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jusqu’à donner au sphinx les formes d’une belle jeune fille ailée qui n’a plus rien de la ligure des monstres1.
Les sphinx n’étaient pas seulement dans l’imagination populaire des vampires avides de sang, mais encore des démons lascifs, enclins à la volupté [psyché, p. 747, n. 16], Aussi, les artistes leur donnent-ils un beau visage; ils l'associent fréquemment à Aphrodite. Le charmant balsamaire, en forme de sphinx (fig. 6346), de l’Ermitage impérial à Saint-Pétersbourg8 faisait le pendant d'un autre vase plastique figurant Aphrodite AnadyomèneLDes vases italo-grecs, en forme de sphinx, offrent des Eros 1 et des monnaies cariennes ont comme emblème Aphrodite assise entre deux sphinx6. Ajoutons que la statue d'Égine, décrite plus haut, servait d’acrotère à un temple d’Aphrodite6.
La croyance unanime accordait aussi aux sphinx une puissante vertu prophylactique. On imaginait communément que ces images écartaient les mauvais sorts et détournaient les maléfices ; c'est pourquoi l’on en usait si fréquemment pour décorer les tombeaux ; elles servaient d’épouvantail aux esprits qui hantent les cimetières. On plaçait aussi des figures de sphinx sur les vêlements1, les bijoux, les cachets, sans doute pour donner à ces objets usuels la valeur de phylactères. Des pendants d’oreilles trouvés en Chypre 8, des bracelets provenant de la Russie méridionale (fig. 528)9, des fibules de Préneste 10 et de Chiusi (fig. 96), un collier de Vulci ", sont ornés de sphinx, et ont servi d’amulettes. Un de ces bijoux étrusques, au musée Britannique12, en porte jusqu’à seize,
Fig. 6549. — Sphinx servant d'amulette.
figurés en ronde bosse par groupes de quatre et se faisant face (fig. 6549); il en est de même des innombrables i n tailles où des sphinx sont gravés 13.
On ne manqua pas non plus d’utiliser cette vertu pro-
1 Lécythe à figures rouges de la collection Bourguignon, Philologvs , 1894, pl. i ; Weicker, O. c. p. 128. D’une manière générale, observons que la sirène et le sphinx élant devenus échangeables sur les monuments funéraires, le mélange de ces types devient complet dans l’art décoratif. Cf. Weicker, O. c. p. 127, n. 2.
— 2 C. rend, de St-Pétersb. 1870-71, pl. i, n°* 2 et 4 ; llberg, O. c. p. 32, n. 3.
— 3 C. r. ibid. n. 1 et 3. — 4 Heydemann, Vasensamml. in Neapel , p. 653, n° 69, 7! ; llberg, O. c. p. 32, n. 4. — 5 Imhoof-Blumer, Revue suisse de numism. 1908, pl. viii, 21, p. 21, p. 204. — 6 Furtwângler, O. c. p. 7. Cf. p. 1435 note 22. - 7 Aristot. De mirab. auscult. §96; cf. hydric à fig. noires, Dumont et Chaplain, O. I. p 326, n° 4, frange du vêtement ; plaques d’or cousues sur les étoffes, Stephani, C. r. 1876, p, 145, 147; 1877, p. 255; llberg, O. c. p. 47, n. 1. — 8 Ohnefalsch-Richter et Myres, Calai, of the Cyprus muséum , p. 35, 131-132, n04 4378 et 4379 ; Perrot et Chipiez, O. c. III, p. 317 ; Journ. hell. stud. XI, pl. v, 7 ; XII, pl. xv, p. 314. — 9 Antiq. du Bosph. Cimrnér. I, 79, 85, pl. xn a 2, xiii, 1 . — 1° Ilelbig-Reisch, Führei 1, p. 400 ; llberg, O. c. p. 47, n. 4. — 11 Helbig- Keisch, O. c. p. 357 ; llberg, O. c. p. 47, n. 8. — 12 E. Fontenay, Les bijoux anc. et modernes , Paris, 1887, p. 126. V. aussi p. 128. — 13 Voir p. 1433, n. 4, et 1434; llberg, O. c. p. 30 et 37. — 14 llberg, O. c. p. 43. — Aesdt. Sept. c. Tkeb. 522 ; Scliol. Eur. Phoen. 409. — lo Furtwângler, Vasens. in Berlin, n°* 1708, 1712 ; Furtwanglcr- Reichhold, Griecliische Vasenmal. II, pl. lxxv. — 17 llberg, O. c. p. 7; Furtwângler, Bronzenvon Olympia , p. 1 53, pl. i.vw, n° 980 ; pl. ux. — 18 Mon. d. Inst. VI, pl. xl, 9 ; Jahn, Lauersforier Phalerae , p. 9, pl. i, il ; llberg, O. c. p. 43, n. 7 ; [phalebak, p. 426, note 22]. — 19 Michaelis, Ancient marbles in Créât Brilain, p. 290, n. 39; llberg, O. e. p. 44, n. 1. — 20 Furtwângler, M eisterwerke, p. 118, fig. 15 et 16.
