II. Machine pour enlever des fardeaux [macuinae
III. Danse où les mouvements de la grue étaient, dit-on, imités [saltatio].
CRYPS ou GRYIMIUS, ypôl, griffon : animal fabuleux, partie aigle, partie lion, et de la même famille que tant d'êtres fantastiques et composites, sphinx, chimères, harpyes, etc., que la Grèce emprunta, en les modifiant plus ou moins, à l'Orient. Le mot y?"'}' ^l^^ se rattache peut-être à la racine indo-européenne graOh, saisir', paraît être de formation grecque ; du moins on n'en connaît pas l'équivalent dans les langues asiatiques; l'assimilation avec le chaldéen khéroub n'est guère admissible, bien qu'il y ait entre le grifïon et le taureau ailé d'évidentes analogies'-.
Hésiode, nous dit-on ^ fut le premier à traiter des légendes relatives aux griffons, mais nous ignorons en quel poème, et quelles étaient ces fables; comme nous savons d'autre part qu'Hésiode avait aussi parlé des Hyperboréens ', il est possible qu'on doive combiner ces deux données et admettre que déjà dans la version d'Hésiode, les grifl'ons résidaient non loin du pays des Hyperboréens. Ce qu'en disait Aristéas de Proconnèse, poète qui vécut au vi° siècle avant notre ère, nous est mieux connu, grâce aux analyses d'Hérodote °. Aristéas racontait qu'inspiré par Apollon'^ il était allé à la recherche du pays des Hyperboréens, séjour favori du dieu. En poussant vers le Nord, il arriva jusque chez les Issédons, la dernière des peuplades scytlies. Ceux-ci lui révélèrent qu'en avançant toujours dans la direction du Nord, on rencontrerait d'abord les Arimaspes, peuple de barbares qui n'ont qu'un œil, puis une contrée occupée par les griffons, et enfin les Hyperboréens, qui sont à
-i-n:; .Sk/Whevu i;rii/i;ji«T«. Cf. Aristopli. Vesp. 20 ; AUlOll. X, p. 437, 1), p. 458, F; FolliK, VI, 107. — '.l Arist. L o. — >> Anthol. (éd. Didot, II, xvi,101); l'iularcbr Sept. Sap. conv. VII ; Diog. Lacrt. Cleobul. I, 6. — û Vie d'Ésope (éd. Wesleriiiann), p. 51. —^Anthol. Il, XIV, 101 ; Append. 117 ; cf. Allion. X, p. 152 ; Arislot. Ithet. III, d. — 7 Diog. Laert. II, 5, 27. — 8 En particulier de liuUmann, de Brunck, de Jacobs. Voir l'énigme ciléc dans l'Anthologie, II, xiv, 9. — 9 Anlb. Il, xiy, 40, 44, 61, 101, etc. — 10 Ibid. 16. — n Arist. \esp. 20 ; Allien. X, 20, p. 453 B. — 12 Anlh. 40, 103, 106. — i:' Ibid. 10, 33. — " Athen. X, 16, p. 418 I) ; tbid. 20, p. 445 B. — 'il On a voulu disliugucr cuire Vum-y^ti et le vjïfoî. mais, la distinction subtile du sclioliaslc n'existait pas dans la pratique. Schol. Arist. p. 508. — BidmulîBAi-niK. Anthologie Palatina, rdiliou de Jacobs, 1613, t. Il, p. 547, ou éd. Didot, 1872, t. Il, cbap. xiv; trad. française par Deiiéipie, l'aris, 1603, t. II, p. 41 ; Krause, dans la Itealencyclopiidie de Pauly, s. u. ; Marawski, De Graecornm poesi aenigmatica, 1802; Ehlers, De Graccorum aenigmatis et griphis, 1875.
GHVl'S. 1 Cf. cependant les mots Yfasd;, if^-i-r,;, qui expriment .simplement l'idée de courbure : Xen. Cyrop. VIII, 4, 21; Plat. Ilesp. V, 474e, etc. Le vjii serait donc l'animal au bec aquilin, crochu. — 2 Furtwangicr, arL Gryps, dans le Lexikon de Uosclier, p. 1742. —3 Schol. vet. ad At'sc/i./'roiii. 803 : sf.r.-:»,; ÏTifti- ,»To T,;,; -.fira;. - '• D'apri^i llerodot. IV, 32. - û III. 110; IV, 13-10; 27. Ces renseignements sont lires du poème Tôt 'Açi;iài7î:tio. — G <I'oiCô"A«;nT^o; ^tv^nivo; : Ibid. IV, 13.
GBY
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roxlroiiiilL' (lu mnndo. Les grifl'ons sont, dos gardiens vigilants de l'or qui sn trouve en abondance dans ces parages et qui leur est disputé, dans d'âpres luttes, par les Arimaspes [arimaspi]. Cette légende serait donc d'origine scytlie ; Hérodote, qui la commente, veut que le nom même d'Arimaspes soit l'éfiuivalenl scythe du grec (Aovôcs6aX|xot. Quant aux animaux iabuioux avec lesquels les Arimaspes sont aux prises dans les récits des Issédons, selon toute apparence c'est Aristéas qui a eu l'idée de les identifier avec les griffons, dont la représentation était depuis longtemps populaire en Grèce'. Kt enfin quelle a été l'occasion même de la légende? 11 faut sans doute la chercher dans l'existence des gisements d'or de l'Oural, de l'Altaï, de la rivière Tom, aflhient de l'Obi, exploités dès l'antiquité : ces régions, dans la géographie d'Hérodote, sont précisément au Nord de l'Europe.
L'écho de la même fable se. retrouve chez Eschyle : son Promélhée recommande à lo d'éviter les grifi'ons et les géants Arimaspes, à l'œil unique, et qui habitent près du tleuve d'or Plouton - ; toutefois, d'après Eschyle, grifl'ons et Arimaspes ne résidentpius à l'extrême Nord, mais immédiatement avant les Ethiopiens, c'est-à-dire à l'extrême Orient ^
Chez Ctésias, autre variante. La légende est localisée dans le nord de l'Inde, et il n'est plus question des Arimaspes. Hérodote avait déjà raconté qu'il y avait, dans cette région, un désert où vivaient des fourmis gigantesques, d'une taille intermédiaire entre celle du chien et du renard ; en se creusant des tanières sous le sol, elles extraient du sable d'or : les Indiens vont chercher cet or avec de grandes précautions, car ces fourmis sont des animaux très dangereux, très rapides, qui attaquent l'homme et le déchirent '. Telle est la version qui est reprise par Ctésias, à quelques détails près; mais chez lui, les fourmis d'Hérodote sont devenues des griffons; il en donne du reste une description minutieuse et qu'il tire évidemment de son cru; leur plumage est noir sur le dos, rouge sur la poitrine ; les ailes sont blanches, le cou bleu sombre, le bec et la tête sont une tête et un bec d'aigle, etc. °.
Ce sont là les deux seules traditions que nous trouvons dans la littérature sur la fable des grillons: celle d'Aristéas, qui est transmise par Hérodote, et celle de Ctésias qui n'est qu'une adaptation d'un récit d'Hérodote sur d'autres animaux merveilleux, les fourmis gigantesques qui déterrent l'or dans l'Inde septentrionale'*. C'estàces deux sources que remontent toutes les allusions, très brèves d'ailleurs, des auteiu's anciens aux grillons'.
Ce n'est qu'à partir du v° siècle avant notre ère que les monuments figurés grecs s'inspirent de la légende propagée par Aristi'as et par Hérodote; en particulier, les combats d'Arimaspes et de grillons sont Ions posté-
* Furtwjinglor, ihiff. p. ITCtt*. — 2 Pi-om. 803 sqq. — 3 Pliiio, «nii reproduit la version d U(?ro<iolc ot d'Artsli'.TS, VII, i, 2, connait pourtant aussi la tradition qui situe les griffons en Klliiopie, X, 70. On peut aussi en trouver un i5clio dans la boutade que Lucien prèle â Xotos, Dial. mai\ XV. -i, et dans Musloxydes. ^/ù.. i-itri. iy),, 11, p. I'<. M. I-'urtwangler remarque <iuo. dans la fable, llyperboréens et Ethiopiens sont (les peuples parallèles. — *• llerod. III, Idi s<p|. ; cf. aussi Strab. XV. 1,4-1, qui cite Nèarque et Mègaslliênes. — '■* Ctésias, Ind. il. éd. C. . Millier, et surtout le passage cité par Aelian. Ih nat. anim. iV, tl . — G II est impossible de ne pas remarquer que celle seconde légende nous ramène précisément, par nue autre route, à une région voisine des plateaux de l'Alt.Vr ; cette coTueidence, bien entendu, n'est pas aperçue par Hérodote. — " Outre quelques lo\tes cités itius haut, on les trouvera indiquées dans KnrlwHngler, /. c. p. ITôt' sq, ; entre autres, Ponqi, Mel. ih' xitti orbis, 111, 7, i; GfOtjr. Il, 1, 1 ; Solin. XV, ii \ Pans. 1, 2i, G. — 8 Ces distinclions ont été po-
rieurs à cette date. El pourtant, depuis longtemps, le griffon est familier à l'art grec ; mais il n'est encore qu'un motif de décoration emprunté aux arts voisins et primitifs de l'Orient ; il y a passé en perdant toute signification mythique, comme le sphinx égyptien. On doit donc conclure que les monuments figurés grecs, à l'origine, loin de présupposer la légende sous la forme précise que nous avons analysée, l'ont suggérée tout au contraire. En appelant griffons les animaux fabuleux que des peuplades barbares considéraient comme gardiens de l'or, les Grecs ne firent que donner un nom connu à des monstres nouveaux pour eux, et les identifièrent avec une forme déterminée dont ils avaient sous les yeux l'image depuis des siècles sans qu'elle s'associât pour eux à un mythe précis.
Cette image, d'où leur venait-elle au juste? La plupart des peuples orientaux ont représenté le griffon ; mais il n'a pas chez tous le même type, les mêmes éléments constitutifs, il ne répond pas à la même conception : ii-i, il a un caractère mythique ; ailleurs, ce n'est qu'un motif de décoration. Bien qu'il soit nécessaire, pour un être monstrueux qui est le produit de combinaisons fantaisistes, de faire la part du caprice individuel des artistes, on peut établir des distinctions assez marquées, suivant les différents pays*.
La Chaldée a figuré le griffon comme un lion ailé, avec des pattes de derrière et la queue de l'aigle, quelquefois couché, le plus souvent dressé sur ses pattes de derrière, la gueule ouverte, attaquant un homme ou un animal' ; c'est probablement un des aspects des démons malfaisants, hostiles à la divinité '°. H a sûrement ce sens en Assyrie, puisqu'on le voit souvent combattu par les dieux ou asservi par eux ; ici encore, il a d'ordinaire la tête du lion; on le rencontre cependant, mais moins souvent, avec une tête d'aigle munie d'une crête" : la tête d'aigle n'est d'usage que chez les grifTons purement décoratifs de quelques bas-reliefs, q^ui sont probablement d'imitation syrienne '^. Enfin, c'est toujours l'adversaire des dieux, le démon nuisible, mis à mort et dompté par le roi, que nous présentent les monuments de l'art perse ; le lion fournit le corps et la tète, avec oreilles pointues et cornes recourbées ; les pattes de derrière sont tantt'it celles de l'aigle, tantôt celles du lion ; on voit aussi apparaître une queue de scorpion ou d'oiseau'^ Tel est l'aspect, notamment, des griffons sur les fameux bas-relief de Persépolis, où l'on retrouve, comme ou sait, le style et la facture des artistes ioniens qui furent appelés à décorer le palais '''.
Ce type du griffon à tète de lion cornu passa plus lard, sans changement, de l'art perse à l'art grec. Mais, pendant la période de l'archaïsme grec, c'est une autre représentation du griffon qui prévalut, celle du griffon proprement dit ii tête d'aigle; celle-ci est, du reste, à
sées pour la première fois par M. FurU\angler. dans son miuutieui et pénétrant article Grtjps. dont nous reproduisons sommairement les conclusions. — 9 Lajard, tulle de Mil/ira, pi. \ii, 6 ; Menant, Collection Je Clereg, pi. \tu, 73-76 : Glypt. or. 1. fig. OG, ISl, i3i, 146. — 10 yuelquefois, comme sur le caillou Michaut.lc griffoD et les autres animaux réels ou fantastiques sont les témoins ou garants de l'acle graTé sur la pierre : Perrot et Cbipie?. Ilist. de l'Art, t, 11. p. 611 sqq. — M Exemples dans L.ajard, /ôiW. pi . xxv, ;i ; xxxni. l et 10 ; avec tête d'aigle, pi. i.iv B. 6 : i.vt, 6 : Lvn, S ; Lviu, 1 : Perrot et Chipiez, 1. 11. tig. 1 1 . Voyez encore de LoDgpérier, Musée Xapolt}on y//, pi. I, i, etc. et surtout le remarquable griffon d'une plaque de bronze, Perrot et Chipiez, t. Il, llg. 161-102, — '^ Lajanl. Diseocrrie^. p. ÎW: .Von. of .\inmeli, t, 1, pi. vni : \i.ui, 7; xi.n. f. — l-^ Lajard, Culte de Mithra, pi. xix. 7: xx, xxi; xxv 1 , t>uelqnofois, comme en Assyrie, tête d'aigle avec crête de plumes ou corne : Ijijard, Ibid. pi. i.vc, 5; LVM, 6; Lvui, 7 : i.x. — " Perrot et Chipiez, t. V, fig. 351,35?.
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toutes les époques, la plus répandue dans l'art hellénique. M. Furtwaengler a cru trouver le prototype de ce griffon dans la Syrie du Nord : ce serait une création de la civilisation hittite. A part quelques exceptions, qui rappellent le lion ailé babylonien, le griffon s'y présente d'ordinaire avec un corps de lion ailé, avec pattes de lion et une tète d'aigle'. La tète d'aigle, quand elle n'est pas sans appendice, est munie d'une crête ou d'un ornement enroulé qui se détache par derrière, ou encore d'oreilles pointues et dressées. Différent d'aspect du type chaldéo-assyrien, il a aussi une signification tout autre : c'est un symbole de la puissance divine ; il est aux côtés d'un dieu, d'ordinaire assis sur son train de derrière, levant une des pattes de devant ou toutes les deux. De Syrie, ce type aurait passé en Egypte. Il y apparaît pour la première fois sur le tranchant de la belle hache du roi Ahmos, le premier roi de la xviii' dynastie-. L'Egypte n'a connu que le griffon à tète d'aigle surmontée d'une crête; il y est souvent figuré comme un symbole de rapidité; plus rarement, c'est simplement un animal carnassier de même ordre que le lion ; dans ce dernier cas, on distingue à la partie supérieure de l'aile des boucles, détail caractéristique qui reparaît dans les œuvres mycéniennes ^
A Mycènes, en effet, l'analogie avec ce dernier type est frappante : ici encore, le griffon est souvent un animal carnassier, une bête de proie, sauvage, très agile, qui alterne, dans ce sens, avec le lion. Les ailes sont ornées de ces boucles qu'on vient de signaler et que présente aussi le sphinx à Mycènes : la crête généralement est absente; par exception on la rencontre encore. C'est ainsi qu'on le voit figuré sur des reliefs en or repoussé trouvés dans les tombeaux de l'acropole ' ; une lame de poignard en bronze représente une série de griffons cou-
Fig. 3654. — Grifl'on niyc(^nieu.
rant à toute vitesse (fig. 3654) ^; ailleurs, sur une gemme, un grifl'on et un lion attaquent ensemble un taureau"^; sur une autre, un griffon égorge un cerf. Le même type apparaît sur des ivoires sculptés de Mycènes : grifl'on aux ailes éployées', combat du griffon contre un cerf. En somme, comme tant d'œuvres de provenance mycénienne, c'est à l'art égyptien que fait songer le grifl'on de Mycènes; il est surtout devenu un animal de proie, rapide et féroce. L'Egypte, qui paraît avoir emprunté ce type
1 Lajard, Culte de Mifhra,p\. xxviu, 2; uvA, l2;Lvt, 8; i.viii,4ol ii; lxi, 1 ; i.xii, 5; Ccsnola-Stern, Cyperii, p. 421 et pi. i.xxv. 9: Méiiaiil, Coll. de Clcrcq, pi. iv, 40.
— 2 MaripUe. Album du Musée de Jîoulwj, pi. xxxi. Maspi'To [Ar'e/iéol. ègypt. p. 313, fig. 29G) voit ici tlans le grifl'on le dieu de la guoiTe, .Montou tliébain.
— 3 Voy. les rèft^reiices dans Furtwiinglcr, p. 1743 sq. ; ajouter Maspi^ro, l'Arch, éij. fig. 278. — '• Schliomann, M)je. fig. 272, — S Pen-ot et Chipiez, t. VI, p. 781.
— 6 Furtwiinglcr et Loeschcke, ^1/7/fc. Vojen, pl.E, 12. — T Arch.Zeitung^ 1883,pl.xvi, ID. — l'enot et Chipiez, t. vi, fig. 4111; 'E^. 'Af/. 18S8, pi. vm, 14; CoUi-
Fig. 3635.
à la Syrie, l'a assimilé aux animaux féroces réels, et c'est par cet intermédiaire et dans cette altitude que le griffon a passé à Fart mycénien. Cependant, à Mycènes, on le trouve quelquefois interprété comme symbole de force et de vigilance; à cette conception, d'un caractère syriaque très marqué, se rattache une curieuse intaille (fig. 3tioo) d'un tombeau de Mycènes, qui n'est qu'une variante du célèbre bas-relief de la Porte aux Lions : une colonne sépare deux griffons affrontés héraldiquement, la tête tournée en dehors. La colonne, qui supporte un chapiteau d'ordre mycénien et un entablement, n'est autre chose que le palais en raccourci; l'autel, sur lequel elle pose, est celui du foyer. Lesgriffons jouent donc ici le rôle de protecteurs, comme les lionnes de la Porte. La pose est pareille, les pattes de derrière appuyées sur le sol, celles de devant dressées sur une sorte de plinthe'".
Nous retrouvons la même conception dans une série de cylindres qui ont été découverts à Cypre, et qu'on doit considérer soit comme ayant été importés de Syrie, soit comme ayant été exécutés à l'imitation des modèles hittites : on y voit le griffon assis, une patte levée ; devant lui, l'arbre sacré dans le style propre aux monuments syriaques". Telle est encore l'attitude du grifl'on sur des pierres gravées de la période mycénienne, provenant de différents points du monde grec, en particulier sur celles qu'on nomme improprement « pierres des îles ». Le grifl'on n'y est pas animal de proie, mais il est représenté seul, dans une attitude tranquille de gardien'-.
Le griffon animal de proie, et le grifl'on gardien à la fois vigilant et redoutable, se retrouvent tous deux dans les produits qu'on peut attribuer à l'art phénicien. On sait que cet art composite a peu innové, et qu'il a emprunté ses motifs aux civilisations voisines. M. Furtwaengler considère comme phéniciennes les plaquettes d'ivoire trouvées dans le palais d'Assour Nasirpal à Nimroud, et qui présentent des griffons du type égyptien, avec crête et une simple ou double boucle le long du cou " ; le grifl'on y est simplement décoratif. Les célèbres coupes en bronze du palais Nord-Ouest de Nimroud offrent aussi, pourles représentations et le style', d'étroites analogies avec l'Egypte ; mais un nouvel élément dans la composition, les zones concentriques, paraît d'origine grecque, comme l'indique la comparaison avec les vases dits rhodiens ''* ; il est difficile de croire que colle heureuse innovation soit d'inspiration phénicienne, et il est infiniment plus vraisemblable d'en faire honneur aux artistes grecs. Ces zones sont remplies, c<mime on sait, par des files d'animaux, taureaux, bouquolins, chevreuils, etc. : le grifl'on y figure marchant tranquillement, ou attaqué par une panthère, ou dans une mêlée d'animaux. Une coupe de bronze au musée d'Athènes, portant une inscription araméenne, montre le grifl'on aux prises avec un homme qui le saisit par la crête et
gnon, Srulpt. f/r. I. I. fi-. iO. — 'J •£=, 'Af/,. 1888, pi. vni, 6; Pcn-ot cl Chipiez, t. VI, fig. 414. — il) Tsoiindas, M,/, pi. v, fig. 6; l'crrot et Chipiez, t. VI, fig. .■!74. — Il Cesnola, Salam. pi. xii. i et 1. ; H, \iv, 41 cl 42; Cypern. pi. lxxv. S et 10. A remarquer, sur une ceinture d'argent provenant d'uu tombeau cypriote, le grilTon déjà tout eonformc au type grec archaïque (ailes dressées et iL^gcrcment recoquilli^es) : Diinimler, Jnhrbuch. 1887, p. 85 sqq. et pi. vnr. — '2 Voy. les exemples dans Furtwiinglcr. Gry/is, p. 1753 sq. — 1^ IV-rrot et (ihipie/. l. Il, p. oil!). — H Ibid. t. 11, p. 73G sq.|.
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regorge '. Même sujet sur les coupes d'argent doré trouvées à Larnaca, oi'i on le voit aussi placé comme un gar-
1671 — GRY
sur les anciens vases altiques : dans celte série, le célèbre vase François, du musée étrusque de Florence, présente
Fîg. 3»io6. — Griffon ph(^nicieu.
dien vigilant auprôs de la plante sacrée (fig.SfioO) -. Dans la plupart de ces représentations les ailes sont droites ou légèrement recoquillées : forme (jui va devenir traditionnelle dans l'art archaïque grec et qui, sans doute, a été imaginée par lui.
