‹ Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, d'après les textes et les monuments (volume 5)Chapitre 98 sur 104 · III. Dans quelques villes, les gymnasiarques figu · texte numérisé non relu

III. Dans quelques villes, les gymnasiarques figu

1 Bull, de corr. hetl. XI. ts^^7, p. liT, n" i;3. I. 7 s. — 2 //,. XIII, ISSO, p. 4S8- 489, n» 3, I. 13-23 : cf. Journ. o( hell. stud. X, 1889, p. 55. n» G (Lyd.ie) ; Mitth. d. arch. Inst. XVIll, 1893, p. 267 (Milel). — 3 Bull de corr. hell. XVll, 1893, p. 308- 310, n» 10, 1. 7-19. — » Pctcrseii et l.usclian, p. 186. n" 242 a, B, I. 13-14; C, 1. i, 7. 11, 15. — 5 Bull, de corr. h,ll. IX, 138.;, p. 338, n« 21 ; p. 339, n» 22 (Héracléa Salbacé). — 0 Rev. des et. <ir. VI, 1893, p. 17S, n« 12 (lasos). — ^ nillenbcrgcr, n" 240, 1. 55 s. (Sestos); Bull, de corr. hell. IX. I8S5, p. 75, n» .i, I. l (ApliroJisias); Corp. inscr. gr. n" 4717, 1. 10, U (Tlièbes d'Kgj pie). — » Uull. de corr. hell. XI, 1887, p. 157, 11° 63, 1. 7 (Lagina). - 9 Ib. XIII, 1889, p. 486, n» 1, I. S-ll, 12-14; p. 487, n» 2, I. 2:i-2-; p. 488-489, n» 3, I. 12-14 (Syllion). — 1» lli. V. 1881. p. 482, n» 3 (Sanios). — " Corp. inscr. ijr. n« 2627 (Cliylrcs). — " Uilleiiljcrgcr, n» 402 (Patmos). — 13 Un gyninasiarciuc de Balbura n'oblient que les scroiuls iionneuis (Le Bas-WaiUliugton n" 1222). In aulie, de Sidyma, oblieul, au conlrairc, les prciiiier.s avec les seconds et les Iroisièmcs {Kenndorf et Niemiuin, p. 60, n° 39).

— !■• ASeslos(;. c. 1. 107), Cymc (Collitz-liecblcl, I, n° 311,1. 52-54), Piiiiitia (/user. (jr. Sic. et II. n' 250. 1. 84-89). — 1" A .Sestos (/. C. 1. 95|. — lii A Nisyros (Mitth. d. arch. Inst. XV, 1891, p. 134). — " Ilev. des et. gr.U. 1889, p. 30-31, n" 6 6. A, I. 12-10 ; B, I. 14-16; Bull, de corr. hell. XVll, 1893, p. 308-310, n» 10, A, 1. 19-20; B, 1. 12-13 (Apanifc). — '« A Olynipie (Arch. Zeit. XXXVI. 1B78, p. 170, n" 199- 200), Cos (Palon et Ilicks. n" 107, 1. 15-17; 110, I. 'i-i: 392,1. 13-li), Acnionia (C. imcr.gr. n» 3858), Nacrasa((. c), lasos (Bull, de cor,: hell. XI, 1887, p. 213, n« 2, I. 12-16); Ei'iza (?) (Ib. XIII, 1889, p. 335-336, I. 47-49), Apliiodisias (C. i. gr. n" 2789, 2814), Lydao (/. c), Baliiiiaia ((. c). — '» A Cyinf! (/. c), i Ki-izaC?) (/. c. I., 49-31). — 20 A Sestos ((. c, I. 101); — 21 A ICi-ua? ((. c, I. 54-55)

— 22 Huit, de corr. hell. XIV, 1890, p. 237, n» U (Nysa) : C. i. gr. a» 2724

raient parmi les dignitaires nommés par les collèges. La gymnasiarchie éphébique se présente rarement hors des pays athéniens-''. La gymnasiarchie de la gérousia est quelquefois conférée par l'association. Dans ce cas, elle ressemble à la gymnasiarcliie des Ihiases -". La gérousia d'Hiérapolis a plusieurs gymnasiarques investis pour un an de fonctions administratives : ils ont la gestion de certains fonds et surveillent les lombes des anciens sociétaires-'. A Sidyma, le gymnasiarque de la gérousia Lient les archives-*. G. Glotz.