— 21 Roscher, Lexik. der Mythol. 1, 699. Des vases offrent le môme motif, Benndorf, Gr. und Sicil. Vasenbild. pl. xxxi, 1 ; Catal. of gree/e vases in the British Mus. III, pl. xvi. — 22 llberg, O. c. p. 44. — 23 Tête d’Arès au Louvre; le cimier central
tectrice du sphinx pour les armes défensives H. En effet on voit chez Eschyle et Euripide 13 et sur les vases peints que le sphinx servait d'épisème aux boucliers des héros15 C’était aussi, et pour les mêmes raisons, un décor fort usité des cuirasses 18 (fig. 3974), des poitrails (fig. 2727) des phalères (fig. 5620) et des casques, dont le sphinx supporte souvent le cimier (fig. 3473); quelquefois formant saillie latérale, il occupe la place d’un panache ou d’une aigrette(fig. 2575); plus rarement, il décore lesparagnathides (fig. 3475). Dans le casque de l’Athéna Parthénos de Phidias, l’aigrette médiane était supporlée par un sphinx (fig. 3476, 3523 et 5068), décor qui fit école, à en juger par l’Athéna llope (fig. 5066) *9, l’Athéna Farnèse20, l’Athéna Ifygieiade Pyrrhos21, et par une héritière plus jeune, la Dea Roma 22. L’iconographie des rois de l’époque hellénistique et celle des empereurs romains empruntèrent ce même décor à certaines représentations d'Arès23. Dans son Éleclreu , Euripide coiffe Achille d’un casque orné de ce même emblème dont il n’omet pas de marquer le sens prophylactique (Ssigara aptx-câ)88.
La vertu protectrice émanant du sphinx en recommandait l’usage aux artistes, charmés d’ailleurs par les qualités décoratives de ce motif. Les accoudoirs du Lrône de Zeus, à Olympie, étaient supportés par des sphinx enlevant leurs victimes26. A l’époque de Phidias, les dévots d’Olympie devaient éprouver encore une crainte superstitieuse en reconnaissant les symboles de la toute puissance du dieu sur la vie et sur la mort. Mais ce sentiment s’émoussa et finit par disparaître25. Sans cesser d'être employé pour les amortissements des accoudoirs28, les dossiers 20, les pieds30, l’escabeau même31 des trônes divins, le sphinx n’est plus qu'un ornement.
A l’époque hellénistique, et plus tard, à Poinpéi et à Herculanum, on orna de figures de sphinx les pieds de tables32 (fig. 4913), les trépieds33, les lits31, les candélabres 36 et des ustensiles de tout genre (11 g. 1028) 36 ; nous en avons déjà observé dans l’art archaïque, sur des appliques que l’on adaptait aux vases de bronze 37 ou à des objets de plus grande dimension, comme le char de luxe de Munich38. Enfin, on choisit souvent aussi le sphinx comme emblème pour des poids et des monnaies. Les
est supporté par un sphinx : Furtwângler, Meisterw. 'p. 127, et Beschreib. der Glyptothe/c , n° 212, et Bunderl Tafeln , pl. xxxm, complète, d'après ce modèle, une tète de Munich. — 24 V. 471 ; cf. llberg, O. c. — 2b V. 456. — 20 f’ausan. V, 11, 2. Petersen, Die Kunst des Phidias , Berl. 1872, I, 55; Furtwângler, Die Sphinx von Aeginu , p. 5. — 27 Cf. llberg, O. c. p. 46. — 28 Defrasse et Léchât, Epidaure, p. 84 ; Arndt, Glyplothèque de Ny-Carlsberg , texte de la pl. xvu (Bulle) ; tôle semblable au musée Fol à Genève, n° 1570. Cf. le trône de Zeus, dans la frise orientale du Parthénon, et les peintures de vases réunies par Overbcck, Atlas zur Kunstmyth . ph i. -!l autres exemples ap. Slephani, C. rendus , 1859, pl. i et p. 64; 1864, pl. iv et p. 13-, 143; Petersen, l. c. Cf. llberg, O. c. p. 46, n. 4-9; Milchhofcr, Ath. Mitth. 1870, p. 07, n. 1 ; nous y ajouterons le monument des Harpves, à Xanllios, Overbeck, Geschder griech. Plastik , 4e éd. I, 227, fig. 58 ; Kavvadius, KaxâXoYo; i«S/ yAuirc^v, n° 819.
— 29 Le trône d’Apollon à Amyclées, Paus. III, 18, 14; cf. Furtwângler, Alcis terwerke , p. 706, fig. 135 ; llberg, O. c. p. 46, n. 3. — 3(1 llberg, l. c. 31 Tiiédenat, Poinpéi , Vie privée , p. 69, escabeau de la statuette de l’Abondance ; Mau Kelsey, Pompeii , fig. 182. — 32 Overbeck-Mau, Pompeji , 4e éd. fig. 289; Rendis dell' Acad, dei Lincei , XIV, fasc. 8. — 33 Gargiulo, Bec. des monum.du Alun e nat. H, 30; Antich. d' Ercolano, III, p. 313, fig. 59; Mau-Kclsey, Pompeii , fig-
p. 363; Blümner, Kunstgewerbe in Altevturn, II, p. 160, fig. 81. — 34 *,alis tente de Ptolémée Philadelphc, à Alexandrie, Alhen. V, 197 a. Gf. Fleckcisdi, Neue Jahrb. 1893, p. 660, n. 2. — 30 Overbeck- Mail, O. c. p. 439, fig- -1’ Vatican, Galerie des Candélabres, nos 31 et 35; Mus. Borb. I, ol ; Bliiinnu* O. c. II, p. 71, fig. 32. — 3G Bassin à eau chaude, Mus. Borb. V, 44; Overbeck Mau, O. c. p. 442 ; Blümner, O. c. p. 108, fig. 53. — 3" Furtwângler, L o/- Sahouroff pl. cxi.ix, p. 3 ; Longpérier, Bronzes ant. du Louvre, n08 409, •' Nous avons signalé plus haut, note 2, les balsamaires en forme de
— 38 Furlwangler, Beschr. der Glyptoth, n° 71 ; Micali, Mon. antichi, pl- x*'111.
