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Arme de même forme et de même

caractère employée par la classe des gla-

diateurs appelés Retiar'ti; ils s'en servaient pour attaquer leurs adversaires, après les avoir embarrassés en leur jetant un filet sur la tète, comme le représente la gravure ci-joinle, prise d'une ancienne mosaïque (Suet. Cal. 30; Juv. ii, 143, et VIII, 203 sqq.).

FUSCliNULA. Diminutif de Fcscina.

Fourchette à découper et fourchette à manger (Vulg. £xod. XXVII, 3). L'absence de tout nom spécial pour des objets

de ce genre dans les anciens auteurs grecs et latins qui nous sont parvenus, a faire croire généralement que les anciens ne connaissaient pas cet ustensile de table si commode. Cependant il est bien certain que la plupart des contrées de l'Europe en ont emprunté l'usage à l'Italie, où il était partout répandu longtemps avant que les autres nations eussent appris à s'en servir (Coryate, Crudities, p. 60, Londres, 1776). D'ailluurs les deux spécimens ici donnés suffisent ponr prouver que les fourchettes étaient employées par les anciens aux mêmes usages qu'aujourd'hui, du moins dans certaines contrées, bien qu'on n'ait pas découvert positivement sous quel nom on les désignait. Le premier représente une fourchette d'argent à deux branches, trouvée dans une ruine sur la voie Appienne (Gaylus, Recueil, III, 84); l'autre une fourchette à cinq branches, dont une est brisée, et qui ressemble à nos fourchettes d'argent ; elle a été trouvée dans une tombe à Paestum et est conservée maintenant au musée de Naples. L'authenticité de la première a été mise en doute par ceux qui ne sont pas disposés à admettre que les anciens connussent de tels ustensiles (Beckman , Hist. of Inventions, II, p. 407-413, Londres, 1846). 11 est possible que le comte de Caylus ait été trompé par la personne dont il l'acheta, quoique l'élégance de cet objet témoigne de son authenticité, et rappelle le style ordinaire des fabriques anciennes, dans lesquelles les arts

du dessin étaient universellement em-

filoyés pour orner même les ustensiles es plus communs qui servaient aux besoins de la vie journalière, ftuant à la fourchette de la tombe de Paestum, il ne peut s'élever aucun doute. La même tombe abondait en objets intéressants pour les antiquaires et a fourni pour ce dictionn;'.ire plus de sept gravures, dont plusieurs sont uniques dans leur genre : la lance avec une aiua, au mot Ansatus; le gril, au mot Craticdla; les chenets, au i mot VaRjE; le bâton de commandement, au mot Phalange ; le casque, les jambières, le ceinturon et la cuirasse, aux mots Bucccl.*, Ocrea, Cingclum, 4, LORICA, 1. Les Romains se servaientils réellement du mot que nous donnons pour désigner une fourchette à manger?

C'est un point controversable. Certainement le mot n'est appuyé par aucune autorité classique. Le grec xpe^Yp*) correspond indubitablement au latin liarpago, croc à pendre la viande; les mots furca, fascina, furcula , et furc'illa sont toujours appliqués dans les passages où on les rencontre à des instruments de dimensions plus considérable que les fourchettes à manger; mais la signification précise des diminutifs en latin est fort diverse et fort arbitraire. Certainement, furcula ou furcilla aurait pu être employé avec propriété pour une fourchette à deux branches comme la figure de dessus, et fuscinula pour une fourchette avec un plus grand nombre de branches, comme celle de dessous.

FUSORIUM. Égouttoir ou puisard d'un évier de cuisine, etc. (Pallad. l, 37, 4,etl7, 1).

FUSTERNA, Partie supérieure d'une perche de sapin qui est garnie de branches, par opjMîsition à la partie inférieure (sapinus) qui n'a pas de nœuds (Plin. H.N.Wl, 39,76).

FUSTIBALUS. Instrument pour lancer des pierres, consistant en une perche de l'",20 à peu près, avec une fronde attachée au centre ; elle était mise en mouvement par les deux mains pour la faire tourner, et lançait les pierres avec une grande violence (Veg. Mil. m, 14).

FUSTUARIUM (luXoxonia). Chàti-

ment infligé aux soldats pour désertion ou pour autres fautes graves : le coupable était battu jusqu'à la mort avec de lourds bâtons (fastes) dont ses camarades le frappaient (Liv. v, 6 ; Cic. Phil. m, 6 ; Serv. ad Virg. yEn. vi, 825).

FUSUS (âxpaxTo;). Fuseau, fait habituellement d'un bâton long environ de 0'",30 et employé avec la / quenouille (colus) pour filer la laine ou le lin (Plin. H.

