Voy. LoBiCA
HAMIOTA. Pécheur qui pèche avec une ligne et un hameçon (/jam«^),par opposition à celui qui pèche avec un filet (Plaut. Rud. II, 3, 5; Varro, ap. Non. s. T.). La gravure est tirée d'une peinture de Pompéi, dont les habitants sem-
blent avoir beaucoup aimé la distraction de la pèche à la ligne, peut-être à cause delà proximité du Sarno; car les paysages peints sur leurs maisons contiennent fréquemment la figure d'un pécheur à la ligne, qui porte toujours le chapeau particulier qu'on voit ici, ou un autre fort semblable, et tient un panier à poisson de la même forme que celui de notre figure.
HAMOTRAHONES. Sobriquet donné aux pêcheurs à la ligne, et aussi aux geôliers qui trahiaient le cadavre d'un criminel, après l'exécution , de la carnificïna aux degrés des Gémonies : par allusion, pour les uns, à l'hameçon (hamus), pour les autres , au croc de forme semblable
fiAMCLVS.
BAtlt>A.
(unciis, Hor. Oc/, i, 35, 20; Juv. Sat. x, 66), dont ils se sei-vaient (Festus, s. -v.).
HAMULUS. Diminutif de Hamus : petit hameçon (Plaut. Stick. n,2, 16;ApuI.
yipol. j). 460) ; instrument de chirurgie Ceisus, VII, 7, 4).
HAMUS (âY''-'<^'fpO'^)- Hameçon fait de dimensions différentes, et avec la même forme et le même caractère que les nôtres (Piaut. Cic. Hor. Ov.).
2. (âyxKTTpov). Les Grecs donnaient le même nom à un crochet qui était au haut d'une bobine (îtYivtov), autour de laquelle le fil, pour faire la trame en tissant, était enroulé (Plato, Rep. X, p. 616, c) ; il en était probablement de même chez les Romains, quoiqu'on ne trouve le mot avec ce sens dans aucun des passages que nous ayons; mais on voit parfaitement le crochet luimême dans la gravure cijointe, représentant, d'après une peinture de Pompéijla corbeille à ouvrage de Léda , qui contient deux bobines, munies chacune d'un crochet de ce genre, et quatre pelotes de fil filé prêtes pour être enroulées sur une bobine.
3. L'épine d'une ronce (Ov. Nux,lib) ; de là ce mot est appliqué au crochet de l'arme appelée liarpe (Ov. Met. IV, 719), qu'on attribue à Persée et à Mercure : il ressemble exactement à l'épine d'ime ronce, comme on le voit dans la figure ci-jointe, d'après unepeinturede Pompéi,
et montre d'une façon convaincante avec quelle impropriété le passage précité, ferrum curvo tenus abaidit hamo, est traduit habituellement : « Il enfonça son glaive jusqu'à la garde. »
4. Crochet ou épine de fer dont on assemblait plusieurs pour former une brosse ou un peigue, avec lesquels l'étoupe ou le lin brut était cardé et réduit en flocons égaux (Plin. H. N. xix, 3).
5. Le crochet ou l'anneau par lequel chaque plaque, dans une cotte de mailles flexible, était attachée à la plaque voisine,
au lieu d'être cousue à un fond de toile (Virg. ^n. III, 467), comme on l'explique et le figure au mot LoRicA, 6.
6. Instrument de chirurgie dont on n'a pu déterminer la nature précise (Ceisus, VII, 7, 15).
7 . Sorte de gâteau dont on ignore la nature (Apul. Met. x, p. 219).
HAPHE (àçT^). Le sable jaune répandu sur les lutteurs après qu'on les avait oints, pour qu'ils pussent avoir plus de prise l'un sur l'autre (Mart. vu, 67); de là un nuage de poussière s'élevant sous les pieds, dont Sénèque (Ep. 57 ) se plaint d'avoir été étouffé dans la grotte de Pausilippe. Dans la première gravure du mot LuCTA, on voit sur le sol un panier entre les deux lutteurs, par allusion à la coutume dont nous parlons.
HARA. Élable à cochons , particulièrement pour une mère truie ( Columell.
VII, 9, 9; Cic. Pis. 16). Voy. Scilk.