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monnaies (fig. 0345) et les poids j fig. 6550) de Chios1 porttinl comme emblème un sphinx assis sur une amphore;
une amphore ou un pampre remplit le champ1; le sphinx chlhonien est, selon Head,un symbole du culte de Dionysos qu’on révérait dans File ’. Des monnaies de Rhodes offrent un sphinx assis à côté d’une rose 4 et le protome de l’animal apparaît sur des pièces de Cyzique 5 ; celles de Chypre ont le sphinx assis sur un lotus La Carie 1 et la Cilicie 8 ont pour type Aphrodite entre deux sphinx 9. On peut ajouter à ces exemples choisis dans l’époque la pl us florissante de l’art monétaire beaucoup de monnaies hellénistiques lû, de la République romaine 11 et de l'Empire1*. L’anneau de l’empereur Auguste était décoré de cet emblème
Le sphinx est parfois groupé avec des divinités ; nous avons touché plus haut la question de ses rapports avec Aphrodite 14 et avec Dionysos15. On le voit aussi associé à Silène et aux Satyres, sous l’influence du drame satyrique [satyri, p. 1097]'“, à Hermès1’, à Héraclès18 et, comme symbole de l’Égypte, àHarpocrate19etau dieu Nil20.
Le sphinx apparaît aussi en dehors de l’histoire d’Œdipe au milieu des mortels; on voit, sur des scarabées sardes de style égyptisant, un jeune héros tenant deux sphinx suspendus par une patte 21. Sur des vases de Nicosthènes et d’Euergidès -2, le sphinx est entouré d’hommes armés. Ces scènes n’ont pas de rapport nécessaire avec le mythe thébain.
Nous avons rencontré déjà le sphinx employé dans l’architecture religieuse; on le trouve, comme acrotère, en terre cuite ou en marbre, à Thermos2’, à Olympie24, a Égine26, dans les métopes et les frises sculptées des
1 11 cad, liist. numor. p. 513 srj., Pcrcy-Gardncr, Types of greek coins , pl. iv, 6, X, 13; Mionnet, Descr. des médailles, 111, 205-278, 1-128. Suppl. VI, 388 ; Imliooflilmucr, Monn. gr. p. 297 sq. ; llberg, O. c. 14, n. 9. — 2 Cf. Imhoof-Blumei*, Hernie suisse cle numismat. 1908, p. 79 et 80 (le sphinx porte un calathos). — 3 llead, Bist. num. p. 513. Cf. llberg, l.c. — 4 Percy-Gardner, O. c. pl. x, 21 ; llill, Handhook o f greek coins, p. 200. — Imhoof-Blumcr et Keller, Tier-und P/lanzenbilder, XIII, 10 ; llberg, O. c. 15, n. 1. — 6 Percy-Gardner, O. c. pl. îv, 40. — 7 lmboof- Blumer, Ilevue suisse de num. pl. cmviii, p. 20i et pl. vu, n. 2t. — 8 Inihoof-Blumer, Monn. gr., pl. vi, 15; Percy-Gardner, O. c. pl. x, 34; llberg, O. c. p. 15, ». 3.-9 Voir p. 1438, note 5. — 10 Voir les exemples réunis par llberg, O. c. p. 13, n. 4, auxquels nous ajouterons pour Gabala de Syrie, Imhoof-Blumcr, Zur Syrischen Münzkunde , Wiener numism. Zeitung , 1901, p. 6, 7, pl. î, 6, 7, 8 = Mionnet, V, 235. 238, pour Alexandrie. Pour Lesbos, Calai, of' gr. coins in the Hritisli Muséum , Mysia , p. 33, n° 220, cf. pl. ni. — il Cohen, Médailles consul. P* 77 , pl. x, 8. — 12 pour Auguste, cf. Imhoof-Blumcr et Keller, O. c. pl. xui, 13 ; llill, Bandbook of greek and roman coi is, p. 172; Milani, (Gabrici) La numismatica d Augusto,Studi e materiali , 11, p. 157 ; pour Albinus, Frôhner, Médaillons de i Empire romain, p. 150. — i3Milaui, Studi e materiali, L’annello sig il lo di Aug. 11, p. 172-180, lïg. 1-14. — 14 Cf. p. 1438, note 5. — i » Ci-dessus, note 3. — 10 Cf. satyri, p. 1 097, n. 9; Furlwangler, Ant. Gemmen , III, p. 102, fig. 09. Le cratère de Sommavilla, Mon. d. Inst. II. pl. i.v. — 17 Amphore corinthienne, Alhen. Milth. XVIII, 57 et pl. u. — 18 Oenochoé à fig. noires du musée de Boston, Jahrb. drs le. Institut. XIV, p. 143, n. 33. — 19 Potlier, Diphilos et les modeleurs de ter. cuites gr. p. 87, n° 334. — 20 Michaclis, Ane. marbles in Great Britain , p. 582, n° 104. — 21 Furlwangler, Ant. Gemmen , p. 1 10, fig. 77 ; p. 104 et pl. vi, 31 . ~~ 22 Klein, Meistersignatur. Nicoslhencs, n° 4, p. 54; nos 21, 23, 25, p. 59-00 ; Euergides, 9, p. 99. — 23 Ant. Denkm. des k. Jnstil. Il, texte pl. xlix, fig. 4 et 5.