GYMXASIUM (l'uiAv/Tiov, gymnase). — Ce terme désigne, d'une manière générale, l'ensemble des locaux spécialement affectés chez les Grecs à l'éducation physique de la jeunesse', aux exercices corporels que les bons citoyens s'imposaient comme un devoir envers eux-mêmes et envers la patrie -, à l'entraînement méthodique des athlètes de profession, bref ù toutes les variétés de la gymnastique, telle que les Grecs de toute race la comprenaient et la pratiquaient. L'importance du gymnase dans l'organisme do la cité équivalait à celle que la gymnastique avait prise dans les mœurs et ((ue les législateurs lui attribuaient dans l'éducation nationale. Aucune ville dignes de ce nom ne se serait dispensée de posséder au moins un gymnase avec un stade, un hippodrome et un théâtre^. En dehors même des villes, certains sanctuaires en étaient pourvus, quand même ils n'étaient habités en permanence que par le personnel sacerdotal préposé au service du culte. Mais au programme des fêtes périodiques qui attiraient on ces lieux sacrés la multitude des pèlerins, figuraient presque toujours des concours gymniques. A Olynipie, le gymnase où les concurrents devaient s'exercer avant de se mesurer en public sur la piste du stade, était une annexe nécessaire du sanctuaire. Il est permis de supposer qu'à l'hiéron d'Êpidaure le gymnase avait, en outre, le caractère d'un établissement médical.

I. Dès qu'ils s'adonnèrent régulièrement aux exercices gymniques, les Grecs aménagèrent à cet effet des emplacements spéciaux, en plein air. Les gymnases primitifs consistaient en de simples pistes ou Soofji&i, pour la course à pied, le disque, le javelot, le ballon, en aires linement sablées (le tuxtov oi-îoov homérique) pour la lutte, le pugilat et le pancrace. On cherchait de préférence quelque esplanade, voisine d'une rivière, afin de

(Slratonlc(5o) ; 2778 (Aplirodisias) ; cf. K. Kulnieii, Statue inul Ort, dans les Jahrb. /'. lilnss. Philol. Suppl. 1884, p. 308 s. — 2;i Bull, de corr. hell. XI, 18S7. p. 73, U" 0, I. 10 (Aphrodisias). — 2V GollUz-Bechtel. /. c. — 2S Bull, de corr. hell. XVIII, 1891, p. 138-159, 11' 3, I. 16-17 (Apollonis); ilittli.WW, ISSS, p. 173,ii»14;p. 175, n° 17 (Chios). — 20 Latyschew, hiscr. ont. or.sejjt. l'ont. Eux. Il, ii"' 439-441, 4-45- 44S, 4;3I.434, 455 (Tanaïs) ; cf. 2131 (Gorgippia). — 21 C. inscr. gr. n' 3916; Journ. of /ihilot. XIX, 1890, p :r, n» l;/oiini. ofhell.slud. XI, 1890, p. 250, n" 23.-28 Bonndoif et .Memauii, p. 71 , n° 31 ; p. 7o-75, n" 52, 1. 56.37. — Biiiuu<:iiapiiie. — BOckll, Die Staatshaushull. der Atheuer. 1817, I, p. 494-4981, 609-6162, 548-6.543 ; Krause, tiymiiastik und Aijonistik der Hellenen, 1841, I, p. 179-203; Fr. Haasc, art. Palaeslrik, dans Y Encyclopédie d'Ei'sch et Gruber, III, 9, p. 388 s. ; W. Ditlenbergcr, l>e ephebis atticis, Giiltingcn, 1863, p. 40 s. ; R. Ncubauer, Comment, epigr. Berlin, lS(i9. p. 33-39; A. Dumoiit, i'ssai ski- léphébie ait. Paiis, 1876, I, p. 219-223; M. Colligiio», De collegiis ephcb. op. Graecos, exe. Attica, Paris, 1877, p. 47-49; Id. Les collèges de néui dans les cités grecques^ dans les Annales de la Fac. des lettres 'te Bordeaux, II, 1880, p. 143-144 ; V. Tlinniser, De civiwn Atlien. muneribus Vindob. 1880, p. 88-90 ; J. Meuadier, Qua condil. E/ihesii usi sint inde ab Asia in form. prov. redacta, Beiol. 1880, p. 90-92; Lor. Grasbcrger, Er:iehung und Unterricht im klass. Alterthum, Wiirzburg, 1881, III, p. 463-472 ; 0. I.iermaiin, .4)mtecta epigr. et agonist. dans les Dissert, pliiliil. Ualenses, X, 1889, p. 46-64 passim.

