Isiaf
Novembre.
Isia -j-.
Jovis cpulum.
J'er A'^ovenaj-.
*nrumci'\
llilnrln-\\
Décembre.
* Snjjlimontifi" .
'Saturxalia".
[Lûclislcrnium
Cr.rc -
[Opalia].
ris''].
"Natalis Inmcii.
Consu.vlia".
Sohiilium.
On voit de combien d^éléments disparates est constitué ce calendrier vraiment syncrélique. Une fort bonne place est conservée aux tètes de iNuma : la moitié environ a survécu et, parmi elles, on célèbre surtout les Saturnales, les fêtes rurales des Holiir/nlin, les fêtes municipales des Palilies et des Lupercales. Quelques-unes sont réduites au simple rang de jours de jeux. La plupart des Ides semblent avoir perdu leur caractère férié. — Les fêtes populaires et les fêtes familiales, comme les Avibarvalia ou les Caristies, ont eu la vie plus dure encore et se placent maintenant au même rang que les anciennes fêtes fixes du peuple romain. Les fêtes de temples sont pour la plupart demeurées comme jours de jeux; mais quelques-unes, comme les Quinquatria de Minerve, les MalronaUn de Junon, sont maintenant do vraies solennités publiques. A côté de ces souvenirs de la Rome républicaine se placent les fêtes anonymes des saisons et des travaux des cbamps, et surtout les grandes fêtes d'Isis en novembre, de la Mère en mars et, plus célébrée peutêtre que toutes les journées du calendrier, la fête Solaire du 23 décembre. — Tel est le calendrier en face duquel les chrétiens se trouvèrent au temps des luttes religieuses du 111° et du iv'' siècle.
8° Des fêles neutres au iV siècle. L'nvènemenl officiel des fêtes chrétiennes. — Au milieu du iv"^ siècle, le christianisme est près de l'emporter. Imposera-t-il complètement ses fêtes qui, inspirées de la liturgie hébraïque ou des souvenirs de la vie du Christ, sont en contradiction évidente avec celles du calendrier des « nations », comme dit Tertullien? C'est là un épisode curieux de l'histoire
1 AnnÎMTSairc du Inniplc de Palus (.11»:; ,-iv. J.-O..J. — - Connu sonh'mont jtar l'Iiilooalus. — -1 Anciennes J'orlunnlia, — * Sans doule l'anniversaire li'un leniple. — iJ Cf. Arnob. V, 31. Mamiiti's Vinili'mift, l'Iiilocalus. — f» Dt^dicace d'un temple inconnu. — ^ Trolsi(>ine jour des jeux couuneiirant le 1'.'. — 8 Dernier jour des jeuv commençant le 10. — ^ Fin du cycle des fêtes d'Isis commencées le :i8 octobre. — 10 /?(•«»»« se trouve au îiV nov. chez Philocalus et Polcniius. Tertullien, lie i'ful. 10 et 14, donne Ih'unutc. Mummseii, Corp., I, p. HO, croit à une erreur chez les auteurs du calendrier et rapporte « la fi>te de TUiver « au 2j déc.. jour auquel tous les auteurs classiques font eonuncncer rhi\cr, bruma. 11 ne serait pas impossible que la
de la lutte entre les deux religions : à vrai dire, il y a eu moins lutte que conciliation; et il est intéressant de noter par quelles insensibles transitions la liturgie chrétienne s'est peu à peu insinuée aux lieu et place du culte païen.
Avant de jouir de leur victoire, les chrétiens acceptèrent une sorte de terrain neutre sur lequel ils pussent s"ent(mdre avec leurs adversaires. On a vu en quel honneur se trouvaient, depuis le iii« siècle, les fêles astronomiques et les solennités de la nature; ce nouveau calendrier se prêtait admirablement, par son caractère symbolique, à concilier un instant les deux religions.
Dès le iw siècle, le populaire, avec son instinct des choses, avait compris que païens et chrétiens pouvaient s'entendre à de certains jours, en dépit de la haine de leurs prêtres. Tertullien nous apprend que, de son temps, la fête de l'hiver, Bvumn, était célébrée volontiers par les chrétiens'". Ue la môme manière, ils acceptèrent, à la grande colère de leurs chefs, les grandes fêtes familiales du peuple romain : celle des Ëtrennes du l'' janvier, celle des Matrones du 1" mars, la fêle des Esclaves aux Saturnales, et la fête des Parents, la Cnra CoQnniio du 22 février '". Fêtes familiales, fêtes de saisons, voilà les deux groupes de fêles qui, rapprochant païens et chrétiens, furent particulièrement populaires au iv= siècle : ce sont vraiment des fêtes neutres. Aussi, la personnalité des dieux à qui elle s'adresse va, chaque jour, s'effaçant davantage : les Saturnales ne s'appelleront plus bienti'it que « les fêtes des Esclaves »; on dira feriae nncillannn aux Nones Caprotines ; les Carnaria prendront le nom de « jour des Fèves ». Célébrées par les deux religions rivales, les vieilles fêtes perdent le nom trop compromettant de leur dieu romain pour prendre une appellation humaine, vague et conciliante. Ajoutez à ces fêtes celles des jours impériaux, comme les Vola et les Natalices, et celles des dimanches, célébrés comme «jours du Soleil » par les uns et <• jours du Seigneur» par les autres.