11 l'ollier, Diphilos , p. 55, n° 180. — Ausgrab. zu Olympia, 111, p. 10, pl. xxv b. — 25 Furlwangler, O. c. pl. i. — 20 Calai, sommaire des marbres ant. du Louvre, n° 2825 et 2827; S. Reinach, llépert. des bas-reliefs grecs et rom. (1909), p, 5 et 6. — 27 Overbeck, Gesch. der griech. Plastik (4e édit.), I, p. 215. — 28 Léchai, Sculpt. attique av. Phidias, p. 203, fig. 14. — 29 Cf. Puchstein,
temples d’Assos20, de Sélinonte2’. Il orne les sanctuaires; on l’apporte en ex-volo28 ; il sert à décorer les bases des statues29, ou comme ménisque a en détourner les oiseaux Rappelons le motif d origine ionienne du sphinx dont la tête, vue de face, surmonte deux corps vus de profil. Cette variante de la panthère et de la lionne a deux corps, fréquente sur les vases ioniens jouit d’une certaine fortune dans la sculpture gréco-romaine ' *. On voit un sphinx à trois têtes sur une monnaie d Hadrien’4. Citons en terminant, un sphinx barbu à queue de serpent’3, le sphinx du cratère de Sommavilla, avec sa tête entourée d’un disque rayonnant36, enfin, sur une amphore de Chypre ”, deux sphinx échangeant dus baisers. Georges Nicole.
SPICULUM. — Pointe de lame ou de flèche [hasta, sagitta 1. Ce nom a aussi été donné au pim'm.
SPINA- — I. L’épine qui partageait l’arène d’un cirque [circus] . — IL Cure-dents [dentiscalpiüm].
SPINTHER. (SytyxTTip, de serrer). — Sorte de
bracelet, dont le nom fait deviner la forme. Ditférent des bracelets dont il a été parlé ailleurs [armilla], celui-ci tenait au bras par la seule pression, grâce à l’élasticité du métal '. Festus, qui seul nous renseigne, dit que c’était une parure des femmes de l’ancien temps, qui se portait au haut du bras gauche2. Il ne semble donc pas qu’il s’agisse, comme on le croit communément, de ces bracelets qui figurent des serpents ou des rubans enroulés, lesquels appartiennent aux meilleurs temps de l’art et sont restés en usage pendant toute l’antiquité (il y a aussi des bagues semblables, fig. 343) : ceux-la, qu ils fassent un ou plusieurs tours, n’ont pas besoin d’adhérer étroitement pour rester en place; mais il en est d autres qui tomberaient s’ils n’étaient serrés ainsi ou attachés. On pouvait bien les qualifier d’antiques au temps où les grammairiens cherchaient l’origine et la signification des mots, car ils sont de travail étrusque ou préétrusque On en conserve au Vatican (fig. 0551) et au musée britannique4. Ces bijoux consistent en une bande d'or mince,
Die ionischc Saule , fig. 41, p. 34 et p. 53, noie. — 30 ’EW. i;Z. 1883, pl. xn, A ; [meniscos], p. 1719. — 31 Voir p. 1434, n. C. — 32 Furlwangler, Ant. Gemmen , 11, p. 104 cl pl. vm, 34, Numism. chronicle, 1887, pl. iv, 30; Dummler, Kleine Schriften. III, p. 240, 250, pl. vm ; Potlier, Mélanges Perrot, p. 272; Reinach. Rép. de la statuaire , 11, p. 703. reproduit un sphinx à quatre têtes. — 33 Mon. d. inst. VI, pl. mu, fig. 9; Curtius, Wappengebrauch und Wappenstil, fig. 16. — 34 lmlioof-Blumer et Keller. O. c. pl. nui, 14; llberg, O. c. p. 15, n. 4 (monnaie frappée à Alexandrie). — 36 Jahrb. des k. Instituts , Arch. .Inc. \ 111, p. 96. n. 1. Cf. Scfiol. Eurip. Phoen. 760, oifà Betlie, Theban. Hcldenlieder,
p. j 7 sq. 30 Mon. d. Inst. Il, pl. IV. — 37 Murray, Smith et Walters, Excav. in Cyprus , p. 109, fig. 159. Cf. Weicker, Der Seelenvogeel, p. fil, el un motif analogue sur une amphore de Bonn, Ibid. fig. 46. - Bibuogbai-hie. Quarante, La farda délia Sfinge tebana, Naples, 1828 ; Forchhammer, Sphinx , AUgemein. Monatschrift fûr Wissens. und Liter. 1852; Jaep, Die gricchische Sphinx, Gôltin- „ue 1854- Gargallo-Grimaldi, Observât. on certain allegor. represent. of the ancients, Transactions of the real Soc. of Literat. New sérié, V, 1855 ; Stephani, Comptes rendus de la com. impér. arch. 1864, p. 63, 103 ; Furtwftugler, Bronzefonde aus Olympia, Abhandl. der Berl. Akad. der Wiss. 1879, p, 57 sq. ; Athen. Mittlieilung. IV, 1879, p. 45 sq. (Milchhüfcr) ; Schrooter, De Sphinye graecarum fabularum comment atio mythologica, Rogasen, l'rogr. 1880 ; Baumeislcr, Denkmüler des Klass. AUertums, 111, p. 1688 sq.; Furlwangler, Die Bronzai von Olympia, 1890, p. 99 sq. ; Curtius, Eestschrift fûr Overbeck , 1893, p. 102; loli. llberg Die Sphinx in der griechischen Kunst und Sage, Progr. Leipzig, 1896 ; Furtvviinglcr, Die ant. Gemmen, 1900, p 104 ; et Oie Sphinx von Aegina, Münchner Jahrbuch der bildenden Kunst, I, 1906, p. 1-10; R. délia Seta, La Sfinge di Haghia Triada, Rendiconti dell' Acead. dei Lincei, XVI, 190i, p. 699 sq.
