Perruque de faux cheveux (Juv. vi
120 ; Avian. Fab. x), cousue à un cuir de manière à s'adapter à la tête, comme on le fait encore maintenant (Tertull.
de Cuit. Fem.; Suet, Otho, 12; cf.
Ovid. A. Am. m, 165). Plusieurs des bustes de femmes , et même des statues représentan l des personnages historiques, conservées au Vatican et au Capitole, sont munies d'une sorte de perruque mobile faite quelquefois d'un marbre de couleur différente de celui du reste de la statue, et qu'on pouvait enlever et changer à volonté. Le buste ci-joint, d'après une statue de Julia Semiamira, mère de l'em-
pereur Héliogabale, en offre un spécimen. Toute la partie qui représente les cheveux est mobile, à l'exception des deux tresses sur les épaules , qui sont sculptées dans le bloc. Quelques antiquaires pensent que ces galeri étaient destinés à représenter des perruques et en concluent que c'était la mode à Rome, à l'époque où ces bustes furent exécutés , pour les femmes de tout âge , de raser leurs cheveux et de porter une perruque artificielle ; mais il est bien plus raisonnable de reconnaître dans cette singularité la frivolité des modes qui ehangent tous le^ jours, et d'y voir un expédient auquel recouraient les sculpteurs pour satisfaire la vanité de leurs patrons, qui, ne voulant pas voir leurs portraits avec une coiffure qui n'était plus en vogue , pouvaient la changer, suivantla vicissitude des modes, sans défigurer ou mutiler la statue.
GALLIC.Î^. Souliers gaulois, d'où vient le français galoches. C'étaient des sou • liers bas , n'allant pas tout à fait aussi haut que la cheville, avec une ou plusieurs semelles épaisses (Edict. Diodet.
p. 24), et nue petite empeigne qui était entièrement découverte sur le devant du