GYMNASILiltl. I Xen- Ileil. IV. 4,4. — ' Plat. Itep. V, p. 432; Xen. Bami. l, 7 ; 2, 18 ; l.ucian. I.e.eiph. 3; Tlieopbr. Char. 21. — 3 Paiiopi'e, localité de Pliocide, ne possédait aucun de cos édifices; aussi Pausanias (X, 4, I) hésite-t-il à lui donner le nom de ville.

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permettre aux lutteurs de se ralraichir en iircnaiiL un J)ain. Des alIé(!S d'arbres, surtout de platanes, couvraient de leur ombre athlètes et spectateurs. Tels étaient sans doute ces cours spacieux (Sdojjioi eùpÉEç) dont il est ([ueslion dans V()di/ssée\ et ces Spoao; dont l'invention était attribuée aux peuples doriens, aux Cretois d'abord, ensuite aux Lacédémoniens, et que Platon qualifie de î^yninases'-^. Au dire de Thucydide ^ c'est à Sparte; que parurent les premiers athlètes nus et frottés de graisse. Un historien lacédémonien, Hippasos, cité par Athénée', attribuait aussi k ses compatriotes l'invention même des jj,ymnases. Kn réalité, les lieux d'exercices les plus fréquentés et les plus anciens de Sparte, le Dromos'' et le Plntanistas ", ressemblaient à des Champs de Mars, pourvus de pistes naturelles, ornés de statues de dieux et d'autels. A une époque plus récente, on éleva sur le Droniiia des édilices auxquels Pausanias donne le nom de gymnases. De même à Athènes, les trois gymnases les plus anciens, le Lycée, l'.Vcadémie et le Kynosarges étaient nés, hors de la ville, dans un berceau de verdure, sur des terrains consacrés à des divinités. Primitivement, r.\cadémie [academia] n'était qu'un bois sacré, voisin du Céphise, avec des pelouses, des platanes et des oliviers sacrés'. Hipparque " le fit entourer d'un mur ou péribole; Cinion le dota d'un aqueduc dérivé du Céphise et y fit tracer des avenues et des opô|Aoi ombragés ^ Au temps d'ilypéride, il possédait une palestre'"; Tite-Live", Pausanias'- et Diogènc Laérte '^ le désignent formellement comme un gymnase. L'emplacement du Lycée, ancien téménos d'Apollon Lykios '•, situé à l'est d'Athènes, hors de la porte Diocharès et près du confluent de l'Éridanos et de rilissus '■% avait été aménagé une première fois par Pisistrate, suivant Théopompe, par Périclès suivant Philochore "'. Pausanias et le Pseudo-Plutarque attribuent ensuite à l'orateur Lycurgue la construction, au même endroit, d'un gymnase et d'une palestre ". Le Kynosarges, situé un peu plus loin que le Lycée, possédait un bois sacré attenant à un sanctuaire d'Hercule" ; dès le v'= siècle,'il servait aux exercices des voOot '", mais on ignore exactement à quelle époque lurent élevés les bâtiments de la palestre et les autres constructions incendiées par Philippe V en même temps que celles du Lycée '-". Ces exemples, et certaines lois attribuées ù Solon-', attestent que dès le w" siècle, on appliquait le terme de gymnase à des emplacements choisis, où la jeunesse s'exerçait aux jeux athlétiques, sous le patronage d'une ou de plusieurs divinités. Mais le type architectural et définitif du gymnase, formant un organisme complet et logiquement ordonné, ne s'est pas improvisé de toutes pièces --. 11 s'est constitué peu à peu, morceau par mor-