SPINTHER. 1 Rapprocher le nom de t>fty«r4y donné au muscle constricteur. — i Fest. p. 333 M : armillae gains quod mulieres antiquae gerere solebant brachio summo sinistro. — 3 11 est encore question dans une comédie de Piaule (Men. 111, 3, 4 : V, 3, 8) d'un spiutlier en or — 4 Grill, Monum. di Cere , 111, 4; Caitina, Etruria marit. I. pl. uv, 74-7; Fontenay, Les bijoux anc. et modernes. Paris, 1881, p. 264 sq. ; Reisch daus Helhig, Eûluer, i’ éd. 1899, n. 1406.
Fi«r. 6550. — Poids de Chios.
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couverle de figures estampées, qui entoure le bras, sans en faire le tour complet, l’anneau couvrirait tout au plus le poignet; des chaînettes ou des brides fixées au bord
semblent des ornements plutôt que des attaches qui, au besoin, en arrêteraient la chute1.
Nous rappellerons à ce propos, mais en évitant de les confondre avec le spinther , les bracelets ouverts, pesants et massifs des âges primitifs, dont le goût se transmit jusqu’aux Barbares qui envahirent l’Empire ; les Romains paraissent l’avoir partagé. Ils eurent des bracelets ouverts, plus légers et flexibles, mais d’une mode nouvelle, qui n étaient pas ceux des millier es antiquæ.
Les Tarentins appelaient trsptyx-njp2 la tunique, portée probablement serrée comme un fourreau. Cette acception du mot s’est peut-être généralisée, car on le retrouve ainsi employé chez les écrivains byzantins 3 ; dans le latin des bas-temps <r<j.iyxrqp est l’équivalent de strietorium ‘
E. Sacuo.
S1MTIIAMA1 (STuôapcqj2. Empan. Distance comprise entre l’extrémité du pouce et celle de l’auriculaire 3, quand ces doigts sont sur une même droite, la main à plat et largement étendue*. Cette distance étant anatomiquement la moitié de celle qui sépare l’olécràne du bout unguéal du médius, on considéra toujours l’empan comme la moitié d’une coudée et ces deux mesures, dès la plus haute antiquité, furent admises, avec ce rapport, dans les systèmes métriques égyptien 5 et chaldéen 6.
En Grèce, l’unité de mesure étant le pied, nous ne voyons d’abord lespithame mentionné que par les auteurs ioniens: Hésiode7, Hippocrate8, Hérodote. Ce dernier l’emploie à propos des deux bas-reliefs de Nimfio9 et du Kara-Bel 10 représentant le Pseudo-Sésostris : àv-qp êyyéyXuTtxat gÉyeQoç 7r épntTT.ç <T7n0a|AT|ç 11 . Cette phrase, que l’on traduit encore 12 comme au temps de Larcher13 ou
1 Hesycli. s. t). — 2 Du Cange. s. v. — 3 Gloss. Cyrill. — 4 Waddinglon, Edit de Dioclétien, VII, 50 (p, 20).
SPITHAMA. i Plin. H . nat. VII, 2, 19 : Trispithami , ter nas spithamas longitudine. — La forme KtOap-q est usitée depuis l'époque byzantine (Du cange, Gloss, med. et infini, graec. s. v.). — 3 Hesycli. s. v. — 4 pollux, II, 157. — 5 Sur la coudée égyptienne conservée au Louvre (E. de Rougé, Notice somm. des monum. égypt. du Louvre, 1873, p. 87, vitrine I), ainsi que sur la plupart des monuments similaires, les empans sont marqués par une pâlie d'oiseau, alors que l'hiéroglyphe de la coudée est une main avec l’avant-bras en extension. — 6 Aures Traité de métrol. assyr. p. 28 ; Oppert, Étalon des mesures assyr. fixées par les textes cunéif. p. 38 sq. — 7 Op. et d. (éd. Weisc) 424. — * De fract. XII, p. 241 qui emploie Vjnuriït&antaTo:. — 9 Découvert par Texicr ( Descr . de l’Asie min. Il, p. 302 sq.) ; cf. G. Perrot et Chipiez, Hist. de l'Art, 1887, IV, p. 742 sq. — 10 Découvert par Al. Humann (Sayce, The Academy du 18 oclob. 1879, p. 289). U 1 1
106. — 12 p. Giguet, Traduct. des Hist. d' Hérodote, 11,106. — 13 Ed. de 1845, vol. I, p. 195 : '< un homme de cinq palmes de haut. » — 14 A défaut de l'éd. de 1556, cf. éd. de 1864, p. 159; « un homme haut de cinq paumes ». — 15 Note ad l. c. dans son édit, de Strasbourg. 1816 ; Lexicon Herodoteum , 1820, II, p. 106. — 10 A. F. Miot donne celle version exacte (Hist. d’Hér. Paris, 1822, I, p. 302 et note 50, p. 413). — n D’après G. Weber, (Le Sipylos et ses monuments , Paris, 1880, p. 42), le cadre de ce bas-relief a pour largeur, en bas, 2 m. 50 ; en haut. 1 m. 90 et pour hauteur, 2 m. 50. En se servant de ces nombres, on trouve sur une photographie de E. Rubelin (de Smyrne) que le Pseudo-Sésostris de Nimfio doit avoir 2 m. 40. — 18 La règle gravée sur la statue du palési Goudéa, au Louvre est un empan de 0 m. 2656 (Al Dieulafoy, Not. sur les coudées étalons perses
de P. Saliat14, signifie, ainsi que le montra Schwei ghauser18, « un homme de cinq coudées moins un s , thame », soit quatre coudées et demie 1G ; ce qui concm '|r parfaitement avec les dimensions du bas-relief, dora |' hauteur17 parait être de 2m. 40; ce qui prouve 'qu'Hén,' dote employait l’ancienne coudée chaldéenne de Om. ggj., dont l’empan de Om. 2656 est gravé sur l’une des statues de Tello18. Aulu-Gelle a donc eu raison d’écrire q(u, sept coudées d’Hérodote font douze pieds romains un quart19; la différence n’est que de neuf centimètres et demi
C’est à partir d’Alexandre30, et principalement dans l’école d’Alexandrie21, qu’on employa communément le spithame, puisque la coudée resta l’unité légale de l’Asie antérieure et de l’Égypte.