La période archaïque de l'art grec a formé le griffon sur le modèle de la Syrie du Nord : corps et pattes de lion, tête d'aigle. Un certain nombre de particularités s'y sont ajoutées, soit par emprunt à d'autres types similaires, soit par l'initiative de la fantaisie hellénique : les boucles, qui descendent le long du cou, proviennent, par l'intermédiaire de la Phénicie, du griffon égyptien ; c'est en Syrie et à Cypre qu'il faut chercher la première idée de l'ornement enroulé en forme de volute qui se détache de la tête par derrière ; la crête n'apparaît plus jamais; en revanche les oreilles, droites et aiguës, sont nettement détaillées comme dans l'art syrien, et sur le front, immédiatement au-dessus de l'œil, se dresse un appendice étrange, en forme de bouton, qui a son prototype, semble-t-il, dans une protubérance marquée à la même place sur quelques lions ailés d'Assyrie et d'Asie Mineure'; l'énorme bec est toujours largement ouvert ; enfin les ailes, quand le type grec est définitivement arrêté, sont recoquillées par devant: sorte de convention décorative du plus heureux effet, et que nous trouvons également dans les types hellénisés des Artémis persiques, des sphinx, des harpyes, etc.
Jusqu'à la fin du vi° siècle, le griffon en Grèce n'a plus jamais la signification d'un démon malfaisant, comme en Mésopotamie et en Perse ; ce n'est même plus l'animal sauvage qui lutte avec l'homme ou s'attaque à d'autres animaux. Les anciens vases « rhodiens » le présentent assez souvent, soit isolé et comme aux aguets, le corps portant sur les pattes antérieures, qui sont allongées (tig. 36o7) ', soit paisiblement aligné dans une frise d'animaux, soit dans un groupe de deux griffons affrontés, assis sur les i)altes de derrière". Il apparaît aussi sur les vases d'ancien stylo corinthien', qui offrent^ entre autres, une très remarquable et très particulière variante du type ordinaire : la tête de griffon posée sur le corps d'un oiseau aux ailes largement éployées'. On ne le rencontre pas sur les vases chalcidiens, et rarement
1 Poirol d Chipiez, l. III, |>. 783. — ilbid. t. 111, p. 771, 773, ÏSO ; de Longpéricr, Mus. Napoft'oii, pi. X cl xi. Voy. aussi le bas-relief il'Arados, /Airf. pi. xviii, 3 : plante sacr<5c accostée de deux griffons aili5s. — 3 Rapprocliemeul fait par Furtwiingier, lôid. p. l7oH. ■ — ^ Uu beau spécinioii dans Longp<5rier, Mus. I\'ap. pi. i.vin, et Salzmann, Xécrop. de Camiros, pi. xt-in. — '•> Voy. les cicniplcs dans Fnrlwjinglcr. p. I7.H8. — 0 Ibid. p. 171)0. — 7 /àid. p. 1763; et sur un œuf d'autruche trouvii dans la grotte d'Jsis, à Cervctri, Pcrrot cl tlhipicz, t. III,
Pig. 3657. — CrilTon rhodicu.
le motif de deux griffons affrontés, assis sur leur train de derrière, une patte de devant levée, et séparés par un ornement". Le même motif réparait sur le grand relief en bronze d'Olympie (fig. 3638), deux griffons affrontés sur
305t>. — MoQBaie d'Abdére.
Fig. 3658. — Griffon grec.
la deuxième bande, au-dessous de trois aigles, les oiseaux de Zens', et sur une bande de bronze trouvée au sanctuaire d'Apollon Ptoos en Béotie".
Les monnaies de ïéos et d'Abdôre, sa colonie (fig. 3659), portent, comme emblème de la ville, un griffon, tantôt passant, tantôt assis, levant une patte", ou encore la protomé seule du griffon; dans les exemplaires les plus récents, qui datent du commencement du v" siècle, le cou est garni d'une sorte de crinière dentelée, qui plus tard sera un des attributs constants du griffon classique. Dans ces derniers exemples, le griffon est manifestement un symbole de force et de vigilance ; d'ordinaire, dans l'art archaïque, et notamment sur les vases peints, il n'a guère que la valeur d'une figure décorative.
On sait que la plupart des produits de l'ancien art étrusque se rattachent étroitement à l'archaïsme grec, qu'ils aient été soit importés directement de Grèce, soit exécutés en Italie même à l'imitation des modèles helléniques. C'est ainsi que beaucoup d'anciens vases trouvés en Italie, poteries rouges à reliefs ou vases peints, présentent, sans variantes, le type que nous avons décrit'-. M. Furtwaengler attribuerait même volontiers à l'iulluence de Phocée des œuvres que l'on considérait comme phéniciennes : ainsi la dent d'ivoire de Chiusi, où le griffon apparaît dans une file d'animaux de style
p. 857. — 8 Arch. Zeit. 1830, pi. ixni. ixiv, et 6aumeist«r, Dfnkmaeler, lig. 1883. — 9 Plusieurs fois reproduit, entre autres par Collignon, Sculpt. gr. t. I. lig. 4ô. — 10 Holleaux, Bull, de corr. hell. I89i, pi. xiv et p. 36*. — M Aux réf*. ronces de FurlwSngler, ajouter Uead, Utst. mm. p. 218. fig. I6i et p. 511 ; Gardnor, Types of greek coins, pi, xvi. !> et 10; Mionnct, pi. sur, 6, et pi. usu, |, i. 4, 5. — 12 Par exemple, .Mon. delf Inst. Il, pi. lix ; Gerbard, »serles. Yasenb. pi. Ii7.
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purement grec % les œufs d'autruche trouvés à Cervetri, sur l'un desquels se voient deux grilîons affrontés-. Citons encore une plaque de coffret en argent de Palestrina, conservée au Musée Britannique', un fragment de tasse en argent historié, provenant de Vetulonia", où le griffon défile dans des zones d'animaux fantastiques, etc.
Une série de représentations, dans l'art archaïque, mérite une mention particulière : ce sont les têtes de griffons (protomés) qui servaient d'ornements en saillie à des vases '■• ou à des cratères de bronze, où ils sont placés sur le bord de façon à regarder au dehors. Les plus anciens exemples en bronze sont travaillés au repoussé : on en a trouvé à Olympie età Préneste'"'; mais les plus beaux types sont en bronze fondu. Olympie en a fourni plusieurs d'un galbe admirable (fig. 36G0) ", el il s'en est rencontré aussi en Italie ^ Le même motif est traité dans un relief de terre cuite de l'art ionien du vi° siècle", et c'est encore lui qu'il faut reconnaître dans le monstre singulier qui borde, du côté droit, le fameux bas-relief de Samothrace '" :
l'énorme volute qui s'en détache n'est pas autre chose que cette boucle enroulée qui, dans le griffon archaïque, se déploie derrière la tête.
A partir du v' siècle, le type du griffon, tout en restant conforme, dans ses éléments essentiels, à celui de l'art archaïque, subit quelques modifications, qui persisteront jusqu'à la lin de l'hellénisme : les ailes droites et recoquillées sont remplacées par les ailes normales et naturelles de l'aigle ; l'appendice frontal en forme de bouton disparait; enfin le cou est garni d'une crinière raide et continue à dents saillantes.
L'emploi et le sens du griifon se diversifient depuis
cette époque et jusqu'à la fin de l'art ancien. Le fait caractéristique de la période classique, c'est qu'elle revient souvent à la conception, que nous avons déjà rencontrée dans l'art égyptien et mycénien, du griffon animal de proie, qui s'attaque aux autres animaux et les déchire; par exemple, sur une pierre gravée de
Fis. 3Ci;0. — Griffon d'Olymiiic.
Kig. 36lil.
Cerf l'I jrritTon.
la collection Danicourt (fig. 3GCt)
où un Kriffon
1 Mon. dcW Irnst. X. |)1. xxxix n. — 2 Perrot cl Chipiez, t. III, p. 857. — 3 Mon. rielf Insl. VIII, pi. xsxvi; Marllia, l'Art éh-usciun. th-. 103. — '• MarMia, Ibid. fiR. 107, — i' Vases des îles : Conze, Melische Thomjef. pi. iv; Mon. drW Insl. IX, pi, V, 1. — <> Furtwiinglcr, Dronzefunde aux Olympia, p. 60. — 7 Ausf/rabitng. zii Olympia, III, pi. xxiv, a; Kurlwangler, Bronzrfandp. p. (U ; Gryps, p. ITOtî-, Colli^non, .Sculpt. f/r. t. I, fig. 40. — 8 Cf. le bassin consarn' par les Samiens dans riIi'Taion, Herod. IV, l.ï2. — » Caz. ardiml. 1883, pi. i.xix.— m Collignon, Sculpt. r/r. l. I, fig. 87. — H Tcrrot Cl Cliipici, t. III, fig. 402, — ^i Compte rendu, ISlW.pl. i, 2. 3; Fnilwiinglcr, arl. ciW, p. 1771. — ''^Antiq. du ISospli. pi. xxxiv, 4. Voy.aussi Ibid. pi, xtn •'. un bracelet de Koul-Oba ; f'omple rendu, 1SG4, pi. iv, plaque d'or; Uillin, Peint, de vases, I, pi . xxi, taureau attaque! par un griffon sur un vase peint ;
s'élance sur un cerf. Un beau vase d'argent de Nicopol nous montre deux griffons assaillant un cerf '-; un autre, également en argent, de Koul-Oba, un bouquetin déchiré par deux griffons '^ etc. C'est aussi à partir du v siècle, avonsnous dit, que la légende sur les Arimaspes commence à être traduite sur les monuments figurés. Les scènes qui représentent les Arimaspes aux prises avec des griffons sont surtout fréquentes dans les objets, vases, colliers, bijoux, provenant de la Russie méridionale. Les Arimaspes sont désignés par l'accoutrement des Barbares, d'ordinaire combattant à cheval, comme sur des vases du IV' siècle d'origine attique", rarement à pied"^. Au
Amazones et griffons.
lieu d'hommes, ce sont quelquefois des femmes qui combattent les griffons : on a proposé d'y reconnaître des femmes d'Arimaspes ; ce sont, plus vraisemblablement, des Amazones (fig. 3662) "^.
On a vu que, dans l'art archaïque, le griffon est parfois attribué, comme symbole de vigilance, aux divinités. Cet usage se retrouve et devient même beaucoup plus fréquent, aux époques suivantes. Déjà, nous le savons par destétradrachmes attiques'", l'ancienne statue d'Apollon du temple de Délos était accostée de deux grifTons : la juxtaposition du griffon et du dieu se retrouve, dans la suite, sur des monuments très divers, par exemple sur un cratère du musée de Berlin ", sur un certain nombre de sarcophages du British Muséum, du musée de l'Ermitage, de Berlin ", etc. Ailleurs, Apollon chevauche le griffon, comme sur une kylix de Vienne (fig. 368)^", sur des monnaies d'époque impériale en Asie Mineure^', sur une remarquable mosaïque de Palerme^-, enlin sur la cuirasse de la statue d'.'\uguste trouvée près de la Porta Prima'-''. L'association particulièrement fréquente du griffon et d'Apollon s'explique-t-elle par les contacts fjue la légende avait imaginés entre le dieu d'une part, les griffons d'autre part, et le peuple mythi([ue des llyperborécns? C'est possible ; et peut-être est-ce à cause de la parenté d'Apollon et d'Arlémis que celle-ci, à son tour, était représentée, d'après Strabon, comme chevauchant
le candélabre du .Mut. Bnrh, III, 01, etc. — ' W'"urtwangler, Die Goldfunde lom- Veltn-sfi'lde, p. 28 se].; Anliq. du Bosphore, pi. i.vni. 1, 2. — '^ Compte rendu, ISOiJ, pi. 1 ; art. abima'^im, fig. 518. Les Arimaspes ne sont jamais représentés comme des monstres à l'œil unique, ntais comme des barbares ordinaires. — 'C Compte rendu, 1864, pi. i, Antii/. du /^.^/)/l. pi. i.vni, 6, 7; Beimdorf, Griech. und sic. Vasenb. pi. r.xiv, 3 ; Kliigmann, Amazonen, p. 55 ; autres réféi-ences atiimasi'I, n. 5. — 17 Furtwangler, Arch. Zeil. 1882, p. 331-i, et Lexikon, p. 1761 ; Overbeck, Griech, Kunslmyth. t. III (Apollon), p. 21, fig. 4 (reproduction agrandie et moins netlcl.ct Miinztafcl, 1, 17 et 18, — 18 Overbeck, Ibid. Atlas, pi. xxu, 9. — l'J Iliid. t. III, p. 274 sq.).; Atlas, pi. xxu, 14, 16, 17, 18. — 20 Jbid. pi. xxji. 10. —21 Ibid, t. III, Miinztaf. Vil, el p. 359. — 22 Ibid. pi. XXII, 27. —23 Mon, deW Insl, VI, pi, i.xxxiv, 1 et 2.
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un griffon dans un tableau du peintre corinthien Arégon'. Pour d'autres divinités, les mûmes motifs n'existent pas, et il ne faut sans doute vûirdans l'association des griffons avec elles que la fantaisie de l'artiste, ou du moins cette idée générale que le griffon, en sa qualité d'animal merveilleux et terrible, est pour elles un gardien sur, digne aussi, par sa rapidité, de leur servir de monture ou d'attelage. C'est ainsi qu'une belle plaque estampéi; du milieu du V" siècle représente Aphrodite avec Éros montant sur un char traîné par deux griffons, dans le style large et sévère de la belle époque (fig. 'i[AH)-. Avec Némésis, le griffon se rencontre surtout à l'époque romaine, posant la patte sur la roue qui est devenue un emblème de la déesse, ou encore attelé à son char^ 11 accompagne souvent Dionysos, et cette association parait remonter aux monnaies de Téos ; sur des vases du iV-' siècle, le dieu est conduit par un attelage de griffons, ou d'une panthère et d'un griffon; à l'époque romaine, il n'est pas rare de le rencontrer dans le cortège du dieu '. Enfin des monnaies d'Assos, de Phocée, d'Ambracie offrent au droit des tètes de divinités. Alhéna, ficrmès, Zeus, au revers un griffon : mais iK n'est pas certain qu'il l'aille établir une connexion entre elles et lui ■".
Le griffon ligurait aussi, nous le savons par Pausanias", sur le casque de la Parthénos de Phidias, soit, comme l'indiqueraient quelques statues, pour supporter deux des trois aigrettes', soit, comme le donneraient à penser l'intaille d'Aspasios (lig. 3523)" et les médaillons de Koul-Oba (fig. 3449)', en relief sur les couvrejoues relevés qui s'adaptent de chaque côté au timbre du casque On le voyait aussi, si l'on en croit les mêmes médaillons et une tète de Berlin, dans cette garniture d'animaux qui décorait le casque au-dessus de la visière '". H ne faut voir, dans ce motif, aucune relation particulière du griffon avec Athéna, puisqu'on le trouve concurremment avec le Sphinx et des Pégases, qui n'ont évidemment ici aucun sens mythique. Le griffon reparait sur d'autres casques à l'époque hellénique ", et très fréquemment, chez les Romains, sur des armures, en particulier des cuirasses. Sur les deniers romains, le casque de Roma n'est, en quelque sorte, tout entier qu'une protomé de grift'on librement traitée'-. Sur les sarcophages elles urnes, il est très fréquent, ainsi que sur tous les objets mobiliers les plus divers d'époque helléni(|ue ou romaine, tels que vases, lampes, sièges, etc. '" Il faut citer, comme tout à fait hors de pair pour leur beauté, les sept griffons qui décorent un riche bas-relief du Louvre '• et ceux qui ornent aujourd'hui la petite porte d'entrée de la salle de la Paix '\
On trouve assez souvent, dans l'art grec, mais seulement à partir du V siècle, une variante du type ((ue nous avons décrit jusqu'ici : c'est le griffon-lion. 11 dérive
' Sliab. VIII, |>. 34.1. — - Uiill. de corr. hellén. IST'.l, pi. xi[i. — i Monnaies de Suij l'Ile d'i-poque impériale, Eckliel, II, 5o2 : Ucad, Hi^l. num. p. 510; CoUignon. Mtjth. Jiy. fig. 1-1. Vo). cucorc Baumcisler, JJen/:niaeUi\ p. 1008. — * llcuzcy, Mûnttutents f/fccs pnlit. par l'Anoc. des élud. f]reeq. 187'.', pi. m ; /ooga, Bassiritievij l, p. i8. — i» Head, op. cil, p. -US, p. ;i06 sq. ; Slepliaiii, Compte rendu^ 1864, p. S7 sqq. — CI, 24, 5. — '* Atliélia llope. Furtwanglcr. Meisterwerkc lig. 18 ; moulage de Dresde, Jbid. fig. i", pi. iv A. — ** Cf. Colliguoii, Sciitpt. gi: I, fig. :;74, el Jahrbuch, 18SS, pi. x, 10. — a Cf. CoUigiioii, ibid. fig. 275; Mitth. Alh. 1883, pi. XV.— lo KicseriUkj, .\iilll,. Alhen. ibid. p. 3()i: Beschreib. der ant. Sculpt. Berlin, n* 70 A. — n i'ar exemple, sur le canii''e du C-ibtiiel de France que reproduit la figure 3149: voy. eucorc Mitlingen, pi. xi.ix (sur le casque de Mcmtiou}. — 12 Voir ai-t. henarius, fig. 2319 el suiv.; I*'urt\viingler. Lexikon, p. 1774. — 13 Slcphani, Compte rendu, 1804, p. 110 sqq. ; l'ollier et ReilKich, jyécrop. de Myrina, I. p. 200. — !► Clarac, Mus. de scuipt. t. II, pi. cxciti, u* 754.
directement de la Perse. Les monnaies lyciennes, au commencement du v° siècle, reproduisent d'abord sans modilication l'original persan : corps de lion aux ailes recoquillées, tète de lion surmontée de cornes torses ou recourbées, patt(;s de derrière et queue d'aigle; un peu plus lard, les pattes de derrière, elles aussi, sont telles du lion"'. A leur tour, les monnaies d'or de Panticapée montr(;nt i;o nouveau type dans l'attitude d'une marche tran(|uille, un dard dans la gueule : il y figure sans doute à titre de gardien fabuleux des régions aurifères, l'Oural el l'Altaï, d'où les Grecs de Crimée tiraient l'or en si grande quantité''.
Ce dernier exemple semble indiquer que le griffonlion est à peu près l'équivalent du griffon ordinaire; en effet, on le trtiuve, concurremment avec ce dernier, sur l'aryballe de Xénophanlos'*. Néanmoins, sur ce vase, il faut remarquer qu'il est chassé par des hommes vêtus à la mode persane. Et en effet, il semble bien que les Grecs aient eu conscience qu'ils empruntaient ce nouveau monstre à la Perse. Les motifs qui ornent, au théâtre d'Athènes, le siège du prêtre de Dionysos, et qui sont probablement du iv° siècle, le montrent aussi aux prises avec des Perses''. Un bas-relief d'Athènes, de même époque, représente également (Qg. 3663) un Perse debout
3063. — Griffon perse.
entre deux griffons-lions qui se dressent sur leurs pattes de derrière-". Il est tout simple de supposer, avecM.Furlwaengler, que ce sont là des motifs librement imités de la décoration des tapis perses très répandus en Grèce.
Enfin le griffon-lion est fréquent sur les objets de parure à partir du iv'' siècle-' ; il se retrouve dans les mêmes scènes que le griffon ordinaire'-: on les emploie à peu près indifféremment l'un pour l'autre. F. Dcrreach.
GUBEHX.VÏOR ( Kij6£!;vy,Tï,ç . — Celui qui est chargé de la conduite et de la direction d'un bateau. Tous les auteurs, historiens ou moralistes', poètes-, écrivains
— 15 Clarac, ibid. pi. cdlï, 5.>*. — 'C Percy Gardner, Types of gretk coins, ]il. [V, 41; rcllo», Coins of Lycia, pi. xi, i; pi. xiv 1-3. Un beau searaWoîdc de Sparle, au Musée de Berlin, csl reproduil dans le Lexikon, p. 1776. — >'• llead, llist. num. p. i38, fig. 170; Antiij. du Bosph. pi. lxxxv. I cl i; cf. Mionnet, pi. Lxix, 3. Le griffon ordinaire sur d'auli-es monnaies de la Cliersonnèse Taurique, ibid. pi. 1.XIX, 1. — I* An/i}. du Bosph. pi. xLv-xi.\n, et p. 98 de l'édiliou S. Rcinach. — 13 Beu. archM. 166i, pi. ix. — 2» Bull, de corr. hetlen. IS8I, pi i el p. 19 sqq. — 21 Voy. les rdfèrenccs dans Furluïoglcr, art. cité, p. 1776. — 2» Par exemple Clarac, ibid. pi. r.xcv, n" 504. — Biblioi^baphie. — Sceburg. Die Sage con den Greifen, dans Erscli cl Grubcr.l. 90, p. 64 sqq. ; Slephani, Compte rendu, 1864, p. 50-141 ; Furlwanglcr, article cilf.