Ce que le populaire faisait ainsi de lui-même, les empereurs tolérants du iv"" siècle lui donnèrent force de loi. Si le calendrier de Philocalus, eu 334, ne renferme aucune fête chrétienne, il y est fait une très large place aux jours neutres que les chrétiens pouvaient accepter. Le calendrier d'Ausone est franchement païen : mais c'est surtout un souvenir de lettré. En 387, dans une ordonnance particulière à la Campanie, un gouverneur fixe ainsi les fêtes qui y seront célébrées ' '.
3 janvier.
Il février.
1" mai.
23 juillet.
13 octobre.
Vota.
Geniatia^'.
Lustratio ad fliimen ".
Rosaria.
Lustratio ad flnnien.
Profectio ad infcrias -".
Vindemiae-'.
Ce sont, on le voit, soit des fêtes politiques (3 janv.),
consécration itu 2'i déc. au Soleil ait fait reculer d'un mois la date de la vraie fête du commencement de l'hiver. — H Pliiloe.: Polem.; Tertull. Of idol. 10. — l^Tcrlull. /. c. ; Arnob. VII, 3i. — 13 Cf. Auson. pour celle fête et celle du 19. — i'' Feriae srrvorum. Polemius, — i^De idol, H. — '6 Ihith-m. — '" Ferinle Cawpanum, Corpus. X. 3702; cf. Slomnisen, Ilirichle ilcr .wcr/i'. Ge'. der Wiis. 1850, p. M. — "*Cc sont les fêtes des genii humains : comp. au\ fêles des Parentales et des dii Geutiiim aux llarîstics; et plus haut à la même date, les Gettiniiei ludi du cal. du IV* siècle. — l'J Ce sont les AinburvaHa, — 20 Date et appellation locales de la fête des Feratiti ou des Pan'ntnlin, — 21 Comparer aux Mettilriimfin du i 1 o,-[ot,re.
FER
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soit des fêtes familiales, des génies de la naissance (11 févr.) ou des âmes des morts (13 mai, 27 juill.), soit des fêtes rurales, A'endanges et purification des champs au printemps et à la moisson (1" mai, 25 juill., 15 oct.). Ces jours-là païens et chrétiens pouvaient associer leurs prières : on ne s'occupait pas de savoir à quels dieux elles allaient, mais pour qui elles étaient faites, pour la patrie, pour les récoltes, pour les hommes, — auxquels païens et chrétiens les devaient également.
Mais cette tentative de conciliation et de neutralisation officielle prit fin sous Théodose. En 389, une ordonnance impériale sanctionna la suppression du calendrier public de la Rome païenne et l'avènement dans l'État des fêtes chrétiennes. Voici quels seront désormais, dit l'empereur, les jours de fête pour lesquels on devra avoir un pieux respect (sans parler des vacances judiciaires de juillet et de septembre) : les Calendes de janvier, les dimanches, la quinzaine de Pâques, les anniversaires des fondations de Rome et do Constantinople, de la naissance et de l'avènement du prince'. Les fêtes romaines ont fini leur rôle public.
9° Dr la persistance des fêles romaines dans le christianisme. — Mais la tradition, les usages, l'instinct populaire furent plus forts que la loi, les prêtres et la nouvelle croyance . Chassées du calendrier public , les fêtes païennes perdirent à peine de la faveur populaire. Les chrétiens continuèrent à en accepter un bon nombre et l'Eglise, après s'être violemment élevée contre ces superstitions, dut transiger avec elles, accepter les tendances conciliatrices du peuple, et faire une place dans sa liturgie ou son calendrier aux vieilles pratiques. Seulement, si elle adopta les coutumes et les cérémonies, elle n'acr cueillit pas les noms significatifs qu'elles portaient : elle garda la fête et élimina le dieu à qui elle appartenait.
Vers -448, Polémius Silvius composa et dédia à l'évêque Euchérius, de Lyon, un calendrier que nous avons conservé ^. C'est un calendrier de chrétien, inspiré par un pieux, esprit et cependant Polémius ne néglige pas d'insérer entre les anniversaires des saints et les jours des jeux publics un bon nombre de fêtes romaines. En voici la liste :
3 janv. Dies Auspicaliurii.
