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Trou percé dans le lobe de l'oreille

FENESTBCLA.

FERKTRCM.

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pour recevoir l'annea» d'un pendant ou d'une boucle d'oreille (Juv, I, 104). On a trouvé plusieurs statues avec des trous pratiqués dans le marbre par lesquels on introduisait de véritables boucles d'oreilles. La figure cijoiute, prise d'un buste trouvé à Herculanum, en offre un spécimen.

Les trous des oreilles subsistent encore et la pupille de l'œil est aussi creusée pour y recevoir une pupille artificielle. FENESTRULA. Même sens que Fe-

NESTELLA (Apul. Met. IX, p. 208).

FERCULUM. Dans un sens général, ce sur quoi une cliose est portée ; forme contractée pour Fericcldm. Ce mot désigne spécialement un plateau sur lequel plusieurs plats étaient apportés à la fois de la cuisine dans la salle à manger (Petr. Sat. 36 et 3'J ; Snet. .4ug. 74); et par extension les plats établis sur ce plateau et qui constituaientce que nous appelons un service ou une entrée (Hor. Sat. Il, 6, 104; Plin. H. N. xxxiil, 47 ; Juv. 1, 94).

2. Sorte de table à brancards, qu'un certain nombre d'hommes portaient sur leurs épaules dans les pompes solennelles, et sur laquelle était placé tout objet digne d'attention pour être exposé, dans «me situation élevée, à la vue de tous; par exemple, les images des dieux, dans le cortège du cirque (Suet. Jul. 76 ; cf. Cic. Off. I, 36), les dépouilles des nations conquises dans un triomphe (Suet.

Jul. 37 ); les captifs même, quand ils

étaient de quelque importance , étaient soumis à cette exposition cruelle (Senec. Herc.OEt. 110). La gravure, prise d'un bas-relief de l'arc de Titus , représente huit soldats romains dans le triomphe de cet empereur, après la conquête de Jérusalem , portant les dépouilles du temple, la table d'or (I Reg. VII, 48 ) et les trompettes , placées sur un ferculum. Un autre bas-relief du même arc représente un groupe transportant de la même manière le chandelier d'or. Une frise montre une statue du Jourdain personnifié transportée de même. On voit sur un sarcophage du musée Pio-Clémentin trois captifs, deux hommes et une femme, portés par six soldats sur un ferculum de la même espèce.

FERENTARIl. Corps de soldats des armées romainesclassés parmi la levis armatura ou troupes armées à la légère (Veg. Mil. I, 20 ; Nonius , s. v.) Ils n'étaient pasdestinésà combattre de près, n'ayant pas d'armes défensives, et, en fait d'armes offensives, celles seulement qu'on devait lancer de loin [quae ferrentur, non qux tenerentur ; Non. s. v. Decuriones; cf. Festus, s. V,)', de là vient qu'ils sont quelquefois rangés parmi les Accensi. Ils étaient postés sur les ailes dans l'ordre de bataille, et ils étaient principalement employés à commencer l'attaque par une décharge de traits (Sali. Ca^ 60 ; Veg. /. c.) ; ou quelquefois, comme les Rorarù, placés au milieu des rangs des troupes pesamment armées pour inquiéter l'ennemi (Tac. Ann. xii, 35).

2.7!;yH//«/'e/ert/ar;/.Cavaliersdumême genre, munis de javelines qu'ils lançaient de loin , au lieu de se servir de la lance de cavalerie que l'on tenait en arrêt : Qui ea modo habebant arma qux ferrentur, ut jaculum (Varro, L, L. Vil, 57).

FERETRUM (?ép£Tpov).Motgrecdont

les Romains exprimaient le sens par caputus (Serv. ad Virg. y£/>. vi, 2i2). 11

FKRRARIA.

désignait une bière dans laquelle un mort était porté au tombeau ou au bùcber ( Virg. jEn. VI, 222 ; Ov. Met. m, 508). On voit dans la gravure ci-jointe un ferelrum d'après une tombe de marbre à Rome. [ Le mot fierté , dérivé de feretrum , s'emploie quelquefois pour désigner une châsse où l'on place les reliques des saints.]

2. Même sens que Ferculancm, 2 (Sil. Ital, X, 566; xvii, 630).

FKRRARIA, sous-entendu fodina et officina. Mine de fer, fonderie de fer, et atelier de forgeron (Caes. B. G. Tll, 22; Liv. xxxiv, 21).

FERRARIUS,sous-entendu/a^er.Forgeron , armurier, qui travaille le fer à l'exclusion des autres métaux ( Plant.

Rud. II, 6,47; Inscript, ap. Spon. Miscell. antiq. p. 66). La gravure représente Vulcain et ses compagnons à leur forge, d'après un bas-relief romain.

FEKRITERIUM. Prison où les esclaves étaient tenus aux fers (Plant. Most. III, 2, 55), comme Ergastulcm.

FERRITERIUS. Esclave tenu aux fers (Plant Trin. iv, 3, 14). Voy. Cohpk- DITUS.

FERRITRIBAX(Plaut. 3/ojf,ii,l,9).

Même sens que le mot précédent.

FERULA (vàpOTiî). F<^rto«//, plante dont lesanciens seservaient souvent pour infliger de légers châtiments ; de là, férule d'un maître d'école pour frapper les enfants sur la main (Juv.>9a/.i, 15), ou sur le dos (Apul. Met. IX, p. 196) ; ou cravache (Ov. y^. y/m. I, 546), et canne pour punir les esclaves coupables de fautes peu graves (Hor. 5a/. i, 3, 119;Juv. 7,470). Comme instrument de punition , la /'c-

rula était le moins cruel de ceux qu'employaient les anciens.

FESTRA. Ancienne manière d'écrire Fenestra (Festus , s. i;.; Petr. Fragm.

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