‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 109 sur 327 · FAUX · texte numérisé non relu

FAUX

les grands personnages. C'est ce qui est exprimé dans la phrase /a jce* suhmittere .

4. Fasces laureati. Quand un général avait remporté une victoire, on ornait de feuilles de lauriers les faisceaux, qui étaient portés devant lui (laureati, Cic. Div. I, 28 ; ad Jtt. viii, 3) ; les empereurs ajoutaient aussi un ornement pareil à leurs propres faisceaux en l'honneur de ceux de leurs officiers qui avaient ohtenu un briUant succès ( Tac; ^nn. xill, 3). Dans ces occasions, on plaçait une branche de laurier en haut des baguettes, comme le montre la figure à maingauchede la gravure ci-joiute, qui représente les faisceaux portés par un licteur devant l'empereur Vespasien, d'après un basrelief; ou on fixait sur ces mêmes baguettes une couronne de laurier, comme dans la figure à main droite, prise d'une monnaie consulaire,

b. Fasces versi. Dans un deuil ou aux funérailles des chefs, les faisceaux étaient renversés {'versi,Tac. y^/i/i. lU, 2), c'està-dire portés avec la hache en bas, comme nos soldats portent leurs fusils en pareille occasion ; et quelquefois , comme aux funérailles de Drusus, les baguettes étaient hrhée& (fracli fasces, Pedo Albin. £1. I, 177).

FASELUS. Voy. Phaselus,

FASTI. Almanachsgravés sur lapierre ou le marbre et exposés dans quelques endroits publics de la ville pour être vus et consultés de tout le monde. Us étaient de deux sortes :

1 . Fastisacrioufcalendares; ils étaient fort semblables à nos aimanachs, contenant une liste des jours et des mois de l'année; le lever et le coucher des étoiles fixes; les jours de marché; les fêtes; les jours on siégeaient les tribunaux ; ceux qui étaient regardés comme de mauvais «ugure et malheureux. On y ajoutait une tahie chronologique, énuméraiit les événements importants de l'histoire de la nation, commel'anuiversaired'unegrande bataille, la dédicace d'un temple, etc., ainsi qu'on peut le conclure des différents fragments originaux qu'on a conservés.

2. Fasti annales ou historîci. Registres contenant les noms des consuls et autres magistrats, avec la date de leur entrée en chargeet celle de leur retraite, inscrite sur des tables de marbre ou de bronze et conservés dans les archives de l'État. Une longue liste des fasti consulares qui fut, à ce qu'on suppose, gravée sous Tibère, se voit encore au Capitule de Rome.

FASTIGIUM. Littéralement le haut d'un fronton ou la partie qui le couronne, formée par les deux côtés convergents du toit. Par extension, on employa ce mot, dans un sens plus général, pour le fronton entier d'un édifice religieux. On entend par fastigium toute la figure triangulaire, composée de la corniche de

l'entablement qui forme sa base, des deux corniches convergentes aux côtés et du tjmpanum ou surface plate A, qu'elles enferment (Vitruv. m, 5, 12 et 13; Cic. de Orat. m, 46; Liv. xL, 2).

2. Quand ce mot s'applique aux maisons particulières, il désigne un toit s'élevant en pointe au sommet, par opposition aux toits plats (Cic. adQ. Fr. m, 1, 14); ou il implique que le devant de la maison était couvert par un portique et un fronton covava&Xe pronaos d'un temple; honneur qui n'était pas accordé aux particuliers , mais qui était décerné par les Romains à leurs empereurs, comme marque de leur divinité (Cic. Pliil. ii , 43 ; Florus, iv, 2).

FATUI et FATUiE. Idiots des deux sexes qu'on achetait comme esclaves et qu'on gardait dans les grandes familles romaines pour amuser par leur stupidité (Senec. Ep. 50).

FAUX. Dans son sens primitif, ce mot signifie l'œsophage ou entrée de l'estomac. Par extension , il sert à désigner tout passage étroit ou entrée resserrée dans les œuvres de la nature ou dans celles de l'art ; mais il s'applique spécialement au passage étroit qui établissait

FEMINAUA.

une communication entre les deux divisions principales d'une maison romaine,

Vatrinm et \e peristj lium. II était situé à côté du tabiinum ; et , comme il y en avait souvent deux , un de chaque côté de cette pièce, on se sert habituellement du pluriel fauces (Vitruv. VI, 3, 6). Il obviait à l'inconvénient de faire du tahlinum une chambre de passage, et servait à établir une communication facile entre les diverses parties d'une maison, quand le tablinum était fermé avec des paravents. Sa position relativement aux autres pièces de la maison se comprendra, si on se reporte au plan du mot DoMUS où il est marqué e, et ou pourra juger de l'aspect général par la gravure cijointe, qui représente une vue de la maison des Dioscures, à Pompéi ; le plafond seul est restauré. Le premier plan montre l'intérieur de l'atrium avec son /wîpluvium dans le plancher : le large et profond enfoncement qui est derrière sur la gauche est uu tablinum ouvert par lequel on voit le péristyle; et la porte sombre et basse à côté est la faux qui ouvre à l'extrémité sur le péristyle de la même façon qu'elle ouvre sur l'atrium par le côté qu'on voit ici.

2. Ce mot , au pluriel, désignait des stalles ou écuries pour les chevaux et les chars du cirque (Ennius , ap. Cic. Div. I, 48 ; Cassiodor. Far. Ep. m, 61).

Voy. Cascer, 2, où l'objet est décrit et figuré.

FAVISS^î;. Caveaux construits sous nn temple, dans lesquels les instruments sacrés, les ornements, le mobilier et en

général tout ce qui appartenait à l'édifice, étaient serrés quand ils n'étaient plus propres au service (Varro, ap. Gell. II, 10 ; Brocchi, Suolodi Roma, p. 152). trois caveaux de cette nature ont été découverts sous les ruines d'un temple ancien à Fiésoles, remplis d'instruments de musique brisés, de divers objets et ustensiles en ivoire et en bronze , ainsi que d'idoles, de lampes et de vases d'ar • gile, tous endommagés et mutilés {Giornal. y4rcad. tom. m, p. 119).

FAVUS. Dalle ou table de marbre, taillée en hexagone, comme les cellules d'une ruche (/aw) dont on se servait

pour faire les pavés de l'espèce appelée sectilia (Vitruv. VII, I, 4). La gravure ci-jointe représente une partie du pavé des Thermes de Titus, à Rome; ce sont des dalles de marbre fin de l'espèce nommée pavonazzetto.

FAX (pavôç). Torche faite d'un morceau de bois résineux, taillé en pointe et trempé dans l'huile ou la poix ; ou d'étoupes imprégnées de cire, V:^ de suif, de poix, de résine et )f^j d'autres madères inflammables, enfermées dans un tube de métal ou dans un paquet de lattes liées ensemble (/rtCM/a°), comme on le voit dans la gravure ci« jointe , tirée de la colonne de Marc-Aurèle (Virg. Georg. i, 291; Liv. xxii, 16; Plin. U. N. xix,

FECL\LTS. Voy. Fetiales.

FËMINALIAou FEMORALL^. Culottes courtes ou caleçons qui couvraient les cuisses {femorà) , attachés autour de la ceinture, et se terminaient nn peu audessous du genou (Suet. Âug. 82 ; Isidor. Orig. xix, 22,29), comme dans la figure ci-jointe, prise de la colonne Trajane. Ce vêtement n'était pas habitueliemeot porté par les Romains des premiers

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