1 <),hjss. IV, i;05-. i-f. IV, 021; VIII, imi: II. \.\lll, :i2cl-:i7l. — -> IMa(. Rep. V, H 2 h. f, </. — :l I, 0. — 1 Alhi-n. 1, ti, D. — ■> l'aiis. |||, 11, (,. — C /J.

II, l-i. — ' Arisl. Xnh. 1003; Dicacarrh. Uescr. gr. f. 1, I ; l'iiii. Ilisl. no/. XII, 1, .119; Diog. Laerl. III, 7; Plut. Sylla, 12. Sur les fiopia, .le l'Académie, voy. Plat. Cfitias, p. 117 c. — s Suiii. -', 'Imij/oj Tn/t'uv. — i» iMut. Cim. 13.

— m Hyper. Fraz/m. M. lilass, p. 13, îi. — n X.\XI, i*. — U l'aiis. 1, 29, 1 :

'.\)c«iîr,;At«, /wptov itoTÈ &v$^4; îS;t.iToj, Y'jjjtvâuiov Si îit ' ï;4'ij. — 1ï Diog. Lliert.

III, 7: T'( S'îrri Y'JJA^à'iov np'.âT:îi'iv àXT-«5i;. Cf. Hesycli. et Harpocr. -Ç. i>. '.\x«§r,[it'a.

— li Pausan. 1, 19. 3; Plat. Lys. p. 203 A ; Xeii. Uell. 11, -t, 27. — l.i Slrab. IX, 397 et lUO; Plut. TAe.s. 27. — 1» Hai'pocr. etSuiil. .VOxuiv. — n Pausau. 1, 29, Ifi ; Pscud. Plut. Vit. Or. 841, G cl Décret 111, 832, 1. 31; cf. Coiyi. insci: utt.W. 2U1 b, 1. 7, 18; Diiiibacli, (Oral. Lyc. p. 101, I. — 1» llpi-od. VI, 110; Paus. I, 19, 3; Athcn. VI, iSlK; Steph. Uyi. Kvv,;5o,pj<;. — l» Plut. Themist. 1 ; Ucinosth. XXlll, 213 ; Diog. Laeit. VI, 13. — 20 Liv. XXXI, 24, 17 ; Dioil. Sic. XXVIII, 7 ; Dio r.lu-yst. Oriit. XV. -'I Plut. Sol. 1 ; .XrniU. 4; 6V/)/. Su;), corn: \ : Acsoliiii.

ceau. L'exemple fut sans doute donné par les villes les plus riches. A mesure que leur prospérité et leur population augmentaient, que les progrès de la démocratie obligeaient les Etats à pourvoir à l'instruction et au bienêtre de tous les citoyens, que les exercices gymniques cessèrent d'être le sport d'une classe privilégiée pour devenir un élément obligatoire de l'éducation populaire, les antiques oçôac. à la mode dorienne, les pistes naturijlles et les arènes sablées à ciel ouvert se convertirent peu à peu on installations plus luxueuses. On s'appliqua à concentrer dans un même enclos, à l'intérieur d'un i)éribole, les manifestations éparses de l'athlétisme, de façon à assurer l'unité de direction, à éviter la dispersion des cll'orts et à faciliter le contrôle des magistrats -^ En même temps que les règles de la gymnastique, vers l'époque de Clisthène^', s'ordonnaient en un code d'entraînement méthodique, il devenait nécessaire de mettri' ù la disposition des intéressés des locaux |)lus commodes et mieux appropriés à leur destination complexe. Il ne suffisait plus de leur assurer la jouissance de l'espace, de l'air et de l'ombre. Les gymnases, dans les républiques démocratiques, devenaient institutions d'Iîtat, et devaient, comme établissements d'instruction et d'éducation publiques, être pourvus de l'outillage auxiliaire le plus favorable à l'enseignement des maîtres, au travail et à la santé des élèves.