GUUEIO'ATOR. 1 Cic. De senecl. VI. 17; .Uad. II, 31. 100: De inrenl. I, 34, 58 : Quinlil. Inst. Oral. 11. 17.i4: 31; IV, I. 61 ; Uv. X.VXIX, J7 : SucU Galba, 10. —S Virg. Aen. III, 269 ; V, lict suiv. ; VI. 337.
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militaires ' sont d'accord pour alliibuer au guhernator la direction de la manœuvre et, en particulier, le maniement du gouvernail ; l'observation du ciel qui permet de connaître la position d'un navire en mer et de tixer la route à suivre; celle du temps el des vents; enfin, la connaissance de la mer avec ses bas-fonds et ses récifs, du littoral et des ports. Seul sur les petits bateaux- le gubernaior (îcu6epvy,tyiç) était secondé par des marins timoniers ou pilotes, placés sous ses ordres, en particulier, par le proreta (Tipwpsûç ou irpiopâryii;), qui se tenait à la proue ^ éclairait la route et avertissait son chef, le gubcrnator, de tout ce qu'il remarquait d'intéressant '•. Celui-ci avait son poste à la proue, à portée du gouvernail''.
Chez les Grecs le xu6£GvviT-f,ç, subordonné au seul commandant en chef, stratège ou navarque, pouvait être un officier d'un rang élevé. C'est à son xuêsov/iTT,; Antiochos qu'Alcibiade, devant Éphèse, remit le commandement de tous les vaisseaux " ; Onésikrilos, xuêepvvjxriç du vaisseau d'Alexandre, devint navarque ou amiral de sa flotte''.
Nous n'avons gardé que peu de mentions de gubernaiores dans la flotte militaire de Rome à l'époque républicaine. Il ne paraît pas douteux qu'ils fussent, comme tout l'équipage, fournis par les alliés ou par les colonies maritimes, leurs fonctions exigeant une habitude de la mer toute spéciale. Aussi étaient-ils hiérarchiquement supérieurs aux socii navales ordinaires".
Sous l'Empire, ils sont souvent mentionnés dans les inscriptions % mais elles ne nous apprennent presque rien à leur sujet. Tacite '", en les rapprochant des centurions, semble leur assigner un grade assez voisin; ils leur étaient pourtant inférieurs, puisque sur une épitaphe de Misène on a indiqué la centurie oii était classé im gubernaior ".
Les artistes n'ont pas manqué de représenter le gu-
Fig. 3661.
bernalor assis à la poupe, dirigeant la manœuvre, quelquefois aussi le proreta, debout à la proue, dans des mo-
' Veget. IV, 43. — 2 Suet. Caes. 58. — 3 Arisl. fCijiiit. 547 etScliol. ; Xeii. Oecon. VIll, 14; Elym. yiiagn. s. i\; Plaul. Bud. 1014 ; Artemid. Oneir. 1, :i6. — 1 Théodor. Deprovitl. VII; Plaut. Loc. cil.; Dig. \\\\\, 4. H, § 2. — s Schol. Eurip. Phoen. 74; Cic. De senec/. VI, 17 ; Virg. Aen. V, U ; VI, 337 ; I.ucian. Dial. mort. X,2. — 6Xen. Hell. 1, 5. 110. — 7 Arr. VI, 2, 3.— « Liv. XLV,42. Lors du tnoni|ilic de Ca. OoLavius eu 587 de Rome les gubernatores rec-oiveut le double des socii navales.
— "Corp. inscr. lat. X, 3385, 3428, 3429, 3430, 3431 , 3432, 3433, 3434, 3435, 3430, 3437; 111,3163; V, 900; Bonn. Jahrbuch. l.XVI, p. 78.— 10 //isMV, 16. — H Corp. inscr. lat. X, 3385. — 12 Vase du Louvre iuéditâ figures noires. Voy. encore ; Cartault, Mon. grecs publ. par l'Ass. des études gr., 1882-84, pi. -i, n' 3, p. SI, llg. 3; cf. C. Tow, Itcvuearcft. 18y4, II,]). 1 6-26 ; du nn'-tne, Ancient shijts; Millingen, Vases de Cog/iill, pi. 1,11 ; Micali, Monimi. d. Storia d. popoliltal. 1832. pi. eu; .Monuin. de l'Instit. Il, pi. VIII. Une peiiilurc murale d'Ostic représente un bateau de commerce, que sou équipage est occupé à cliarger. Celui qui lient la b.irre est désigné par les mots : Fariiaces magisler. Ici li' pilole est en niéiiie temps le patron de l'embarcation (.4}))m/i, 186G, p. 323 et suiv. lav. T, 2).-(^f. Stat. Tkeb., viii : « Solus stat puppc magisler. ■>
— 13/'i((d'&TO/niio.ll.pl.xiv; Garrucci,S/or. <i. or((;cris(.P///.pl. 103. — il Arneth, Arc.h, Analekten,n\.\. — y-> Mus. Capitol. IV, pi. xxxi ; .Mus. lîorbon. III, 44; Arch. Zeituiig, 1874, pi. vu A ; Niccolini, Case di Pompei, fuse. 24; (iuglielmotli. Duc nave scnlpili .SI// bassiriliero porfuense, Koma, 18G0. Des gubernatores militaires sont représentés plusieurs fois surla colonne Trajanc[cAMAnA], fig. 1047; Frùbner, Col. Traj. éd. in-4'*, p. 163. — IC Monnaie deO. Nasidius collection il'Ailh , au Cabinet de France;
Fig. 3665.
numents de tout genre, peintures de vases (fig. 3664)"' et autres ", mosaïques", bas-reliefs '°, lampes [bucina, fig. 88oJ, monnaies (fig. 3665) "', pierres gravées '"
Une inscription d'Anlium '', qui contient une liste d'esclaves de la maison impériale, donne à l'un d'eux le titre de gyb[ernaior). On conçoit que l'empereur ait entretenu dans sa domesticité quelques pilotes pour le service de ses embarcations de plaisance ou pour le service de celles de ses résidences qui étaient situées au bord de la mer, près d'un cours d'eau ou au bord d'un lac. R. C.m.nat.
GUSTATIO [cœ.NA, p. 1281].
GUSTATOmUM. — Plateau, quelquefois de riche matière ', sur lequel on servait les mets dela^rî^s^ft/to [cof.na, p. 1281]=.
GUTTIJRMUM. — Vase dont on se servait pour verser de l'eau sur les mains et qui ne laissait échapper qu'une petite quantité de liquide à la fois'. C'est une variété du GUTTUS. E. P.
GUTTUS. — On a pris l'habitude en archéologie de désigner sous ce nom ' des petits vases plats, munis d'un bec assez long et étroit, parfois même pourvus d'une passoire destinée à filtrer le liquide, qui sont probablement des ustensiles de toilette contenant des essences et des odeurs; beaucoup de musées en possèdent un grand nombre qui proviennent surtout de l'Italie méridionale et dont la fabrication remonte au m" ou u" siècle. Il faut bien dire qu'aucun renseignement précis des auteurs ne nous autorise à identifier cette forme céramique avec le gultus: c'est une étiquette commode qui a cours, mais elle est conventionnelle. Dans l'antiquité, le mot guttus s'applique tantôt à des vases à huile el à parfums employés dans les palestres et les thermes^, tantôt à un vase de table contenant du vin^ Ou s'en servait aussi dans les sacrifices''. Le gutturnium qui en est dérivé servait à verser l'eau sur les mains des convives. Ces vases avaient sans doute pour caractéristique un goulot long et étroit qui laissait échapper le liquide guttatiin'^ ; mais la structure en pouvait varier, de même que la matière ; il y en avait en bois", en corne'', comme sans doute en métal et en argile. E. Pottier.
GYALÈ (yuâ^Tj, yiiâXaç). — 'Vase à boire, dont on se servait aussi pour faire libation aux dieux'. On n'en connaît pas la forme. MM. Benndorf et Furtwaengler-
cf. Iîabelon,.l/o;i?l.(/tf/a Itépubl. Il, p. 25 2. Voy. encore Leiiormaut, /coiioi/r. desemper. pi. xsxvn, 6, pi. XXXIX, 1 ; Spoii, liech. cur. d'antiq. p. 203 ; Pedrusi, Mus. Farin€se,\u 34, etc. — i^Cs.y\us, Bec. d'a)ttiq.\\ii\. xci ; Grascr, Ge?HHiC)i den Mus. zulîerrui mit Z)ars(e/iuiiff.aK(i/«)-. ^c/ii/AsIicrl. 1867, pi. 1,4,11, 14. — nCoiy). inscr. lat. i,V6diL [1. 245 C. m, 5. — HiDi.iocnAPiiiE. Gr.aser. De Veterum re naralî, Berlin, 1864, p. 37 ; H. Orosyen, Grieclt. KriegstiUerthilmer (Hermann, ZcArôucA), Fribourg-en-Brisgau, 1889. p. 299 ; Ferrero, L'ordinamento délie annale romane. Turin, 1878, p. 7 et 57.
GITSTATOBIIIM. 1 Par exemple eu écaille, Mart. XIX, 88. — - Plin. Kp. VI, 37 ; Petron". Snt. 34.
r.UTTUnNIUM. 1 Fest. ap. Paul Di.ic. p. 73 (p. 98, éd. Millier).
r.UTTUS. I Furtwiinglcr, Calalor/ue île l'Anliijuarium de Berlin, n" 3843 et s. ; Winncfeld, Catalogue des vtt.ies de Carl.iruhe, n" 293 et s. Le mémo v-asecst appelé, sans plus de raison, /.ùvr. par Paiiofka (Becittrclies sur les noms tles vases, p. 35). Krausc {Angeiologie, pi. vi, n" 33) l'identifie avec I'ai.aiiastho.v. Il faut lire l'excellente dissertation de I.etronuc, (Kum-ts. I, p. 334 et suiv., pour savoir le peu de confiance qu'on peut avoir dans la plupart des dénominations arreptées. — 2 Jnvénal. III, 262 ; X, 158; cf. Oeil. ;Vot(. ait. XVII, 8. — ■■< Varr. Ung. lai. V, 124 On disait aussi gullulus rl'nn verre à boire, d'après nii fragment de Plante cité par Forcellini, Lexic. toi. lat. s. r. — '• Plia, flist. nul. XVI, 73. — s Festus ap Paul. Diac. p. 73 ip. 98, éd. Millier). — '■ Plin. l. c. — ^ Martial. XIV, 52.
GYALK. I Alben. XI, 31, p. 467. Krause l'identilie avec la ,^i\i]{Angeiologie. p. 301- 308). — 2 Griech. und Sicil. Vascnbildcr, p. 118; Collect. i'oiouro^, notice de la pi. 73,
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onl d'il pouvoir l'idenliiicr avec les bols ronds sans anses dont la Béolie a fourni de nombreux exemplaires [CYMBÈ, fig. 2268]. Mais cette opinion est contestée'. Athénée dit que la yuH-r^ était en usage chez les Mégariens-; Hésychius chez les Macédoniens''. On ne peut pas dire autre chose, sinon que c'était un TroTr,ç,!oij ùooq, un genre de verre à boire. E. Pottihu.
r.YK, r.YKS (rûr,, Y"'f|Ç)- — Mesures de superficie très anciennes, analogues au pletiiro\ des Grecs et au •luoERUM des Romains, mais sur la valeui- exacte desquelles les explications des auteurs sont très dilTérentes.
]ja yÛYi était en usage aux leuips hoimh'iijucs. Une quadruple yûïi (tetooîyuov) indique, dans l'Odyssée', la portion de terrain qu'un bon ouvrier peut labourer en un jour. Ailleurs le mot TETpây"^'' parait s'appliquer à une étendue de terrain beaucoup plus considérable^.
rùY,ç, nom i|uc l'on trouve en usage '■' dans les colonies doriennes de l'Italie au iv'- siècle av. J.-C, y désignait une mesure anciennement venue de Laconie ', valant 48 plèthres et plus tard TiO (= -4,73 hectares), quand on se conforma au système attique ; or 48 plôlhres est précisément l'étendue qu'aurait eu le TstçâYucv homérique, d'après un scholiasle". E. Saglio.
(iYMXASIARClIIA. — La question de la gymnasiarchie est une des plus obscures que soulève l'histoire des institutions grecques. Les préposés aux gymnases surveillaient au nom de la cité les jeunes gens qui s'y exerçaient, ou bien préparaient à leurs frais des concours et des fêtes ; selon le lieu et le temps, ils pouvaient être magistrats ou liturges ; tandis que les uns étaient investis par la ville ou par une tribu, les autres, souvent dans la même ville, représentaient des associations ou des collèges. Pour Athènes on peut essayer de classer et de décrire les différentes gymnasiarchies que révèlent les documents ; pour les autres villes, il faut se contenter de présenter des types de gymnasiarchies avec des tableaux synthétiques de leurs attributions.
A Athènes ci dans ses dépendances. — LA la belle époque d'Athènes, la gymnasiarchie était une liturgie annuelle ', une de celles qu'on imposait aux plus riches à tour de rôle et qu'on appelait kyy.'jyJJ.'jxiq XiiTC/joyiac -. Le gymnasiarque représente sa tribu ^ dans une course aux flambeaux : quand il est vainqueur, son nom est proclamé après celui de la tribu '•, et c'est à la tribu d'honorer comme il convient celui qui lui a fait honneur^.
1 Cari Robert, Homerische Bêcher, p. 3 (exlrait du Winckctmanns Programm, 1890). — 2 /.. e. • 3 S. u.; cf. Etymnl. Magn. p. '213, 13, s. v. Mais on peu l se tlemander si MaxeSout n'est pas une transcription fausse pour ME^apEj^t ?
GYÈ, lîYÈS. l .XVIII, 374, et Eustath. Ad h. t. — 2 Hom. Od. VII, 113. De niAuie -tv:r,r'ivzi-;^ov;, IL IX, 375. — 3 Corp. inscr. tjr. III. 5774, 5775. — 4 F. I.enormant, La monnaie dans Vantit]uité, I, p. 131; Huitscli, Métrologie, p. 668.
— ^ Scliol. ad Od. VII, 113. — Bibi.iochaphie. — Ilnltsch, Griecft. und rôm. Métrologie, 2" fd. Berl. 1882, p. 41 et 668; Id. Metrolog. ScriptoJ'es, Iinlcx, s. v.
GVMNASIAUCniA. 1 Dem. c. lept. 21 ; Isae. De Apollod. hered. (VU), 3C ; I.ys. XXI, 3. " 2 llpni. (. c. ; Lexic. Scguer. p. J50, ïi. — 3 Corp. inscr. atl. Il, n» 60G, IISI; Dem. Phil. IV. 30. — V C. inscr. ait. II, n° 1229-1233; Scliol. l)LMn. ap. Uull. de eorr. hell. 1, 1877, p. 11. — s c. inscr. atl. Il, n° IISI, 1340.
— c Dem. l'hil. l. c: Isae. l. c. — ^ Aiislot. De rep. Alti. 57; cf. Poil. VIII, 90 ; Suid. s. V. ir.xwW-.t ; Dem. t'. Lacrit. 4S. — 8 Dem. c. Boeot. I, 7 ; cf. .\ristot. Op. cil. 56: Anlipli. De chor. 11, 13 ; Dem. c. Mid. 13, et Arguni. II; c Lept. 130: Scliol. Aristoph. Au. 1404. — 9 'Es. ào/.. 1883, p. 109 s., 1. 28; cf. Aescliin. c. Cics. 30. — 10 E: 4jy.. (. c; Isac. De Menecl. hered. (II). 42. Cf. Ilaussoullier, la Vie municip. en Atligue, p. 109, n. 1. L'inscription de l''E3, «p/. qui est un décret de dùniG, ne laisse plus subsister les doutes rmis par Scliumaiin. éd. d'isée, p. 221 ; 'l'Iiumser, De ciriuni Athen. nittner. p. 92-93. II est doue naturel qu'un gynin.isiai'quc vainqueur soit couronné par ses démotes ('Es. is;». 1891, p. 49-50).
— 1* Scliol. Dem. c. Li'pt. 24; Scliol. Ilcm. ap. /tnlt. de eorr. hell. l. c. — 12 t:f. Wi'cklciii, Der Fackelweltlanf, dans Hermès, Vil, IS73, p. 437-452 ; Thuniser, Op. cit. p. S8 s. ; Grasbergcr, Erziehung und Untcrricfit iin klass. Alterihunt. III.
Le gymnasiarque est donc désigné par les membres de sa tribu, qui tous savent son nom '''. Encore faul-il que la république l'agrée par l'organe du magistrat chargé d'organiser toutes les lampadédromies, l'archonte-roi'. 11 n'y a aucune contradiction entre les textes qui attribuent la nomination des gymnasiarques au roi et ceux qui la font dépendre de la tribu : celle-ci dresse une liste de proposition (ï/Ése-.) ' ; celui-là choisit un nom. Les gymnasiarques ne sont pas élus à mains levées, ils sont y,pT||j:£voi '. On comprend ainsi comment il peut encore ètri! question des dèmes dans leur désignation. Les épimélètes de la tribu, que le roi chargeait de trouver des titulaires pour chaque gymnasiarchie, les demandaienl aux dèmes de la tribu '".
Les obligations du gymnasiarque ne sont pas bien connues. Les grammairiens confondent volontiers le gymnasiarque public de la belle époque avec le gymnasiarque éphébique di; l'époque romaine. Ils parlent d'huile à fournir pour les exercices gymnastiques " : c'étaitune des charges qui incombaient au gymnasiarque, mais une des moindres. La principale était la préparation d'une lampadédromie. Le peuple athénien avait le goilt le plus vif pour ces courses'- Tlampadedhomia . Il en existait de temps immémorial '' aux Panathénées et aux fêtes des dieux du feu, Héphaistos et Prométhée; on en institua une nouvelle pendant les guerres Médiques en l'honneur de Pan '•; une autre, qui avait lieu au Pirée pendant les Bendidies''', se fit à cheval vers l'époque de Socrate"'. Chaque gymnasiarque était délégué à la préparation d'une seule lampadédromie. Les inscriptions nous montrent les gymnasiarques en fonction pendant les Panathénées'", la fête d'Héphaistos " et celle do Prométhée"; les lexicographes les font encore intervenir dans la fête de Pan^° ; mais ils n'ont jamais participé aux Anlhestéries ou aux Hermaia -'. Le gymnasiarque est le chef des lampadéphores. Quand sa troupe consacre le tlambeau, prix de la victoire"^, son nom précède-' ou remplace-" tous les autres dans les dédicaces, et les lampadéphores lui votent des hommages comme à un supérieur -^ C'est lui qui recrute les champions de sa tribu, leur cherche des instructeurs, les nourrit pendant la période des exercices, les pourvoit des accessoires nécessaires -'^, torches et porte-flambeaux -". Pour certaines lampadédromies, sinon pour toutes, la dépense était double : il fallait présenter une
p. 20(1-201 : A. Martin. Zes cavaliers alhéniens, p. 199-200. — " Cf. Hcrod. VIII, 98.
— li Id. VI, 105. — 15 Pl.it. Resp. p. 328 A ; cf. A. Moramsen. Heortologie, p. 425- 426. — lO Cf. A. Martin, Op. cil p. 200. —*'■ C. in-scr. ait. Il, n- 1181 : yj:v..in.B- ,,;,«; K.xjosJSi G//.i; £■; n«-,»«^v.i« T» v.f,ii.n : 1229 (cf. 1196, 1197, 1221, 1227,1230- 1232); Arguin. Il ad Dem. e. Mid.; Leùc Seguer. p. 277, 22: Phol. s. v. w^-«5o;. — '8 C. i. ait. II. n" 1340 : 7vïiv«inaf/.T.T.vT«Ti 'H=«.'(r:t«; Andoc. De mytt. 132 (cf. IV, 42) : Leiic. Seguer. l. c. el p. 228, Il ; Schol. Dem. ap. Bull, de eorr. hell. l. c. — '3 "E;. if/., 1883, p. 109 s.. I. 28 : oî 7-j;»v«(niis7/>i -,; t.O'.i"»'" U '* n ooiAT.Oia ; Isae. De Apoll. hered. (VII), 36 : -^lyj-i^-tiia-.iiiT.ita s'; ns'.;4r,lti« t*-j5i T',î èvmjToî; Lys. XXI, 3: llarp. s. r. «.«jisà; ; Schol. Arisloph. Jtan. 131, 1087; Suid. II. 1, 498, 4 s. (cf. Phol. s. r. ■*»/=«;); Lciic. Seguer. p. 228, Il : Schol. Dem. l.c. —20 Lcxic. Seguer. ; Schol. Dem.; Phot. //. ce. — -' Dans linscriplioD du Corp. inscr. att. III, 11" 93, la restitution de Dittenberger. De epheb. atl. p. 41. 11. 3, [^jl^ivarf.asy/.Ta; [t'.]v ' .\fitr:r,y.':' a] au lieu de [-;j];Avaff-.5[Sii:e«; [*"]* *-V>*t»- Tr,;Mjv, subslilue à une gymnasiarchie lainpadarchique. qui n'a jamais eiisté pendant ].'.; Antheslérîes, une gymnasiarchie rpliébiquc exei-cée pondant le mois d'Anlheslérion. II n'y a pas non plus de gymnasiarque pour les Hermaia. comme le faisaient croire deux inscriptions mal comprises (Cûrp. inscr. a». III, n" 105. 1104; cf. Dilleoberger. Hermès. XII, 1878, p. 3 s.). — 22 C. inscr. ait. III. n' 106, III, 123. l24,llUa;cf. l22;;Vi((A. d. arch. Jnst. in Ath. VIII, 1883, p. Î2«. — a -Eç. in- '*'•". !'■ *5 s. — SI Corp. inscr. atl. II, n- 1221 ; 'Eç. à;i. 1891, p. 57-58 ; cf. C. I1ISC1-. n/(. II, n' 1197, 1227; Andoc. IV, 42. — 2i c. i. att. 11. n' 606
— 26 Xen. ilesp Ath l. 13; De recliy. IV, 52; C. i. ait. l. c. — 27 Cf. otoela-
BIUÎM, fig. 1074.