Quand les Romains commencèrent à traduire les ouvrages des Alexandrins, ils se servirent d’abord, pour rendre du mot ilodrans 22 ; mais ils virent bientôt
que leur mesure officielle de Om. 22179 ne donnait qu'une fausse idée des différents empans en usage dans les divers systèmes asiatiques ou africains; c’est alors que les traducteurs créèrent, pour rendre les multiples ou sous-multiples de la coudée, ces mots semipes , palmopes palmus, etc., qui ne figurent nullement dans les arithmétiques romaines.
Palmus, qui signifiait déjà iraXatatvj ou le quart du pied grec, fut employé pour désigner le spithame 23 et semipes, qui semblerait valoir un demi-pied, servit à traduire les composés 8i<r7rt0ap.o<; et 8[T7ti0ap.aïoi; qualifiant des grandeurs d’un pied et demi 2*. Sorlin Dorigny.
SPLENIUM (£7tX-/|viov). - Petit morceau d’étoffe enduit de manière à coller sur la peau, soit pour dissimuler un défaut ou une cicaLrice *, soit comme on y emploie les mouches modernes, pour rehausser l’éclat du teint2. Il pouvait être découpé en diverses formes3. E. Saglio.
SPOLIA. — Par le terme technique de spolia, les Romains désignaient les armes d’un ennemi tué à la guerre Lecombatdontelles étaientle gain pouvaitêlre un combat singulier, résultat d’une provocation2; en ce cas les dépouilles du vaincu étaient dites spolia provocatoria : telles les spolia si nombreuses que s’étaient acquises, au dire d’Aulu-Gelle, le tribun de la plèbe, L. Sicinius Denlatus3. Ce pouvait être aussi une bataille en règle. A la suite de la victoire, le général avait le droit de prélever
et chald., dans Gaz. archéol. 1888, p. 188). Neuf empans de Tello font 2 m. 3901; la différence entre ce nombre et les 2 m. 40 du Pseudo-Sésostris ne serait pas d’un centimètre, si les dimensions de G. Weber sont exactes. On s’étonnera moins <le voir Hérodote employer la coudée de Goudéa quand on saura que cette mesure est encore employée en Grèce à 27 millimètres près. C'est « la pique de 56 cenlimè 1res » dont | arle E. About dans la Grèce contemporaine , 1854; l’empan, la pitami , est de 28 cent. — 19 III, 10, 11. On a 7 X 0,5312 = 3,7184 et 12,25 X 0,29574 (longueur du pied romain d'après Bockh) = 3,6228. La difléreuce serait plus considérable si Aulu-Gelle avait calculé d’après les données classiques alcxandrines 2 coudées = 3 pieds ; elle serait moindre si nous prenions les mesures effectives trouvées en Italie et en Asie. — 20 Arislol Polit. VII, 4, 6; H. anim. IX, 27; X, 32 ; Theophr. H. pi. Il, 1,4. — 21 An thol. Pal. VI, 286, et 287, 27 ; XI, 117, 4. — 22 Eli,,. H. nat. VII, 2, 19; cf. Bockh, AJetrolog. Untersuchuny . p. 241. — 23 Le palmi altitudine de Pline (//. nat. XXI, 103) est la traduction du <nztôa|*î;ç de Dioscoridcs, comme le
palmo alto caule (XXV, 12) répond au <na0a|Av.v zb ixryeOo; et le trium /en palmorum (XXVII, 4) au Touictûafioî zb uko; du même auteur. — 24 Le sennpedali radice de Pline (XXI, 62) est mis pour le $i<xjuOa|Aâ-.ov de Dioscoridcs, de môme que le caulicu'o semipedali (XXVII, 1 13, 1) pour le xouAcv àvfni<Tt <b<r*tl>a:*“rov du botaniste grec.
S 1*1. KM DM. I Mari. Il, 29, 10; X, 22, I ; cf. Plin Ep. VI, 22. — i* Cf. Ovid. Art. am. III, 202. — 3 AJart. VIII, 33, 22 : lunata splénia.
St’OI.IA. 1 I.iv. V, 30, 39; VIII, 7; XXVII, 2; XLIV, 45; Cic. Itosc. .4 mer. 39, 145 ; Caea. Bel. Gai. Il, 39, etc. — 2Liv. XXIII, 40; XLV, 39; Plin. Hist. nat. VII, 101. — 3 Gell. Il, Il ; cf. Plin. hlist. nat. VII, 102.