Certains exercices exigeaient des installations spéciales ; c'est à ces besoins qu'on dut d'abord donner satisfaction. La lutte à main plate (-xàt,), le pugilat et le pancrace demandaient des locaux fermés et de dimensions assez restreintes oi^i les athlètes pussent se frotter d'huile ou de graisse, de sable et de boue, lutter deux à deux et se laver après leurs exercices. La tradition athénienne faisait remonter à Thésée, avec l'invention de la lutte, la création des premières écoles où l'on s'y exerçait -\ De fait, un premier groupe se constitua sous le nom caractéristique de palestre, c'est-à-dire local des lutteurs-''. 11 comprenait forcément un vestiaire, une fontaine ou un bassin, un magasin à huile, une arène sablée (zoviT-pa). un dépi'tt pour le matériel des autres jeux, ballons, disques, javelots, cibles, haltères, cordes, torches, etc. La palestre n'était donc qu'une partie du gymnase, mais la plus importante, celle qui prit la première la forme d'un édifice clos et couvert. C'est pourquoi les auteurs anciens ont souvent pris la partie pour le tout et désigné des gymnases complets par le terme de palestre-". Dans le langage courant, les deux mots, semble-t-il, étaient synonymes. Toutefois, on doit entendre que, s'il pouvait exister de nombreuses palestres sans gymnases, c'est-à-dire sans Sçoixot. il n'y avait guère de gymnases sans palestre. Nombre de villes, à coté des

In Timnrch. 138; Dciii. In Timoer. 114; Plal. lys. p. 20* cl 200. — îJ Cicéron croil à la Ir^s-liaulo antii|uilt^ des gjninascs, De oral. Il, 5. — 23 pUt. Hgp. 34. —'V Galcil. ail Tlira.tyb. p. 290, M. — 2-'^ Pausan. I. 39, 3, idir.ç MtmUlt. — 2« PluU Symp. U, 4, xtx'AjJaQst ;fà9 «^ tî;; riAr,; Ta; i;aXatffTf«;, ojj ôti ^0ïff6-JT«î** içr» t4* uXXuiv, iXi.' Ôtî ,'Abvov -f.^ àvMvta; ïîSwv ::r,A^J x«t x«>!ffT3«; x»; xr.oiiiiBT^; T-JT^iïtt iti- ■ji[>oV oiTti y«? SçÔ;A'ili OjTÏ TTy)fJ*T,W tv raAa:TT3«î; Sîar^v^jTiv. iAAà -ÔLAT,; x«: r«7Tf«Tio'^

T=) -loi -:«î x-jVîfftt;. Pausanias, V, 13, 5 cl VI, 21, 2 et VI, 23, 3, indit^uc rlaircmenl que la palestre servait à la lullc el au [wncrace. le g; ninase i la courî* et au pcntalhle. — 27 Voici quelques textes où les deuv termes, employés concurreoinicnt, désignent deu\ parties disliuctcs du g\ ntiiase entier ; Plut. Vit. X orai. p. 8 U ; Â rat, 6 ; Amal. 5 ; Corp. inscr. fjr. iti'Ji. Uaus d'autres, le gymnase propremeut dit est appela SpôlAo; ou Sgo;*.ii (Hero*l. VI, 12i> ; Eurip. .\niiro*n. tiOl>). I.a distinction rc&sorl 1res ncltcmonl de Pausanias : VI, 21, 2, cl surtout V : 15. .5 : i> T-.;t,. Si •; -n 5}ii»«: T^i Tfui*v«ffît^ xflt'ï -riT; 4*lr,t«r; tW% «t î;«i«T<TTjat. Eu revanche Pausanias, VI, 23, 3 el li, appelle gymnases des édifiées qui ne sont que des palestres.