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troupe d'onfanls et une troupe d'hommes'. Pcul-ètre le gymnasiarque avait-il encore à illuminerle stade, puisque la course aux Uambeaux se faisait do nuit-. Vain((ueur, il avait à consacrer aux dieux un monument de sa victoire. La gymnasiarchie ne pouvait donc convenir qu'aux grandes fortunes-'. Au v° siècle, elle fut exercée par Nicias- et Alcibiade \ Au début du iv° siècle, la dépense d'un gymnasiarque pour la fête de Prométhée s'élevait à un total de douze mines". Isée ' range la gymnasiarchie parmi les liturgies les plus coûteuses ; Aristote ' la tlétrit comme onéreuse aux particuliers et inutile à l'État.
Doit-on admettre qu'un personnage dont le nom implique la direction des gymnases ait pour toute fonction l'organisation d'une course? On a souvent prétendu que la gymnasiarchie n'est qu'une lampadarchie ° : c'est la définition qu'en donne un lexicographe: Yuav/diap/ot, o\ àp/ovTs; Tojv Xx|j.zaBo5po[xtwv "*. Mais la préparation des courses aux flambeaux ne pouvait pas être sans rapports avec l'administration des gymnases. Pour recruter, commander, exercer tout un personnel de Y'jj;.vacr'.ap/c/ij[j.Evoi", il fallait bien certains droits dans les gymnases et les palestres'^ On avait besoin, en tout cas, de pouvoirs disciplinaires. Ce n'est pas un gymnasiarque assurément qui chassa du Lycée le sophiste Prodicos, coupable d'avoir tenu devant les jeunes gens des propos inconvenants '^ ; mais, à la fin du iV^ siècle. Télés '• représente les éphèbes tremblants devant le fouet du gymnasiarque.
IL La détresse matérielle qui accompagna la décadence politique sous l'hégémonie macédonienne transforma chez les Athéniens bien des institutions agonistiques. Si la gymnasiarchie ne disparut pas, elle dut se modifier. Contribuer au luxe extraordinaire des grandes fêtes, c'était moins urgent que d'exonérer la république et les particuliers d'une dépense lourde et quotidienne. On demanda aux fortunes privées des largesses utiles. Tel est le caractère commun aux deux gymnasiarchies qu'on distingue à l'époque de la domination romaine, l'une publique ou politique et l'autre éphébique'^
1° La gymnasiarchie publique est-elle devenue magistrature ou continue-t-elle d'être une liturgie'? Les documents ne fournissent pas de réponse certaine. Mais il n'y a pas lieu à un second magistrat à côté du cosmète, collaborateur constant du gymnasiarque : ce per-
f L'inscription du Corp. inscr. att. Il, n° 533, pouvail laisser des doulcs sur l'oxisLencc d'un double concours de iampadi^dromio. Aussi l'opinion soutenue par Bôckh (C. inscr. gr. I, p. 344; Staalsh. der Atlt. 3' éd. I, p. 553), Meier [Opusc. acad. I, p. 340 s.), Wccklein [Hfrmes, VII, p. 4*1), Dittenbcrger (Syli. inscr. gr. n» 420, n. 5), Rciscli {De musicis Oraec. certam. p. 25, n. 2) a-t-elle trouvé des contradicteurs : A. Mommsen {/leort. p. 311, n.), Thuniser [Op. cit. p. 83, n. 8), bergk {Griecli. Litei-aiurgrsch. II, p. 502, n'.), Schûll {Sitiuni/sber. d. philos, philol. und hist. Classe d. Baijer. Alcad. d. Wiss. zu Mûnclien, 1887, p. 3). Mais une nouvelle inscription ('Kç. àf/. 1891, p. 49-.'10) prouve que le gymnasiarque avait à pn^parer un conconi's d'enfants et un autre d'hommes. C'est ainsi (ju'à Patmos le gymnasiarque lanipadarque préparait un ji'^xj?>; et un ixixçb; Sjii^oç (Dittcnberger, Syll. inscr. gr. n° 402, 1. 9). — 2 Bûckli, .Slaatsii. 3' éd. I, p. 551. — 3 Xcn. /}«/). Ath. l. c; Oe.f. II, 0; Arg. Deni. c. .\lid. p. 510.
— 4 Plut. A'ic. 3 ; Compar. Nie. et Crass. 4. — ■■ Isocr. De bigis (.\VI), 35.
— c I.ys. XXI, 3. — ^ De Philoct. hered. (VI), 60 ; cf. De Apoll. hered. l. c.
— 8 Polit. V, VII, H, p. 1309 a. — 3 Cf. Bôckli, /. c. ; Fr. Ilaase. art. Palaes- Irik dans Vlincykl. d'Erscb et Gruber, III, 9, p. 38s ; Thuniser, Op. cil. p. 89 ; Schi'iniann, Oriech. Alterth. trad. Galuski, I, p. 524, tombe dans l'excès contraire cl fait delà gymnasiarchie et delà lampadarchie deux liturgies distinctes. — 10 Lexic. Seguer. p. 228, II. — " -\en. De vcclifj. l. €. — '2 Grasberger, Krziehmtg und Unterr. III, p. 404 s., va trop loin quand il reconnaît au gymnasiarque presque toute l'autorité du cosméto ; il confond, d'ailleurs, le gymnasiarque de la belle époque et celui de l'époque romaine. — 13 (Plat.) Ert/xias, p. 399 .\; Sext. Empir. I, 18, 52. Ou ne peut pas non plus tenir compte de la loi insérée dans Aeschin. c. Timarch. 12. — )'• Slob. Finril. XCVI, p. .'.35 (éd. Mcinckc, III, p. 235). — 15 Cette distinction a échappé à HMckli. cpii fait de la gjnuiasiarchie à rèpn([ue impériale tnie
sonnage, dont les attributions connues sont d'ordre liturgique, est apparemment un liturge. En tout cas, il n'y a plus qu'un gymnasiarque à la fois "'. Lorsqu'une liste porte désormais douze ou treize noms, on ne saurait voir là des gymnasiarques publics, à raison d'un par tribu; ce sont des gymnasiarques éphébiques, à raison d'un par mois. La fonction de gymnasiarque est annuelle", mais renouvelable"*. Elle peut être cumulée avec une charge importante ". On la confie aux premiers de la ville -°, aux gens les plus illustres, fussentils étrangers : Antoine n'en a pas dédaigné les fonctions -', qu'Hérode Atticus a peut-être exercées douze fois ^^. Les relations que le gymnasiarque semble avoir eues dès l'ancien temps avec la jeunesse des gymnases sont désormais sa principale affaire. Il figure comme éponyme en tête d'un catalogue éphébique " ; il cousacre aux éphèbes ce qu'il dépense iv. xwv loitov*'. Hérode Atticus leur offre des vêtements blancs"; d'autres fournissent l'huile-'"' ou dédient des bains -\ Le gymnasiarque maintient l'ordre et la discipline dans les gymnases -". Plutarque -' représente Antoine se mêlant aux exercices des jeunes gens et portant les insignes de la gymnasiarchie (tt. Y'jjAvxdizj./izi), le manteau, les chaussures blanches et les pâêôoi qui symbolisent le droit de punir. Le gymnasiarque prépare aussi certains concours : de là vient souvent que le même personnage est simultanément ou successivement gymnasiarque et agonothète^". Mais il ne donne plus ses soins spéciaux aux lampadédromies : les seuls lampadarques mentionnés dans l'épigraphieattique de la période romaine sont deséphèbes^'. 2° Ni le trésor ni la gymnasiarchie publique ne pouvaient se charger de tous les frais imposés par l'éphébie. L'éphébie elle-même devait y pourvoir. Sa caisse, qu'alimentaient des cotisations (tpopoi), devait subvenir à des dépenses spéciales ^^ Mais on en était arrivé à ne plus trouver dans la caisse de quoi ofïrir un des sacrifices accoutumés'^ faire relever un mur '•, réparer une vieille catapulte^-'. Les cosmètes y mettaient du leur^". Ils recherchèrent pour les grosses dépenses, pour la préparation des fêtes et pour la fourniture de l'huile, les jeunes gens les plus riches ". Comme elle avait ses magistrats, la république des éphèbes eut ses liturges, lampadarques et cliorèges, agonothètes et gymnasiarques ^^ Ces gym-
magislrature mensuelle (Op. cit. I, p. 54S ; Corp. mscr. gr. comm. ad n° 202; cf. Fr. Ilaasc. l. c. ; Dittenberger, De epheb. att. p. 40 s.). Les prenners qui aient vu clair sur ce point sont R. Neubauer, Comment, cpigr. p. 33-39, et A. Dumont, Essai sur Vt-phibie att. 1, p. 219-225. — 10 Le catalogue du C. inscr. ait. III, n» lOIC, porte les noms des gymnasiarques qui se sont succédé douze années de suite iri iiio/'jTo5»^o',y : inutile de lire WÀ au lieu de à-ô. Par là tombe l'hypothèse de Neubauer [Op. cit. p. 39) sur l'existence simultanée de douze ou trci/e gymnasiarques publics. — " C. inscr. ait. II, n» lu40 ; Piltakis, VAnc. Alh. 194. — 1« 'Es. «f/.. 1S90, p. 1 12 ; C. i. gr. n" 390 (deux fois) ; Pittakis, (. c. (douze fois). — 19 'Eç. «py. /. c. — 20 Un gymnasiarque, qui appartient à une famille de hauts dignitaires, compte lui-même dans son cursus honorum, outre un agonothélat et un sacerdoce, l'archontat éponyme et une double stratégie des hoplites ('Ec. iç/.. 1883, |i. 139-140, n" 13). Un autre a été héraut, agonothéte et deux fois stratège des hoplites {Corp. inscr. gr. n'SQo). — 21 Plut. Anton. 33. — 22 pittakis, /. c. ; cf. l'hilostr. Vl(. .S'opA. II, I, 8. — 23 'Eç. 4fz. n" 241. — 2' Pittakis, l. c. — 2S Philoslr. ;. c. — 26 c. inscr. att. III, n" 739. — 2' 76. Il, n« 1196. —2» Carnéailc reijoil l'ordre de baisser le ton (Plut, ^for. p. 513 c). C'est à l'époque romaine qu'on a i\ù imaginer la loi insérée dans Aeschin. c. 7^ijnarth. 12. — 2» pUit. /. c. ; cf. il'lat.) Axiock. p. 306 E. — 30 Corp. insci'. gr. n' 396; 'E;, «f/. 1883, p. 139. — 31 C. itiscr. att. II, n" 444, 1228; cf. Jinll. de corr. Iiell. XV, 1891, p. 257, n" 2; p. 203, n" 4 (Délos). — 32 Sacrifices, présents dédiés dans les temples, achats de livres pour In bibliolhéquc (C. i. ail. Il, n" 4G5, 1. G-8 ; cf. A. Dumont, Op. cil. I, p. 316). — 33 c. i. ait. II, n» 470, I. 35. — 31 Ib. 1. 41. — 3= /A. n« 471, I. 82. ~ 38 /(,. „. .465, 1. 37; 470, 1. 41 ; 471, 1. 79 s. - 31 Jb. n' 407, I. 78-80: 4SI, 1. 28-30 ; 482, 1. 29-30. — 38 Sur la gymnasiarcinc éphébique voir Neubauer, Op. cit. p. 33 39 ; A. Dumont, Op. cil. I. p. 2I9-2Î5.
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nasiarques ne délunaiciUdoncauc.uno parcMjllc d'aiiloriLi' ]mbli(|ue. Les noms de ceux que mentionni'nl li;s doeunienls éphébiques se retrouveni sur les catalogues annexes des éphèbes, à moins que ces catalogues ne suivent la liste des gymnasiarques et ne portent ce titre significatif: oi ûuoàoitic/'. twv £'i/,Ç(ov'. Les éphèbes louent et couronnent leur camarade gymnasiarque. Dans une inscription-, un éphèbe, comme pour définir le caractère de sa gymnasiarchie, déclare qu'il a voulu être à la fois gymnasiarque, phylarque et chorège pour éviter le plus possible de charges à ses camarades.
La gymnasiarchie éphébique était donc assumée de plein gré par celui qui pouvait s'offrir cet honneur coûteux. Nulle distinction de tribus ' : on prenait dans tout le collège quiconque se présentait, et il est à présumer qu'on avait souvent à faire la chasse à ces volontaires. Pour leur forcer la main ou leur donner une récompense anticipée, on les nommait aux dignités de l'éphébie. On n'avait aucune raison de refuser les largesses des étrangers : neuf Milésiens payèrent une fois l'un après l'autre les frais de l'huile*. Seulement, si l'on admettait les métèques aux fonctions onéreuses de la gymnasiarchie, par un scrupule quasi constitutionnel, on ne leur laissait pas le titre de gymnasiarque : quand le donateur n'était pas citoyen, on disait de lui vjXe'.'I/ev, au lieu de ÈYuixv/Tr/p/YiUsv.
A des libéralités facultatives on ne pouvait assigner de durée fixe. C'était bien la coutume d'exercer la gymnasiarchie éphébique pendant un mois : l'épigraphie présente fréquemment des listes de douze ou treize noms par an ^ Mais parfois un père riche permet à son fds" ou à ses fds' de reprendre la gymnasiarchie la même année : on voit deux éphèbes s'y succéder huit mois durant; on en voit qui la gardent onze mois' et même l'année entière (Y'jij.vaTÎap/o!; S;' ôXo'j 'étgu;) '". D'autres, au contraire, ne s'engagent que pour une partie du mois, quinze jours", dix jours'-', moins encore ". En ce cas, la plupart du temps, on se met à plusieurs pour suffire à la dépense mensuelle ; on exerce à frais communs une gymnasiarchie commune : âYuu.va(riâpxT,<r2v xotvî,, telle est la formule officielle. Voici une association entre les fils des sophronistcs ''. Voilà les six gymnasiarques des mois précédents obligés de faire encore les frais d'une gymnasiarchie collective, et les dépenses d'un mois réparties sur quatorze tètes'". Malgré tout, les fonctionnaires préposés à l'éphébie étaient encore obligés de
I Voir, par ex., Corp. insrr. nll. III, »■' 1122; cf. Neubauor. Op. cit. p. 33-37. Les fiymnasiarqucs no se relrouvnit point snr la liste des éplif>l)cs dans C. i. ait. III, n" II2S: mais l'un d'eux faisait partie du collège comme soplironiste (1. 12-13) et un autre, étant svstrématarquc (1. 16 ; cf. n" IIS'J, 1. 7), était épliébo (cf. A. Dnmont, Op. cit. 1, p. 231). — -i C. inscr. ait. Il, n=t82, I. 64-6S. — :> Une année (/6. 111, n" 1096 A, 1. 13 s.) on compte au moins trois gymnasiarques de la tribu Léontis, trois de la Cécropis et deux de l'Iladrianis. — V /A. n" 109S, I. 21-30. — K 76. n" 1016, loai, 10112, 1120, 1121 (I. 5-10). 1127, 113S(I. 13-28), Ilil, 1202 (1. lo-i"). 6 76. n» 100li(A,l. UetSl, 15, 20), 1 1 U, ti27, 1133 (1. 23-2(5), 1191(1. 20-22. .16 et 44), 1190 (1. 12-18). — 17*. n» 1006 (A,l. 17-23), 1103, 1106, 1202 (I. 10-17); A. Dnmont, Op. cit. 11. p. 234, n« 44 (1. 13, 21-22). — 8 C. i. ail. 111, n« 1145, 1. :iO-.';7; cf. 112S, I. 10. — !> 74. U" 1091. — I» Jl,. n' 100, 105, 1108. 1109, IICO il. :i-0), 1160 (1. 8-17), 1171 (1. 12). Cf. Dittenbcrger, De epU. ait. p. t:!. Une fausse inlerprélatiou de Tinscriplion n"* 103 a fait iniugincr [lar Uuckli, Statjtsh. 3« éd. I, p. 548), un gymnasiaripie annuel au litre spécial d'Hermès. — H C. ï. ati. III, n» 1008 (1. 17-8, cf. 10, 20). — 12 76. n« 1128 (1. 26-27, cf. 24-23). — 13/6. W 1008, 1. 21-38; chacun des neuf Milésiens a payé Thuile cinq jours. Cf. \eubaucr. Op. cit. p. 35. — 14 C. insci: ait. III, n» 1133 (1. 19-21. rf. 13-17); 1177 (1. 19-20, cf. 16, 20). — t:i 76. n» 1000 A, 1. 22 (cf. A. Dumonl. Op. cil. II. p. 250, n» 36, I.3S)! 1. 23-30. — if. 76. n' 1121, 1. 8-0. - " 76. n» 1217 n : A. Dumonl, /. c. p. m, n' 44, I. 10-11 ; cf. 76. p. .336, n» 07 6, I. 23. — 18 Corp. iii.tcr. ail. III, n" 1128, 1. 13 U. — 19 76. n» non, I. 21 s. — 20 A. Dumonl, Op. cil. I, p. 223. —21 /6. Il y. 230. n» 42 «, 1. 1'. — '22 Suid. ,t. i'. .V^vjtto;; Diticiibergcr, D- cph.
soutenir l'iiistitiition de leur propre mouvement. Un aiiticosmèle vient en aide à un éphèbe"''; souvent le cosmète '' ou des sophronistcs '* se dévouent pour un ou deux mois; une fois même ils s'entendent tous pour ne laisser aux éphèbes que six mois de dépenses". S'il est vrai (juc « l'admission des personnes étrangères à l'éphébie ni' fut qu'une exception-" », il arriva pourtant qu'on dut s'adresser aux Aréopagites -'. On dut même demander des subventions au fisc impérial : le fonds des cTcÇzTTo-iC/p'./.y. ^- vint souvent au secours du collège éphébique, non pas seulement pour les charges extraordinaires de la gymnasiarchie, sacrifices ", jeux -', distributions d'argent ^^, mais pour toutes les dépenses courantes -" et pour la consécration même de l'hydrie -", emblème de l'huile offerte. Une inscription -' réunit presque toutes les espèces de gymnasiarchie éphébique : un éphèbe a été gymnasiarque quatre mois ; six autres et un sophronisto, un mois chacun ; deux éphèbes, un certain nombre de jours ; le reste de l'année a été porté au compte des 7£?a7TO'^os'./.â.
III. Institution de l'État ou des collèges, la gymnasiarchie a suivi les .\théniens hors d'Athènes. Depuis le H" siècle av. J.-C. jusque sous le règne d'Hadrien, on trouve des gymnasiarques publics en Altique, à Eleusis, et dans les clérouquies athéniennes, à Salamine et à Délos -'. Aux fonctions des gymnasiarques athéniens ceux-là joignent toutes les attributions du cosmète ^°. Ce sont des magistrats^' élus par l'assemblée de la métropole '-. Leurs fonctions sont annuelles''. Elles sont importantes : le gymnasiarque de Délos est éponyme ^'' et figure sur une inscription fameuse'"' en compagnie des plus hauts magistrats d'.\thènes. L'empereur Hadrien ne crut pas déchoir en acceptant la gymnasiarchie d'Eleusis ; il est vrai qu'il se fit représenter par un épimélète '".
Les attributions des gymnasiarques en mission sont déterminées par les lois'': ce sont à la fois celles des cosmètes et des gymnasiarques athéniens. Ces gymnasiarques ont, avant tout, la direction générale du gymnase": celui de Délos porte officiellement le titre de Yii[jivaîîap/oç elç -o èv AT|Àco -'uavxT'.^v ". Maîtres et élèves sont sous l'autorité de ces magistrats. Sur les monuments éphébiques de Délos, ils apparaissent toujours comme les supérieurs des paidotribes •". Ils sont les chefs de tous les àÀ£;ç.ou.£vo'. •' : les éphèbes, en particu-
all. p. 72; A. Dumonl. (. c. p. 3tS-320 ; Grasberger, Erz. und L'nlerr. III, p. 133. 470. —îi C. inscr. ail. III, n" 1128, I. 35-36; 1145, I. 57-59; 1160,1. 39- 41 ; 1174, I. 1, 2-13 ; A. Dumonl. Op. cit. Il, p. 351, n- 97, I. 21-22. — iV C. i. ait. III, n« 1100, I. 44-46; 1177, i. 41. — 35 76. n* I12S. 1. 34-35; 1145, I. 52-57. 60-61; 1160, I. .16-39. 41-43; A. Dumont, /. c. I. 20-21. A CCS charges de la gjmnasLirchie on peut ajouter celle qui résulte de prix offerts dans les concours (Corp, inscr. ail. 11, n»463, I. 6). — 26 76. n» 1128, I. 37; 1174, I. 13: 1177. I. 40.
— 21 76. u° 1128, I. 38. — 28 76. I. 9-27, 3.1-3S. — 2J Val. >on Sctir.lTcr. Ùe Deli itis. rébus, p. 231-232, a dressé la liste des gymnasiarques connus à Délos. Deux noms sur huit peuvent élrc complétés par les inscriptions du Dull. de corr. hiU.