SPO
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Mll l'ensemble du butin remis au trésor1 [praeda], un •cl -ilu nombre d’armes et de les attribuer aux ofliciers (,[ soldats qui s’étaient fait remarquer parleur courage2. Ceux-ci les gardaientpour eux et les exposaient dans leur maison comme témoignages de leur valeur 3 ou les conteraient aux dieux dans quelque temple avec une inscription commémorative [donaria].
Lorsque les dépouilles étaient celles du chef de l’armée ennemie, elles prenaient le nom de spolia opium. Il y en avait plusieurs sortes, suivant que l’exploit était le lait du général en chef lui-même, d’un officier ou d’un simple soldat. Nous possédons à cet égard un texte très précis dans l'cstus \ Ce texte désigne trois espèces de spolia opima. Los lertia spolia étaient le fait des simples soldats, les secunda spolia , des ofliciers, les prima spolia , qui sont les seules appelées spolia opima dans le langage courant, appartenaient au général, lorsqu'il avait enlevé les armes du chef ennemi après l’avoir vaincu et mis à mort. On conçoit que l’événement ne pouvait pas se produire souvent ; on cite trois exemples au cours de l’histoire romaine8. Le premier est celui de Romulus, vainqueur d’Acron, roi des Cæniniens8: « /sr/ue primus , dit son elogium \ (lux duce hostium Acrone repe Caeninensium inter fecto spolia opi[ma) Jovi Ferelrio consecra[vit ] ; le second, celui de A. Cornélius Cossus, qui, en 437 de Rome, tua le roi des Véiens Tolumnius8. Le troisième vainqueur que l'on mentionne est le consul M. Ciaudius Marcellus, en 532 ; il frappa à mort de sa main Viridomar, roi des Insubres ®. Son exploit ligure aux Fastes triomphaux10 : isque spolia opima rettulit dure hostium Virdamaro ad Clastid[ium inter fecto]. Dans ces trois cas les armes des vaincus furent consacrées àJupilerFerelriusdans son temple11. La cuirasse de toile de Tolumnius, avec l’inscription dédicatoire qu’elle portail, y existait encore au temps d’Auguste12. Le texte de Vairon rapporté par Festus indique que l’hospitalité de ce temple était réservée aux spolia opima de premier rang; les autres étaient consacrées dans des sanctuaires dillerenls. R. Cauxat.
SI'OLIARIUAI. — Endroit dans l’amphithéâtre où l’on emportait les gladiateurs tués dans l’arène et où on les dépouillait de leurs armes et de leurs vêtements [gladiator, p. 1596]. — Endroit où l'on se déshabillait dans les bains [balneum, p. 659].
SPONDA. — Traverse à laquelle sont attachées les
1 Tac. Ann. XII, 54.— 2 Liv. V, 36 ; VII, 39; XLIV, 4b. — 3 Liv. X, 7; XXIII, 23 1 rol’clà. 111,9, 25 ; Suel. Ner. 3S. — 4 Feslus, p. 180 4, 189 a M, restitué ainsi qu’il sud par llertzberg, dans sa dissertation, De spoliis opimis quaestio I Philologue de Sclincidewiii, I, p . 331 sq.l «M. Varro ail opima spolia esse etianisi manipulai’ is miles etraxorit dummodo duci hostium. [Sed prima esse utique, quae dux duci. Velari nnm quac a duce recopia] non sinl, ail aedem Jovis Ferelrii poni. Tcslimonio esse ilïros poutificum in quilius sit: (’ro primis spoliis liove, pro secundis soiiLaurilibus, pio lerliis agno publiée lied dobere; esse ctiam Pompilii regis legein opimorum spol lorum talcm. Oui suo auspicio classe procincla opima spolia capiuntnr dari aer.
°l101'teat et bovem cacdito Jovi Ferelrio. Cujus auspicio classe procincla seeiiiula spolia capta, in Marlis ara in campo Solitaurilia ulra voluerit cacdito; 'I'" ’ipi Cl, acr. dalo. Cujus auspicio classe procincla tertia spolia capta. Jauni Uuiiino agnum marem caedito. C qui ccperil ex acre dato. Ois piacutum dalo. » ~ l'oslus, loc. cil. - 6 Liv. I, 10; Propert. V, IG, I à 10; Plut. Iiom. 16. ~ C,"> insc- l'U. X, 809. - 8 Liv. IV, 19; Propert. V, 10, 17; Plut. Hom. 10 ; ]' ^ax' 2, 4; Serv. ad Acn. VI, 842. Cf. Pauly-Wissowa, Itealcncyclop. IV.
1-S '■ 3 Plut. Marc. S ; Val. Max. Il, 2, 5 ; Liv. Epist. 20; Propert, I, 1, il ;
ï>m. „d Aen. Yl, 850. — 10 C. |, p. 47. — Il Loc. cit. — 12 Liv. IV, 20.
Sl’OXUA. I Petron. Hat. 97; Ovid. Met. VIII, 637. — 2 U0r. Epod. III, 22; 1 41 1 III, 91, 9, — 3 Suet. Caes. 49 ; Isid. Or. XX, 11,5.
SPONDEION. 1 Atlien. XI, 71, p. 486; Pollux, X, 18, 65.
^ SI oxnocHOÉ. 1 DM. corr.hell. VII, p. 111, 112. — 2 ld, X, p. 463. — 3 ld.
’ ; Dittcnberger, Sylloge inscr. 367 (I. 206).
sangles d’un lit 1 : plus particulièrement la traverse du devant; c’est par ce côté ouvert que l’on entrait2 f lectes, p. 1021] ; le côté opposé, muni d’un dossier, est quelquefois appelé spondu interior3. E. S.
SPONDAULËS, SPONDAULIUM [SACRIFICIUM, ïiuicen .
