‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 125 sur 327 · OL,T · texte numérisé non relu

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sont représentés dans la gravure ci-jointe, d'après une ancienne peinture contenant des vues de plusieurs emplacements de la ville de Rome, avec leurs noms inscrits au-dessus de chacun. Cette gravure montre distinctement la manière dont une place de marché chez les anciens était disposée et enfermée (Varr. L. L.y, 146). 3. Forum , c'est-à-dire vaste place découverte d'un genre à i>eu près semblable à celle que nous venons de décrire, mais tracée sur nue échelle beaucoup plus grande, et destinée aux assemblées publiques qui se tenaient en plein air et au règlement des affaires judiciaires et commerciales, plutôt qu'a servir de simple marché aux provisions (Varro, R. R. v, 145). Elle était entourée par les principaux édifices publics, cours de justice, basiliques, temples, et par de spacieuses colonnades d'un ou de plusieurs étages

FORl'M.

FORVM.

dans lesquelles les marchands les banquiers, les usuriers avaient leurs comptoirs et faisaient leur trafic (Vitruv. v, 1 , 2). Une reste rien maintenant du fameux forum romain, que les débris de quelquesuns des édifices qu'il contenait ou qui l'entouraient ; ils s'élèvent avec une majesté solitaire , ou sont disséminés parmi les édifices modernes quiencombrent l'emplacement du forum. Son ancien niveau est enseveli sous trois ou quatre pieds de terre et de décombres, de telle sorte que la place même qu'il occupait, avec ses dimensions, est un des points les plus contestés delà topographie romaine. Mais

les fouilles de Pompéi ont mis à découvert le forum de cette ville, dont les restes sout assez considérables pour nous permettre de tracer le plan des différents édifices qui l'entourent et d'indiquer l'usage probable de chacun d'eux : on aura ainsi une idée générale de l'aspect ordinaire de ces places et de la manière dont elles étaient disposées. Varea centrale est pavée de larges dalles carrées, sur lesquelles on voit encore des bases pour plusieurs statues; elle est entourée d'une colonnade dorique à deux étages, le long de laquelle règne une suite d'édifices élevés et spacieux. L'entrée principale est un

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arc {fornix), A, sur le coin à main gauche du plan, et à côté d'un temple d'ordre corinthien , B, qu'on suppose avoir été consacré à Jupiter. De l'autre côté du

temple , à main droite, est une seconde entrée du forum, et à côté la prison publique (carcer), c, dans laquelle on a trouvé les ossements de deux hommes

avec les fers aux pieds. Adjacent à cette entrée , est un long et peu profond édifice, D, qui a plusieurs entrées sur la colonnade, et qui aurait été, selon la conjecture des antiquaires napolitains , un grenier public (liorreum). L'édifice qui suit est un autre temple d'ordre corinthien, E, consacré à Vénus, comme semble le prouver une inscription trouvée en ce lieu. Il est sur une area enfermée par un mur nu et un péristyle, dont la principale entrée ouvre sur une rue latérale qui aboutit au forum et court le long de la basilique, F, au delà de laquelle sont trois maisons particulières hors des limites du" forum. Le côté le plus éloigné ou le côté sud du carré est occupé par trois édifices publics, G, H, l, qui se ressemblent pourleplan et les dimensions. Ils ont été tous décorés de colonnes et de statues dont il reste encore des débris sur le plancher, mais qui ue suffisent pas pour décider à quel usage ces édifices servaient. On conjecture simplement que le premier était une maison de consul {curia) ; le second, le trésor ( xrariurn); et le dernier une seconde curie. Au delà est une autre rue, ouvrant sur le forum; en tournant l'angle, on trouve les débris d'un édifice carré , K, auquel on ne peut assigner d'usage satisfaisant. L'espace qui est derrière est occupé par l'emplacement de trois maisons privées. Vient ensuite une large pièce de terrain , L , entourée par une colonnade (porticus) et un cloître (crypta), et décorée sur le devant, là où elle fait face au forum, d'un portique d'entrée ou vestibule fort spacieux {clialcidicum), toutes constructions faites aux frais d'une femme nommée Eumachia.