XV, 1891, p. 2111, n'3 ; p. 267, n"5. Cinq noms sont à ajouter (76. .VIII. 1SS9. p. 414- 413; XV, 1891, p. 252; p. 264, a' 5; p. 263, n" 6 : XVI, 1S02. p. 159, n' 17;.
— 31 Cf. Ilomollc, lluU. de corr. hell. XIII, 1889, p. 416-418; Fougères, 76. XV, 1891, p. 268-272. — 31 C. i. ait. Il, n' 594, I. 13-14 (Salamine). — 32 76. I. 4; B(dl. de corr. Mt. .Mil, 1889, p. 421.1. 12 (Délos); 'Es. i-.i- l«8i. P- 137, IÎ9. B, 1. 3 (Eleusis). — 3JC. 1. ait. l. e. I. 4Ô ; Ib. n« 985. B. D, E, I; Bull, de corr. hell. III, 1879, p. 376, n' 16; IV, 1880, p. 18S; XV, IS9I, p. 252-p. 261, n« 3;
XVI, 1892, p. 159, «• 17 iDélos). — 3'. 76. XV, II. cc. el p. 264, n« 5; p. 265, n« 6; XVI, /. e. — 3-' L'inscription des 4;,f).,i (C. i. ait. Il, n' 985). — 36 -Eç. ijj. ISS3, p. 78. - 37 C. i. att. Il, n" 594, 1. 15; 'E=. 4;/. 1884, I. e. l. 4-5. —3* 'Ee. isj 1884, /. c. — 33 C. I. att. Il, u* 983, B. col. I, I. 16-17; D, Col. I. 1. 39; È. col. H, l. 53-51. — 40 Bull, de corr. hell. XV, 1891, p. 252 : p. 261, n* 3; XVI, IS92, p. l.iO, n" 17. -H 76. XV, 1891, p. 263, n* 6; C. i. att. Il, u* 594, L 6-7.
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lier, voient toujours à leur tête celui qu'ils appellent « leur gymnasiarque ' ». En leur nom, il consacre des dédicaces - ou élève des statues '•' aux bienfaiteurs du collège. 11 préside aux marches ' et exercices militaires '', aux courses et concours, consacre les armes offertes en prix et fait graver la liste des vainqueurs ". Au nom du gymnase, il offre des sacrifices périodiques ou extraordinaires ' et célèbre des fêtes, entre autres les Hermaia*. Il a le maniement des deniers publics: aussi rend-il des comptes à l'expiration de son mandat". Toutes ces fonctions expliquent que les décrets honorifiques louent en lui la justice et la piété'". Ils proclament encore sa bienlaisance, parce que sa fonction fait un appel incessant à sa générosité ; ce magistrat est aussi un liturge. Il ajoute de son bien aux crédits mis à sa disposition par l'État et le collège. 11 prend à sa charge une partie de l'huile nécessaire au gymnase", les victimes consacrées aux dieux et les banquets qui suivent les sacrifices '- ; il institue des concours et offre des prix ". Non content de dépenser beaucoup d'argent dans tous ses actes officiels, un gymnasiarque de Salamine fait bâtir à ses frais un mur de portique ''. Tant de zèle et de générosité vaut à ces magistrats-lilurges des honneurs décernés à la fois par le peuple d'Athènes '% d'où ils émanent, par la ville où ils sont envoyés "^ et par les éphèbes dont ils sont les chefs ".
Les collèges de Délos avaient, comme l'éphébie d'Athènes, leurs gymnasiarchies particulières. On connaît du moins celle des enfants pour les Hermaia'* : elle figure sur le catalogue dressé par un paidolribe désireux de rappeler les élèves qui avaient exercé des charges à ces fêtes ". Elle est distincte de l'agonothétat et de la lampadarchie -". Cependant les enfants très riches acceptent d'être en même temps gymnasiarques et lampadarques pour obtenir en récompense une double couronne. Par contre, ceux qui étaient de famille modeste acquittaient la fourniture d'huile à frais communs -'.
Bors des pays athéniens. — Hors d'Athènes et de ses dépendances, la gymnasiarchie publique se présente sous deux formes différentes. Tantôt c'est la direction des
I Bull, de corr. hell. III, )87a, p. 376, n" 16. — 2 Ib. XV, 1891, p. 251. — 3 C. inscr. yr. u° 2276, 2277; Bull, de corr. hell. I, 1877, p. 86; IV, 1880, p. 188; Ci. (jr. u» 2279 (U6I05). — V C. i. atl. 11. n» VH, 1. 12-13. — '^ Bull, de corr. hell. XIII, 18S9, p. 425, I. 9. — C C. i. atl. l. c. 1. 10-12.— 7 Ih. 1. 5-6; Bull, de corr. hell. XIII, 1889, p. 414-415. — 8 C. i. ail. l. c., I. C. — 3 Ib. I. 18-20 ; Bull, de corr. hell. l. c. cf. p. 417. — 10 Bull, de corr. hell. III, L c. — " C. 1. ait. l.c, 1. R-10. — '^Jb.,\. 6-8; Bull, de corr. hell. XIII, 18S9, p. 414-415. —i3 Bull. de corr. hell. l. c. — " C. i'. ait. l. c., I. 15-17. — 1= 74. Il, n« 1353 (10) ; Bull, de corr. hell. XIII, 1889, p. 414-413. — 16 C. i. ait. Il, n° 594; 1353 (12); '£=. if);. 1889, p. 137-139, B. — H Bull, de corr. hell. III, 1879, p. 376, n» 10. — 18 Cf. Fougères, Jb. XV, 1891, p. 281-284. — 1» Jb. p. 257, 11° 2. — 20 Ib. l. c, p. 263, 11" 4 ; Corp. inscr. gr. n» 2396; cf. Fougères, l. c. p. 280-284. — 21 Cf. Fougères, /. c. p. 282-283. — 22 A Cjllièrc, Sparte, Thouria, Tégèe, Dymac, Trézcne, Èpidaure, Égine, Mègare, Tliisbae, l'Ialéc, Tauagra, Tlièbes, Tliespies, Acrat'phiae, Coronèc, Orchomènc, Chalcis, Delphes, Xarycè, Hypala, Larissa. Tbessalouique, Ccletron, Seslos. Cyzique. — 23 A Pèparéihos, Cèos, Ténos, Siplinos, Délos (avant la (lomiitalioii athénienne), Xaxos. Théra, Chios, Icaria, Sanios, Gos, Carpathos (les Tarmîanot). — 2i A Liijbèe, Néton. Pliintia, Soluulon, Tauroménion, Tyndarion. — 25 Les seules villes d'Asie où l'on puisse croire à une gymnasiarchie directoriale sont : Pergame, Phocée, ApoUonis, Smyrne, lasos, Téos (ni" siècle av. J.-C), lasos, Ilalicarnasse, Eri'/,a(?) (11^ siècle av. J.-C), Pergé. — 26 Jnscr. Or. Sept. I, n" 2712, 1. 12 (Acracpliiac) ; Dittenbcrgcr, Syll. inscr. gr. n" 246, I. 62 (Seslos); Ib. n° 348, I. 21-22 (Céos) ; cf. C. inscr. gr. n» 203-206 (Tènos) ; Jnsr. gr. Sic. et II. n" 422 (Tauroménion). A Téos {C. i. gr. n" 3086), la gymuasiarcliic ne pouvait èlre qu'une à^/r, (malgré Scliefficr, De rébus Teiorum, p. 62), puisqu'elle ne figure pas parmi les liturgies {Mitth. d. arch. Inst. XVI, 1891, p. 291, n*- 17). --27 A Chalcis ('Eç. 4;/. 1892, p. 169-170, n» 68), Seslos (/. c, I. 30-31), Céos (/. c, I. 21), Téos (Dillenbcrger, n» 349, I. 1-2), Phinlia {Inscr. gr. Sic. et II. n" 256,1.8-9). — 23 Z.. c. — 29 !.. c. Le paidonome, nommé probablement sur la proposition du gymnasiarque et placé sous son autorité, doit avoir quarante aus.
établissements d'instruction gymnique et littéraire; tantôt c'est la charge de régler certaines dépenses du gymnase ou de préparer certaines fêtes avec ou sans crédit de l'État. D'une part, une magistrature identique à la gymnasiarchie-cosmétat des clérouques athéniens ; d'autre part, une liturgie analogue à la gymnasiarchie- Jampadarchie d'Athènes. Il est rare toutefois que dans les cas particuliers on retrouve des caractères aussi nettement tranchés. Le gymnasiarque du premier type est continuellement entraîné à des largesses d'ordre somptuaire; celui du second porte parfois le titre de magistrat et paraît fréquemment en relations avec les collèges. Ce qui domine, c'est une gymnasiarchie mixte. Mais, les trois derniers siècles avant l'ère chrétienne et quelque temps après, le gymnasiarque a pour principale attribution la direction de la jeunesse, surtout dans la Grèce continentale--, dans les Cyclades-^ et en Sicile-' ; à partir du ii° siècle ap. J.-C, et presque uniquement dans les villes de l'Asie Mineure -' et dans les voisines, il a pour mission à peu près exclusive de faire profiter ses concitoyens de sa fortune.
1. La gymnasiarchie-cosmétat est une ip/', "" conférée par l'assemblée ". Parfois le gymnasiarque doit avoir un âge déterminé, trente ans à Céos-', peut-être quarante à Téos-''. Nommé pour un an'", il est rééligible" : on cite à Cos'- et à Mégare^-' des personnages dont les pouvoirs furent renouvelés jusqu'à six et douze fois. Que l'on recherche dans le gymnasiarque des capacités administratives ou des habitudes de libéralité, on le choisit dans l'élite politique ou dans l'aristocratie de la ville. Il a fait ses preuves dans d'importantes fonctions '■'' et, à sa sortie de charge, il est tout désigné pour les premiers postes^'. Le fils succède au père'°. Le gymnasiarque est souvent loué « d'avoir accompli des actes dignes de lui-même et de la vertu de ses ancêtres ^'^ ». La gymnasiarchie compte donc parmi les hautes magistratures de la cité. Elle a presque toujours le privilège de l'éponymat pour les actes des collèges ^', spécialement de l'éphébie " ; elle l'a même quelquefois pour tous les actes de la vie publique '". A Cos, le gymnasiarque jouit de la
— 30 A Orcliomèae {Inscr. Gr, Sept. I. n" 3224), Siphnos {Corp. inscr. gr. n' 2423 6), Ténos (i. c), Pergame (Cor/>. inscr. gr. n» 3551), Apollonis {Bull, de corr. hell. XI, 1887, p. 86, n- 6), Eriza(?) {Ib. .\1II, 1889, p. 335, I. 12-13, 17-18). Pliintia (/. c), Tauroménion (/. c). — 31 A Sparte {C. inscr. gr. n' 1365), Acracphiae (7nscr. Gr. Sept. I, n» 2712, I, 7-8; 4134, I. 7), Tliespies {Ib. n' 1885). Scstos {I. c, I. 3-4), lasos {Ilev. des et. gr. VI, 1893, p. 190, n» 38 bis ; p. 191, n" 36 ic?-). Sur le catalogue de Tauroménion {l. c), plusieurs noms sont répétés.
— '32 Paton et Hiclis, Inscr. of Vos, n» 392, 1. 3-4). — 33 Inscr. Gr. Sept. I, n» 97.
— 31 Ancien grammateus a Mégarc {Ib. u" 98), ancien stéphanéphore à lasos (/. c. p. 175, u" 9, 1. 6; p. 1Ï6, n" 10, I. 4), ancien stratège à Pergé (Lanckuronski. Les rilles de la Pamphylie et de la Pisidie, I, p. 170, n" 29). Un gymnasiarque d'.\pollonis {t. c.) est en même temps stéphanéphore. — 3o Celui de stratège à lasos ((. c. p. 176, n" 10, 1. 7-8) et à Tauroménion (cf. les noms des gymnasiarques avec ceux des stratèges dans Inscr. gr. Sic. et II. n» 422, col. Il, III, et 423). — 36 A Mégare {Inscr. Gr. Scpl. I, 11° 97, 98); à Tauroménion ((. c. n° 42i). — 37 Inscr. gr. Sic. cl II. a° 230, 1 . 16-17 (Phiutia). — 38 A Néton, pour le collège des Jeunes gens (/6., n" 240), à Cliios, pour ceux des enfants et des jeunes gens (Ditlenbcrger, n» 3:ili). — 3'.i A Thouria (Le Bas-t'oucart, Yog. arch. u° 301, 302), Tégée {Bull. de corr. hell. XVII, 1893. p. 17, n" 21 ; p. 19, 11° 23), Mégare {Inscr. Gr. Sept. I, n« 29. 31), Platée (/*., n" 1669, 4239), Coronée (l.c Bas-Foucarl, n» 30.i), Ténos (Kaibel, lipigr. gr. r.x Inpid. conlecla, n" 048), Na.\os, Icaria (M. CoUignon, De collegiis ephehorum ap. Graecos exe. Atlica. p. 81. n" 3; Corp. inscr. gr. n" 2416), Chios (/. c). Pergame {Millh. d. arch. Inst. XIV, 1889, p. 88, n» 1), Apollonis {Bull, de corr. hell. XI, IS87, p. 60, n- 6), lasos {Rcii. des él. gr. VI, IS93, p. 190-195, n" 38-42), llalicaruasso (Newton, Diseov. n" 12, 12 a, b, c; Bull, de corr, hell. XIV, 1890, p. 104, n» 7), Ccletron (l)ucliesne et liayet. Miss, au mont Alhos, 11» 134), Cyzique {Corp. inscr. gr. w 3660). — 40 A Larissa (Collil/.- Fick, .<iamml. d. gr. Dialekl-lnsehr. I, n« 345, 1. 2, 25). ïlicssaloniquc (I)ucliesne et Bajet, n' 1), Pliocéc {Corp. inscr. gr. a' 3413).
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proédrie et a sa part des victimes dans les sacrifices solennels'. Le gymnasiarqueadanssesallrilmtions tout, ce qui concerne les gymnases, personnel et iiialencl. Son litre même le prouve, el, comme pour en préciser le sens, émoussé par l'usage, une ville l'appelle âf/(.)v toî yujj-vaairju -. Des termes comme ÈTïtaeXcî'a de la jeunesse-', In'.yislda. des gymnases S reviennent constamment dans les inscriptions oii il est question du gymnasiarque. En général, tous les gymnases de la ville sont sous sa dépendance. Sans doute les éphèbes elles néoi attirent le plus son attention : il n'est souvent question que de ses rapports avec ces deu.x collèges ' ou même avec un seul'". Le gymnasiarque n'en a pas moins la direction des autres collèges, celui des enfants el celui des hommes milrs : le silence des inscriptions n'autorise pas de conclusion négative. D'ailleurs, l'autorité universelle du gymnasiarque peut être établie explicitement. La plupart du temps il laisse toute liberté au paidonome', el c'est ce qui fait que lepaidonome apparaît souvent comme chef suprême des enfants, à côté du gymnasiarque, chef des éphèbes et des néoi '. Mais la supériorité hiérarchique d'une charge sur l'autre semble déjà démontrée, lorsqu'on voit arriver à la gymnasiarchie un ancien paidonome"; elle est indiscutable a lasos, où le paidonome, qui peut être un affranchi'", est forcément subordonné au " gymnasiarque des quatre gymnases»", et à Téos, où le gymnasiarque semble avoir un droit de proposition pour la paidonomie '- et associe les enfants dans les dédicaces aux éphèbes et aux néoi '^ Cette autorité théorique du gymnasiarque, on la voit s'exercer effectivement sur les enfants'", ainsi que sur les hommes mûrs de la gérousia '^ Comme le dit une inscription "', le gymnasiarque « a
1 Paton et Hicks, n" 34, I. 46, 21. — 2 Ccletron {l. c). — 3A Trézène (Bull, decorr.hell. XVU. 1803, p. 93, n» 11, I. 3-6j, à Pliinlia ((. c). — ^ A Ccîos (DiUenbergcr, n» 348, 1. 23-24), à Phinlia {l. c.) ; cf. Ditteiiberger.n" 246, 1. 31-32, 77 (Sestos) ; •Eo, 4f/.. 1892, p. 169-170, u" 68, 1. 4-5 (Clialcis). — S On voit la gymnasiarchie directoriale en rapports seulement avec les deux coUùgus à Trézène {L c), Clialcis (/. c), Cyzique (Corp. inscr. fji\ n" 3660 ; cf. Ree. arch. XXXI, 1876, p. 350-353), Cergame (M..j»iv„., ..,,.-, p.si, -*;; b S;i.;pv>-, iO^yï- 't//''- 1870-1878, 111, 2' fasc. ; cf. C. ;. jr. n" 3538, 3567), Perg6(Lanckoron5ki, /.c, 1. 23-27), Phintia ((. c, 1. 11-12). — r. Avec les éphùbes seuls à Thouria (Le Bas-Foucart, 301-302), Sparte (C. inscr. fir. n' 1363 ; cf. 1239, 1233), Tégéc {Bull. île corr. hell. XVII, 1803, p. 17, n« 21; p. 20, n» 24), Miîgare (/user. Gr. Sept. I, n' 29, 31), Tliôbes (Diog. I-aerl. V, 90; cf. Le Bas-Foucart, n" 491), Platée (Inscr. Gr. Sept. 1, n« 1699, 4239) ; Acraephiae (/ô.n» 2712, 4134; cf. Bull, de corr. hell. II, 1878, p. 507, n» 14) ; Thespies {/nscr. Gr. Sept, l, n" 1823, 1856. 1885 ; cf. Bull, de corr. hell. III, 1880, p. 382, n» 28) ; Coronéc (Le Bas-Foucart, II, n- 305), OrchomiSne {Inscr. Cr. Sept. I, n" 3218, 3221, 3224; cf. Le Has-Foiicart, n" 626), Naryciï (Le Bas-Foucart. n" 1009), Tlicssalouique (Ducliesneet Bayet, n» 2), Celetron (Ib. n" 134), Ténos (Kaibcl, l. c.), Siphnos {Corp. inscr. gr. n' 2123 b), DiSlos (Lebùgue, Rech. sur Dêlos, p. 167, u" 23; Bull, de corr. hell. XV, 1891, p. 231), Naxos (C. inscr. gr. n» 2416), Tliéra (Ib. 2461), Carpalhos (Bull, de corr. hell. X, 1886, p. 491, a' 3, 4), Apollonis (Ib. XI, 1887, p. 86, n" U), Aiiapa (Corp. inscr. gr. a' 2131), Solunton {Jnscr. gr. Sic. et It. n" 311),TauroméHiou (Ib.w 422 ; cf. -132). Avec les niai seuls à Égine(C. inscr.gr. n' 2140 ct2|, Ci'OsiDittcnborger, n» 348,1. 23, 25-26), .N6ton (lnscr.gr. Sic. et It. n» 240). — 7 A Téos, la loi consacre le fait (Dittcnberger, u" 349, 1. 22-32). — 8 c. inscr.gr. n' 3185 (Smyrne). Cf. Dittcnberger, n» 249 (Cyzique). — 3 Bull, de corr. hell. XllI, 1889, p. 335 (Eriza'.'); cf. C. i. gr. u" 28S5 (.Milcl). — <0 Rev. des et. gr. VI, 1893, p. 17J,n° 10. — " Ib. p. 173, n» 9. — '- Dillenbcrger, n" 349, 1.1-3; cf. Grasbergcr, Op. cit. III, p. 316. —13 C. i. gr. u« 3086 ; cf. n" 3060. — » On voit la gj mnasiarcbie directoriale en rapports avec les épUùbes, les néoi et les enfants i Sestos (Uittcnbergcr, n» 246, I. 82: cf. I. 31, 36-37, 41, 76, 79, 82, 95), à Cliios (/ô. n" 350), à Kriza? {l. c.) — 1^ On voit la gymnasiarchie <tircctoriale en rapports avec les éphèbes, les néoi et les gérontcs à Halicaruassc (Bull, de corr. hell. XIV, 1890, p. 102; Sitzungsb. der Wien. Akad. 1894, p. 29), à Cos (Paton et Hicks, n" 107-110, 114, 119). avec ces trois collèges et celui des enfants à Samos (Bull, de corr. hell. V, 1881, p. 481, n" 3 ; p. 482, n" 4 ; Jotirn. of hell. slud. VU, 1886, p. 148, u° 1), Smyrne (C. inscr. gr. w 3185, 3201; cf. 3326), lasos (Rev. des et. gr. VI, 1893, p. 107 s., n» 4. 5, 9. 10, 13, 13-18, 32, 33, 38-42), Téos (llittenberger, n° 349 ; C. i. gr. n» 3083 ; cf. Le Bas-Waddinglon, n° 107). — 16 Inscr. gr. Sic et It. n" 256, l. 11-14 (Phintia); cf. Lauckoronski, Op. cit. 1, p. 170, n" 29, 1. 25-27 (Pergé). — 17 Ree. des it. gr. VI, 1893, p. 179, n" 15 (lasos). A Cos, un père s'adjoint successivement ses cimi liU en cin,] an^ (Paton et Hicks, n" 392).
l'épimélie des éphèbes, des néotéroi et généralement de tous ceux qui s'exercent dans le gymnase et toutes les autres affaires qui concernent le gymnase ».