GYM

gymnases officiels, véritables phalanstères des exercices gymniques, possédaient des palestres isolées, les unes publiques, les autres privées et appartenant à des particuliers : celles-ci étaient destinées à une clientèle spéciale de jeunes gens, d'amateurs ou d'athlètes professionnels. Les unes jouaient le nMe de ce que nous appelons les insiitutions libres ; le nom de plusieurs chefs de ces établissements nous sont connus par les textes et par les inscriptions' ; les autres appartenaient à de riches particuliers désireux d'éviter dans leurs exercices la promiscuité du public ou de s'y entraîner à leurguise, sans être astreints aux règlements qui régissaient les établissements de l'État. Un a tout lieu do supposer que certaines familles d'athlètes, où se transmettait de père en fds la tradition des triomphes agonistiques, telles que les Diagorides de Rhodes, les sept familles atlilétiques d'Égine, les Oligaithides de Corinthe, s'étaient fait construire leurs palestres spéciales. A .Egion, l'athlète Strabon s'était fait construire un portique pour ses exercices. On montrait, aux environs de Mantinée, sous le nom de stade de Ladas, la piste où ce coureur légendaire s'entraînait à son exercice favori-. L'auteur de la Rcpuhlique des Athéniens fait allusion à ces gymnases en quelque sorte aristocratiques et fermés, et leur oppose ceux que le peuple se fait bâtir pour les ouvrir à tous les citoyens ^

Quant aux autres exercices, dont la réunion avec la lutte constituait le pentathle, c'est-à-dire la course à pied, le saut, le jet du disque et du javelot, ils voulaient de vastes espaces, des pistes longues d'au moins un stade olympique (192", 27). Il n'est donc pas surprenant qu'on se soit longtemps contenté pour eux d'allées ombragées, d'arènes à ciel ouvert, de ooi^xv. en plein air, qui se développaient à l'aise dans les jardins entourant la palestre'. C'est ainsi qu'on doit se figurer les trois grands gymnases d'Athènes au v" siècle. Les premières palestres, installées au milieu des parcs où s'ébattait la jeunesse, paraissent être l'œuvre des Pisistratides. Après les guerres Médiques, le gymnase grec est déjà constitué en un système complet, où l'on pourvoit aux besoins de l'éducation physique et de la haute culture intellectuelle '. On relève dans les Diuloijues de Platon la mention des principaux locaux que signale Vitruve dans sa description du gymnase grec '. Mais Platon ne parle qu'incidemment de rà:ToouTr,ptov, du xaxïTTsvo; ôpôlAo;, de T'éçd) opoao;, de l'aùX/] ; il ne nous apprend rien de leurs positions respectives ni du plan g('nétal de l'édifice, ni des matériaux dont il était construit. On peut admettre qu'il présentait encore bien des disparates, des parties incomplètes ou rudimentaires, telles que les })ains, et que, dans les pistes couvertes (narâcTsycii 3pdjji.o'. ou ;u<7Tbi opo|j.oi), annexées à la palestre, et dont les causeurs faisaient leurs promenoirs favoris '', le bois était largement employé. On semble alors se préoccuper surtout de l'entretien des plantations, qui sont le premi(!r luxe d'un gymnase "; la nature est mise à contribution encore plus que l'architecte. Au temps

1 l'.ilcslro de Taun'as, à Athr-iies (IMat. CItarmid. H, p. l:i3; I.ucian. /*aras. -43) ; de Tiniagetos (Theorr. Jli. 1I|, S; de Sibyrlios (dut. Alcih.'^^]; d'IIippoeratc (Pscud. Plul. Vil. Xor. p. 837); de Slasi-as à V(-los (/Inll . de corr. hell. 1801, p. 255; Corp. in.icr. ait. 11, 443 et 440). — 2 l'aus. VII, 23, 5 ; Vlll, 12, 3. — 3 De rep. ath. Il, 10; cr. Theophr. Char. 6. — 4 Clcistliônes. tyran de Sicyone, construisit Spûjji'iv xa\ -a>«î(TTpav (Ilerod. VI, 126); cf. Eurip. Aildrom. fiOO : A^ôh-iuî i:«Aaî<iTp«; Tt xoivâî î'/iî-jcu — '"' D'une manière gi'n<?rale, l'école d'enseignement grammatical et

