FUCUS
contenant de Teaii froide dans des Ijaias (Vitruv. V, 10). La manière ingénieuse dont les anciens disposaient les différentes chaudières et cuves nécessaires pour alimenter leurs bains de manière à dépenser le moins d'eau et de bois possible , est indiquée par la gravure cijointe , prise d'une peinture des Thermes de Titus , à Rome. La chaudière pour l'eau chaude ( caldarium ) était placée immédiatement sur le fourneau ; au-dessus, ou à tme grande distance du feu, était une autre chaudière [tepidarlum) qui remplaçait immédiatement le vide laissé dans la chaudière quand l'eau chaude en était tirée, par une égale quantité de liquide élevé déjà à une température modérée , et était elle-même pareillement remplie par l'ean du réservoir d'eau froide {frigidarium), qui, comme le montre la figure, était complètement éloigné de la chaleur du feu.
FRITILLUS ( çifiô; ). Cornet à dés , fait comme ceux dont on se sert encore,
avec des intervalles gradués à l'intérieur pour donner aux dés pendant qu'ils descendent un mouvement de rotation, ainsi que le montre le spécimen, d'après un original trouvé dans une fouille à Rome. FROiNS. Ce mot s'applique aux livres ; au pluriel , f routes géminée (Ov. Trist.
I, 1, H; Tibull.
III, 1, 13). les deux surfaces extérieures ou bases d'un rouleau de papyrus , etc., quand il était roulé de manière à former un volume
{'volumen ) : elles étaient unies et polies avec la pierre ponce, et teintes en noir quand le rouleau était achevé. On voit dans la gravure une boîte de livres, d'après une peinture de Pompéi, dans laquelle il y a hui^ rouleaux , présentant chacun un de leurs frontes,
FRONTALE (âtiiTuÇ). Bandeau placé en travers du front des chevaux (Plin. H. N. XXXVII, 174), comme le montre la figure ci-jointe , d'après un vase d'argile. Elle consistait quelquefois en une plaque d'or (Hom.
11. V, 358), et, chez les personnes de condition royale, elle était souvent enrichie de pierres précieuses (Plin. /. c).
2. Les auteurs grecs font aussi usage du même mot pour désigner le bandeau placé d'une manière semblable sur le front des femmes, phis particulièrement des divinilés(Hom.
//. XXII, 469; Hes. / V Theng. 916), comme le montre la figure ci-jointe, d'après un vase d'argile.
3. (TtpopLexwTTiSiov, Gloss. Vet). Plaque de métal placée comme défense surle front et l'os frontal des chevaux appartenant à la cavalerie pesamment armée des Grecs et des Romains (Arrian. Tact. p. 15 ; Xen. Cyr. iv, 1; ^na/>. i, 7). Cet usage fut introduit par les Mèdes ou les Perses ; les éléphants , quand ils étaient caparaçonnés pour l'action, étaient munis d'iuie défense de même nature (Liv.