Soit que la gymnasiarchie-cosmétat donne trop d'occupation, soit ([u'elle devienne honorifique et qu'il faille quelqu'un pour les fonctions réelles, très souvent le gymnasiarque est doublé d'un auxiliaire. Quelquefois il s'associe son (ils''' ou son frère". On voit fréquemment à. côté de lui un sous-gymnasiarque (07:oY'jy.v-/'7''yp//.,;)". Ce n'est pas un fonctionnaire régulier, mais plutôt un adjoint que le gymnasiarque se donne à lui-même. Sa charge n'est pas permanente, et ses attributions sont variables. Au gymnasiarque-liturge, qui fournit les fonds, il sert d'intendant -". Là où le gymnasiarque fait fonction de cosmète, l'hypogymnasiarque se montre parfois en rapports avec les néoi -' ; le plus souvent il figure en tête de catalogues éphébiques -- : c'est un délégué extraordinaire que le gymnasiarque, désireux de se consacrer spécialement il une partie de ses multiples fonctions ou de conserver toute sa liberté, place à la tête de tel ou tel service ou choisit pour fondé de pouvoirs -^ Le même rôle est joué quelquefois par l'éphébarque. L'éphébarchie, quoique réunie par moments entre les mêmes mains à la gymnasiarchie-liturgie ■', ne doit jamais être identiûée avec la gymnasiarchie-^, puisqu'elle est toujours l'objet d'une mention spéciale. D'ailleurs, la plupart du temps, chacune des deux dignités a son titulaire ^°. Que le gymnasiarque fasse office de liturge ou de cosmète, l'éphébarchie peut n'être qu'un litre honorifique -' accordé par l'éphébie elle-même -' ; elle peut, lorsque le gymnasiarque est simplement un liturge, prendre la place de la gymnasiarchie-cosmétat -' ; elle peut aussi, à côté de la
— 18 Ber. des et. gr. l. c. p. 193, n" 41 (lasos). — 19 Le Bas-Foucart. n° 301 (Thouria) ; Bull, de corr. hell. XVII, 1893, p. 19, W 23 : p. 20, n» 24 (Tégéc) ; Lebègue. Rech. sur Délos, p. 107, n" 23 (Délos) ; C. inscr. gr. a' 2386 (Parosj : Ib. n' 2416 (Naios); Ib. n- 2430 (Mélosi : Jb. n° 2461 (Tliéra!; Paton et Hicks, n» 34, l. 21 ; n" 114 (Cos) ; Corp. inscr. gr. n' 2183 (Myliléne); ilitth. d. arch. Insl. XIV. 1889, p. 88, n» 1 (Pergame) ; Bull, de corr. hell. XV, 1S91, p. 484-483, I. Il (Cios); Ib. XVIII, 1894, p. 138-139, n» 3, 1. 18-19 (Apollonisi ; Ib. iV, 1880, p. 402, n* 13 (Halicaruasse). On trouve quelquefois aussi le litre de i-/TtY-j;*-'aff'-ao7/.; (Corp. inscr. gr.. n' 2416: Strab., XIV. 3, p. 674). — 20 A Mélos, il consacre une eièdre; à Sljlilône, Agrippine se fit représenter par un hypogy mnasiarque, véritable è--.;x!VT,TT.; Y-j[jivaîriap/t'«;, comme Celui qui représente Hadrien ù Eleusis. Même rôle de l'hypogymnasiarque à Paros et à Cios. — -' .A Cos. — 22 A Thouria, Tégée, Naxos.
— 23 Comme l'hypocosmùte à Athènes (cf. A. Dumont, Op. cit. I, p. 194). — 21 Collilz-Bechtel, I, n" 295 (Lcsbos) ; Bull, de corr. hell. XV, 1891, p. 484-485 iCios) ; Ib. XVII, 1893, p, 308-310, n» 10, L S; Rer. des et. gr. II. 1889, p. 30, n» 6 6, B, 1. 6 (.\pamée). — 2o Diltenherger, De eph. att. p. 33, a identilié les deux fonctions ; mais il s'est rallié (Sylloge, n" 246, n. 18) à ropinion de W. Jérusalem. Wiener Slud. I, p. 32 s. Le passage d'Arrian., Diss. Epict. III, 7, 19 (cf. 1, 34). est continuellement confirmé par l'épigraphie. — -^ .K Tégée (/. c. p. 20, n" 24t et Coronée (Le Bas-Foucart, n» 303; W'tr,-,.. IV, 1875. p. If 4 s.), où l'on dit àf/iirî-,; ; i Theisalonique (Duchesnc et Bayet, n» 2), Celetron (Ib. n' 134), Sestos (Dillenbcrger, n' 24*. 1. 42), Cyzique (C inscr. jr. u» 3660, 3063; Diltenherger, n' 279, L 23;, Pergame I E. Curtius, Beitr. :ur Gesch. und Topagr. Kleinas., p. SI, n* 3), .\poUonis Bull. decorr.hell. X\in, 1894. p. 158, n" 3, L 19; Ib. XI, 1887. p. 86, n" 6), Téos (Corp. inscr. gr. a' 3083), lasos (Rev. des et. gr. VI, 1893, p. 179 s., n» 14, 25. 33, 39-41), lcaria(M. Collignou, De coll. epheb. ap. Graecosexc. Attica. p. 81, n' 3). Carpalhos {Bull, de corr. hell. X, 1886, p. 491, n' 3). Voy. encore noie 28. —27 Rev. arch. 1878, I, p. 114; cf. Foucarl, Voy. arch. I. ad n" 119, 305; Grasbci^er, Op.eit. HI, p. 480-481 ; Th. Reiuach, Rec. des et. gr. VI, 1893, p. 1«2. 193. — 2S C'est le cas dans les villes où existe un cosmète, à .\thènes, à Cios (/. c). dans les villes on le gymnasiarque a déjà son hypogymnasiarque, à Tégée (/. c). à Cios {l. c), à .\poUouis (/. c. XI), ou lorsque réphébart|ue est le fils du gymnasiarque et que son nom se retrouve sur le catalogue éphébique. à Coronée (/.c). à lasos (/. c. p. 179, n» 14; p. 192. 193; a' 39-4t).— 29 C'est le cas à Lesbos (/. t), Eranchidae {Ane. gr. inscr. of tkt Br. Mus. IV, n' 923 4, I. 27; cf. 924 4.01 probablement à Thyalirï {Bull, de corr. hell. X, 1886, p. 415. n» 23), Philadelphie (Corp. inscr. gr. a' 3421), Ephèsc(Wood, Discoc.at Eph., Inscr. fr. Ihe gr. theat., 1.5, 18 ; /i. Me. 4uj., I), .\cmoni» (Corp. inscr. gr. a' 3858. add. p. 1091), Rhodes (Ross, /lellenica. p. 67r. Lapethos Le Bas-Waddiuglon, a' 2773). Apamée (//. «..); cf. A. Dumout, Op. cil. I. p. 174: M. Collignou. Decolleg. epheb. ap. Graec. exe. Attica, p. 5l-54:Menadicr, (Jiia condil. Ephasii Mil sinl. p. 92'; G. Hirschfeld.ilnc . gr. inscr. of th; Br. ilus. IV, p. 97.
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gymaasiarchie-cosmclal, être une l'onction réelle, mais restreinte et subordonnée'. La même nécessité amena dans certaines villes le démembrement de la gymnasiarcliie. Au lieu ou au-dessous du gymnasiarque général on trouve parfois plusieurs gymnasiarques particuliers. Quand les inscriptions mentionnent deux gymnasiarques pour la même année, que cette double gymnasiarchie soit permanente- ou facultative ^ les deux magistratures ne se partagent pas l'année *, mais les pouvoirs et les dépenses. On pouvait cumuler plusieurs gymnasiarchies particulières '% de même que chacune pouvait avoir plusieurs titulaires". A Chios \ à Épidaure^ à Halicarnasse', chaque gymnase, chaque collège avait son gymnasiarque. A Cos, le gymnasiarque, assisté d'abord d'un hypogymnasiarque, eut ensuite sous ses ordres des gymnasiarques chargés des éphèbes'", des néoi", des presbytéroi '-, et sans doute un quatrième fonctionnaire chargé des enfants : il fut alors appelé « gymnasiarque de la cité'"'' ». Aussi, quand il est question dans un document d'Iasos d'un personnage qui a exercé la « gymnasiarchie des quatre gymnases ''• «, on est fondé à voir en lui un gymnasiarque général, d'autant plus qu'on ne connaît à lasos, comme à Cos, que trois gymnasiarques particuliers*^ et que le quatrième gymnase, celui des enfants, est dirigé par un paidonome "'.
Le gymnasiarque agit comme chef de tous les collèges dans toutes les circonstances officielles. Quand néoi ou éphèbes rendent hommage à une personne de distinction '' ou consacrent une dédicace ", quand on procède à l'érection d'une statue offerte à un gymnase ou par un gymnase", c'est le gymnasiarque qui préside. Au nom des collèges et du peuple, il offre des sacrifices périodiques aux dieux des gymnases^'' et des sacrifices extraordinaires à l'occasion des fêtes-' ou en l'honneur de quelque illustre protecteur^-. Les gymnasiarques particuliers sont de même les représentants de leur collège. On voit un gymnasiarque, à lasos, demander à l'assemblée, de la part des presbytéroi, une autorisation d'ester en justice -^
Un seul texte nous renseigne sur les relations du gymnasiarque et des maîtres : c'est un décret de Téos-% où le gymnasiarque et le paidonome sont chargés, sous réserve des droits de l'État, de choisir et de payer aux prix du tarif officiel les trois maîtres préposés aux exer-
1 C'est le cas à Sestos, et probablement à Tliessalouiquc, Celciron, Cj zique, Pergame. Téos, Icaria, Carpalbos. Cf. Arrian. Le. — 2 A Taiironi^*nion {lnsci\ gr. Sic. et It. 11° Mî, col. Il, 111), peut-àtrc à Nc'lon (Ib. n» 240). — 3 A Ténos (C. inscr. gr. Il» 202-200), la double gymuasiarcliie revient peut-ùtre périodiquement ù l'occasion de quelque jurande fêle. On trouve aussi un ou deux gymnasiarques, selon les années, à Tliessalonique (Ducbesne et Bayel, /. c), à Tliespies {Inscr. Gr. Sept, t, n" 1825, 1856, 1883 ; Plut. Amnt. XIII, 1, p. 736 A), poul-étre à Tanagra (Inscr. Gr. Sept. I, n" 537). — '> Cf. liôckh, Corp. inscr. gr. ad n" 2:!2S. — 6 Re\). des et. gr. VI, 1893, p. 187, n" 32 (lasos). — f» A Halicarnasse, la gymnasiarchie des éphébes avait tantôt deux titulaires (Xewlon, Discou. n" 12 c), tantôt trois [Ib. a, b ; Bull, de corr. helt. XIV, 1890. p. i04. n" 7). — ^ Dittenberger, n» 350. —8 Cavvadias, Fouilles d'Épidaurc, n" 192. — o Newton. Discnv. n" 12, 12 a, 6, c, ; Bull, de corr.hell. l.c, (éphÈbes) ; Ib. IV, tS80, p. 402, n° 14 ; XIV, ISOO. p. 102, n« 0 (néoi) ; Sitzungslier. d. Wien. A/cad. 1894, p. 29 (géronsia), — 10 l'aton et llicks, n» 107-110. — H Ib. n" 108-110.-12 !b. n» 119. — 11 Ib. n' 108, 110; cf. .IV, 114, 392. — H Ilcv. des et. gr.\l, 1893, p. 173, n" 9. — lô là. p. 167, n» 4; p. 170, n» 10; p. 178, n« i.S; p. 187,n'» 32 (gymnasiarque des prcsbyféroi) ; p. 179, n* i:i ; p. 187,11" 32; Bull, de corr. hell. XI, 1887, p. 2(3, n° 2 (gymnasiarque des néoi) ; Itei'. des et. gr. l. c. p. 187, n» 33; p. 190-195, n» 38-42 (gymnasiarque des épliùbcs). — ni Ib. p. 108, .n° 5; p. 179-180, n" 16-18, Cf. les relations du gymnasiarque avec le paidonome et les enfants à Téos (Dillcnberger, n« 349, 1. 22-23, 29 ; C. inscr. gr. n" 3000, 3087). — " C. i. gr. n' 3085 (Smyme). — '« I,cs épliSbes à Délos (I.cbèguo, /. c), à Chios (J/i«;.. d.oi-cA. 7ns/. XIII, 1888, p. 173, n" 14). à Carpathos («»(;. de corr. hell. X, 1886, p. 491, n»3);Ies néoi à Cos (l'aton et llicks, n« 114). — 19 A Smyrue U. c), à Tliespies {inscr. Gr. Sept. I, n» 1885). — 20 Dittenberger, n" 240, I. 62-
cices militaires. luipossible de tirer de là une conclusion générale. Les relations du gymnasiarque avec les éphèbes sontun peu mieux connues. Il est« leur >> gymnasiarque -\ comme ils sont « ses >■ éphèbes-\ 11 prononce leur admission. Est-il seul chai'gé de cette docimasic, ou fait-il partie d'une commission nommée à cet effet? A Mégare, il semble assisté du YCïuu.aT£'jç -oo Sâixou-" ou du Yp^tiAjAXTE'Jç ~wv «luvÉSftov-" ; iiiaîs à Narycé -', à Tégée^", il tient le registre des inscriptions sans aide, et dans bon nombre de villes" son nom seul certifie la date et l'authenticité des catalogues éphébiques.
Avant tout, le gymnasiarque exerce une action morale. Quand on le voit « prendre soin de la bonne conduite et de l'éducation des éphèbes'- », « veiller à ce que les enfants et les éphèbes s'appliquent avec soin à leurs études" », il ne faut pas se le figurer occupe au détail Journalier de l'enseignement. Sa compétence, quelquefois fixée par les lois", est d'un ordre plus général, plus élevé '^ : il prépare la jeunesse en corps à paraître dans la cité avec honneur. « Xommé gymnasiarque, il a veillé à la bonne tenue des éphèbes et des néoi et généralement au bon état du gymnase »; voilà ce que dit du gymnasiarque Menas une inscription de Sestos^'^. A Pergame, le gymnasiarque fait cesser le désordre auquel la jeunesse se livrait dans les rues''. L\itixl(x '■" el le maintien de la discipline sont donc la préoccupation ordinaire du gymnasiarque. Mais il veille aux travaux littéraires^', surtout aux exercices militaires et gymnastiques. Rarement il paraît en personne frotté d'huile '". Sa surveillance est plus haute. A Téos, il nomme l'hoplomaque et les maîtres de tir à l'arc et au javelot". A Sestos, Menas organise des luttes d'enfants'- et des courses mensuelles d'éphèbes et de néoi '^ ; il institue des concours d'hoplomachie '' et de tira l'arc et au javelot'^; il encourage les vertus du bon soldat*"; il donne en prix des armes enfermées dans des étuis et marquées au nom des vainciueurs ''. A Céos '''*, le gymnasiarque est tenu de mener trois fois par mois les néôtéroi au tir au javelot, à l'arc et à la catapulte", de marquer les absents, de décerner les récompenses. On voit pourquoi,, dans une ville de Sicile, le gymnasiarque, à la tète de ses éphèbes, est en rapports avec l'armée ^°. A une époque où la Grèce conquise renonce volontiers aux utiles fatigues de l'instruction militaire, le gymnasiarque
63, 67-68 (Scslos) ; C. inscr. gr. n" 2423 b, I. 5 (Siphiios) ; Ib. add. 2140a2 (Égine). — 21 A Acraephiae {Inscr. Gr. Sept. I, n» 2;i2,l. 22-23), àSiplinos ((. c).
— 22 A Scslos {l. c. 1. 63-66, 30). — 2.1 Hev. des él. gr. VI, 1893, p. 167, n» 4; cf. p. 1S7-188, n" 33. — 2'. Dittenberger, n» 349, 1. 21-23. — 23 Inscr. Gr. sept. I, n' 3Î18 (Orchoméne). De même pour les néoi à Xaulhos (Benndorf et Niemann, lieisen in Lgkim, I, p. 124, n" 98). — 2C Inscr. gr. Sic. et It. n' 311 (Solunlon). -.27 Inscr. Gr. sept. I, 11° 20. — 28 Ib. n° 31. --23 Le Bas-Foucart,n° 1009. — 30 Bull, de corr. hell. XVII, 1893, p. 20, n" 2( ; cf. p. 17, n° 21. — 3' A Thouria (Le Bas-Foucart, n° 301, 302), Coronéc {Ib. n° a05 ; '.VOr,'. IV, 1875, p. 104 s.), Platée (Inscr. Gr. sept. 1, n» 1669, 4239), Cclctron (Duchcsne et Bayct, n» 134), lasos (l. c. p. 190- 195, n» 38-42), Icaria (M. Collignon, (. c). — 32 Bull, de corr. hell. XIII, 1889, p. 335, I. 15-16' (Eriia ?) ; cf. Unckoronski, Op. cil. I, p. 170, ii° 29 (Pcrgé).
— :i3 Ditlenberger, n° 319. I. 27-29 (Téos). —3'. //,. 1. 29-30; Ib. n° 348 (Céo»)-
— 3j XpI est bien le rôle du cosniéte atliéiiicn t.\. Dumonl, f)p. cit. I, p. 167- 108). — 30 Dittenberger, 11° 246, 1. 31-32, cf. 83. — 37 Moj». ». ?..6)., t;;; îv Epilfvr, tv'/v-r. f/il. 1870-1878. III, 2» fasc. — 38 Bull, de corr. hell. XVll, 1893, p. 95, II» 11, 1. 5-6 (Trûîùiic); cf. C. inscr. gr. n° 6819, 1. 17 (ville inconnue). — 33 Dittenberger, l. c, I. 74 (Seslos). — W Plut. Cini. 1 (Cliérom'c). — 'i Dilteuboigcr, 11° 319J. 21-23. —■•2 Ib. n" 210, 1. 82. — " Ib. 1. 36-37, 64, 09, 83. — »l /*., 1. 81 ; cf. Inscr. Gr. .Sept. I, n» 2712, I. 24 (Acraopliiac). — '-^ Ib., 1. 37, 64, 08-09, 82. — 40 Ib.. 1. 38-39, 70-72, 83. — " Ilj., I. 79-SI, 43 ; cf. Inscr. Gr. sept. l. c. I. 34-35 (Acraephiae);; Bull, de corr. hell. V, 1881, p. 482, n° 4 (Samos) ; Ib. p. 343, u» 4 (Tralles). — ■>» Dillcnbergcr, n° 348, I. ïi-31. — *'J f.f. 'Es. if/. 1802, p. 109 170, n° OS, I. 4 (Chalcis). — !•» Inscr. gr. Sic. et II. »' 311 (SoKniton).
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cherche donc à sccoiior cello lorpcur dans la jcuncssu oL à « faire lourncr l'éducation à la gloire de la patrie ' ».
Il fallait une sanction aux ordres donnés par le gymnasiarquo. Ce gymnasiarquo de Pergame ([ui réprimait « les désordres des jeunes gens augmentant dans la ville » et les « ramenait à la discipline qui convient- » devait être suflisammcnl armé. On sait que le gymnasiarque de Thèbes faisait respecter son autorité à coups de fouet '. Celui de Thespics semble avoir laissé à Plutarque d'amers souvenirs '•. Celui de Céos infligeait une amende d'une drachme au maximum à tout néôtérosporté absent aux exercices militaires sans excuse valable '. Ce sont ces pouvoirs disciplinaires qui permettaient de louer dans les gymnasiarques la « justice^ >> et 1' « équité' ».
Chargé des gymnases, le gymnasiarque intervient dans l'acquisition de l'huile et la réparation des accessoires et agrès. Il surveille les travaux d'entretien, de construction et d'aménagement. Épislate ' ou épimôlète', il se met en rapport avec les architectes'". Corps de bâtiment", exèdre'- et portique", bain'', egkonima'^ et étuve '", toutes les parties du gymnase, quand ce n'est pas l'ensemble", sont, aux termes des inscriptions, exécutées sous sa direction ou dédiées par lui.
Le gymnasiarquc-cosmète avait des attributions financières. La cité lui allouait un crédit'*, destiné parfois aux traitements des maîtres" et toujours à l'achat de l'huile. Nous possédons un extrait de la comptabilité tenue par les gymnasiarques de Tauroménion-". Quand les fonds publics suffisaient, on disait que la gymnasiarchie était exercée par la cité (Yuava-rix^/oùdriÇ ou àXsicpoûaviî TY|Ç TïdXsûjç^'). Mais d'ordinaire il y avait un déficit que le gymnasiarque comblait à ses dépens--. Il faisait des distributions d'huile supplémentaires, des èT:aX£i[ji.u.aTa '■', pendant des jours-'" et des mois^^ Il
exerçait la gymnasiarchie ky. tcôv toi'
En un mot, par
< DiUenbergcr. n» 240, 1. Tô-TG (Scstos). — 2 Mouir. t. c. — '^ Diag. l.acrt. V, 90. — 4 Plut. Amal. IX, 10, p. 75t C. — 5 .DiUeiibcrger, n» 348, 1. 25-20.
— f' C. inser. gr. n' 13C0 (Sparle). — ' Bull, de cor)-, hell. XIV, 1890, p. 102, 11" 6 (Halicarnasse) ; cf. Ditlcnbergcr, n» 240, 1. 48-31 (Scstos). — 8 Bull, de COÏT. hell. XVll, 1893, p. 95, n» 11, . 6 (Trfzf'nc) ; cf. Benndoif et Nicmann, p. 123, 11» 90,1. 13-14 (Letoon). —3 Bull, de corr. hell. XIU, 1889, p. 335, 1.22-23. — 10 A Trézc'ne ((. c, 1. 8). — " Collitz-Fick, II, n» 1430 (Hypata).