4 • — [Lndi Conipitnles).
il — Carmentalia.
27 — {Lvdi Castoruiii).
43 fêv. Parenlalio.
la — Lupercalia.
— Quirinalia.
— Cara Cognatio.
— Terminalia.
— Regifugium.
19 mars Quinqualria.
20 — Pelusia.
21 avril Nalalis Urliis.
27 — Floria.
l" juin [Ladi Fabrieii].
12 — Nntalis Musariim.
7 juill. Anrillaruni feriae.
12 déc. Sepliinonliimi.
17 — Feriae servoritm.
Il est difficile de croire que cette inscrlioii n'est failo qu'à titre de souvenir historique^ : toutes ces fêtes sont précisément celles sur les(iuclles s'ijtait opérée au IV" siècle la conciliation entre païens ut chrétiens, ou dont d'autres textes nous montrent la continuité dans les derniers jours de l'empire. Si Polémius les marque, c'est qu'elles se célébraient encore^ et (|uc les chrétiens y
1 Cofle Tliood. II, 8, i (19). — ~ Mommscn, Corpus, l. I, |>. 'iXi et siih'. — 3 I.orsiiiip l'oK'inius n'insftrc la fcMe que comme souvenir, il le dit : i.avatio.\km l'ctcres nominabant (27 mars) ; cf. au 13 scpl. — V M'oublions pas que les Wlcs delà Mùrcdes Dieux
participaient*. Ils le pouvaient sans crainte : les noms des dieux détestés, Jupiter, Junon, Mercure, n'y apparaissaient pas : les jours de Minerve portaient l'appellation insignifiante de Quinqualria ou le titre poétique de « naissance des Muses ». Carmcnla était oubliée comme déesse ; Floria était la fête des Fleurs plus que celle de Flore. Saturne avait disparu de la « fête des Esclaves ». L'étiquette païenne était effacée, et c'est là ce qu'on redoutait le plus.
D'autres témoignages nous montrent que certaines de ces fêtes avaient gardé tout leur éclat au milieu d'une population chrétienne. Les Lupercales se célébraient officiellement à Rome à la fin du v° siècle, avec un grand concours du populaire, et l'ardent évêque Gélase lança contre elles une vigoureuse apostrophe qui nous a été conservée. « Laissez cette fête aux païens! s'écriait-il, elle déshonore le chrétien". » Plus puissantes encore et surtout plus générales au monde romain étaient alors les fêtes des Morts et des Parents en février, des Esclaves en juillet et en septembre.
L'Église gagna à n'être pas intransigeante et à accepter de l'héritage des fêtes païennes tout ce qui ne choquait pas ouvertement la religion du Christ. Le compromis se fit de diverses manières, également habiles.
1° Tantôt elle se borna à accepter la date traditionnelle de la fête : mais elle y plaça une fête chrétienne, souvent fort différente de la fête païenne et destinée à la reléguer dans l'ombre par une sorte de concurrence. — Le 22 février était la fête des familles, Cara Cognatio, où les parents se réunissaient pour célébrer morts ou vivants : le 22 février, l'Église plaça la fête de la Chaire de Saint-Pierre. A cette concurrence, l'Église ne fut pas définitivement victorieuse. Le concile de Tours disait, en 567 : « 11 y en a encore qui, le jour de la Chaire de Saint-Pierre, off'rent des repas aux morts ^. » « Le repas funèbre, remarque M. l'abbé Duchesne, dura en Occident jusqu'au xn" siècle au moins. Je l'ai vu pratiquer, en Épire, par les Grecs orthodoxes et même par les musulmans" ». L'Église fut plus heureuse à d'autres jours : l'assimilation fut plus facile entre les deux fêtes, quand on choisit la fête chrétienne qui par sa nature rappelait le plus la solennité ^païenne qu'il s'agissait d'écarter. Le 25 décembre la fête du Soleil, la naissance du « Dieu Invaincu » devint tout naturellement la fête de la naissance du Christ, iXalulis Chrisli, A'oël : la chose se fil peut-être en dehors de l'Eglise, qui l'accepta de bonne grâce. « Les chrétiens, dit un document syrien, participaient aux fêtes et aux réjouissances du jour du Soleil. Remarquant cela, les docteurs de l'Église résolurent de placer à ce jour la naissance du Seigneur ' ». Nous avons vu que le dimanche chrétien remplaça le jour du Soleil de la semaines jiaïenne : le Christ hérita des fêtes comme (le la domination de Milhra.