de Périclès, la sollicitude de l'Etat se portait surtout sur les édifices religieux. C'est au siècle suivant, sous l'administration de l'orateur Lycurgue, que l'archileclure civile prit son essor. Cet habile organisateur conçut, sur un plan grandiose, les travaux d'utilité publique, entre autres ceux qui concernaient les plaisirs du peuple. 11 projeta et réalisa en partie la métamorphose des installations primitives de l'Odéon, du théâtre de Dionysos, du Stade panathénaïque, de la palestre et du gymnase du Lycée". La pierre devait se substituer au bois ou à la brique crue. Il créa ainsi des édifices d'un type nouveau, combinés de toutes pièces sur un plan logique. A dater de cette époque, le gymnase prend place parmi les monuments de l'architecture attique, qui furent aussitôt imités dans toute la Grèce. Partout où l'on disposait des ressources nécessaires, on remplaça par ces constructions durables les installations économiques et légères où l'on tirait parti du terrain sans chercher à faire œuvre d'art. Dès lors, et particulièrement à l'époque hellénistique, où se répandit le goùl des vastes constructions, on prit l'habitude de bâtir en pierres même les immenses portiques des pistes couvertes, où les coureurs pouvaient s'exercer par tous les temps.

Ces annexes de la palestre (3pôjji.ot, y.a.xé.nxeyoi. ou çufrxo'i opôaoi) semblent, d'après la description des édifices d'Olympie par Pausanias, avoir reçu le nom de gymnase pris dans un sens restreint ''' : ce qui n'empêchait pas l'ancien terme de Yutxvâdiov de s'appliquer à tout l'ensemble, y compris la palestre, de même que, nous l'avons vu, le terme de palestre pouvait aussi désigner le gymnase tout entier. Il y a là, dans la terminologie des auteurs anciens, une source de confusions et d'inexactitudes dont les commentateurs modernes doivent prendre leur parti.

En résumé, on distingue quatre périodes dans l'histoire du développement organique du gymnase grec :

l" Période primitive, celle des opojjioi crétois et lacédémoniens, simples pistes et Champs de Mars dépourvus de constructions fixes.

2° Période archaïque, à laquelle appartiennent les plus anciens gymnases d'Athènes. Ce sont des jardins entourés d'un péribole, avec des pelouses, des avenues ou SpôîjLO! pour les courses, et une palestre rudimentaire pour la lutte, telle qu'on les construisait à l'époque des Pisistratides, et même sous Périclès. Dans ces palestres, les bains tenaient peu de place et les pistes couvertes du gymnase, dont parle Platon, n'étaient, sansdoute, que de longs hangars en bois.

3" Période hellénique et hellénistique (iv^ au ii" siècle av. ,I.-C.). Le type architectural du gymnase de pierre avec ses pistes abritées sous de longs portiques contigus à la palestre, telles que devaient être les constructions de Lycurgue au Lycée, est représenté d'une manière complète par les édifices d'Olympie, et, avec des perfectionnements l'inpruntés aux theriucs, par le spécimen décrit dans Vitruve.

A" Période gréco-romaine, caractérisée par un dispositif nouveau. La palestre, noyau dt; l'édifice de plus en

musical, par opposition à la palestre et au gymnase, s'appelle S.^'/TxuÀfVo. (Oern. XVUl, 257, p. 312: I.ucian. Comm.i); mais la palestre aussi est prise dans ce sens et désigne souvent (ous les exercices de l'édncation ; Grasberger, Erzichunp, 11, p. 203. — C Plat. Ujs. 3, p. 206 R ; Euthyil. 2, p. 272 c, 273 n; Themlth. .', 141 c; Phaedr. 227 «. — 7 Xen. ilem. 1, 1, 16; Plat. Pliaedr. p. Î27, A. — » Plat. Lei/. VI, 701 c. — 9 Pseud. Plut. Vit. Or. Lyc. 4 ; Ib. c. 40; cf. Pausan. I, 29, 10, el plus haut, note 17. p. 1685. — 10 Voy. noie 27, p. 1685.

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