— 12 /(,. Cf. C. in.gr. u» 2430 (MClos). — " Jtev. des et. gr. VI, 1893, p. 187, n' 32 (lasos). — 14 Collitz-Fick, /. c. : Ditteuberger, u» 341 (Pt^parétbos). — IS Collitz-Fick, t. c. ; Ditteilbcrgi;r, n" 340 (Cytlifrel. — IG DiUenbergcr, (. c. — n A lasos, /. c. ; cf. /iwcr. ijfi*. .^ic. et It. n" 03" (Petelia). Four les travaux ordonnas par le gymnasiarque, voir encore Cic. Verf.., IV, 42 (Tyndarion). — 18 Joseph. Antiq. jud. XII, 3, 1. — I» Ditlcnberger, n° 349, 1. 21.23, 25-20 (PSos). — 20 Inscr. gr. .Sic. et It. n» 422. — 21 Bull, de corr. hell. XV, 1891, p. 484-483, I. 7 (C6os| ; Duchcsne et Bayet, n» 1.14 (Celelron). — 22 'Eo. if,. 1892, p. 109-70, n" 08, I. 14-15 (Clialcis). — 2:i Ditteuberger, n» 240, 1. 37-3Si (Scstos). — 24 Paton et Hicks, n« 107, 1. 8-11 ; 108, I. 9-12; 109, I. 10-12;' 110, I. 5-9 (Cos) ; Un', des él. ijr. VI, 1893, p. 175, n» 9, I. 10-12 (lasos). —26 A lasos (;. c. p. 170, ii« 10, 1. 9-14). — 20 /iwcr. Gr. sept. I, n" 97, 98 (Mi^gare) ; 1009 (Platée) ; Patou et Hicks, n» 109, 1. S ; 392, 1. 4-5 (Ces); E. Curtius, Beitr. zur Gesch. und Topoyr. Kleinus., p. 03 (Pergame).
— 27 C'est une liturgie à Milet (C. inscr. gr. n» 2883 ; Ilev. de philol. 1895, p. 131- 132,1. 19-21), àMylasa(C. ins. gr. n« 2093 d, I. 9), vl Pauamara («ii». decorr. hell. XII, 1888, p. 80-87, n" 10, 1. 5-7: p. 83, n" 9). — 28 Petcrscn et l.uscliau, Reisen in Lykien, II, p. 112, XIV G, 1. 8 (Corulalla) : Bull, de corr. hell. XVI. 1892, p. 443. n" 93. 1. 13 (l'iutsi'lis). I,a gymnasiarchie semble classi'e parmi les [i:^tiV.«t àpx«i à I.esbos (Colliti-Bechtcl, 1. n" 203, 1. 4). Peut-tïlre est-elle encore une «&;r, à Xaiithos (Corp. inscr. gr. n" 4273), à l.yoopolis [Ib. n" 4707). Cf. Ménailier. IJua condil. Kpltcsii usi sint, p. 90-01 . — --' A Milet, pour l'éphébie (.4nc. gr. inscr. of the Br. Mus. IV, n" 924 6. 023 c); à Liiulos, pour la cité (Inscr. gr. insul. Mar. Aeg. I. u» 839, I, I. 5 ; II, 1. 20; III, 1. 40). — 30 A Mylasa (/. c, I. 10|. Ulioilcs (Imcr. gr. insul. I, n» 127); cf. Corp. inscr. gr. n" 3015-3018 (llion) ; Petereeu et Lusclian, p. 180, n" 242(1 (Cibyra). - . 31 Le l!as-\Vaililiuglon, n' 2773 (l.apcllios). — 32 C'est souvent un ancien sti^phanépliore, à Aplirodisias (Le B.as-Waddii)gtoii, n» 1592 ; Buti. de corr. hell. IX. 1883, p. 175, n" 5), à Ci'ranios {Journ. of hell. stud. XI, 1890, p. 120, n» 0), à Milet, (C. inscr. gr. u» 2880, 2881, 28S5) elc. A Smyruc, un gymnasiarque a l'té liippar()ue, prylauc, agoranonie, laniias, etc. (fb. n" 3201). — 33 || p^i 5U'plianc'|>lioiv à Apluodisias (M. u" 2771, II, 1. 10-11 ; 2780; I.c Kas-Waddiugton,
ses largesses, le gymnasiarque-cosmèle ne se distingue plus du gymnasiarque-liturge.
II. Ce qu'il faut appeler gymnasiarchic-lilurgie, faute d'un terme plus clair, n'est pas toujours une liturgie dans le langage officiel^". Transformée insensiblement, cette charge a parfois gardé son rang d'àp//, -"; mais elle est rarement éponyme". On peut y être porté par une tribu ^" ou s'y porter de soi-même (rjOaiisTo;^'). La seule condition requise, c'est la richesse; le seul mérite nécessaire, la générosité. Le gymnasiarque est presque toujours un grand personnage qui a déjà passé par les charges municipales-'- ou les cumule avec la gymnasiarchie'^ : on l'appelle une fois « le premier de la ville"». Il appartient à l'une des grandes familles, « à la première di^ toutes », disent quelques inscriptions''. Dans une fable'", le crocodile vante l'éclat de ses aïeux, en termes qui semblent empruntés à l'épigraphie, et déclare, argument suprême, que ses pères ont été gymnasiarques. On voit exercer la gymnasiarchie par le descendant d'une dynastie'', par le triumvir Antoine", par des parents de l'empereur", par l'empereur lui-môme'".
Aussi la gymnasiarchie devient-elle souvent le monopole collectif et transmissible d'une famille (yév&î êv Y'JiAvaiiao^i'a!; yB'fovot; '' , tioÀÀï.; vjui.vi'T'.zsyia; -•-ovr^x.'ii; ^', YuiAvxiiapy.itov) '^. Non seulement le gymnasiarque s'adjoint son fils '% son frère", son gendre '^ ; mais le père laisse au fils un titre dont lui-même fait les frais '• et lie d'avance son héritier par un engagement public '*. La gymnasiarchie reste ainsi attachée au même patrimoine durant plusieurs générations '''. Voilà pourquoi on l'obtient dès la jeunesse^", « dès le premier âge »'''. Voilà pourquoi, en Asie Mineure et dans les iles, les femmes n'en refusent pas plus les charges qu'on ne songerait à leur en refuser les honneurs ^-. L'épouse partage le titre de son mari °^ ; les jeunes gens se font aider par leur
11° 1001 A, 1002 A), Nysa (Bull, de corr. hell. XIV, 1890, p. 237, n° U, 1. lli. Magnésie du Méandre {Ib. XVIII, 1894, p. 12, n" U). Il esil agoranonie à .\pamée iBev. des et. gr. Il, 1889, p. 30, n" 0 b, B, I, 7-8), Chersonésos (C0171. inser. gr. n" S097), Sparle (lù. n' 1379), Olympie (Arch. Zeit., XXXVI, 1878, p. 89, n» 145; p. 176, n» 199-200), dans une ville dlUIic (Inscr. gr. Sic. et It. n' 2417, I). Il est prytane à >'acrasa (Le Bas-Waddington, n» 1001), à Sidyma (Bcnudorf et Nicmann, p. 70, n" 47); démiurge à Pergé (C inscr. gr. ad<l. 4342 63). il est sU'phanépliore et a^rauouic à Kus (Bull, de corr. hell. XI. 1887. p. 307, n* 1) ; prytane, sléplianépliore et .Tgonothcle à Héracléa Salbacé {/b. IX, 1885, p. 338. a' 21 ; p. 339, n»22); décaprôlc et démiurge à SjUion (Ib. XllI, 1889, p. 480 s.), épbébarque, premier archonte, poiilarquc et agoranome à Cios (Ib. XV, 1891, p. 484). — 31 C. i. gr. n° 2384.
— 35 Bull, de corr. hell. XIV, 1890, p. 237. n" 11, I. 7-8 (Xïsa); C. i. gr. n» 2706, 1. 0-7; 2771, I. I. 3; 2S14 ; Le Bas-Waddiugton, n' 1601 A, I. 7-S (Aplirodisias). — 36 Fabul. Aesop. 20, p. 12, éd. Schneidewin. — 37 Her. des et. gr. V, 1892, p. 411, n" 7 (Alabanda). — 3a Dio Cass. L, 5, I (Aleiandricl ; Slrab., XIV, 5, p. 674 (Tarse). — 33 .Agrippinc à Myliléne (Collitz-Bcchlcl. I, n* 228, 2Î9). 'l'ibérius et Germauicus, les Gis de Drusus, à Salaininc de Cypre (C. 1. gr. n' 2030). — «• Titus à Xaplcs (^iscr. gr. Sic. et It. n» 745) ; cf. Tac. Ami. XIV, 47, —41 A Nysa (/. c), Aphrodisias (C. i. gr. n' 2771, II, I. 4; 2814, I. "-S.
— '2 A Aphrodisias (I.c. W 2771, I, I. 5-6; 2814). — « A Termcssos {Ib. n- 4363, 1. Il s.), Altaleia (Bull, de corr. hell. X, IS86, p. 150, n» 3, 1. 31. — " C. imcr. gr. n" 2720 (Lagiua) ; Le Bas-Waddington, n" 2773 (Lapcthos); Hitth. d. arch. Inst. XVll, 1892, p. 88 (Balaiiaiai. — *5 C. i. gr. n' 2630 (Salaniine de Cypre); cf. /*. 1333, 1351 (Sparte). — " Juiu-n. o{ hell. stud. XI, 1890, p. 124, u» 7, 1. 12-13 (Céramos). — 47 Bull, de corr. hell. XVll, 1893, p. 272, n- 15 (S;si).
— 18 liev. des et. gr. Il, 1889, p. 30, n» 6 h, K. 1. S-10; Bull, de corr. hell. XVll. 1S93, p. 30S-I0, A, I. 6-7 (Apaméc). — w Cf. I.c Bas-Waddington, n* ICOI A. 1. 8-9; C. inscr. gr. n' 2774 Aphrodisias); Ib. n' 28SI, 288.3. I. 19s.; .Villh. d. arch. Inst. XVIII, 1393, p. 267 iMilcl). — M Bu«. de coït. hell. XI. 1SS7, p. 31, u* 45, I. S.9 (I.agiiia). — 51 Corp. inscr. gr. n* 1347 (Sparte); Le bas-Waddiugton, n» 050 (PhiKldelphie) ; rt. 57 (Eryllirces); /b. 1601 A. L 15; C. i. gr. a' 2771 A, I, I. 17; II, L 7 (Aphrodisias). — J»2 Cf. P. Paris, Quatenus femmae in Asia res pubt. alligeriHi. — " C. i. gr. n* Ï3S1 (Paros); Bull, de corr. A<;I/. pCI. 18S7, p. 137, n» 63 (Lagina) ; Ib. p. 375-376, 3S3-3S4; XII, ISSS. p. 83. il' 9; p. 201, u» 49; XV, 1S9I, p. ISO, n' HO; p. 187, n" 131; p. 191, u« 135: p. I9S, 11° liO; p. 199, n" 141 ; p. 203, n" lit (Paiiamara) ; cf. Ib. \II, ISSS, p. 193, • 3 tMiletopolis).
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mère' ou leur p;i-and'mère' ; les femmes s'acquittent même toutes seules de l'onéreuse et glorieuse liturgie^. Ici' un gymnasiarque associe à ses œuvres sa femme et toute sa famille, jusqu'aux petits-enfants, et la famille de sa femme. Là une gymnasiarchie demeure dans la même famille au moins pendant cinq générations" et passe au moins deux fois à des femmes ''.
Le plus souvent le gymnasiarque est nommé pour un an '. Les inscriptions d'Apamée nous révèlent, à l'époque impériale, une gymnasiarchie sràyopaïaç *, c'est-à-dire ayant la durée des assises provinciales"; mais, en réalité, on garde cette fonction toute l'année '". 11 en est probablement ainsi de tous les gymnasiarques chargés de préparer une fête annuelle ". Ceux qui ont exercé la gymnasiarchie en sont dispensés do droit '- ; mais souvent ils la redemandent '\ et ils restent en place tant que leur munificence ne se lasse pas''. On les nomme d'avance pour plusieurs années '^ On leur confère parfois le titre de gymnasiarque à vie "' ou à perpétuité ". A Sparte *', cette gymnasiarchie perpétuelle pouvait appartenir simultanément à trois personnages '% sans préjudice de la gymnasiarchie temporaire'".
A cause des frais énormes qu'entraînait la gymnasiarchie, on dut souvent la scinder en plusieurs liturgies partielles. Outre les gymnasiarqucs-liturges « de la cité » -', on en voit qui sont chargés d'organiser une fête spéciale ou de pourvoir un des gymnases--. A Milet, le
1 Ib. XVI. IS9i, p. 320, n» 1 (Cios); XIII, 1885. p. 480, II" 1, I. 8-11 (Syllion); Inscr. (jr. insul. I, n" 835, 111, I. 39-40 (Lindos). — 2 A Lindos (/. c). — 3 ColliU-Beclitel, 1, n" 2Î8, 229, 253 (.Mylilènel ; Le Kas-Waddington, n» 1601, 1. 17- 20 (Nacrasa) ; Bull, de corr. hell. XVIII, 1894, p. 12, n" 1 1 (Magnésie du Méandre) ; Mo'j(7. X. piSi. -. iï S^ifvji tû«Ty. »//.).., 1876-1878, III, p. 28, n» 228, I. 2-3 JKrylJirées) ; Corj). itiscr. gr. n" 2714 (Alabanda) ; Ib. n" 3953 c ; Bull, de corr. hell. IX. I8S:Ï, p. 338, n» 21 (Hcrack-a Salbacéi; Corp. inscr. yr. add. 4342*3 (Porgé) ; Beiindorf et Nieniann, p. 68, n" 43 (Sidyma) ; Corji. inscr. gr. n» 3953 c (Trajiézépolis); cf. Ib. n» 43C3 (Termessos). — 4 Bull, de corr. hell. XI, 1S87, p. 375-376 ; cf. XV, 1891, p. 200, n° 141 (Pananiara) ; cf. Corp. inscr. gr. n° 2896 (Éplièsc). — o Bull, de corr. hell. XIII, 1889, p. 487, n" 2, 1. 10-13 (Syllion).
— 6 Ib. I. 8, 13, 17-18; p. 486, n" 1, I. 3, 15. — ^ \.e Bas-Waddington, n" 1661 (Nacrasa); Rev. des et. gr. V, 1892, p. 411, n" 7, I. 14-13 (Alabanda); Newlon, Halicarn. Cnid. and Brandi. Il (2), p. 791 ; Bull, de corr. hell. XI, 1887, p. 157, n" 63 (Lagina); Jb. p. 383-384, I. 21-22 ; Ib. XII, 1888, p. 83, n» 8, 1. 10-11 (l'anamara); Fetersen et Luschan, p. 112, XIV^ G, I. 6-7 (Corydalla). — 8 Bev. des et. gr. II, 1889, p. 30-31, n«0 4. A, I. 7-8; B, I. 7-8, 10-11 ; Bull, de corr. /ie/(. XVII, 1893, p. 308-310, u' 10, A, 1. 4-3, 7; B, 1. 6-7. — 'J Joseph. AnIi'J. Jud. XIV, 10, 21; Dio Chrys. Oral. XXXV, p. 69. — t» Bull, de corr. hell. l. c. A, I. 9-11.
— Il iNcwlon, Op. cil. p. 792, n" 97 (I.agina). — <2 C. inscr. gr. n' 2693 rf, I. 5- 7 (Mylasa); Bull, de corr. hell. XII, 1S8S, p. 86-87, n» 10, 1. 3-7 (Panamara).
— 13 .Vilth. d. arch. Jnsl. XIII, 1888, p. 188-189, n« 2 (Calymna) ; Corp. inscr. gr. n' 2007 (Sires) ; Bull, de corr. hell. XIV, 1890, p. 237, n« 11, I. 10 (Nysa) ; Joum. ofliell. s'.ud. XI, 1890, p. 124, n» 7, I, 10-11 ; p. 120, n' 9 (Céraraos) ; Benndorf et Nieniann, p. 93, n» 77 (Xanlhos). — IV Ditlenbcrger, n" 402 (Patmos) ; Bull, de corr. hell. XII, 1888, p. 193, n» 3 (Milctopolis) ; Ib. XVII, 1893, p. 284, n" 86, 1. 6 (Synnada); /*. XI, 1887, p. 148. n" 49 (Lagina); ;//. XII, IS88, p. 80-87, n- 10, 1.18; p. 88, nMl, I. S ; XV, 1891, p. 202, n» 143 (Panamara) ; I.e Has-Waddington, n' 1392, 1602A; C. inscr. gr. n» 2789, 2771 B, I. 10-11 (Aphrodisias) ; Pctersen et Luschan, p. 186, n» 242, A, 1. 3-4 (Cibyra). ~ 15 C. i. gr. n' 6819. — le Bull, de corr. hell. XII, 1888, p. 367, a" 16 (ville dEolide). — !• Collitz-Bechtel, I, n" 228, 253; Milth. d. arch. Iiist. XI, 1396, p. 282-283 (Mylilène); Jnscr. gr. insul. I, n« 839, I, 1. tO-12; II, I. 24-27; III, I. 45-40 (Lindos); C. i. gr. n» 2777 (Aphrodisias). Sur la g\ mnasiarcliie perpétuelle à Ciby ra (Petersen et Luschan, /. c), V. 0. Licrmann. Anal, epigr. et agon. dans les Diss. pldlol. Rai. X, 1889, p. 59,
— 18 C. i. gr. W 1326, 1347, 1349, 1363, 1379; Bull, de corr. hell. IX, 1885, p. 515, n" 6. — IS C. i. i,r. n" 1333. — 20 /ft. n» 1303 ; cf. B.jckh, Inirod. l. I, p. 611.
— 21 C. i. gr. n»3»79 (Tliyatire) ; 3945 (Laodicée) ; .3901 ; Bull, de corr. hell. VI, 1882, p. 430, 1. 2-3 (villes inconnues); cf. Corp. inscr. gr. n" 2626 (Cition). Tel semble le caractère de la gymnasiarchie dans les villes on elle est en relations à la fois avec les éphèbcs et les néoi : à Cynif- {t^ollitz-Bechlel, I, n» 311;, à Lcsbos {Ib. n" 295), à Alinda? {Bull, de corr. hell. XV, 1891, p. 510, n' 5). — 22 Exemples de gymnasiarchie spéciale pour éphèiies à Cios {/ïull. de corr. hell. XV, 1891, p. 484- 483), Acmonia {Corp. inscr. gr. n" 38.Î8), Cibyra {l. c); pour néoi à Sércs (C i. gr. n' 2007 1, Ilion {fb. n" 3619), Letoon (Benndorf et Nieniann, p. 123, n» 96), Xanlhos (/*. p. 124, n» 98). — 23C. ;. gr. n» 2883, I, 13-14; Ane. gr. inscr. IV, n" 922, 1. 5-6. — 2i Gymnasiarchie des néoi dans Ane. gr. inscr. IV, n" 925 a; cf. C. i. gr. n" 2892. Un personnage a exercé simullanénionl ou successivement la
« gymnasiarque de tous les gymnases »-'a, en réalité, des acolytes au moins pour la gérousia et les néoi -'. A Cypre on voit détacher de la gymnasiarchie générale une gymnasiarchie des enTants-^ 11 est parfois impossible de discerner si les gymnasiarques particuliers, surtout ceux de la gérousia-', sont désignés par la cité ou par le collège. On peut être titulaire de plusieurs gymnasiarchies à la fois-', et chacune peut être partagée à son tour entre plusieurs titulaires-*.