SPONDËION (ilTrovSetov). — Vase à libation, comme le nom l’indique (tj-Tcovo/j , libatio ; voy. sachificilm, p. 963). On le décrit comme une coupe où l’on versait le vin destiné aux sacrifices, tandis qu’on mettait de l'huile dans un autre récipient du même genre, appelé Àotëdaiov ou Xoifiî C’est donc un synonyme de la puiala des Grecs et de la paiera des Latins. E. P.
SPOiYHOCIlOE (S7:ovSoyÔT|, <T7tovooyotîtov). — Ce vase est nommé dans des inscriptions énumérant la vaisselle d’or ou d’argent destinée aux cérémonies religieuses \ ou déposée comme offrande dans les temples2. Comme son nom l’indique, rapproché du mot chous, c’est le petit broc ou aiguière avec laquelle on versait le liquide dans la phiale pour la libation [oinocuoé, fîg. 5382 et procuols]. On trouve aussi le diminutif dérivé <77tov3c/yotSiov 3. E. I*.
SPONDOPIIOUOI (ÏTTovScxpspot). — Fonctionnaires religieux qui assistaient les prêtres dans les sacrifices et portaient la coupe et le vin des libations, ainsi que l'indique l’étymologie du mot1. Ces fonctions2 religieuses paraissent avoir désigné de bonne heure les spondophores pour remplir celles de hérauts et d’ambassadeurs3, et c’est ainsi que leur nom a pu traduire le latin fetialis4. A Eleusis, à Olympie et ailleurs encore, ils étaient chargés notamment d’annoncer dans toute la Grèce la date des mystères ou des grandes fêtes religieuses 3 et de proclamer la trêve sacrée6 [uieromenia] ; à ce titre, on a pu parfois les rapprocher des tueoroi
Lesspondophores d’Eleusis étaient choisis dans les deux familles sacerdotales des Eumolpides et des Kéryces8. On prenait ceux d’Olympie, ainsi que nous l’apprennent les inscriptions9, parmi les fils ou les neveux, parvenus à l’âge d'homme, des grands prêtres, appelés theokoloi, et ils étaient assistés à leur tour par de jeunes enfants, nommés epispondorcuestai 10, qui faisaient des danses pendant les sacrifices et souvent représentaient ainsi près de l’autel une troisième génération de la famille u.
Quand ils étaient chargés d’annoncer la trêve sacrée, les spondophores étaient répartis en plusieurs ambassades, de façon à parcourir tous les Etats. Avant leur départ, ils prêtaient un serment12 et recevaient des ins-
SPONDOPIIOUOI. 1 Le sens étymologique s'est conservé dans le Aerbe tT7i9v$Y)o->çÉw, cf. Luc. de Syr, Dca, lî : oî p.tv Ipipa fftpi-oûiiv, ot St ajrovSosoptouvtv.
— 2 Les inscriptions en font connaître à Oropos (/user. Graec. VII, 41 2), à Sparte, où ils étaient associés aùx collcgesdcs tPHOROi et des nomophm.akes, Corp. inscr. gr. 1240 (cf. ibid. I,p. 610), 1249 (cf. Ann. Bril. School Ath. XIII, p. 209), 1252, 1253; Le Bas-Foucarl, 1089 ; .Inn-. Brit. Sch. Ath. XII, p. 471 ; Tod et Wace, Cat. of the Sparta Mus. (Oxford, 1906), p. 14), ainsi qua Eleusis cl à Olympie. — 3 Aristopli. Acharn. 216; Bckkcr, Anecd. p. 303. — 4 Dion. Ilalic. I, 21 ; Plut. Quaest. Boni. 62, p. 279 6 :tùjv Xeyo[A6vwv «t> tj t •.<*/, tu»v, 'EX).v(v'.<rrt St otov ttprivonouT.v, aitovSoçôptov.
— î> Pindarc les appelle xûçu*t; wpàv (fsthtn. 2, 23, cf. scol. éd. Bœckli, 11, p. 527).
— 6 La trêve sacrée d'Olympie portail souvent le nom de «rrovSac', Time. V, 49 ; Acscliin. De falsa leg. 12. Il en était de môme à Eleusis; Michel, / tecueil , 6096.
— 7 Par ex. à Cyziquc, Slrah. Il, 3, 4, p. 98 ; E-oSo-ôv ~iv« Ku^txr.vHv tutuo-.v tnïoiSoiciùov toj Tiùv Kopiî"*/ àyèSv0; ; cf. l’oland, De légat. Graec. publ. (Leipzig, 1885), p. 25; Nilsson, Grieck. l'este (Leipzig, 1906), p. 359. — 8 Michel, Recueil, 904, 965; cf. Tœptïcr, Att. Gen. p 80 et 90; A. Mommsen, Feste der Stadt Ath. p. 209 ; Foucart, Grands mystères d’Eleusis , p. 89 sq. — 9 Inschr. von Olympia , 59, 79, 82, 89-92, 93, 100-103, 110, 117, 118, 121. 122, 126, 413; Boulé, Étud. sur le Pélop. p. 269, p. 278. p. 300; oi.ympia, IV, p. 1796; Wcniger, Klio, V (1905), p. 214-218. — 10 C’est par erreur, scmble-t-il, que le mot est écrit ynooitovSosôjot dans l’inscr. d'Olympie, n° 121, l. 18. — 11 Cf. Beulé, Op. cit, p. 320. — 12 C’est du moins ce «pii avait lieu à Delphes pour les hérauts sacrés ; Michel, Recueil, 70 i, L 13.
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