‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 140 sur 327 · Poulailler pour lesoies(Varro, B. R · texte numérisé non relu

Poulailler pour lesoies(Varro, B. R

III, 10; Columell. viii, 14, 6et9). Voy. Chenoboscion.

HARMAMAXA (àp(jià(xaÇa). Voilure à quatre roues, ou litière d'origine orientale, tirée d'habitude par quatre chevaux, couverte par-dessus et munie de rideaux pour la fermer sur les côtés ; employée spécialement pour transporter les femmes et les enfants (Curt. m, 3; Herod. vu, 41 ; Diod. Sic. xi, 56), mais dont il ne reste aucune représentation authentique.

HARMOGE (âp(i.0Yi^). Terme employé par les peintres pour exprimer l'union et la fusion imperceptible et harmonieuse de deux nuances voisines ( Plin. H. N'. XXXV, 11).

HARPA. Harpe, avec un dos recourbé

comme une faucille (£p:rY), faix), ainsi

an

HARPAGmETt'LUS.

UARUSPICA.

que le montre le spécimen ci-joint, d'après une peinture égyptienne (Venant. Carm.

VII, 8, 63); dans ce passage elle est distinguée expressément'de la lyre, et nommée comme un instrument étranger.

HARPAGINETULUS(Vitruy. vu, 5, 3). La leçon de ce mot est généralement abandonnée comme corrompue, maison trouve une autorité plausible en sa faveur dans une des peintures de Pompéi {Pîtture ctErcolano, t. I, p. 212), qui, au lieu d'un frontispice régulier au-dessus d'une rangée de colonnes, présente un dessin de fantaisie couvert d'ornements ressemblant à autant de petits crochets (Jiarpaginetulï, diminutif à' harpagines) ; ce peuvent être, pense-t-on, les objets auxquels fait allusion Vitruve.

HAHPAGA et HARPAG0(àp7r(XYri, Sp- Tïa?). Espèce particulière de crochet fait pour saisir et pousser des objets en haut ou en bas, ou vers la personne qui s'en servait, employé par conséquent de bien des façons : comme fourchette (y-pedcypa) pour retirer les viandes du pot (Schol. Aristoph. E(j. 772), comme croc pour retirer les choses du fond de l'eau, un seau par exemple du fond d'un puits (Ulp.

Dig. 37, 7, 12, § 21) ; comme grapin,

dans une guerre maritime, pour saisir le gréement d'un vaisseau ennemi et, en l'amenant , engager ainsi l'action de près (Liv. XXX, 10), et pour d'autres objets semblables. Le spécimen, qui est pris d'un original en bronze du Musée Britannique , répond exactement aux termes du scoliaste d'Aristophane (/. c), qui décrit ce crochet comme un instrument fait avec plusieurs fourchons de fer se recourbant en dedans comme les doigts d'une main humaine, de manière à saisir de différentes façons. On y ajoutait un manche de bois de différentes longueurs, selon l'objet pour lequel il était employé.

, HARPASTUM (àpTtaaTÔv). Balle em-

ployée à une espèce particulière de jeu fort en vogue chez les Grecs et chez les Romains. Elle était de dimension plus forte que la paganica et moindre que le follis. Le jeu dans lequel on s'en servait se jouait avec une seule balle et un nombre quelconque de joueurs divisés en deux camps; le but de chaque personne était d'enlever la balle du sol (de là l'épithète pulverulenta , poudreuse , qui l'accompagne ), et de la jeter parmi ses amis. Le camp qui réussissait le premier à la jeter hors des limites remportait la victoire (Mart. IV, 19; vil, 62 et 67 ; Mercurial. Art. Gjm. ii, 5).

HARPE ( âpTtr) ). Espèce particulière d'épée ou de poignard avec un crochet pareil à une épine (hamus) en saillie sur la lame à une certaine distance au-dessous de la pointe (mucro), comme le montre la Ogure du mot Hamds, 3. Selon la fable, ceux qui se servirent de cette arme furent Jupiter ( Apollod. Bibl. l, 6); Hercule (Eurip. Ion. 191), et plus particulièrement Mercure et Persée (Ov. Met.

v, 176 ; ib. 69) ; elle est attribuée plus universellement à ce dernier, comme une arme caractéristique , par les artistes anciens, dans leurs sculptures, leurs peintures et leurs pierres gravées.

HARUSPEX (lepoaxÔTioç). Devin qui prétendait annoncer l'avenir par l'inspection des entrailles des victimes, et qui expliquait les phénomènes extraordinaires de la nature, comme les éclairs , le tonnerre, les météores, les tremblements de terre , etc., réunissant ainsi l'autorité de l'ExTisPEX et de l'AuGUR. Ceux-ci avaient une fonction politique régulière, étaient nommés par l'Étal et employés comme instruments de gouvernement; tandis que Vharuspex n'avait aucun ministère sacerdotal ou public, et était regardé dans lesclasses instruites avec beaucoup moins de respect que les deux autres. Mais il exerçait ses jongleries sur une échelle beaucoup plus grande, et imposait davantage à la crédulité populaire (Cic. Div.ï, 39; Val. Max. i, 1, 1 ; Columell,i, 8, 6; Herzogat/Sall. Caf. 47, 2).

HARUSPIGA.Femmequi fait le même métier que Vharuspex (Plaut. Mil. m, 1, 98).

HASTA (éyj^o;)' Lance, employée comme une pique pour percer, et comme un trait pour être jetée avec la main. Elle se composait de trois parties distinctes :

la tète (cuspis, atx(Jnô et èuiSopaTi!;) en bronze ou en fer; le bois (liastile, oôpy) en frêne ou autre bois ; et une pointe de métal au bout (spiculum , ffaupcoTr,p ou ffTÛpaÇ), qui servait pour la fixer verticalement dans le sol , ou qui devenait une arme offensive quand la tête était brisée (Polyb. VI, 25). La figure du haut dans la gravure ci-jointe représente une tète de lance romaine tirée d'une fouille faite dans le Lincolnshire ; celle du centre, une pointe pour le bout, d'après un vase d'argile ; et celle du bas, la lance entière, avec les trois parties assemblées. La manière de la lancer se voit dans la gravure cijointe, prise du Virgile du Vatican, qui

a pour objet de représenter l'attaque et la défense d'une place fortifiée : la même gravure explique aussi les termes plus spéciaux adoptés pour décrire cette action. On observera que la figure qui est au pied des murailles a l'intérieur de la

main tourné en dehors, et dans une telle position elle devait jeter son arme en la brandissant avec un mouvement qui lui donnait de la force et qui est exprimé par les mots rotare (Stat. Theb. IX, 102) ou torquere (Virg. Mn. x, 585 ; XII, 536) ; ceux d'au-dessus ont le dos de la main tourné en dehors et le petit doigt au lieu du pouce dans la direction de la tète de la lance : ce qui représente la manière ordinaire de jeter le trait exprimée par les mots jacere , jactare , mittere, etc., quand on le tenait et qu'on le balançait à son centre de gravité , avec le dos de la main tourné en bas, pour viser son but avant de lancer ; dans ce cas, la tète et la pointe du bout se levant et s'abaissant alternativement , comme le fléau d'une balance (libra), l'action était désignée par le mot librare (Virg. Ain. IX, 417; X, 480); ce dernier passage établit une distinction marquée entre jacere et librare.

2. Hasta amentata (Cic. de Orat. I, 57 ). Lance munie d'une courroie pour aider à la lancer (voy. Amentum et la gravure).

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