La fourniture de l'huile destinée aux gymnases, aux stades et aux bains était l'occupation la plus ordinaire du gymnasiarque-', celle qui mettait d'abord sa générosité à l'épreuve. Comme pour indiquer que ses autres altriliutions étaient secondaires, on l'appelait dans une ville yujjivao-tap/oç ÉXato'j OÉcsi ''*. Il y avait presque partout un crédit pour les distributions gratuites d'huile : il était constitué par le budget municipal-' ou par les revenus de donations (/.Tïia-s'.; yju.vïT'.ï.sy'.x.-/'')^- qu'administrait quelquefois un ÈTrirjLEÀYjTr,; •'.javxTtxp/ixiôv ^', en général le gymnasiarque lui-même. Mais rarement legymnasiarqueliturge se contente d'imputer ses débours sur les fonds du trésor^'" ou de faire exécuter pendantla répartition les volontés des donateurs ^\ 11 lui arrive de ne pas loucher l'indemnité allouée^'', de laisser accumuler les intérêts des yuavidi-zp/ixi-''. Presque toujours la provision d'huile est insutlisante^', et le gymnasiarque y met du sien (èx Twv ioi'cov) ^''. Ce sont des Ê7:xÀsi,u.u.aTa pendant des jours '•",
gymnasiarchie des néoi et celle de la gérousia (il/îff/*. d. arch. Insl. XVIII, 1893, p. 267); un autre, toutes les gyninasiarciiies [Bec. de philol. 1895. p. 131-132, I. 19-21). A Épliésc, la gvninasiarehie semble partagée comme à Milcl (Wood, Discov. al Eph. /user. fr. the site of the temple of D. 13). — 25 Le Bas-Waddington, n° 2773 (Lapcthos). — 2G Sur cette gymnasiarchie, voir 1. Lévy, Bec. des et. gr. VIII, 1893, p. 2i6. La présence simultanée dans une ville d'une gymnasiarchie et d'une geroiisia et même les relations entre l'une et l'autre ne permeltont pas loujours de conclure à l'exislence d'une gymnasiarchie spéciale à la gérousia. Tel est le cas, par exemple, à Phasélis [Bull, de corr. hell. ,XVI, 1892, p. 443, n" 93, 1. 17), Syllion {Ib. XIII, 1889, p. 486, n« 1), Samos {Ib. V, 1881, p. 461, n» 3), Sardes {Corp. inscr. gr. n" 3462), Smyrne {Ih, n" 3201), Phdadelpliie (Ib. n» 3429). Mais la gymnasiarchie de gérousia existe à Aphrodisias (Le Bas-VVaddington, n» 1601 A), Attalcia (Lanckoronski, p. 164, n" 8), Cos ^Paton et Hicks, n" 119), Éptièsc {Ane. gr. inscr. III, n' 387 b), Halicarnasse {Sitzungsber. d. Wiener Akad. 1894, p. 29), Hiérapolis {C. inscr. gr. n" 391G ; Joum. of philol. XIX, 1890, p. 77, n" 1 ; Joum. of hell. stud. XI, 1890, p. 250, n» 2), lasos {Bev. des et. gr. VI, 1893, p. 167, n» 4;, l.ydac {Joum. of hell. stud. X, 1889, p. 53, n» 6), Magnésie du Méandre (Bull, de corr. hell. XII, 1888, p. 204), Massilie (/nscr. gr. Sic. et B. u' 2444, 2443). Milet (l. c), Myra (Petersen et Luschan, p. 43, n° 82, I. 20-21), Nicée (C. i. gr. n» 3749; cf. 3750;, Rhodes {Inscr. gr. insul., I, n" 46), Sidv ma (Benndorf et .Nieniann, p. 71, n- 31 ; p. 73-75, n» 52), Tabac (Bull, de corr. hell. XIV, 1890, p. 627), Tlièbes d'Égvple (C. I. gr. n" 4717), Xaiitlios {Ib. n" 4273). — 2" On connaît un gymnasiarque des hommes et des enfants ii Attaleia (/. c), un autre des néoi et de la gérousia à Ajibrodisias (l. c. ; cL Ib. n" 1602 A). A Corydalla, un personnage a exercé trois gyninasiarciiies la même année (Pelersen et Luschan, p. 112, XIV G), (^f. C. i. gr. n» 4tl 1 « (lotapé) ; Ane. gr. inscr. III, n" 300 (Hpliése). — 28 A Sidyma il y avait pour les néoi deux gyninasiarciiies, qu'une même personne pouvait demander {l. c. p. 68, n" 43, 1. 8-10). — 29 Cf. Krause, Gtjmn. der Uell. I, p. 189 ; Koiicirt, Yoy. arch. ad 11» 243a; Waddington, Ib. ad n" 1002; 0. Liermann, Anal, epigr. et agon. l. c. p. 102-104, 108-109. — 30 Bull, de corr. hell. XIII, 1889. p. 486, n» 1. 1. 5-0 ; p. 487, n» 2, 1. 8-9, 13 (Syllion). — 31 A Apaméc (Ib. XVII, 1893, p. 308-310. n» 10, A, 1. 8-9; B, I. 912 ; Beo. des et. gr. Il, 1889, p. 30. n» 0 6, A, I. 10-12), Corydalla ((. c). Magnésie du Méandre (/. e. 1. H); cf. Corp. inscr. gr. n' 2719, 1. 20- 21 (Stratouicée) . — 32 A Cibyra (/. c. A, I. 5-7 ; B. 1. 6-7) ; à Gythion (Le Bas-Foucarl, n» 243a). Cf. Ib. n» 237 n ; liangabé, Ant. hell. n' 689 ; Joseph. Bell. Jud., I, 21. 11. — 'J3 Restitution d'une inscriplion de Phasélis (/. c). — ''• Bull, de corr. hell. XV, 1891, p. 484.483 (Cios). — 33 A Gythion (/. c). — 3ii A Apamée, à Corydalla //. ce). — 37 Le cas est prévu par la loi de Cibyra. — 38 Par exemple, à Magnésie du Méandre ((. c. I. 13 s.). — 39 A Sôres (l. c), Callipolis (Bull, de corr. hell. IV, 1880, p. 318), Cios {U. XVI, 1892, p. 320, n" H, Syniiada ///. XVII, 1893, p. 284. n" 80), a Nacrasa (Le Bas-Waddington, n" 1601), .Magnésie du.Méandi-e {/. c. : Ib. XVIIl, 1391, p. 13, n- 12. 1. 6i, Panamara (Ib. XII, 1888, p. 83. n" 8, I. 10-11), Cibyra (/. c. B, 1. 4-5), Aphrodisias (C. inscr. gr. n" 2766; 2771, B. 1. 16), Corydalla (/. e. I. 12). Apamée (Bev. des et. gr. l. c. A, 1. 8-9; B, I. 11 ; Bull, de corr. hell. l. c. A, I. 7; B, I. 7-8), Salamino do Cypre (Joum. of hell. stud. XII, 1891, p. 191, n' 44; p. 190, n" 53). — '•» Bull, de corr. hell. XI, 1887, p. 379-3S0, 1. 12.13; p. 383-384. 1. 13-17; XV, 1891, p. 180, 11» 130; p. 199, n"l4l (l'anamara).
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des mois ', l'année entière ^ A Apamée, le gymnasiarque a droit à loOOO deniers pour tout l'exercice; mais quand il fait bien les choses, il dépense 10 000 deniers pour l'iuiile du semestre le moins coûteux, celui oiJ n'ont pas lieu les fêtes". On peut suivre pendant plus d'un quart de siècle l'augmentation continuelle du nombre des concours et dus provisions d'huile à Tauroménion ' : de vingt-quatre épreuves, en l'an (jy, on passe à quarante et une, en l'an 92 ; il faut pour le moins cent cadoi d'huile par an, et en moyenne environ deux cents (do hectolitres). « Dans une ville, après tout de second ordre, comme lasos, la dépense afférente à cet article représentait pour un seul des quatre gymnases une somme mensuelle de 430 deniers, soit "iiOO deniers par an". » On voit ce que déboursait un gymnasiarque, quand il offrait l'huile, non seulement à tous les citoyens'', mais encore aux étrangers' et aux esclaves*, quand il allait jusqu'à pourvoir d'huile et de myrrhe les bains réservés aux femmes '.
Les solennités religieuses revenaient cher aux gymnasiarques. Leur charge a souvent des rapports avec le culte. A Cos, le gymnasiarque général siège à côté des prêtres '", et les gymnasiarques particuliers ont affaire dans les temples " ; à Lesbos on trouve un Y'^îJ-vx^iap/os Twv véojv -/mI t(Ô OIco '-. La piété des gymnasiarques est vantée fréquemment''. En Asie, on voit habituellement attaché à la gymnasiarchie un sacerdoce, non pas un de ces petits sacerdoces voués aux dieux du gymnase'', mais un des grands sacerdoces publics'-'. Le gymnasiarque est parfois prêtre à vie"', souvent de « famille hiératique » ", et dans les villes dont toute l'importance tient à un sanctuaire, le titre de prêtre ou de prêtresse semble entraîner celui de gymnasiarque" : c'est vraiment alors Toù Oeoù fuiAvaiTiap/ioc". Si donc la célébration de quelques grandes cérémonies occupe toujours le gymnasiarque, c'est souvent sa préoccupation presque
1 Milth. d. arch. Jnsl. XV, 1890, p. 134, 1. )1 (Nisjros). — 2 .\ Corydalla (;. c). — 3 Bull, de COÏT. helt. t. c. A, 1. 9-13. — '• Inscr. r/r. Sic. et 11. n° «S.
— j Th. Reinacll, Itev. des et. gr^ VI, 1803, p. 1G4-1G5. On peut juger par là des dispenses où pouvaient être entraînés les gymnasiarques de Delphes [Bull, de corr. Itell., XVIll, 1891, p. 97, n° 14) et d'Olynipie (.\rcU. Zeit., XXXVI, 1878, p. 89. n" U5; p. 170, a' 199-200; XX.XVII, 1879, p. 56, n" 237). — C /nstv, Gr. sept. I, n' 4134, 1. 7 ; cf. 271i, 1. 10 (Acraephiae) ; Paton et Ilicks, n" 107, 1. 8-11 ; 108, 1. 9-li (Cos) ; C. i. gr. n" 36I5-3CIS (llion); Ib. add. 3817 4, 1. 4-3 (Ancjre).
— TA Nisyros (l. c. I. 9-10). — « Jti. n» 1122; cf. Le Bas-Foucarl, n» 243".
— 'J A Panamara [l. c. XI, 1887, p. 373-370, I. 3D-3i ; p. 383-384, 1. 17-19; XV, 1891. p. 198, n» 140); cf. Benndorf et Niernann, p. 68, n' 43. I. 10 (SidyraaV
— W Paton et Hicks, n» 34, I. 21. — H Ib. a' 107, 119. — 12 Collitj-Bechtel. 1. n' 293, I. 3. — 1» A Cos (/. en» 119). Rhodes (Insa-. gi: insul. I, n» 8:i9. Il, 1. 28- 29), Palrnos {hittenbcrger, n" 402). — î'» Un gymnasianjue de Cios est en même temps priître d'Héraclès [Bull, de corr. hell. XV, 1891, p. 184-485) ; un autre, de Lapethos, est prêtre des dieux du gymnase (Le Bas-Waddinglon, n" 2773). — 1" Ib. n" 1392, 1002 a ; Corp. iiucr. gr. n' 2777, 2778, 2785, 2789 (Aphrodisias) ; Bull, de corr. hell. VIII, 1881, p. 237, n» 7 (Euménie) ; lù. XI, 1887, p. 307. n» 1, I. 6 (Kus) ; Jauni, of hell. stud. X, 1889, p. 33 s., n» 0 (Lydac) ; Bull, de corr. hell. XVIll, 1894, p. 12, n« Il ; p. 13, n» 12 (Magnésie du Méandre) ; C. i. gr. n' 28S1 ; Jtev. de philol. 1895, p. 131-132 (Milel) ; Le Bas-Waddinglon. n» 1661 (\acrasa) ; youni. of hell. stud. XII, 1891, p. 196, n" 33 (Salaniine de Cypre) ; Benndorf et Nienianii, p. 66, n' 37; p. 68, n» 43; p. 76. n" 47 (Sidyma) ; Bull, de corr. hell. XVII, 1893, p. 284, W 80 (Synnada). — 16 C. i. gr. n» 3838 (Acnionia) ; Ib. n» 2384 (Paros) : /lev. des et. gr. l. c. B, 1. 5-6 (Apamée). — 17 Jour», of hell. stud. XI, 1890, p. 250. n" 25 (Hiérapolis). — 18 A Lagina (C. i. gr. n" 2720 ; Bull, de corr. helt.
XI, 1887, p. 31, n° 45, 1. 5-6; p. 137, n" 63, 1. 1-2): Panamara (/4. p. 373-3';6, 379- 3S0, 383-381 ; XII, 1SS8, p. 83-87, n« 8-10 ; p. 233, a' 32; p. 264, n" 49), Syllioil (Ib. XIII, 1889, p. 486 s.), P.aphos (C. l. gr. n» 2620, 2637). — 19 Jb. add. 3847 4, I. 8- 10 (Ancyro). — 20 A Panamara ((. e. XI. 1887,p. 37d-.376, I. 21-38: p. 379-380, I. 12- 15; p. 383-384, I. 9-26 ; cf. p. 137, n" 63, 1. 3 s.). — 21 A Platée (Jnscr. Or. sept. I, n" 4239), Cos (Paton et Hicks, n" 119, 1. 4), Nacrasa {t. c), Panamara (/. c.
XII, 1888, p. 83, n» 8,9), Aphrodisias (C. i. gr. n' 2785; Le Bas-Waddington, u" 1601 A, 1. 11-12), Héracléa Salbacé {Bull, de corr. hell. IX, 1883, p. 339, n" 22). l.éluon (lîenndorf et Niernann, p. I 23, n° 96, 1. 0-7), Attaleia (Lanckoronski, I, p |r,l .
unique, surtout quand sa fonction est, pour ainsi dire, enfermée dans un temple. Il semble employer toute l'année à préparer les fêtes des assises provinciales à Apamée, et à Panamara une fête de dix jours-". On devine ce qu'il en coiUeau gymnasiarque, lorsqu'il est en même temps agonolhète -', panégyriarque-- ou lampadarquc -^ Kn général, il est vrai, la lampadarchie est distincte (le la gymnasiarchie -' ; mais, même dans ce cas, le gymnasiarque est chargé des lampadédromies -''. Il organise des processions-', donne toutes sortesde jeux'', jusqu'à des combats de taureaux^* et des chasses -''. Déjà en temps ordinaire il partage aux assistants la chair des victimes offertes en sacrifice " et traite chez lui les àÀE-.oofxcvc. ^'. Mais en temps de fêles ce sont d'interminables prodigalités. Ce sont des k^rià^:;; pour tout le gymnase", pour toulo la ville", des festins où sont invités les étrangers avec leurs enfants, les citoyens avec leurs esclaves ^''. Ce sont des distributions de bois, de vivres et d'argent^'. Dans une fête de Panamara, on offre aux femmes une ration de vin et quelques drachmes; puis, dans une autre, un banquet avec force vin et douceurs''. Toute la population de Syllion reçoit d'une veuve, de son fils et de sa fille, des sommes variables, à raison de 200 deniers par géronte marié, sans compter un modius de froment ''.
Les travaux consacrés au nom des gymnasiarques sont souvent payés par eux. Ils ajoutent aux crédits alloués" ou suppléent à l'absence de crédits. A leurs frais ils installent" ou entretiennent '^ les bains; ils construisent'', aménagent'- ou réparent" les gymnases. Le gymnasiarque Menas commande pour Sestos un corps de bâtiment avec décoration artistique, une salle de bain et tout le matériel nécessaire''. Lesgymnasiarques-prêtres consacrent de grosses sommes aux édifices et objeLs sacrés. On en voit un, à Lagina, qui ajoute au temple plusieurs portiques et un vestibule et offre un buffet à
n» 8). Un gy muasiarque cliorége à Massilie {Inscr. gr. Sic. et It. n* 2444) . — 22/4. n» 2417, 1 (ville d'Italie). Voy. à Panamara (/. c. XI, 1887, p. 375-376, I. 27-28: XV, 1891, p. 186, n" 130; p. 187, n« 131; p. 198, n* 140). à Ancyre (/. c. I. 6-7).
— 23 A Euméuie {l. c), i Patmos (Diltenbergcr, n» 402). — 21 Ditlenberger. n" 348, I. 31 (Céos); Journ. of hell. stud. VII, 1886, p. 148. n» I, L 5-7 (Samos) : C. inscr. gr. n" 3018 (Ephèse) ; Milth. d. arch. Inst. XVI, p. 291, n* 17 (Téos); C. i. gr. n' 3198 (Tbvalire). — 2» A Céos (/. c. I. 22), à Samos (/. c.> Pour les dépenses, voir Dittenberger, n» 402. — 26 Newton, Ilalic. Cnid. and Brunch. II (2), p. 791, 792 (Lagina). — 27 C. i". gr. n» ÏTI9, I. 21-23 (Stralonicée). — 28 M. n« 4137 (Siuope). — 29 Bull, de corr. hell. XV, 1891, p. 203, n" 144 (Panamara). — W Diltenbergcr. n» 246, I. 72-74 (Seslos). — 31 Jb., I. 81-86 ; Corp. inscr. gr. add. 2140 a2 (Egine). — 32 C. i. gr. a' 3749 (Nicée).
— 33 A Acraephiae {Inscr. Gr. sept. 1, n' 2712, 1. 19, 23), Ancyre |L c, I. 7-8), Nacrasa {l. c), Lagina (Newton, /. c. p. 792. a' 97 ; Bull, de corr. hell. XI. ISS7, |). 157, n''63; p. 148, n" 49; cf. Beuudorf et Niernann, p. 156, n» 134a). .Apbro<lisias (Le Bas-Waddinglon, n" 1602 a, I. 8). — 3> .\ Acraephiae ((. c, I. 25-29). Dans le lemple de Panamara. un gymnasiariiue-prélre el sa femme oITrenl des lirz-.^Ti-.^ toute Tannée {Bull, de corr. hell. XI, 1887, p. 383-384. 1. 20-22). — 33 A .Nicéc (/. c. . Nacrasa ((. c). Aphrodisias (Le Bas-Waddinglon, n' 1601 A, I. 12; 1602 A. 1. 8-9; Pelcrseu et Luschan, p. 179, n* 226, I. 16), Balanaia {ilitlh. d. arch. Inst. .XVII, 1892, p. 88). — 36 £. C. p. 375-376; cf. C. i. gr. n- 1623. — 37 /lull. de corr. hell. XIII, 1889, p. 486, n* 1, I. 11-23: p. 437, n« 2. L 14-25; p. 4«3-4S9, n» 3, I. 5-12. — 3S Ib. XVII, 1893, p. 93, n- Il (Triiéoe). — .39 Journ. of hell. stud. XI, 1890, p. 124, n* 7 ; p. 126. n' 9 (Cêramos) : ColUU-B«chlel, I, n* 311. I. 40 s. (Cymé) ; Le Bas-Waddinglon. n" 159J (Aphrodisias). — »« Bull, de corr. hell. XI, 1887, p. 307, n' 1, I. S (Kus). — H CoUitz-Bechtel. I. n- 295 iLesbos). Le Diogénéion <le Cibyra [C. i. gr. u<* 2782, 1. 24) a dû être bâti de même par le gymnasiarque Diogénés {Ib. n* 2777). Oq voit des gymQaâîaiv]ues faire les frais d'un portifiue el d'une porlc d'entrée à Thisbae {Inscr. Gr. Sept. I, n* 2235). d'une balustrade en pierre à Lisos {Bull, de corr. helt. XI, 1887, p. 213, o» 2, i. 5-71, d'une ciiêdre à Eriza (?) (/4. Mil, 1889, p. 333, I. 22-î4),de sUlue$à Calymna (J/iffA. d. arch. Inst. XIII, 1888, p. lSS-139. n» 2). Mylasa 1/4. XIV. 1889, p. 10, u' 66), Tralles {C. i. gr. n' 2922) el Lapethos (Le Bas-Waddinglon, n* 2773). — *î C. i. gr. n' 2693 d (Mylasa) ; cf, Inscr. Gr. sept. I, n* 4134 (Acraephiae). — 43 c. i. gr. n' 2381 (Paros). — »4 Diltenbei^r, n' 246, I. 33-33.
GYM
la déesse'. A Syllion, une femme gymnasiarque failles frais d'un naos avec Up. en argent et d'un temple plaqué d'or et d'ivoire -.
Ces largesses ont souvent un objet plus pratique. Un gymnasiarque d'Apamée constitue un capital de 3i 000 deniers dont le revenu doit alléger le budget municipal \ Un autre, de Cibyra, affecte 400 000 drachmes rhodiennes à la dotation perpétuelle de la gymnasiarcliie*. Il y en a qui désignent leur ville comme légataire", quelquefois universelle''. La fortune des gymnasiarques allait à de véritables œuvres de charité. On en connaît dont la générosité secourait la misère en temps de famine", dont la prévoyance créait des fonds destinés à l'assistance publi(iue'' ou à l'éducation des enfants abandonnés'.
Un peut s'attendre à voir la reconnaissance des Grecs aller pour les gymnasiarques jusqu'à l'adulation. C'est peu que les -AnoiiLivoi '" ou -aXiicrpïTat ", que les Àai^Tiaotcxai'- leur consacrent des dédicaces. Dans les villes où les honneurs sont gradués, il est rare qu'on ne leur accorde pas les premiers '^ Les récompenses d'usage leur sont prodiguées. Les décrets qui les exaltent sont gravés sur des stèles érigées ordinairement dans les gymnases'', leur éloge est proclamé dans les concours gymniques; les couronnes leur sont décernées par les collèges '" et associations"^ aussi bien que par le peuple et le conseil. Leurs statues sont rarement dressées aux frais de la ville : des corporations de quartiers s'en chargent quelquefois''; le plus souvent ce sont les gymnasiarques eux-mêmes ou leur famille "*. Ils obtiennent aussi un droit de proédrie viager '" et héréditaire -^ une place au prytanée-'. On leur décerne souvent des honneurs posthumes- : on s'engage à placer leur tombe dans le gymnase, témoin de leur généreuse activité -■'. Un Romain, Labéon, après avoir exercé la gymnasiarchie à Cymé-'", dut décliner l'offre qu'on lui faisait par décret de lui dédier un temple et de le proclamer fondateur de la ville. 11 se contenta modestement de la proédrie, d'une couronne d'or, de l'éloge dans tous les jeux publics, d'un portrait gravé sur un bouclier, de trois statues en bronze, en marbre et en or, enfin de la promesse qu'après sa mort il serait porté par les éphèbes et les néoi sur l'agora, couronné par le héraut et enseveli en bonne place au gymnase.