2" Souvent, en même temps que le jour, les chrétiens adoptèrent les cérémonies païennes et les intercalèrent ilans leurs fêtes. Ce fut un emprunt direct plus qu'une concurrence. Le 2o avril était à Rome le jour des Robigalia, où l'on priait le dieu Robigus de s'éloigner des blés mûrissants : nue procession se rendait en son honneur le long de la voie Flaminii^nne juscju'au pons Mil-
sf célt'braicnl eiienrc à Aulun en ce Icnips-là. — ï^Oelas. Ailrrrsus... qui /AijicrcuHn .iccumlum modum priifiiuim colenda coustiluebattt. — fi 22" canon. — 7 Origines du culte chréticiif p, 207. — 8 Mommsen, Corpus, 1, p. 410; Ducliesnc, p. 218.
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rius'. A la même date, les Litanies eurent lieu dans la Rome clirctiennc et, suivant le même chemin, la procession taisait halte; au même Ponte-Molle. Hors de Rome, les Litanies ou les Rogations, destinées à ai)])cler la bénédiction de Dieu sur les champs, étaient imitées des anciennes fêtes rurales des Anibarvalia : c'était la même r'[>oque, l(î mois de mai, le même rite, la procession dans les champs, et peut-être les mêmes prières ^
3° Souvent encore, l'Église se contenta de tolérer dans les fêles populaires des usages inofl'ensil's empruntés à des fêtes païennes de date différente. C'est ainsi qu'aux Jours des Martyrs, les chrétiens célébraient de véritables festins, analogues aux repas mortuaires des ParciiliiUo^. Augustin nous raconte que sa mère avait accoutumé d'apporter aux tombeaux des saints des offrandes de vin et de pain : elle s'en abstint, il est vrai, du jour où saint Ambroise l'eut avertie que ce n'était ([u'un souvenir des fêtes païennes'. Mais tous les chréli(^ns n'imitèrent pas les scrupules de sainte Monique et l'Eglise ne put jamais déraciner part(mt cet usage.
Au delà des temps où la religion chrétienne s'organisait, CCS coutumes païennes se sont maintenues jusqu'à nos jours dans les fêtes du christianisme. La fête de la Saint- Jean (:24 juin), avec ses feux que sautent les paysans, est en partie la fête du Solstice d'été, mais rappelle aussi les feux et les sauts des Palilies du 21 avril. L'Epiphanie possède dans chaque famille le iroi de la fête, comme les Saturnales romaines, qui ont laissé bien d'autres vestiges. 11 est resté à Rome, dans les fêtes du Carnaval, bon nombre d'usages empruntés aux fêtes païennes de février. Il ne serait pas impossiltle que la Purification de la Vierge, du 2 février, ne rappelât par certains côtés les Lupercales du 15. En tout cas, si l'on veut étudier la survivance jusqu'à nos jours des fêtes païennes, il faut s'adresser soit au populaire de Rome, soit à la plèbe des campagnes, les tenaces dépositaires de l'antique religion romaine ^ Dans tout cela, l'Église changeait seulement le sens de ces cérémonies et les adaptait aux récits ou aux croyances de la religion nouvelle; elle en transférait la destination à Dieu ou aux saints. Les rois de l'Epiphanie rappelèrent ceux qui avaient adoré le Christ; les repas furent destinés aux Martyrs au lieu des Mânes ; les prières pour les champs montèrent à Dieu et non plus à Robigus. Le christianisme s'appliqua ainsi les fêtes romaines, comme il s'appropria les temples et copia les types de l'art païen, en changeant les titres.
Cette persistance de certaines fêtes est le phénomène le plus intéressant de cette longue histoire. Les plus tenaces ont été, d'un côté, les fêtes des champs, de l'autre, les fêtes des morts : elles ont traversé sans peine la révolution qui substitua l'anthropomorphisme hellénique à la religion des temps primitifs ; elles ont triomphé, sous l'cmjjire, des fêtes politiques; elles se sont imposées au iv° siècle comme jours de conciliation; et, plus fortes que l'Église, elles ont pris leur place dans le christianisme triomphant. C'est qu'à vrai dire ces fêtes sont de toute religion : elles sont nées des espérances, des craintes, des joies et des regrets de la vie hu-
1 Ovitl. /'Vfs/. IV. — ~ Voyez, sur cetlo .nicslion di's l.ilaiiios, rsoncr, Bitlgaenge. tlaiis les i'iiilosojthische Aiifisatzi' à Zcllcr (1S77); llucliosiie, p. 29t et suiv. — ■' Itld quasi jiaiviiliilio ; S. Aiip:. Con/i'.M. VI, i. Cf. ScliuU/o, II, p. 330. — l Con- /\'ss., VI, 2. — ï» C'osl une recliel'clie à fuiro que oplle ilcs emprunta fuils par luovcle tlola Pa^^sion et de lu Késurreclion à celui île la Mi^n- Jes Dieuv ilu 13 au 27 uiai-s. On peut remarquer tpie le ij et \r 27 mars ont étL- lou4;teuips ciîlêbri5s connue les jours
maine, et elles sont éternelles comme ces sentiments.