N. Xl,'27;0v. Met. yi, 22; Tibull. Il, 1,64). Cette opération a été décrite tout au long au mot Neo. La petite figure dans la gravure représente un fuseau dout se sert Léda , dans une peinture de Pompéi; lesdeux autres sont tirés d'un modèle égyptien ; celui qui est à main droite montre l'instrument avant qu'on l'emploie, l'autre, tel qu'il doit paraître quand le fil est formé et le granit tout à l'entour.

FUTILE. Vase à large bouche et à fond terminé en pointe aiguë, comme le spécimen ci-joint, d'après un modèle trouvé à Rome. Ces vases servaient primitivement au culte de Vesta, et on leur donna cette forme pour que les ministres de la déesse ne pussent pas les déposer quand ils étaient pleins d'eau. En effet, il était défendu par les rites religieux de déposer à terre les vases qui contenaient l'eau employée dans les cérémonies du culte (Serv. a^ Virg. AUn. XI, 339; Donat. ad Terent. Jndr. m, 6,3).

GABALUS. Ce mot vient , à ce qu'on dit, de l'hébreu et équivaut au latin Cbcx, croix ou pieu sur lequel les criminels étaient empalés(Yarr. a/;. Non. 5. -v.). Par extension, ce mot est employé pour désigner un vaurien ou quelqu'un qui

méritait l'emplacement (Macrin. Imp. ap.

Capitolin. II).

GABATA. Espèce particulière de plat, pour le service de la table, à la mode chez les Romains du temps de Martial.

On ue sait pas quelle en était la forme (Mart.vii. 48; xi , 31).

G;ESUM (yaïffov). Javeline très-forte et très-pesante, qui parait avoir été faite, tète et manche, de fer massif (Pollux, VII, 156), et avoir été employé comme trait plutôt que comme lance ((^ses. B. G. m, 4). Chaque guerrier, en effet, en portait deux pour sa part (Varro, ap.

Non. s. l'.y. Cette arme était d'origine gauloise (Virg. ^n. viil, 662), quoi- <|u'eUe fût quelquefois employée par les Romains (Liv. viil, 8), par les Ibériens(Athen. vi, 106), par les Carthaginois (Liv. XXVI, 6; Sil. Ital. ii, 444), et par les Grecs (Stat. Theb. ly, 64).

GALBANATUS. Portant des vêtements de couleur jaune, galhana ( Mart. m, 82).

GALBANUM. Vêtement de couleur jaune; il indiquait la fatuité ou des mœurs efféminées, quand il était porté par des hommes (juv. u, 96; cf. Mart.

GALEA ( xpàvo;, icôpuç, irepixeçâ- Xotiov). Dans son sens rigoureux ce mot était employé primitivement pour désigner un casque de peau ou de cuir, par opposition à cassis, qui signiGait un casque de métal; mais, comme cette dernière matière fut généralement substituée au cuir chez les Romains, dès le temps de Camille, on perdit bientôt de vue la distinction primitive, et le mot D-alea fut employé par tout le monde pour indiquer toute espèce de casque (Isidor. Orig. xvill, 14; Ov. Met. vill, 25;

présente une vue de face et une vue de côté d'un casque romain en bronze trouvé à Pompéi, où on en a découvert plusieurs autres de forme et de caractère semblables. Il contient toutes les parties du casque romain ordinaire : lecimierau haut du casque, auquel était attachée une aigrette de plumes ou une crinière de cheval ; une saillie en avant et par derrière pour protéger le front et la nuque; les mentonnières par lesquelles le casque était attaché sous le menton ; et une visière percée de trous qui couvrait toute la figure comme un masque. Le petit ornement, placé à côté de la partie bombée du casque et qui ressemble à une coquille, était destiné à tenir une plume, comme on le voit dans la figure au mot SiCARiDS.

2. Les casques ordinaires portés par les soldats romains sur les arcs de triomphe et les colonnes sont d'un caractère plus simple; ils sont plus petits, sans visière, mais avec des mentionnières, et, au lieu d'aigrette, ils ont un nœud ou un anneau au sommet, comme on le voit

dans les spécimens ci-joints, pris de la colonne Trajane.

3. Les casques des centurions ressemblaient à ceux que nous avons donnés dans la dernière gravure; mais ils étaient munis d'un cimier, comme on le voit dans la première gravure ; quelquefois ce cimier était plaqué d'argent et orné de plu-

Virg. ^«,v, 490). La gravure ci-jointe I mes sombres, qui s'élevaient à une hauteur

GALRA.

considérable (Polyb. vi, 23) et étaient, placées en travers sur le cimier {Veg.

Mil. II, 16) de manière à s'incliner en avant et à se rabattre tout autour, ainsi que le représente la gravure ci-dessus, ])rise d'une des plaques de l'arc de Constantin, qui appartenait primitivement à l'arc de Trajan.

