pays, et l’on peut croire que ces objets leur venaient des Étrusques, dont le goût pour les riches ornements est connu.
Pour ceux-ci les preuves abondent, non-seulement on possède encore de nombreux bracelets de toutes matières, qui leur ont appartenu et qui sont remarquables par la
façon, mais encore on voit par les figures sculptées sur leurs tombeaux ou gravées sur leurs miroirs , leurs cistes, etc.
que les hommes 21 , aussi bien que les femmes, en portaient à l’un et il l’autre bras, au poignet, audessous ou audessus du coude, ;\ l’avant-bras et quelquefois touchant l’épaule. La forme de serpent est, avec l’anneau simple, une de celles qu’on rencontre chez eux le'plus fréquemment;
A oici 1 énumération (le PollllX, Y) 99 ; Tà Si içîpl tou; Soayîova^ ire&tSpayiôvia /cri Bpajriôvia, itspl ôs. tou; xapiroù; icepixapicta xal èylvouç xal àpupi^éa; xal ovz tç xal <i<sXXia /al y^’.oûva; xai {3o’j£à^ia, t»v svia, xal toi; nepl tou; nôSa.;, p-aXiara 5k tàç àjxcpi^saç xal toùç •/>$ wva; l$iw; Si tà icepl toi; nom, etc. Hesvch. II, p. 737. Alb. : -OxxaSoi tà ntfl T°v Ppay/ova ; et p. 502 ; Au Y ai a tà itepl taï; y^sçxrl 'LÉAT.ia. — 1® Fcst. p. 258
l/uid.; Treb. Poil. Claud. 14, 5; Vopisc. Aurel . 7 Ambrosius, Ep. I, 10, 9, cité par Hübner, in Hermès, I (186G), p. 353. — 16 L. I. — 17 Capitolin. Maxim . duo , 6, et Casau bon, ad h . I. ; Maxim, imp. in fine; Isid. Gloss. IV, p. 1347 Migne ; Cypriai., Habit . virg. passini; Ambrosius, De passion. Agnetis ; Isid. XIX, 31*
souvent des pendeloques ou des bulles [bulla] sont attachées au cercle, comme on le voit sur le beau miroir (fig. 331 ) où sont représentés Bacchus et sa mère Sémélé 22. Deux bracelets étrusques de caractères différents sont ici reproduits. L’un (fig. 332), qui a appartenu successivement aux collections Fejervary et Louis Fould 23, a été trouvé dans un tombeau de l’antique Tarquinii ; les méandres et les figures barbares tracées d’un côté en points granulés, et surtout les animaux fantastiques, les palmettes , les croissants, etc., gravés au revers, sont empreints du caractère asiatique que l’on remarque si souvent dansles œuvres de l’art étrusque d’un style très- ancien. L’autre 24 appartient à la plus brillante période de l'orfèvrerie étrusque (fig. 533) et se compose de plaques réunies par des charnières et ornées de rosaces, de fleurs et d’autres dessins en granulé et en cordelé, mêlés de pâtes de verre. On a trouvé aussi dans les tombes étrusques des bracelets funéraires, faits, comme beaucoup d’autres bijoux qui étaient destinés à la parure des morts, de feuilles d’or légères et présentant peu de résistance 2S.
Nous n’en décrirons pas d’autre forme ; nous signalerons seulement encore le goût
que l’on eut chez leSF'g S34, Bracelet ™main axrec médailles enchâssées.
Romains, sous l’empire, pour les médailles montées en bijou. On en voit dans le cabinet de Vienne26 un beau spécimen (fig. 534). Les dimensions (ici réduites de près de moitié), prouvent qu’il devait être porté au haut du bras.
— 18 Plin. ffist. nat. XIII, 53 ; Tertull. De cultu fem. II, 13 ; Hübner, l. I. p. 347, 353, 355 ; Cnrp. inscr. lat. II, 2060 - 19 Petr. Sat. 33; Suet. CaUg. 5-2; Nero,
«O , Herodian. \ , 5, 4. 20 Tit.-l.iv . Il, II. — ai Monum. iued. d. Inst. arch.
'lit, pl. xx; Gerhard, Etrüsk. Spiegel, pl. lxxxiii, cxvii, clxii, ccxxvii, ccxxrx, ccxcviii et s.; Micali, Monum. ined. XXVI. — 22 Etr. Spiegel, pl. lxxxiii, clxiv, cccxix, etc. — 23 p.. Braun, in Ann. d. Inst. arch. IS54, pl. xxxm, p. 112; Ghabouillet, Collect. I. Fould , n. 1137. — 24 Catal. des bijoux du musée Nnpol. III, n. 344 ; Gazette des Beaux-arts, 1S63, pl. hors texte. — 25 Catal. des bij. du Musée Nap. III, p. 102. — F, Arneth. Gold und Silbermon. pl. G. xu
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