Au delà est un petit temple, M, sur une base élevée, et consacré, selon quelques auteurs, à Mercure, et selon d'autres, à Quirinus. Tout près était un édifice, N, avec une large tribune demi-circulaire ou abside à l'extrémité, qu'on suppose avoir été une salle de réunion pour les Augustales, ou une maison commiuie ( senaculum) pour le sénat de Pompéi. Le derrière de ces deux bâtiments est couvert par le local appartenant à un établissement de foulon (fullonica). La dernière construction, o, est un édifice magnifique

avec diverses dépendances, appelé communément le Panthéon, à cause de douze piédestaux placés en cercle autour d'un autel qui est au centre et qui supportait jadis, à ce qu'on suppose, les statues des Dii Magni ou des douze divinités principales ; mais le genre des décorations et les sujets des peintures nombreuses qui ornaient les murailles, donnent beaucoup de vraisemblance à une conjecture ingénieuse qui fait de cet édifice une salle de banquet appartenant aux Augustales.

4. (Peut-être ûiroXY)viov ). Partie spéciale du pressoir où l'on faisait du vin ou de l'huile (Varro, i, 54, 2; Columell. xi, 2, 71; XII, 18, 3). Dans tous ces passages, elle est énumérée avec les presses, les instruments et les vases qu'on employait à cet effet. Le nom s'adapterait bien aux parties marquées H H sur le plan du pressoir trouvé dans les fouilles de Stabia, qui est donné au mot Torccla-

RIDM.

FORUS. Même sens que FoRCM (Lucil. Sat. III, 23, Gerlach.; Pompon, ap. Non. I, p. 206).

2. Forus al eator'ius . Table à dés (Sueton. j4ugust. 71; Senec. Consol, ad Polyh. 36).

FOSSOR (ôpûxTTi;). Terrassier (Inscript, ap. Murât. 1970, 3), ou mineur ( Stat. Theh. Il, 418), c'est-à-dire qui

/(9M«7/e profondément le sol ou qui extrait eu creusant avec un instrument à pointe aiguë , comme la pioche ( dolabra fossaria) ; c'est ce que montre la gravure ci-

FRIGIRARIUM.

jointe, représentant un terrassier à l'œuvre dans les catacombes de Rome, d'après une peinture sépulcrale de l'ère chrétienne. La lampe placée à côté de lui indique qu'il travaille sous terre.

2. Comme le terrassier faisait usage de la bêche (palà) pour enlever la terre qu'il avait remuée avec la pioche [dolahra), le mot est aussi employé pour désigner celui qui dans les champs retourne

ou creuse le sol avec une bêche (Virg. Georg. II, 264; Pallad. I, 6, WS, comme on le voit dans le spécimen ci-joint, d'après une peinture du même genre que ia dernière.

FRACES ( dtéiAçuXa). Cosses de l'olive, après que le jus a été extrait du fruit broyé et pressé (Cato, R. R. 56 et 64 ).

FRAMEA. Lance dont se servaient les Germains; elle avait une tête de fer courte, mais fort aiguë, et était employée

comme pique dans la mêlée et comme trait pour lancer (Tac. Germ. 6) : c'est de cette façon que s'en sert la ligure cijointe, représentant un guerrier germain sur la colonne de Marc-Anrèle.

FRENUM et FRiïlNUM (xaXivéc).

Bride de cheval , comprenant le mors, la

têtière et les rênes (Cic. Hor. Virg.). Le

spécimen est copié de l'arc de Septime Sévère.

FRIGIDARIUM. Place fraîche ou garde-manger pour conserver la viande (Lucil. Sat. VIII, 7, éd. Gerlach.).

2. Une des chambres mentionnées par Vitruve, comme appartenant aux bains d'un gymnase (Vilruv. v, 11,2); mais il n'en indique pas l'usage et la nature précise, et il est difficile de les déterminer. Toutefois elle était certainement distincte du bain d'eau froide [frigida lavatio) avec lequel elle est énumérée : et sa place était à un angle opposé de l'édifice et près de la chambre aux huiles (eiœothesiiim), précisément comme le représente une peinture des Thermes de Titus, donnée au mot Cella, 5. En raisonnant par analogie et d'après le sens dans lequel Lucilius emploie ce mot (voy. n° 1), nous pourrions conclure que c'était une chambre qui ne contenait pas de bain, mais qui était simplement tenue à une basse température pour donner du ton au corps après l'épuisement du laconicum ou bain de vapeur, par ua procédé moins violent qu'un bain immédiat d'eau froide ; c'était une pratique fort commune chez les anciens. La difficulté qu'ils éprouvaient à établir une distinction entre les deux expressions frigidarium et frigida lavatio, dans le passage de Vitruve précité, a conduit Mariui et le professeur Recker avec lui à changer la première leçon en tepidarium; mais la peinture à laquelle nous renvoyons, tirée des Thermes de Titus, où l'on voit un frigidarium attenant à un elœothesium , comme l'enseigne Vitruve , suffit pour établir l'authenticité de la leçon originale.

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