5. Les casques de» généraux et des officiers supérieurs étaient ornés avec plus de travail et ressemblaient aux casques grecs du dernier style. Ils sont rarement représentés par la sculpture ou la peinture; car les grands personnages ont presque toujours la tète nue.

6. Galea pellibus tecta. Les portedrapean sur les arcs et les colonnes sont uni\ersellement représentés comme Végèce les décrit (M/7. Il, 16) avec un casque étroit, sur lequel sont tirées la tète et la peau de quelque bête féroce, de

telle façon que la figure apparaît à travers la mâchoire entr'ouverte et qu'on ne voit rien du casque, excepté les mentonnières des deux côtés de la figure, comme le représente la gravure ci-jointe, prise de la colonne Trajane.

6. Galea venatoria. Casque de cuir ou de fourrure porté par les chasseurs (Nepos, Dat. 3); voy. les spécimens aux mots CuDO et Galerus, 1 .

7. (aCi)à)7tiç). L'ancien casque grec des âges héroïques était d'un caractère tout différent de ceux que nous avons décrits jusqu'ici ; il avait un masque immobile

lement deux trous pour les yeux, de telle sorte que quand on le tirait, il couvrait et cachait entièrement le visage, de là l'expression galets ahscondunt ora (Sil.

liai. XIV, 636 ; cf. Stat. Theh. xi, 373). La gravure représente deux casques de ce génie, tous deux d'après des vases d'argile : le premier à gauche, tiré sur la figure, le second tel qu'on le portait, quand on le remontait avant ou après le combat.

8. La forme que nous venons de décrire tomba bientôt en désuétude, et alors les casques grecs réguliers furent faitssur un modèle ressemblant en général aux spécimens ci-joints, tirés de vases d'argile ; ils se composèrent des parties distinctes qui suivent, xwvoi; {apex), le cimier au haut du casque, auquel l'aigrette était fixée; Xôço; [crista], l'aigrette, consistant en une crinière de cheval : il y en avait quelquefois deux ou trois, comme dans la fi-

qui s'adaptait à la figure, et laissait seu-

gure à main droite ; yEtaov, saillie sur le devant de la figure comme un appentis , quelquefois mobile, mais plus habituellement fixée; TtapaYvaÔîôe; [hucculœ], mentonnières, attachées de chaque côté du casque par des charnières, et fixées sous le menton par un bouton ou un fermoir ; çâXo;, ornement brillant, formé généralement par quelque figure en relief qu'on plaçait sur diverses parties du casque.

Dans la figure à main droite, le çdtXoçse compose de deux griffons, l'un de chaque côté du cimier : un tel casque était appelé en conséquence à|/.çtça).o ;. Dans d'autres spécimens, l'aigrette elle-même est supportée par une figure semblable, ainsi que le décritHomère(//.xiii, 6 14), juste

GALEOLA.

au-dessous du panache. Quelquefois on le» voit s'avançant en un relief très-hardi sur le devant et sur les côtés du casque, comme dans la statue colossale de Minerve, quand le casque était appelé à(Ji- 7 îcpaXoç ; s'ils étaient assez considérables, les (pàXoi , dans ce cas , se touchaient, ainsi que le dit Homère (//. xill, 132 ; XVI, 216).

GALEOLA. Large vase employé comme un acratophorum (voy.cemot), qui servait à tenir le vin avant qu'il fût mêlé pour être bu à table (Varro, d^ Vit. Pop. Rom., ap. Non. p. 547 ; Interp. Vet. ad Virg, Ed. VII. 33) ; il tirait évidemment son nom de ce qu'il avait une forme profonde et circulaire comme un casque.

GALERICULUM, diminutif de GALE- RUM. Bonnet de fourrure (Frontin. Strateg. IV, 7 , 29) ; perruque ( Suet. Otho, 13).

GALERITUS. Qui porte un bonnet de fourrure (Galeros) comme les premiers habitants du Latium ; et de là , par extension, vêtu grossièrement ou en paysan (Prop. IV, 1, 29).

GALERUSetGALERUM (xuvÉYi).Bonnet fait de la peau des animaux , et sur lequel on laissait la fourrure; il était porté par les paysans (Virg. Moret. 131); par les chasseurs (Grat. Cyiieg. 339) ; et par les anciens habitants du Latium, au lieu de casque (Virg. ^«. VI, 688). La figure ci-jointe est donnée par Du Choul {Castramet, p. 100), d'après un monument romain.

2. Bonnet de fourrure d'un caractère semblable, mais fait de la peau d'une victime immoléeà l'autel, et surmonté d'une

r loin te de bois d'oivier qi/entourait une touffe de laine (Serv. ad Virg. ^n.

Il, 683). Il était porté par les pontifes ( Apul. Apol. p.

441), et par les Salions (Juv. VIII , 208) ; la gravure ci-jointe en donne un spécimen d'après une médaille d'Antoine.

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